You are currently browsing the tag archive for the ‘zillertal’ tag.

Samedi 09 septembre 2006 – Changement de programme

Les paris sont ouverts : aurons-nous encore un petit pain au pavot de plus ce matin pour déjeuner ? Bingo ! Et voyant qu’encore une fois nous les avons tous achevés, notre logeuse nous précise qu’elle peut nous en apporter d’autres si nous le désirons… (Non mais contrairement aux apparences, nous ne sommes pas des ogres, hein !!) Nos discussions avec elle se prolongent chaque matin davantage, nous échangeons nos points de vue sur des sujets très variés, depuis les randonnées jusqu’à la vie quotidienne des tyroliens sans oublier les élections politiques qui approchent ou encore les relations entre l’Autriche et le Tibet !

Nous comptions faire le circuit dit des trois lacs (drei seen) dans le massif du GrossVenediger. Seulement, impossible de trouver des informations dessus auprès des centres touristiques locaux, et notre carte IGN ne couvre pas cette zone. Nous nous rendrons compte que c’est beaucoup plus loin que nous le pensions… du coup nous improvisons et dès que nous voyons une vallée qui semble sympathique (ce n’est pas ce qui manque), nous nous y engageons. Il s’agit du village d’Hollersbach.


La vache décapitée

Un plan schématique nous montre les départs de promenades, malheureusement il n’y a pas d’échelle et peu d’altitudes sont indiquées. Nous choisissons au hasard, d’après les temps de parcours estimés, la Edelweiß Hütte comme première destination – et si possible les cascades tout au fond de la vallée. Deux chemins mènent au refuge, nous voudrions prendre celui qui longe la rivière.

Un large sentier carrossable monte vers un étang de retenue et continue dans la forêt. Son ombre nous permet d’avancer à un bon rythme (je m’étonne moi-même !) mais les parties ensoleillées sont épouvantables. Nous ferons le mauvais choix à un croisement : un sentier descend, cela nous semble suspect, nous continuons celui qui monte… Du coup nous ne longerons pas le torrent à l’aller, ouin.

Après une longue ascension, nous entamons à présent la descente. La forêt est monotone mais nous la quittons à regret car le soleil nous cuit littéralement. AàG fait un essai pieds nus pour éviter le bain de jus de chaussettes mais ce n’est pas très concluant à cause de tous les petits cailloux. A la moindre cabane, au moindre arbre, nous nous arrêtons dans la miette d’ombre disponible…

Nous appellerons cette vallée « la vallée du désastre » car partout des grands pans de forêt se font décimer. Ces immenses zones éventrées dans la montagne font peine à voir… Des stocks impressionnants de troncs attendent le camion qui viendra les chercher. Les bords de la rivière sont complètement chamboulés à cause de ça, ils manipulent les berges comme ça les arrange pour leur industrie de coupe de bois… Je n’avais jamais vu de « téléphérique » à troncs d’arbre auparavant.

Nous pique-niquons au bord de l’eau, manifestement un endroit très passant… pour les vaches ! Il faut dire que le choix de l’emplacement est très restreint puisque conditionné par la présence de l’ombre protectrice.

Nous suivons notre route, égayée par quelques fermes clairsemées, et nous arrivons enfin à la Edelweiß Hütte.


Le vis-à-vis de la Edelweiss Hütte

Nous n’y ferons pas d’arrêt, il est encore suffisamment tôt pour espérer arriver au bout de la vallée où il y avait une sorte de lac d’après le plan sommaire. Disons que ce n’était pas très clair, alors autant aller y voir nous-mêmes !

C’est long, long, long… le soleil nous brûle, nous aveugle, nous déshydrate. La randonnée plaisante se transforme petit à petit en enfer. A ce sommet-là, je te dis qu’on verra le lac. Ah tiens, non. Bon, après cet arbre tout là-bas alors. Non plus. Bon, disons après ce lacet-là. Toujours pas.

Il y a de plus en plus de camionnettes qui passent (transport de gens et de matériel) en nous laissant une merveilleuse odeur de gaz d’échappement, sans oublier toute la poussière qu’elles soulèvent. Aller en montagne pour se faire emmerder par des camionnettes, non mais franchement !!

Nous croisons un randonneur qui revient du bout de la vallée, il nous dit que dans 1/4h nous serons au « lac » mais qu’il est en fait tout petit. Et les cascades sont à une demi-heure du lac. C’est une bonne nouvelle car nous n’en pouvons plus.

Quand nous y arrivons, fou rire nerveux, le lac est quasi à sec et ressemble plus à un marécage qu’autre chose. Tout ça pour ça, ben dis donc, j’espère que les cascades seront mieux.

Nous poursuivons le chemin pendant un moment, puis nous abandonnerons. Nous voyons les cascades de là où nous sommes, nous ne les verrons pas mieux en allant jusqu’au bout du chemin, en plus elles sont en contre-jour. Aucun intérêt, et il se fait tard quand on pense à la longueur du trajet qu’il nous faut refaire…

Le paysage n’est ponctué que par les tâches de couleurs des vaches. La chaleur n’a pas abandonné la bataille et c’est avec soulagement que nous observons l’ombre qui progressivement envahit la vallée. Quel bonheur lorsque nous atteignons une portion de route ombragée !!

Nous empruntons le sentier qui longe le torrent pour fuir le défilé de camionnettes qui se poursuit. Enfin un véritable sentier de randonnée, qui n’est pas plus large que nos deux pieds et serpente agréablement le long de l’eau ! C’est en fait la partie la plus intéressante de la promenade que nous ferons là, malheureusement au pas de course car l’ombre progresse plus vite que nous. Donc pas de photo.

Naïvement on espérait que le chemin de la rivière serait plus plat, mais le fond de la vallée devient parfois tellement encaissé que le sentier doit s’échapper en hauteur pour redescendre ensuite flirter avec l’eau, un vrai yoyo. La fatigue me fait trébucher. Qu’est-ce que c’est long, je ne parviendrai jamais à rejoindre cette putain de voiture avant la nuit… Surtout ne pas s’arrêter, sinon je n’arriverai plus à repartir. Si je me couche là, en travers du sentier, je m’endors. (Dis, tu crois qu’on est encore sur la bonne route ?)

La galère se termine enfin, nous reconnaissons l’embranchement de ce matin puis finalement l’étang du départ. Il était temps nous sommes exténués. Nous partons manger à Wald. Les pieds douloureux, nous avons peine à marcher jusqu’au restaurant !! Pour se consoler du repas très moyen qu’on nous a servi, nous achevons la soirée par un dessert au Jägerhof de Gerlos.

D’après la carte que nous consulterons le lendemain, la randonnée d’aujourd’hui faisait 800m de dénivelé mais surtout… 28km !!

Vendredi 08 septembre 2006 – Rendez-vous avec les nuages

Le petit déjeuner est toujours aussi royal. Notre logeuse pousse le vice jusqu’à avoir remarqué notre préférence pour une sorte de petits pains, et nous en avons donc un de plus qu’hier ! Nous discutons avec elle sur le but de notre excursion : la Zittauer Hütte. C’est juste à côté de Gerlos. Elle nous explique que le refuge a été entièrement reconstruit il y a quelques années et qu’elle n’y est pas encore retournée depuis lors…

Ce matin, nous démarrons dans la panade : les nuages ont décidé de faire la grasse matinée ! Nous allons en voiture jusqu’à l’auberge Finkau, tout au bout du lac de barrage… Sans l’IGN, nous n’aurions pas trouvé la seule petite route autorisée pour s’y rendre, et nous aurions dû nous taper à pieds 6 km parfaitement inintéressants. Evidemment le parking est payant, là nous n’y couperons pas.

Le début de la randonnée ressemble un peu à Krimml : un chemin trop large à mon goût, avec des points de vue réguliers donnant sur les cascades du torrent. Tous ces aménagements sont manifestement très récents, d’ailleurs le tout début du chemin est seulement en passe d’être terminé. J’ai comme l’impression que cet endroit va connaître un grand succès touristique dans les années à venir…

Pour l’heure il n’y a pas grand monde, tout est calme. Les chutes d’eau sont belles et la ballade dans la forêt ne manque pas de charme. La brume donne une atmosphère fantomatique aux lieux traversés, et renforce le sentiment d’être seuls…

Le chemin monte fort, et bientôt nous arrivons au croisement indiqué dans notre guide michelin : un petit sentier abrupt s’évade vers des gorges, tandis que « l’autoroute » continue ses paisibles lacets. Les deux se rejoignent plus loin. Nous partons vers la gorge du Leitenkammer, petite mais impressionnante.

Les nuages progressent dans la vallée en même temps que nous. Parfois nous les rejoignons, parfois ils nous distancent. Ils sont jouettes comme des chatons !

Après une marche assez longue, composée d’une alternance de petits sentiers pierreux et de chemins plus larges (carrossables), nous arrivons à un téléphérique pour matériel. Sa destination se perd dans les nuages, mais nous devinons qu’il rejoint la Zittauer Hütte. Ben dites donc les gars c’est pas tout près… pfff !!!

A partir du téléphérique, plus aucune route n’est possible. Un sentier s’enfonce dans les nuages, nous le suivons. Franchement on est bien content de ne pas voir le soleil, je n’ose pas imaginer l’horreur que ce serait vu la tronche du sentier… et ce n’est que le début !

De plus en plus escarpé, le sentier semble venir buter sur une énorme barre rocheuse… Heureusement il est très bien balisé par les habituelles marques rouge et blanche.

Les derniers nuages semblent sur le point de quitter la vallée dessinée en-dessous de nous. Nous profitons d’un panorama éphémère : en fait ce sont des cumulo-farc(e)u(r)s et une autre vague les remplacera bientôt !


« Avant »


« Après » (et inversément)

Le franchissement de la barre rocheuse n’est pas de tout repos, il est d’ailleurs cordé dans la plupart des passages. Mon rythme décline dangereusement, et le petit point noir qu’est le refuge ne semble pas grandir à l’horizon ! AàG me dit « allez, dans 1/2h on y est ! »… sauf qu’il me répète ça depuis au moins 1 h ^^

Quand on est enfin quitte de cette barre rocheuse, on pense être proche du but… hélas, le chemin est encore long, en plus il nous semble s’éloigner du refuge ! Allez, dans 1/2h on y est :-p Midi est passé depuis longtemps, heureusement nous avons bien mangé notre dessert ce matin 😉

Nous croisons un groupe de randonneurs qui redescendent avec leur guide, celui-ci nous explique qu’il y a encore 1/2h pour arriver au Zittauer Hütte. Un rire nerveux m’échappe à l’annonce de la demi-heure fatidique. AàG exulte : « tu vois, qu’est-ce que je te disais ! »

Je suis vraiment à bout alors nous décidons de faire une pause et manger là, à hauteur d’un panneau explicatif sur la vallée. Le fromage de Ginzling pue encore plus que la veille, et dire que le reste est en train d’enfumer le frigo de notre logeuse, la pauvre ^^

Cette fois-ci c’est la bonne, il y a de plus en plus de cairns le long du sentier et nous arrivons enfin au refuge. En fait nous n’allons même pas le voir de près, ce qui nous intéresse se trouve à côté : le lac inférieur de Gerlos.

J’adore les lacs de montagne, leurs eaux transparentes aux magnifiques reflets verts… nous montons encore un peu car les eaux paraissent toujours plus colorées vues d’en haut. On ne peut pas dire que ce sont mes jambes qui me portent, mais plutôt ma volonté. C’est une journée à 5 cuillères de nutella (i.e. +1000m de dénivelé) quand même !! Pas de regret en tous cas, cela valait la peine de faire tant d’efforts…

Enfin si, tout de même, un petit regret : on aurait bien aimé dormir au refuge pour aller jusqu’au glacier le lendemain… car après une belle pause pour profiter pleinement de l’instant et du panorama, nous devons déjà reprendre la route du retour, qui est très longue. Les glaciers sont définitivement trop loin pour espérer aller les voir dans la même journée.

Le brouillard est quasiment levé, et une chaleur de plomb se fait maintenant sentir. Heureusement nous n’avons plus que de la descente à faire. Nous croisons plusieurs groupes qui montent, ils en suent… nous avons eu la chance d’avoir le lac quasi pour nous tous seuls, là le refuge doit être en train de bien se peupler.

Le retour jusqu’à Finkau se déroule sans problème autre que les habituelles douleurs aux genoux dans les grosses descentes. Je suis heureuse de pouvoir enfin m’asseoir et retirer mes chaussures de rando. Pouah, crevée !! Nous sommes de vrais zombies…

Nous allons souper à Gerlos, nous nous attendions à quelque chose de très moyen à cause de l’effet « centre touristique » mais en fait c’était très bon. Ensuite dodo car nous sommes complètement annihilés par la fatigue… Demain sera une journée plus cool, me promet AàG (oui oui).

Jeudi 07 septembre 2006 – Hintertux

La nuit fut très bonne et nous nous rendons compte que, comme lors de la majorité du séjour, notre chambre est la seule occupée. Le petit déjeuner est royal, avec un buffet complet rien que pour nous : yaourt, salade de fruits, quatre sortes de céréales, plateau de charcuteries, fromage, confitures, miel, nutella (sans commentaire svp), différents petits pains et deux tranches de cake marbré chocolat en guise de dessert. Hmmm, je sens que nous allons rester ici !! Par chance notre sympathique logeuse, Mme Hauser, parle (bien) anglais et nous avons donc forcément plus d’échanges possibles avec elle – ne serait-ce que pour lui demander de mettre les ice-packs dans son surgélateur, ben ça aide. Franchement la « pension Zillertal » est une adresse à recommander pour ceux qui passent du côté de Gerlos… ce fut notre meilleur logement en Autriche (et pas le plus cher !).

Le ventre bien lesté, nous prenons la longue route qui mène à HinterTux, dans la Zillertal Arena. En chemin, AàG vole quelques photos à travers la vitre de la voiture : un train à voie étroite longe le fond de la vallée à nos côtés. Et puis il faut aussi immortaliser le deuxième type de clocher local : il y a les grands maigres pointus (qui m’ont paru les plus répandus) et il y a ceux-ci, mes préférés, les petits gros à bulbe :

Partout dans le Tyrol, nous serons littéralement hypnotisés par le vert. Les pelouses et prairies ont un vert intense, lumineux, comme nous avons rarement vu ailleurs ! Il s’en dégage une impression de douceur et de bien-être qui donne irrémédiablement envie de cesser toute activité pour aller se rouler dedans ^^

Nous empruntons trois téléphériques successifs pour arriver au sommet. Et ça ne se bouscule pas : dans les trois cabines, nous serons seuls ! Malheureusement les vitres sont souvent trop rayées (par les skis) que pour faire des prises de vue correctes…

Arrivés tout en haut, à 3200m, nous sommes un peu surpris ! En fait il y a énormément de skieurs et surfeurs qui s’entraînent sur les pistes enneigées. Il y a deux versants de montagne skiables en cette saison (cela forme un « V »), et le domaine semble propice à l’apprentissage. Plein de groupes d’enfants s’en donnent à cœur joie en « short de ski » – ‘scusez mon manque de vocabulaire, je ne skie pas en été, ni en hiver d’ailleurs ^^

La terrasse (avec art moderne of course) est assez petite, mais nous mettrons quand même looooongtemps à en faire le tour… Les plus sagaces d’entre vous devineront pourquoi 😉

Je ne peux pas mettre le panoramique tel quel dans une note, aussi je vous demande de bien vouloir cliquer sur CE LIEN pour faire un tour de manège !

On marche un peu dans la neige, là où les piétons sont autorisés, mais c’est une zone assez restreinte. Deux mannequins sont en train de poser pour des photos de mode, c’est assez ridicule… enfin nous verrons pire plus loin dans le séjour ^^

Quand nous entamons son ascension, le sommet est devenu désert… c’est assez vertigineux : on marche dans un chaos de blocs sur le sommet d’une crête, à peu près à hauteur du téléphérique, et des plaques de glace s’amusent à nous compliquer la tâche. C’est là qu’on prie pour que les blocs ne jouent pas au mikado et qu’il n’y ait pas de gros coup de vent. Je m’arrêterai un peu avant la fin par manque de confiance en moi et en mes chevilles : je suis une spécialiste du roulé-boulé en bas des pentes à cause de mes ligaments trop longs (i.e. je me tords souvent les chevilles).

Nous remontons sur la terrasse pour pique-niquer – ah purée ces escaliers, je n’ai plus aucun souffle à cette altitude !! C’est déjà l’afflux de mômes galopant dans tous les sens, ça met de l’animation (les remontées mécaniques s’arrêtent en début d’après-midi). Nous mangeons à notre aise sur un banc, en dégustant le panorama autant que nos tartines.

Il va sans dire que nous ne serons pas seuls dans la cabine du téléphérique pour la redescente !! Des files énormes se sont formées, et ça ne sert à rien d’attendre car il en arrive toujours plus de partout. Quelle contraste avec la sérénité des montagnes : ça se bouscule dans tous les sens, ça parle très fort en slovène, bouloulou vivement qu’on sorte de là !

On descend étape par étape, en faisait de petites pauses aux stations intermédiaires du téléphériques…

…mais les domaines de ski sont trop décharnés pour être intéressants en terme de randonnées.

Un peu plus loin cependant nous repérons une « route » qui zèbre un glacier, nous en profitons pour aller l’examiner de plus près. D’autres touristes s’y rendent également. ll faut faire attention aux chutes de pierre et aux crevasses.

Des gens s’y entraînent à l’escalade, c’est la première fois que j’observe la technique utilisée pour grimper des murs de glace.

Nous ne sommes qu’en milieu d’après-midi, aussi nous partons faire le début de la promenade vers le refuge de Berlin (près de Ginzling si je ne confonds pas).

En chemin, une petite photo prise spécialement pour Moukmouk :

Nous prenons la voiture et il commence à pleuviner peu avant d’arriver à destination. Nous nous heurtons encore une fois à un parking payant, alors nous allons nous garer plus loin, le long de la route, par pur esprit de contradiction… C’est la drache, on attend plus d’1/2h dans la voiture dans l’espoir que ça s’arrête.

On sort à la faveur d’une micro-éclaircie mais l’averse retombe de plus belle alors on s’abrite sous une grosse roche qui est déjà squattée par deux gars qui s’exercent dessus (enfin, dessous !) à l’escalade.

Finalement on se remet en route, ce n’est pas une pluie vicieuse qui va nous empêcher de nous promener, non mais ! Le pont qui débute la promenade est recouvert de plusieurs centimètres d’eau qui peine à s’évacuer, il faut le passer en équilibre sur la bordure de sa balustrade ^^

Le large chemin que nous empruntons se perd dans la forêt, la brume s’accroche dans les arbres c’est esthétique. La pluie finit par diminuer, mais nous sommes de toute façon déjà trempés. Jusqu’à 18h, elle tombera par intermittence.

Nous longeons une petite ferme, puis une fromagerie, où un vieux monsieur nous hèle. Il commence à nous parler en français ! Il n’a plus toute sa tête mais il sait quand même très bien où il veut en venir : qu’on achète son fromage !! On lui dit qu’on passera au retour.

Le sentier n’est pas très pentu ni sauvage, ce doit être seulement plus loin que ça commence à devenir intéressant… Tant pis, il se fait tard et nous rebroussons chemin, sans oublier d’effectuer l’arrêt promis pour le bergkäse (littéralement « fromage de montagne »). Il n’a pas beaucoup de goût mais qu’est-ce qu’il pue !!

La pluie a ravivé le vert, pourtant déjà intense, des prairies. C’est reposant. Apparemment il n’a plu que dans cette vallée, les autres sont sèches (grmbl !).

Nous allons manger à Zell am Ziller, où quelques jeunes à mobylette s’amusent à faire le tour du pâté de maison toute la soirée… Il faut savoir que dans la plupart des villages traversés nous avons croisé un Saint Panneau annonçant la Bonne Nouvelle : la circulation des vélomoteurs est interdite entre 22h et 6h. Un petit chat vient nous rendre visite mais malheureusement pour lui nous avons déjà fini nos assiettes, il n’aura pas grand-chose à se mettre sous la dent…

Commentaires récents

Alain dans En mode colibri
Hervé dans En mode colibri
Alcib dans J’aurais dû être boucher…
Alain dans En mode colibri
Hervé dans J’aurais dû être boucher…

Archives

Conditions d’utilisation

Vous pouvez utiliser les textes et photos de ce site à condition que vous en citiez/linkiez la source et que l'usage ne soit pas dégradant.
Aucune utilisation à des fins publicitaires (i.e. commerciales, politiques, etc.) n'est autorisée.
Si vous souhaitez utiliser une photo à des fins privées (fond d'écran, etc.) : servez-vous, c'est fait pour !!

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.