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Alors celle-là, je pense que même Lilou ne l’avait jamais faite.

Moineau s’est approché alors que j’étais immobile en train de faire un exercice sur un tapis de sol, et sans hésiter il m’a fait un marquage urinaire… dans les cheveux et sur la joue 😯

S’en est suivi une course-poursuite dans le salon pendant plusieurs minutes, Moineau feulant et moi criant « buiten ! », avant qu’il ne daigne sortir.

Je crois qu’il est urgent que j’apprenne quelques jurons en néerlandais parce que juste « il wil dat niet ! nooit meer ! » c’était un peu faible.

Qu’est-ce qui lui passe donc par la tiesse ?? 😦

Bande-son : Pink Floyd – Wish you were here

Minuit et demi, l’heure du crime. Je quitte mon lit pour satisfaire un besoin naturel.

Je n’allume pas la lumière, la pénombre est suffisante pour distinguer le chemin. Souvent, même, je garde les yeux fermés. Je me fie à mes pieds.

Sauf que cette nuit-ci, j’ai fait une mauvaise rencontre.


nan je n’ai pas eu de fuite, dans aucun sens du terme 😉

Sur le retour, j’ai soudain rencontré le chambranle de la porte de la chambre. Et pour tout vous dire, il est bien plus solide que ma tête de bois.

Finalement si c’était cela la solution ? Je m’assomme et zou, finis les problèmes pour s’endormir !

Bilan devant le miroir ce matin : je me suis légèrement ouvert l’arcade sourcilière, mais c’est bien moins pire que cette fois-là. Ouf !

Contexte : une amie venant souper à la maison m’offre un petit bouquet des fleurs de son jardin.

L’amie, innocente – Ah tu fais pareil que moi, tu utilises un verre à bière ! 🙂
Moi – Non, c’est un vase.
L’amie, incrédule – Hein ? Mais c’est pas un verre à Ca*ls**rg ça ?!
Moi – Non, c’est un vase.
L’amie – Oups…

Difficile de ne pas avoir d’intrus sur la photo :mrgreen:

Quelqu’un sait comment on accède à l’espace situé derrière l’aile avant de Paulo (ma voiture du peuple) ?

Nan parce qu’il y a des crétins qui m’ont volé mes deux clignotants latéraux sur le parking de la gare aujourd’hui.
Je suppose que ça coûte rien du tout, les deux petits caches oranges, mais non fallait qu’ils emm*** quelqu’un… pfffff !

J’ai vu que le câble avec l’ampoule pendouillait encore à l’intérieur de l’aile (au moins d’un côté), mais je ne sais pas comment aller le récupérer pour le refixer correctement.

Ce qui est bien avec Paulo, c’est que j’en apprends tous les jours !!

Hier, en Belgique, nous fêtions la Saint Nicolas. Quand je suis arrivée au bureau, la machine à café était entourée de spéculoos, de mandarines, de « lards », de massepain… Comme à cette heure-ci il n’y a quasi personne dans les bureaux à part ma secrétaire et mon chef, je vais chez ce dernier et je lui dis « Merci Saint Nicolaaaas ! »

Pas de chance, c’était pas lui.

Lundi 10 octobre 2005 – De la sélection naturelle chez les touristes

Levés à 7h15 après cette nuit cauchemardesque, nous décidons de faire nos sacs pour partir le plus vite possible après le petit déjeuner. Ce dernier est servi dehors, sur des « home-made » tables (i.e. bancales) qu’on déplacera au soleil tellement il fait froid. Les touristes de la chambre d’en face arrivent 1/4h plus tard et font de même avec la leur. Il s’agit d’un couple de Hollandais, ils font un road-movie en Turquie. Nous sympathisons avec eux et échangeons nos impressions sur la vallée et sur cette horrible Piri pension. Ils sont également très déçus, dans leur guide il était mentionné « cosy rooms » !! D’ailleurs ils avertissent le logeur (une nouvelle tête qui s’appelle Mustafa et semble assez sympathique, par rapport au mafioso de la veille) qu’au lieu de rester trois nuits comme ils l’avaient déclaré en arrivant, ils s’en iraient immédiatement. Ils donnent comme raison de ce désistement l’envie d’aller voir un endroit à quelques centaines de kilomètres d’ici, ce qui est en fait complètement bidon (nous les recroiserons encore toute la journée du lendemain). On nous apporte le petit déjeuner avec du pain mou et une petite omelette tiède qu’il faut se partager.

Les Hollandais nous prêtent leurs deux guides – il sont en anglais heureusement, car mon néerlandais n’est plus très au point. Nous cherchons ce qu’il y a comme pensions à Ihlara et nous en trouvons plusieurs. Nous jetons notre dévolu sur « Bişlinger Pansiyon ». Le problème est de se rendre à Ihlara avec nos gros sacs à dos : il y a quand même un sacré paquet de kilomètres et le stop, déjà plus difficile dans cette région, est encore rendu plus aléatoire par la présence de nos bagages. Les Hollandais ne peuvent pas nous y déposer car ils comptent s’arrêter à Belisirma pour la matinée. Ils n’aiment pas trop marcher nous disent-ils. Nous nous voyons obligés de demander à Mustafa de nous déposer en voiture. Il se fait évidemment grassement rémunérer pour ce faire. Nous nions complètement la présence du mafioso, arrivé entre temps. Tout en déjeunant, nous nous rendons compte qu’il y a deux beaux gros haut-parleurs attachés sur le poteau électrique le plus proche de la pension. Pas la peine de chercher plus loin pourquoi on a cru passer la nuit dans un dancing.

La route jusque Ihlara se fait sans encombre et nous trouvons facilement la pension Bişlinger, qui est en fait un hôtel-restaurant sis sur la rue principale (la seule rue du bled, quoi). Lorsque nous arrivons, tout est ouvert mais il n’y a personne. Finalement le logeur apparaît et nous conduit à une chambre tout à fait correcte : spacieuse, propre, avec des couvertures et des essuis (« serviettes » pour les français). Elle donne sur l’arrière du bâtiment et nous avons bien regardé qu’il n’y avait pas de haut-parleur à proximité, nous devrions donc être au calme cette fois-ci. Quand j’essaie d’allumer la lumière, petite surprise : il y a une panne de courant dans le village. Ce dernier est pour ainsi dire au pied du Hasan Daği, un volcan de plus de 3000m qui a participé au façonnage des paysages cappadociens.

Nous partons vers la vallée sans rien avoir trouvé à emporter pour le pique-nique. Des panneaux flèchent l’entrée de la vallée mais en fait ça nous amène par des routes au tiers de la vallée, dans un bâtiment avec des grilles, des barbelés et des tourniquets. Il y a bien quelques petits magasins mais ils sont tous fermés (il est pourtant 10h), je ne peux donc pas acheter d’eau. L’entrée officielle n’est guère accueillante, vous l’aurez compris, et c’est avec beaucoup de surprise que nous nous voyons réclamer 5 liras pour entrer dans la vallée !! Un panneau signé du gouverneur d’Aksaray précise qu’on doit garder le billet pendant toute la promenade sinon on risque une pénalité. Or nous n’avons rien vu de semblable hier à Belisirma, donc nous ne comprenons pas ! J’essaie de discuter avec le Mehmet qui vend les tickets mais il est aussi aimable qu’une porte cochère et ne sait me répondre que « Belisirma, the same ». Nous en sommes donc réduits à payer pour pouvoir franchir les tourniquets et descendre dans la vallée par un très long escalier aménagé pour les touristes le long de la falaise. C’est assez impressionnant, surtout quand on imagine qu’on va devoir le remonter 😉

Toutes les églises importantes se trouvant dans la vallée sont fléchées, et parfois un escalier a été construit pour faciliter leur accès. Un guide n’est donc absolument pas nécessaire pour les trouver.

Nous partons d’abord vers le sud, où quelques kilisesi sont indiquées. Comme nous sommes proches de l’entrée, il y a quelques groupes de touristes par-ci par-là, mais c’est pas la foule. Nous sommes surpris en revenant vers le grand escalier de croiser nos deux Hollandais.

En vrac les églises que nous avons vues : Pürenli Seki Kilise, Ağaçalti Kilise, Sümbüllü Kilise, Kokar Kilise, Karagedik Kilise, Ylanli Kilise, Ala Kilise, St Georges Kilise… j’en oublie sûrement.

Cet aller-retour au sud nous a pris une heure et demie. Nous savons à présent à quoi ressemble un pistachier. Il est intéressant de voir que le groupe d’églises proche d’Ihlara possède un style de peinture complètement différent de celui de Belisirma. Les peintures du groupe d’Ihlara sont plus « naïves », moins élaborées tant au niveau des formes, perspectives, etc. que des couleurs. Les sujets sont également assez différents, en mettant l’accent sur les péchés et la diabolisation de la femme.

Nous continuons vers le nord, dans la direction de Belisirma. Il fait chaud, dommage que la rivière soit, elle, gla-glacée ! Nous prenons des échantillons de lave en souvenir. Il y a quelques églises et troglodytes intéressants à visiter pendant la randonnée, nous mettrons donc 2h15 entre Ihlara et Belisirma.

Lors d’une visite dans un troglo non-touristique, mon sac a failli tomber dans un puits de plusieurs mètres où nous ne pouvions pas descendre. Evidemment dans mon sac, il y avait tout : carte d’identité, passeport, argent, billet d’avion… j’ai eu beaucoup de chance.

La vallée d’Ihlara comporte une particularité : il y a une église de la même époque que les troglodytes mais… construite en pierres (en andésite dixit AàG) ! C’est la seule fois où nous en verrons une. Les peintures y sont quasi toutes détruites.

Beaucoup d’églises de cette vallée possèdent plusieurs pièces, parfois sur deux étages. J’ai ainsi rendu vert un autre touriste qui, en s’en allant, s’est rendu compte que j’étais sur la « terrasse » : il y avait un passage secret pour monter (astuce que j’ai tout de suite vue grâce à ce que nous avait dit Süleyman) et il ne l’avait pas trouvé… Dès que nous avons fait mine de quitter les lieux, il s’y est précipité ! ^^

Peu avant 14h, après avoir trouvé un Wa1ibi et sauvé une tortue emprisonnée par les murets des potagers, nous arrivons au restaurant d’hier, mais par l’arrière !

Nous sommes affamés. En fait, malgré l’heure tardive, il y a encore plein de gens attablés sur une terrasse improvisée au bord de la Melendiz. Nous nous installons et voyons le couple de Hollandais passer sur l’autre rive : tiens ils sont revenus à Belisirma !

Un des serveurs a garé sa voiture « dans » la rivière : les deux tiers de la voiture sont au-dessus de l’eau, heureusement qu’elle est peu profonde à cet endroit et que ses deux roues avant sont encore sur la berge…

Nous mangeons comme des ogres, le repas est aussi délicieux que la veille. Le petit chat des restaurateurs est toujours aussi doux 🙂

Nous en sommes au çay lorsque les Hollandais repassent et viennent s’installer à la table voisine pour manger. Nous leur disons au revoir pour aller visiter Ala Kilise, une église très grande dont la moitié a été aménagée en fabrique d’huile.

Elle n’est plus utilisée de nos jours, mais elle conserve son gigantesque pressoir ! C’est tellement énorme qu’ils ont dû surcreuser le plafond ! Dans la pièce voisine, une meule à taille plus humaine existe toujours également. Ce fut une visite très intéressante.

Sur le chemin entre Ala Church et le centre du village de Belisirma : un âne. Pendant tout le repas, on avait entendu ses braiements au loin et AàG rêvait de l’enregistrer. Nous nous arrêtons donc pour essayer de le faire braire. Peine perdue ! Ravi qu’on s’occupe de lui, il ne produit plus un son ! Une paysanne s’arrête, intriguée par notre manège. Elle comprend rapidement ce qu’on attend et essaie de nous aider en émettant des « Brrr Tsch Tsch » avec ses lèvres 🙂

Ca nous fait bien rire, et d’autres dames du village s’attroupent également. L’âne mérite bien sa réputation d’entêté et reste silencieux. Finalement nous abandonnerons… une dame turque reste avec nous et essaie de discuter. Les perles qui bordent mon foulard de Göreme l’intriguent, ici la mode est au gland brodé ! Elle nous fait de longues tirades dont nous ne comprenons pas un mot, lorsqu’elle s’arrête on répète de façon hésitante le dernier mot entendu (…schmilblick ?) et du coup elle nous redit toute excitée par notre réactivité : Evet (oui) ! Schmilblick ! et elle poursuit sur sa lancée pendant cinq minutes ^^ C’est très rigolo.

Nous comprendrons dans la foulée qu’elle a x enfants et qu’elle nous demande combien on en a. AàG croit qu’elle demande depuis combien de temps on est ensemble et répond quatre !! Je rectifie le tir mais cause une autre gaffe : elle nous demande si on est marié en montrant sa bague à la main et je réponds hayir (non) alors que je voulais dire oui (y a pas à dire, ch’sais pas mentir). C’était une rencontre très sympathique mais quel dommage que les conversations soient toujours si limitées à cause de notre mauvaise connaissance du turc :-/

On décide de retourner à Ihlara en suivant l’autre rive. On visite tout d’abord St Georges, l’église que nous n’avions pas trouvé la veille. Cette kilise est vraiment une des plus belles au niveau des peintures (malgré les gravures des vandales), cela aurait été dommage de la louper ! Nous nous rendons compte qu’effectivement il y a un guichet à Belisirma pour payer l’entrée de la vallée. Tellement discret que la veille, quand il était fermé, nous l’avions pris pour un Mehmet-shop abandonné…

Le retour se fait sans encombre, nous décidons d’essayer de remonter la vallée tout à fait au sud, pour ne pas devoir remonter le terrible escalier. Malheureusement sur la rive que nous avons choisie, le chemin devient de plus en plus difficile. Peu marqué et envahi par une végétation amoureuse, il est vraiment pénible de continuer dans cette voie. Nous nous résignons donc à faire demi-tour et à emprunter le grand escalier (dire que j’avais appelé ainsi l’escalier de la gare centrale !! n’importe quoi !)

Nous arrivons au sommet de l’escalier peu avant 18h et là, mauvaise surprise : la grille donnant accès à la cour où se trouvent les tourniquets est fermée. Nous sommes donc bloqués sur l’escalier, et les environs sont complètement déserts. Nous cherchons un moyen de contourner l’obstacle mais la corniche de la falaise est étroite et il n’y a pas 36 possibilités : tout est grillagé et surmonté par des barbelés ! On se croirait dans un camp militaire ! C’est là que je comprends ce que le Mehmet de Selime nous avait crié la veille (et qui nous avait paru incompréhensible) : la vallée ferme à 16h…

Nous avons trois choix, sachant que l’obscurité et la fatigue sont bien présentes. Soit redescendre dans la vallée et réessayer le mauvais chemin qui se dirigeait vers le sud, et dont on ne savait pas s’il rejoignait le vieux village d’Ihlara ou si la vallée se finissait en cul-de-sac. Soit retourner vers le nord, rejoindre Belisirma et revenir par la route en essayant le stop. Soit enjamber la vertigineuse falaise. En effet, les grilles vont jusqu’au bord de la falaise et pour passer de l’autre côté c’est le seul accès. Il y a bien évidemment un petit arbre épineux dans le chemin pour corser les choses. Bien que ce soit très dangereux, c’est le choix que nous ferons (si nous pouvons appeler ça un choix). Gloups.

AàG passe en premier et je lui passe mon petit sac à travers la grille, pour risquer le moins possible de m’accrocher aux nombreux barbelés et à ce satané épineux. Il est stressé pour moi car le passage n’est pas du tout facile, il me dit de surtout ne pas regarder l’à-pic, de faire gaffe à ne pas empoigner un barbelé pour me retenir, de poser mes pieds précautionneusement car le bord de la falaise n’est pas stable… bref, que du bonheur.

Après le stress vient la colère. Le vendeur de billets ne nous a absolument pas prévenu que la vallée fermait (et aussi tôt qui plus est) et il n’y avait aucun panneau l’indiquant. Cela, lié aux aménagements « militaires » de l’entrée, est vraiment criminel de leur part. Combien de touristes se sont déjà retrouvés coincés ? Ils attendent vraiment l’accident avant de bouger on dirait… Je sors une feuille et nous écrivons en anglais une belle lettre à l’attention du gouverneur d’Aksaray où nous exposons assez clairement nos sentiments à l’égard de telles pratiques. Nous la déposons dans la boîte aux lettres à son nom.

Les pieds fatigués, vidés émotionnellement, nous rejoignons la rue principale (qui est à une bonne distance). AàG insiste pour qu’on aille traîner dans le vieux Ihlara, la rue descend très fort pour y aller et à mi-parcours on finira par abandonner. La remontée est ardue et c’est avec soulagement qu’on arrivera à l’entrée de la pension Bişlinger. Nous avions acheté (au petit Mehmet-shop de la pension voisine 😉 ) de quoi faire un maigre petit dîner dans notre chambre. Avec ce que nous avons bâfré à 14h et le stress que nous avons eu à 18h, nous n’avons pas fort faim.

Nous croisons le logeur qui nous demande si nous avons déjà soupé. Je demande s’il n’est pas « too late » pour manger, et il comprend que je cherche la « tualet »… Finalement il nous servira une soupe et du riz, suffisamment léger puisqu’on puisse l’avaler et suffisamment consistant pour ne pas qu’on se réveille à 2h du matin à cause de la faim. La nuit à Bişlinger Pansiyon se passera merveilleusement bien, j’étais tellement fatiguée que je n’ai même pas été réveillée par les Allah-parleurs, comme les appelle AàG.

Bon je vous avais dit que je ferais « dans le détail » !! En plus il n’y a pas beaucoup de photos pour cette journée-ci, donc ça va vraiment être saoulant, vous êtes prévenus 😉

Samedi 1er octobre 2005 – Des vacances qui ne commencent pas si bien que ça.

Si l’aéroport de Zaventem a un avantage, c’est bien d’être facilement accessible en train depuis les grandes gares bruxelloises. Sauf que.
Notre train direct pour Bruxelles est supprimé sans réelle information préalable, pour cause de travaux. Nous voilà obligés d’attendre l’omnibus, dont les quelques wagons sont évidemment bondés de voyageurs pris au dépourvu.

Arrivés à Bruxelles-Nord, notre correspondance, le « Brussels Airport Express », est en retard. Heureusement que nous avions prévu suffisamment de temps, sachant qu’on ne peut jamais compter sur la SNCB !

Il y a des files monstrueuses à l’enregistrement des bagages, je ne sais pas où tous ces gens vont mais… notre file à nous, Istanbul via Turkish Airlines, se compose de très exactement deux personnes 🙂 C’était pareil lorsque nous étions partis pour Tallinn et Zagreb.

La file qui mène au contrôle des passeports nous semble gigantesque. Notre avance ne nous semble soudain pas si grande que ça. On s’amuse du manège de certains qui zigzaguent en douce pour gratter une place : le surnommé « Doudou », un africain en robe chatoyante, est particulièrement roublard ! Il y a également une dame qui transporte une grande orchidée, elle est obligée de la mettre de biais dans le détecteur ^^

L’avion de la Turkish Airlines part avec un peu de retard. Là, première grande surprise : on nous sert à manger et…
1) on a le choix entre deux plats, c’est le grand luxe
2) ce sont des plats (très) chauds – et garantis sans porc
3) c’est bon ! je ne laisse pas une miette sur mon plateau

Lorsque nous avions pris l’avion auparavant, que ce soit avec SN Brussels Airlines, la LOT (Polish Airlines) ou Croatia Airlines, les repas avaient toujours été des plats froids dégueulasses.

Nous arrivons à l’heure à Istanbul, nous avons donc 1h20 pour le transit vers Ankara. Nous ne traînons pas et arrivons au contrôle des passeports quand la file est encore raisonnable. Je tends ma carte d’identité et là deuxième grande surprise, le gars me réclame un visa ! Or, pour un citoyen belge, la carte d’identité suffit pour rentrer en Turquie, c’est du moins ce qui est écrit sur tous les sites officiels. J’essaie de lui expliquer et je lui montre mon ancien passeport au cas où cela l’amadouerait, mais la porte de prison en face de moi ne connaît qu’un seul mot : VISA ! L’est pas très aimable, alors je n’insiste pas. La file pour les visas est énorme, comme le temps nous presse je demande à des gens de pouvoir en court-circuiter une bonne moitié et ils acceptent – ouf, c’est toujours ça de gagné.

Allégée de 10 euros et nantie d’un beau visa collé dans mon passeport périmé, nous retournons faire la file au contrôle, anxieux qu’on nous refuse à nouveau. Ca prend un de ces temps, bordel ! Cette fois-ci je passe sans problème et c’est en courant que nous parcourons les longs couloirs car notre avion est déjà en phase d’embarquement. Ils sont avares de panneaux dans cet aéroport, nous devrons finalement demander pour trouver le chemin du « domestic transit ». Nous courons d’un point contrôle à un autre, avec mon sac de 6 kg c’est un peu pénible.

Inutile de décrire notre soulagement quand on pose le pied dans l’avion, un quart d’heure avant l’heure théorique de décollage ! Des passagers arriveront encore bien après nous, ils n’ont pas l’air inquiet ni essoufflé, c’est typiquement le genre de truc que je ne peux pas comprendre ^^

Côté hublot, je surveille le chargement des bagages, guettant l’arrivée des nôtres. En effet, nous avons entendu des histoires comme quoi certains passagers doivent récupérer leurs bagages lors de leur correspondance et les faire réenregistrer. Comme notre correspondance est également un avion de la Turkish Airlines, ça ne s’applique normalement pas pour nous, mais je suis une grande stressée. J’aperçois nos deux sacs à dos sur un chariot, ils sont placés (avec douceur, ça change de Zaventem) sur le tapis roulant montant vers la soute, je suis soulagée. Le vol ne dure qu’une heure, mais on nous sert quand même une collation. Je découvre ainsi mon premier vişne suyu (que je traduirais par jus de cerises aigres ou sures ?).

Arrivés à Ankara, deux bus attendent indistinctement les passagers. Nous montons dans le premier, qui est aussi rempli qu’une boîte de petits pois. On en voit se diriger vers le 2ème (quasi vide) et se faire remballer, donc nous ne tentons pas l’aventure. Le hall d’accueil est minuscule et les bagages commencent presque aussitôt à défiler : des valises mais aussi plein de cartons vaguement ficelés, des sacs en jute, voire des sacs plastiques, c’est assez hallucinant. On attend. On attend encore. On attend toujours. Quasi tous les passagers sont repartis avec leurs multiples bagages, les nôtres ne sont toujours pas là.

Un employé nous fait comprendre avec quelques maigres mots d’anglais que nous devons aller au guichet « bagages perdus / réclamations ». Je refuse vigoureusement, puisque je les ai vus se faire embarquer dans l’avion, il est impossible qu’ils ne soient pas arrivés à bon (aéro)port !
Nous attendons encore, sans plus de résultat. Finalement, il revient et nous fait signe de le suivre. Nous sortons de l’aéroport (warning intracrânien) pour y rerentrer 100m plus loin. Il y a en fait une autre salle pour les bagages internationaux. C’est sans doute là que le deuxième bus devait mener… Pourtant nos bagages viennent d’Istanbul, trafic national donc ! Nous avons de la chance de les retrouver car ils nous attendent depuis facilement 1/2h.

Dehors il fait déjà nuit. Nous nous faisons accrocher par un chauffeur de bus Havaş (nous n’avons d’ailleurs vu que cette compagnie-là pour relier le centre ville). Le trajet est hyper cher : pour environ 30km, ils font payer 9 liras (6 euros) par personne ! Le trajet nous familiarise avec la manière de conduire des Turcs : ils naviguent aux klaxons. Klaxons au pluriel car le bus en a une demi-douzaine de différents. Eh oui c’est élaboré comme langage. Ce n’est pas forcément agressif, c’est souvent pour dire « attention garde ta droite car je vais te dépasser ». Quand je vous disais que c’était un langage élaboré.

Arrivés au terminal, des hordes de taksi veulent nous manger tout crus. Nous préférons naviguer au hasard des rues, cherchant Ulus, un quartier où se trouvent nombre d’hôtels. Il est très difficile de se faire comprendre lorsqu’on demande la route et les sacs pèsent, pèsent… Un petit moment de galère et l’obscurité n’arrange rien.

Nous finissons par trouver le Turist Hotel ***, qui exhibe des tarifs raisonnables par rapport aux autres… enfin du moins sur internet ! Car sur place c’est un autre discours qu’on nous sert. D’abord le petit jeu classique du « l’hôtel-est-complet-mais-finalement-il-y-a-quand-même-une-chambre-pour-vous ». Ils annoncent un prix de 80 dollars (80 liras), soit le double des tarifs indiqués sur le net. On refuse, c’est trop cher pour nous, pouf « special discount for you », le prix passe miraculeusement à 60 dollars. Nous partons.

Nous essayons de trouver un hôtel un peu plus en retrait de la grande avenue et nous tombons sur le Aktaş Hotel *** où ils semblent a priori un peu plus honnêtes puisqu’un panneau annonce les tarifs. La chambre est correcte, la salle de bain un peu moins mais il est tard et nous ne sommes pas du tout assurés que ce soit mieux ailleurs.

Je m’apprête à prendre une bonne douche : il n’y a pas d’eau. Hum. Je descends à la réception, le gars me dit « no problem » et me rapporte une bouteille de la cuisine. Je lui dis : hayir, duş ! Il m’assure que dans 5 minutes c’est réglé, et ce fut le cas. AàG part en promenade pour découvrir la capitale et faire quelques photos de nuit. Il y a des publicités géantes très alléchantes ;-p

Plus tard on frappe à la porte, je pense que c’est lui et vais ouvrir. Je sortais tout juste de la douche, j’étais en chemise de nuit avec les cheveux trempés, pas encore démêlés. C’était un gars de l’hôtel, et il frappait en fait à la porte des voisins. Hum !

L’eau d’Ankara est super chlorée, nous devons la laisser reposer longtemps avant de pouvoir la boire. Plus tard dans la soirée, AàG veut aussi prendre une douche. A nouveau plus d’eau. Super, l’hôtel est en travaux quoi.

Nous avons passé une nuit épouvantable. La circulation est toujours aussi dense pendant la nuit, les klaxons toujours aussi nombreux… et, surtout, il y a le foreur fou de l’hôtel. Le foreur fou avait déjà sévi en soirée, puis nous avions eu quelques heures de répit. A 2h du matin, le foreur fou s’est réveillé, frais comme un gardon, et a décidé de continuer ses travaux. Impossible de déterminer l’étage d’où le bruit venait, le foreur fou a continué par intermittence jusque 5h. AàG, qui a été investiguer, me rapporte qu’aux autres étages c’est la foire, tout le monde est réveillé, il y a de la musique à fond, etc. Pour cela au moins nous avons de la chance, nos voisins sont silencieux. A 5h30, une femme se lamente à hauts cris dans l’hôtel, on entend des gens qui s’en mêlent et essayent de la calmer sans succès. Nous ne saurons jamais ce qu’il s’est passé, s’il y avait un « vrai » problème ou si c’était juste quelqu’un de saoul.

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