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Bande-son : Carlos Gardel – Volver

Lacs Bachimaña et Bramatuero

Cette nuit fut encore assez bruyante. Ce doit être la norme espagnole mais nous n’y sommes guère habitués !

Ce matin à la boulangerie le grizzli m’a souri quand on a voulu reprendre un morceau du bon gâteau au noix et noisettes de la veille 🙂

Nous allons randonner côté espagnol aujourd’hui, dans la Valle de Tena et plus précisément aux Baños de Panticosa (Bains de Panticosa, altitude 1637m). On se gare à côté de l’ibón (lac) de los Baños. Ici toutes les rues ont le même nom : Calle Balneario ! On se pose des questions quant à la localisation du départ du (bon) sentier.

Nous croisons deux gars qui cherchent sans succès de l’eau, le comble dans une station thermale ! Il faut dire que cette station balnéaire est assez étrange, on dirait qu’elle est à la fois à moitié abandonnée et à moitié en construction. Un peu glauque mais ce n’est pas pour nous déplaire 🙂

Nous montons à l’ombre des arbres et trouvons le mirador del Salto del Pino (belvédère du Saut du Pin) sur le village et la haute cascade logiquement appelée Cascada del Pino 😉

Tandis que la chaleur nous accable déjà, un lézard profite du soleil.

Les cascades se succèdent, c’est un chemin agréable le long du río Caldarés.

Les plantes sèchent, nous aussi !

Car oui, là c’est terminé, l’ombre chérie…

Ce pont est à hauteur d’un embranchement de sentiers. Il permet une éventuelle variante pour le retour.

Depuis le départ la pente est gentille et maintenant le sentier sillonne presque à plat…

…sauf que là ça va changer puisqu’on arrive dans le fond d’un cirque rocheux !

Ci-dessus la cascada del Fraile.

Vue sur le vallon parcouru :

Il y a donc inévitablement un raidillon final pour atteindre le refuge. En plein cagnard de midi, on déguste !

Nous sommes au Embalse de Bachimaña Bajo, le réservoir du Bachimaña inférieur. Il est équipé d’une jolie petite vanne manuelle.

Nous n’irons pas voir le nouveau refuge de 2012 (alt. 2177m), qui ressemble trop à un hôtel à notre goût, et préférons continuer le GR11.

Le barrage et son déversoir de trop-plein ont fière allure.

Nous arrivons au Embalse de Bachimaña Alto – dois-je vous traduire ? 😉

Le lac supérieur est énorme… il est presque écrasant, dans son écrin minéral.

Comme d’habitude les ambiances rendues par nos deux appareils sont contrastées :

Avez-vous vu la cabane en pierres au milieu de ces photos ? 😉

Ici on la distingue un peu mieux :

Le niveau de l’eau est manifestement plus bas que par le passé, découvrant des rochers que la végétation n’a pas encore colonisés.

Le GR suit la rive à bonne hauteur et nous sommes toujours en quête désespérée de notre Saint Graal : de l’ombre pour pique-niquer. On cuit !

Nous trouverons finalement une micro-zone ombragée entre deux rochers et en ferons notre affaire. On ne peut pas être trop exigeant dans les parages ! C’est pas grave, nous avons des tomato rosa pour nous consoler 🙂

Nous devons quitter le GR11 et avons quelques problèmes pour trouver l’autre chemin, qu’on avait pourtant bien aperçu de loin. Nous suivons quelques cairns, comme le signalaient les descriptifs, puis plus rien… oups !

Après la traversée de ce ruisseau nous retrouverons le bon sentier.

Les éclaboussures de ces mini-chutes nous apportent une appréciable fraîcheur. Bon ok j’avoue, j’ai carrément immergé l’espèce de bandana qui m’évite l’insolation crânienne ^^

On avait déjà repéré à distance que des filets d’eau détrempaient ce flanc de montagne…

…car la végétation y est soudain luxuriante, fleurs et mousse à gogo !

Enfin « mousse » est un terme impropre. Quelqu’un sait ce que c’est ?

Pour les fleurs mauves et roses je pense identifier :
– casque-de-Jupiter (aconit napel)
– adénostyle à feuilles d’alliaire

Reprenons le chemin !

J’aime ces gros rochers lissés et arrondis :

Au loin le parcours de l’affluent suivant se devine au vert soutenu de ses rives… ok et à la cascade aussi, je vous l’accorde ! 😉

Regard en arrière sur le Bachimaña et son îlot central.

Notre objectif est enfin visible : la fine barre rosée horizontale est le barrage de l’ibón de Bramatuero Bajo (alt. 2300m). Cliquez pour agrandir si vous ne la voyez pas 😉

On aperçoit en contrebas l’ancienne cabane-refuge de Bachimaña, un bel abri en pierres.

Et nous voici enfin au pied du barrage du lac Bramatuero inférieur !

Rha, une étendue d’eau fraîche ! Bonheur !

Je m’allonge de tout mon long sur la margelle pour tremper bras, jambes, cheveux… c’est presque douloureux tellement c’est froid !

Comme ces photos compromettantes le montrent, AàG n’est pas en reste 😉

On contemple le panorama, les pieds dans l’eau…

…et on n’a aucune envie de repartir tellement on est bien.

Il faut cependant bien se décider à un moment ! Nous n’avons plus le courage temps de rejoindre le Bramatuero Alto. Ça promettait d’être beau et on était curieux de voir la drôle de « tente en bois » mais la chaleur nous a liquéfiés.

S’il y a une prochaine fois, je tenterais bien la boucle des Pics d’Enfer ❤ (rando d’un autre calibre !)

Nous redescendons voir le vieux refuge et tentons l’aventure de longer le lac par son côté Est, histoire de varier les plaisirs.

Au début, tout va bien ! Des cairns marquent un semblant d’itinéraire. Puis plus rien… mais ça ne passe pas trop mal au ras de l’eau. De toute façon, il serait difficile de se perdre 😉

Par la suite les choses se compliquent car il y a une barre rocheuse à franchir ! Nous y entrapercevrons quelques chamois. Par chance un câble a été installé pour aider le passage. Si vous agrandissez la photo ci-dessous, vous le distinguerez (horizontal en haut, descendant sur la droite).

Les rochers dessinent des racines d’arbre 🙂

Suivant la suggestion d’elPadawan, l’anonymat d’AàG sera cette fois préservé grâce à un ours des Pyrénées – je n’ai pas dû trop retoucher l’image :mrgreen:

Ça crache plus que ce midi !

Nous longeons le Bachimaña Bajo par le côté Est également, là il n’y a aucun souci de cheminement.

Au niveau du pont on hésite à prendre une alternative dont le nom nous fait rire (camino por los machos, sentier muletier ?) mais selon AàG ça remonte et ça rallonge, or il est tard et nous sommes ‘crevettes’.

Le chemin de retour est tranquille bien qu’assez fatigant car tapissé de grosses pierres qui roulent sous les pieds. A 19h nous sommes de retour aux Bains et sacrifions un melon en guise d’apéro.

Nous mangerons un repas simple, gras bon et pas cher à l’Hostal Centro de Sallent de Gállego… et en dessert nous nous installons confortablement sur la place pour déguster le ‘pastis‘ (non, pas l’alcool !) de Mahie 🙂

Bande-son : Juliette – Fina Estampa

Lac d’Artouste et refuge d’Arrémoulit

Vous souvenez-vous de la centrale électrique d’Artouste photographiée hier soir ? Aujourd’hui nous allons monter à la source, si je puis dire 😉

Excepté une bagarre de chats, cette nuit fut calme. Nous profitons de la fraîcheur matinale pour rendre visite à Fermín Arrudi Urieta, el gigante aragonés.

La commune de Sallent de Gállego lui rend hommage à travers une statue représentant ce géant de 2m29, qui était également musicien (multi-instruments) autodidacte.

Afin de préserver son anonymat, AàG est représenté (à son grand désarroi) en Christophe Colomb.

En sortant de la boulangerie, je dis à AàG : maintenant nous avons la preuve de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ! 😆

Nous nous rendons ensuite en France, à Fabrèges dans la vallée d’Ossau. De là part la télécabine de la Sagette qui nous emmènera sans effort de 1240m jusqu’à 1930m d’altitude.


Spéciale dédicace 😉

A la gare de la Sagette, on monte ensuite dans le « petit train d’Artouste ». Cette ligne à voie étroite (500mm d’écartement) compte parmi les plus hautes d’Europe avec une altitude maximale de 1940m.

Elle commence par le « tunnel de l’Ours », d’une longueur de 375m.

Avant d’être reconverti en train touristique, ce chemin de fer a servi à la construction et l’entretien du barrage d’Artouste. Plus d’info ici.

La ligne serpente pas mal ! Les rayons de courbure imposent une vitesse réduite et il nous faudra presque 1h pour parcourir les ~10km de voie ferrée.

Il n’y a aucune route dans la vallée du Soussouéou (y a-t-il besoin de préciser que j’adore ce nom ? 😀 ).

Oh, des resquilleurs ! Nous les regardons avec envie, nous avions longuement hésité à faire de même (ce qui est strictement interdit patati patata) vu l’allergie d’AàG aux trains touristiques…

Finalement nous nous sommes dit que l’aller/retour à pied prendrait trop de temps, nous empêchant d’aller beaucoup plus loin que le lac.

Depuis le terminus, un large chemin avec des marches permet de franchir les 90m de dénivelée restant pour rejoindre le lac d’Artouste, qui flirte avec les 2000m d’altitude.

A gauche, on entraperçoit le barrage :

Comme d’hab, le rendu des couleurs est très différent entre nos deux APN…

Les touristes sont un liquide. Si si, ils prennent la forme des lieux dans lesquels on les déverse !

Comme la foule ce n’est pas notre truc, nous préférons reporter notre visite du barrage à ce soir et commencer directement à s’éloigner en longeant la berge du lac.

Au loin, en haut, au chaud, un troupeau. Tout près, en bas, au frais, des têtards.

Nous marchons plein sud et le soleil cogne déjà bien.

Cette avancée de roches me fait penser à une grosse patte de fauve :

Le miroitement est hypnotisant.

Au bout du lac, des vaches paissent en toute liberté.

Fini le plat, il est l’heure de monter !

Au croisement nous prenons la direction sud-est. Nous ferons une boucle et reviendrons par l’autre côté.

Le refuge est en vue, tout en haut à droite :

Il subsiste quelques névés à hauteur des lacs d’Arrémoulit.

Le refuge d’Arrémoulit (ou « d’Arrémoulie » comme il est écrit sur la plaque du Club Alpin Français) se situe à 2305m.

Je pense que le dortoir est trop petit car une grande tente est dressée dehors et le téléphone n’arrête pas de sonner pour des réservations.

Nous pique-niquons en alternant l’ombre et le soleil, ayant trop froid dans l’une et brûlant dans l’autre ! Le chocolat chaud n’est pas bon et les toilettes folkloriques nous font regretter les pipi-nature :mrgreen:

J’aime bien l’aménagement qu’ils ont fait pour le débordement.

Ici on aperçoit la tente-dortoir dressée à côté du refuge :

Nous hésitons à faire demi-tour ou à monter vers le lac d’Arrious. En effet, emprunter le passage d’Orteig nous permettrait de faire une boucle… seulement cette section escarpée est notée comme étant réservée à des randonneurs expérimentés.

Le gardien du refuge nous confirme qu’il ne faut pas avoir le vertige, mais qu’il ne faut pas de matériel.

Nous décidons d’aller en juger par nous-mêmes. Au pire on devrait avoir le temps de faire demi-tour… enfin on l’espère, car l’heure de départ du dernier petit train est 17h15.

Sinon il faudra qu’on se tape les 10km à pattes, et qu’on redescende sous le téléphérique à la lampe frontale. Y a pas mort d’homme, mais si on peut éviter ce serait mieux !


Lac et refuge d’Arrémoulit


Lac d’Artouste

On approche du passage découvert par Jacques Orteig en 1883. Ce raccourci à flanc de paroi rocheuse permet de rejoindre le refuge d’Arrémoulit depuis le col d’Arrious sans redescendre jusqu’au lac d’Artouste.

La vue est impressionnante…

Élargi et équipé d’une main-courante, le passage d’Orteig ne pose aucune difficulté. On avait entendu des personnes évoquer des passages à franchir « assis » (pour ne pas basculer dans le vide), je n’ai rien vu de tel !

Si la roche était mouillée ou s’il y avait du brouillard, ce serait autre chose.

Le sentier descend ensuite au lac d’Arrious.

Intrigué par le chenal, AàG va explorer le petit tunnel creusé derrière le batardeau.

C’est une prise d’eau qui donne sur le flanc droit ci-dessus. Ainsi le débordement du lac d’Arrious alimente le lac d’Artouste.

Sur la gauche se trouve le pic du lac d’Arrious, à ne pas confondre avec le pic d’Arrious.

Nous croisons des randonneurs flamands avec qui j’échange quelques mots.

Nous allons à présent redescendre au lac d’Artouste.

En face, le chemin parcouru ce matin :

Au niveau timing on a de la marge, on peut se permettre de mitrailler 😉

Je n’aurai pas photographié tellement de fleurs, aujourd’hui… je me rattraperai les prochains jours 😉

On retrouve nos copines qui n’ont pas beaucoup bougé !

Prenons le temps de nous promener sur le barrage, puisque nous ne l’avons pas fait tout à l’heure. Il n’y a plus personne à présent, c’est parfait.

Au loin nous voyons un petit train partir.

Texte du panneau explicatif : Le barrage d’Artouste est un ouvrage entièrement maçonné avec des moëllons de granit extraits des carrières souterraines situées sous vos pieds, et taillés sur place.
Les blocs étaient amenés par quatre téléphériques appelés « Blondins », jusqu’aux ouvriers qui montaient ainsi mètre par mètre cet ouvrage digne des bâtisseurs de pyramide !!

Nous rejoignons la gare. Vu l’affluence, ils doivent affréter deux trains. Le premier part blindé, le second quasi vide. Devinez lequel on a pris ? :mrgreen:

A plusieurs reprises ils appellent un groupe de 3 campeurs qui aurait dû rentrer ce soir-là. Malgré le retard avec lequel nous sommes partis, ils manquent toujours à l’appel…

Cette fois, c’est moi qui monte côté vide. Chacun son tour !

Le trajet s’effectue plus rapidement qu’à l’aller.

Nous croisons des télécabines « Val Thorens », c’est rigolo. Espérons que ce soit de la seconde main de bonne qualité ! ^^

A 18h30 nous sommes revenus au parking. Un hélicoptère n’arrête pas de faire des allers-retours.

Nous roulons jusqu’au col du Pourtalet. Il y a là un supermercado où nous achetons de quoi pique-niquer : gazpacho, tortilla…

Nous nous promenons ensuite dans les environs mais le brouillard et surtout les aboiements furieux de chiens de berger nous feront faire demi-tour.

Ce n’est pas le genre d’avertissement qu’il faut prendre à la légère si on tient à ses mollets !

Retour au bercail et tartinade d’aloe vera :mrgreen:

Bande-son: Lhasa de Sela – Con Toda Palabra

Lacs de Bious et d’Ayous

Sur cette place minérale qui résonne, il suffit d’un seul nuisible pour empêcher tout le monde de dormir. Enfin quand je dis « tout le monde », nous étions peut-être les seuls à essayer de dormir à cette heure-là ! A 23h15 je me résous à fermer les fenêtres pour atténuer le bruit même si c’est notre seule source de fraîcheur, la chambre étant sous les toits…

A 8h dans la salle du petit déjeuner, c’est le désert. On attend et on fait un peu de bruit mais personne ne vient, l’hôtelier semble avoir une panne de réveil. Nous montons chercher nos sacs à dos et au retour nous avons la bonne surprise de constater qu’une dame est en train de mettre les tables, nous ne devrons pas partir le ventre vide !

Nous passons la frontière française et roulons jusqu’au lac de Bious, que je m’amuse à rebaptiser Bisou.

A cette époque de l’année, on peut se garer directement là-haut, au bout de la D231. Altitude approximative du parking : 1420m.

Nous longeons le lac jusqu’au pont de Bious (alt. 1538m).

Là deux possibilités s’offrent à nous : continuer à suivre le gave (= ruisseau) de Bious dans les prairies ou emprunter le GR10 qui monte dans les bois.

Le soleil tape déjà fort et nous profitons avec délice de la protection offerte par les arbres.

La photo en ombres et lumières ne rend pas mérite à ce sentier qui était réellement charmant !

Petit à petit nous gagnons en altitude et la végétation change d’aspect, se faisant plus discrète.

Nous arrivons au premier des lacs d’Ayous : le lac Roumassot (alt. 1845m).

Il est temps de sortir à mon tour l’appareil photo 🙂

Le sentier remonte ensuite le long d’une cascade.

Décidément même ici il y a des nuisances sonores !

Un hélicoptère fait d’incessants va-et-vient, lourdement chargé à ce qu’il semble.

Nous avions aperçu ces big-bags en bas, sur les berges du lac de Bious-Artigues.

Y aurait-il un chantier de construction là-haut ?

En fait non, il s’agit du ravitaillement du refuge.

Nous arrivons au petit lac du Miey, dont le nom est doux comme un miaulement.

J’aime cet arbre solitaire et haut perché.

Par rapport à la précédente randonnée, vous voyez à présent l’autre face du pic du Midi d’Ossau.

Mon Lumix est comme moi, il apprécie particulièrement les verts 😉

Tandis qu’AàG essaie d’enregistrer les clapotis, je capture un soleil éphémère.

A noter la présence d’un étrange mini-radeau couvert, servant à une étude scientifique.

Nous sommes à présent au lac Gentau (alt. 1947m), le plus grand des trois lacs d’Ayous.

Le gros châlet en bois qu’on aperçoit à l’arrière-plan est le refuge d’Ayous (alt. 1982m).

Le lac Gentau est magnifique ❤

Notre attention est attirée par un nuage de « points blancs » venant du col d’Ayous :

Nous suivons régulièrement l’avancée du troupeau car vu la suite du paysage, on se dit qu’ils vont inévitablement tomber sur un os :

Autour du lac l’ambiance est paisible.

Le troupeau arrive au point difficile à franchir. Ils nous font penser à des Lemmings !

Les premiers bloquent, pendant ce temps des éclaireurs franchissent le passage à différents niveaux et soudain tout le monde s’y met, ils sont parachutistes et grimpeurs par nature 🙂

AàG rejoint la chaîne humaine qui transfère les victuailles (conserves et autres cannettes) jusqu’aux soubassements du refuge. Il y a de la bouffe basque dans le tas, avis aux amateurs !

Ensuite nous pique-niquons à l’ombre avant de reprendre tranquillement notre chemin, alourdis par la digestion.

J’en étais à peu près ici dans mon récit quand wordpress a mystérieusement fait disparaître tout le contenu de mon brouillon, révisions incluses… ô joie ! 👿

Nous montons plein sud, à l’est du pic de Larry.

Nous voici au lac Bersau (alt. 2082m).

Sa particularité est d’avoir une presqu’île… et lors de notre passage, elle était habitée 🙂

AàG aurait bien voulu enregistrer le son des clarines dont certains chevaux étaient équipés.

Ils ne se sont pas montrés très coopératifs : une fois le matériel sorti, ils n’ont plus fait un seul bruit :mrgreen:

On passe au pied du pic Castérau et son drôle de profil. La version d’AàG :

Ma version, avec les cairns :

Des randonneurs font une curieuse remarque montrant qu’ils prennent AàG pour un photographe pro ?! Pourtant il n’a pas de gros pare-soleil (private joke) :mrgreen:

C’est plein de petites mares… moi qui craignais que les Pyrénées ne soient desséchées !

Nous sommes au plus haut de notre promenade, il est temps de redescendre et de boucler la boucle.

Nous allons rejoindre le lac Castérau qu’on aperçoit en contrebas.

Un pêcheur est installé là, cela nous étonne ?!

Juste derrière le lac, un panorama ouvert s’offre sur les prairies parcourues par le gave de Bious.

AàG s’efface devant un randonneur plus rapide que nous : « On vous laisse passer en premier car les vautours jettent des pierres sur les touristes ! » 😆

Le monsieur nous apprend que les silhouettes planant au loin près de la falaise sont des aigles.

Un dernier chardon pour la route ?

Ce n’est pas de refus, répondit le bourdon !

Avant de rejoindre le gave, nous avons l’œil attiré par un cadavre de vache déposé au soleil. Nourrissage des vautours ?

Nous quittons le chemin pour suivre de petites gorges et tombons sur un cochon qui se promène et se roule à son aise non loin d’une cabane.

On a déjà vu beaucoup d’animaux divaguer en montagne, mais un cochon c’est une première !!

Il y a les moutons du clan rouge et les moutons du clan vert.

Tout ce beau monde profite grassement des pâturages.

Près du pont se trouvent vaches, veaux et chevaux.

Il y a même des ânes !

Petit regard en arrière…

Nous quittons le pont de Bious et nous enfonçons dans le sous-bois.

J’aime bien le symbole du parc national dans son écrin moussu.

Le tour du lac de Bious se révèle décevant car le chemin reste en hauteur, est complètement défoncé par les sabots et n’offre aucune vue.

Bon on ne va pas se plaindre qu’il y ait de la végétation non plus 🙂

Franchissement du barrage avec ses fenêtres de trop-plein.

Vue sur le pied du barrage :

De petits chevaux divaguent non loin du parking, où nous revenons à 18h18.


Conduites forcées

Après la centrale électrique d’Artouste nous faisons un crochet par Fabrèges afin de repérer les lieux et les horaires d’une prochaine balade.


Vos vallées puent le gasoil, le ricard, le tourisme et la démagogie politique. Je suis reparti en Slovénie.

Nous repassons le col du Pourtalet et cherchons une farmacia et un supermercado. Nous repartons lestés d’un gel d’aloe vera pour mon coup de soleil ainsi que de quoi pique-niquer demain.

Nous mangerons à el Rincón de Mariano, qui se trouve bien à Sallent de Gállego. Nous aurons parfois des difficultés à localiser les différents restaurants de la région car sur les sites « d’avis » ils sont tous indiqués comme étant à Formigal !

Le service est très rapide et nous pouvons ensuite nous occuper des chats sur la plaza 🙂

Bande-son : Lhasa de Sela – La Frontera

Ibones de Anayet

Après un trajet sans encombre et une très sympathique (mais trop courte !) visite à la Casa Mahie, nous finissons par arriver aux Pyrénées. Sur le bord de la route, un étrange panneau « bains de secours » me laissera perplexe…

Nous montons les lacets dans le brouillard, à la nuit tombante. Dès la frontière espagnole, les nuages se dissipent. Après avoir récupéré la clé carte de notre chambre, nous pique-niquons tardivement sur un banc de la place (du parking, devrais-je dire !).

Nous sommes samedi soir et nous aurons bien du mal à dormir, le bruit durera jusque 3h du matin… et à 6h10, réveil en fanfare par coups de klaxons. Dur dur !

Après le petit déjeuner, nous partons à la barrière d’Anayet (Corral de las Mulas, 1630m). Le parking est petit et déjà bien plein !

A partir de là, la route est barrée et nous devons monter à pied jusqu’à la station de ski (1800m). Je n’aime pas marcher sur le bitume, et encore moins en montagne, alors ces 2 km m’ont paru longs.

Là commence enfin le sentier. Après l’horrible paysage mutilé par les remontées mécaniques, la montagne s’offre sans fard.

La nature est généreuse 🙂

J’ai été très étonnée de découvrir à quel point les paysages étaient verts !

Je m’attendais à une végétation malingre, à un manque d’eau généralisé, d’autant plus côté sud… mais regardez-moi cette herbe ! 😀

Nous avons choisi une randonnée facile pour se mettre en jambes après cette année sédentaire journée et demi en voiture.

Nous nous dérouillons les muscles en remontant tranquillement le ruisseau.

Le seul contre-temps est le nombre d’arrêts photo :mrgreen:

Nous repérons déjà le départ de la variante par laquelle nous descendrons tout à l’heure :

Des terrains rouges apparaissent, contrastant fortement avec les rochers gris du pico Anayet (2545m).

Après 2h30 de marche à un rythme très cool, nous sommes au niveau des Ibones (lacs) d’Anayet, à 2230m d’altitude. Le pic du Midi d’Ossau s’y mire.

Avant l’eau se trouve un pâturage parcouru de multiples petits méandres.

Avec toujours ce contraste étonnant de couleurs…

Oh qui voilà ? Une sangsue !

Bon, finalement, je n’ai plus envie de nager 😆

Tiens mais qu’est-ce donc que ces points au loin ?

Quel plaisir de voir un troupeau de chevaux en liberté 🙂

On distingue la silhouette d’un randonneur sur la crête du Vertice d’Anayet (2559m). Il a encore du chemin avant d’atteindre le chapeau de basalte.

Une mer de nuages progresse côté français tandis que le ciel reste parfaitement dégagé côté espagnol.

De nombreux grimpeurs sont en train d’escalader cette paroi. L’Anayet est une ancienne cheminée volcanique jumelle de l’Ossau.

Après avoir baguenaudé et s’être empli du panorama, nous trouvons une micro-zone d’ombre pour pique-niquer. Le soleil tape fort !

Nous entamons ensuite la montée jusqu’au Cuello de Anayet (2404m).

Les marquages du GR sont discrets mais bien présents.

C’est dur de monter après le repas :mrgreen:

Voici le plateau d’où l’on vient :

De l’autre côté du col, surprise, un névé !

La France est toujours dans la purée de pois…

Impressionnant plissement ! 😯

Voici le chemin que nous avons pris :

Et voici le chemin grimpant au pic d’Anayet. Il comporte notamment, sur la fin, une cheminée de 20 mètres qui « ne présente pas de difficultés » mais est « réservée aux randonneurs expérimentés »… euh, qu’en comprendre ??

N’étant pas spécialement des montagnards aguerris, nous nous sommes abstenus.

Nous avons hésité à monter au Vertice (ci-dessus) qui est moins esthétique mais ne présente pas de difficulté…

C’est alors qu’une flemme terrible s’abattit, et nous décrétâmes en chœur que le panorama ne serait pas plus beau là-haut ! :mrgreen:

C’est vrai quoi, et puis il y avait bien trop de fleurs à photographier pour avoir le temps de continuer la grimpette 😆

En bref, 800 mètres de dénivelée c’était assez pour ce premier jour de marche.

La colonisation par les nuées se poursuit à vive allure et déborde même la frontière.

C’était hypnotisant de regarder l’ombre des nuages passer sur ces doux reliefs herbeux jonchés de rocs.

Nous voici à nouveau au pied du col.

Durant notre absence, nos copains les chevaux se sont dispersés sur le plateau.

Certains portent une clarine autour du cou.

C’est une belle après-midi et, sans que ce soit le métro, il y a pas mal de gens. Certains ont planté la tente.

Allez, venez, on va tous se rouler dans la poussière !

Celui-là m’aura fait peur, il était couché bizarrement et si parfaitement immobile que j’ai d’abord cru qu’il était mort ! Ah ces touristes, on ne peut même plus roupiller en paix…

Nous entamons le chemin du retour, qui ne suit pas la rivière et reste beaucoup plus en hauteur.

Sur la photo ci-dessus on voit bien les deux sentiers. A l’aller nous étions passés à droite de la colline centrale, tandis qu’au retour nous allons vers la Glera de Anayet.

Dans la mousse, je croise une sauterelle femelle et son impressionnant (mais inoffensif) oviscapte.

Mon premier lézard du séjour 🙂

Au loin nous apercevons les toits d’ardoise du village de Formigal.

Après la cabane, le chemin continue puis finit par se perdre.

Nous arrivons finalement au-dessus de la station de ski, alors on coupe à travers tout en mode sanglier !

Nous sommes de retour à la voiture peu avant 17h.

C’est long d’attendre 20h quand on a faim (n’est-ce pas Lilou ?). Nous finirons par manger une étrange pizza avec de la fausse mozzarella. Ça pèse sur l’estomac mais nous ne serons pas malades !

L’île Grande n’est pas si grande que ça, et pas si île non plus : elle est reliée au continent par un pont depuis 1891.

Nous traversons l’île et nous garons près des anciennes carrières de granit, où se trouve la station ornithologique de la Ligue pour la protection des oiseaux. Le centre n’est pas visitable mais on peut approcher les volières extérieures.

Une longue langue de roches s’enfonce dans la mer, c’est la pointe de Toul-ar-Staon – enfin je pense, car selon les cartes c’est parfois elle ou parfois sa voisine du sud-ouest qui porte ce nom !

Nous allons aussi loin que nous le pouvons pour admirer de plus près la force des vagues.

A un moment je m’arrête, je ne suis pas tranquille car la mer est montante or un passage bas va se faire envahir dans notre dos si nous continuons. Pis je suis pieds-nus et tous les mini-coquillages incrustés sur les rochers commencent à me faire mal.

AàG me laisse son sac et continue, tandis que moi… je fais le guet !

C’est hypnotisant de regarder la mer progresser insensiblement, vague après vague.

Je remonte les affaires au fur et à mesure, à un moment avec trop de précipitation ou trop peu d’attention je ne sais, en tous cas mon pied heurte soudain un rocher… Ouatcha ! Mon petit orteil a dégusté, on se sent vivre !

Bientôt il va falloir se mouiller les pieds pour repasser. Je crie pour qu’AàG m’entende mais c’est peine perdue avec le fracas des vagues. Heureusement il revient bientôt et parvient à faire un beau saut, presque à sec !

J’examine mon pied pour voir les dégâts, il n’y a pas grand chose d’apparent, ça saigne juste un peu. Je remets mes sandales et revient en grommelant claudiquant.

Une fois de retour près de la station, nous allons photographier les maints et maints cairns.

Il y en a à perte de vue, c’est impressionnant.

Autant dire qu’après les récentes tempêtes, il ne doit pas y en avoir un seul qui soit resté debout 😦

J’enlève à nouveau mes chaussures, ça me fait moins mal pieds-nus finalement.

Certains ont essayé des formes de land art plus… horizontales, dirons-nous.

Ca fait un peu « géoglyphes de Nazca » version miniature, ne trouvez-vous pas ? :mrgreen:

Tous les mêmes et pourtant chacun si différent…

Bon stop, là ça devient de l’abus, faut parvenir à s’arrêter 😆

Juste une petite dernière ? Bon allez, d’accord !

Nous allons jusqu’à la plage pour mettre les pieds dans l’eau.

Ca vous tente une partie de dé ? Ne le lancez pas sur mon pied siouplé !

Ces ruines furent initialement une maison de goémoniers, qui servit ensuite d’abri pour les carriers et fut finalement transformée en auberge de jeunesse.

Il semble que ce bâtiment fut utilisé comme cible d’entraînement par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.

Nous nous installons aussi confortablement que possible sur les rochers, et c’est parti pour le ballet !

Ca va, vous n’avez pas le mal de mer ? Le blog ne tangue pas trop ?

J’espère que vous entendez le bruit des vagues et goûtez l’air salé par les embruns…

Bon, il faut bien décider à s’arracher de là à un moment ou un autre…

Nous repassons devant les volières de revalidation de la LPO.

Les copains viennent rendre visite aux jeunots, sympa non ?

Nous allons au centre-ville de Perros-Guirec. Je trouve une pharmacie encore ouverte et montre mon petit orteil gonflé, rouge avec une belle barre violette. Il est au mieux contusionné, au pire cassé. De toute façon ça ne change rien au traitement.

La pharmacienne est de très bon conseil étant donné qu’elle-même s’est cassé deux orteils récemment en allant sur l’île de Bréhat !

Nous cherchons ensuite un restaurant ouvert, « normal » et avec des prix décents. Eh bien, nous n’aurions jamais cru que ce serait une telle galère 😯

Nous en profitons au passage pour visiter l’intéressante église de Saint Jacques.

Nous commençons à descendre des rues au hasard et on finit par se paumer complètement. On arrive sur un gros boulevard que l’on suit et qui tourne… Résultat, on revient à notre point de départ une heure plus tard ! C’est mon orteil qui est content ! (et l’estomac d’AàG :mrgreen: )

Finalement nous décidons avoir assez vu Perros-Guirec comme ça, et malgré l’heure tardive nous reprenons la voiture pour – espérer – manger à Tréguier. Nous y trouverons une petite pizzeria qui a au moins le mérite d’avoir innové dans le nom de ses pizzas : voulez-vous commander un virement ? un IBAN ? une « parrain » ? 😆

Nous arrivons juste à temps dans notre chambre d’hôte pour voir un brouillard engloutir la cathédrale St-Tugdual dans la nuit 🙂

Nous partons voir le phare de Ploumanac’h et la côte de granit rose. Vu la proximité du parking, cela promet assez bien de touristes !

Nous resterons pantois devant un conteneur à toilette « camouflé » grâce à un pelliculage représentant du lierre 😆

Il semble cependant que ce camouflage marche trop bien puisque certains promeneurs en arrivent à utiliser ce poste d’observation, situé à quelques dizaines de mètres, pour leurs besoins naturels 🙄

Juste à côté, les ruines d’une poudrière :

Ce matin le ciel reste voilé et c’est une lande mélancolique, presque dépressive, qui s’offre à notre regard.

La nuance chaude du sable et des rochers compense la désaffection de la marée.

Depuis plus d’un siècle, cette rampe permet la mise à l’eau des canots de sauvetage de la SNSM dans l’anse de Pors Kamor.

Sur le web certains l’appellent la « maison Eiffel » mais d’après ce que je vois par ailleurs, je suis quasiment certaine que cette identification est fausse, cfr. carte postale ancienne et vue actuelle concordante.

Quoi qu’il en soit et aussi charmante qu’elle soit, je n’aimerais pas habiter là : bonjour le défilé !

Ici on voit bien que mon compact n’aime vraiment pas les rouges, contrairement au réflex d’AàG ^^

Un chemin contourne la maison pour s’approcher du phare de Men Ruz, construit juste après la guerre pour remplacer l’ancien que les Allemands ont bombardé.

Passage secret ne menant plus nulle part sinon à des chiottes sauvages 🙄

Nous sommes environnés de rochers aux formes farfelues qui prêtent corps à l’imaginaire.

Nous ne sommes pas fâchés de quitter le phare de Ploumanac’h et sa foule pour reprendre le sentier côtier.

Après une visite à la Maison du Littoral, nous nous dirigeons vers la « chapelle du diable » (An Diaoul), surnom lié à ses gargouilles et sa statue centrale – un diablotin qui tire la langue.

Ce ne serait en réalité pas une chapelle mais une remise à bateau !

Nous continuons à marcher vers Perros-Guirec. Il y a beaucoup moins de monde dès qu’on s’éloigne du phare.

Voici un joli puits couvert perdu dans un bois :

Je vous présente « mon » île :mrgreen:

J’aurais bien aimé la rejoindre à pied (c’est possible à marée basse) mais nous n’en eûmes pas l’occasion. La porte de ce « château-fort » m’inspirait pourtant beaucoup 🙂

Ce manoir néo-médiéval fut édifié à la fin du 19e siècle sur l’île de Costaérès. Auparavant l’îlot était utilisé pour sécher poissons et lichens de mer (goémon).

Le presque millénaire oratoire de Saint Guirec n’était pas en très bonne posture pour être photographié, tant point de vue mer que soleil.

Cliquez ici pour voir à quoi il ressemble à marée haute avec une belle lumière.

Au loin vous pouvez apercevoir une digue avec un moulin à marée :

Pour le rejoindre, nous devons passer par une première digue : le quai Bellevue. Il s’y trouve un autre moulin à marée (14e siècle ?).

Et voici le second, situé sur le boulevard des Traouïero (mot signifiant « vallées » en breton).

Ce qu’il reste de sa roue à aubes : le moyeu !

Vue de plus près :

Il aurait encore servi au 20e siècle… à piler de la glace !? (pour la conservation des poissons)

Quelques épaves sur la plage.

Nous pique-niquerons dans les environs de Trégastel et entamerons ensuite le chemin du retour.

Nous avions prévu d’aller à pied jusqu’à l’île Renote mais vu l’heure ce serait déraisonnable.

AàG aurait bien voulu qu’on passe là plutôt que de faire tout le tour, mais allez savoir pourquoi, je ne le sentais pas :mrgreen:

Vous remarquerez qu’il y a des toits en tuile… alors que l’ardoise domine largement en Bretagne.

L’explication que je trouve sur internet est qu’il s’agirait de tuiles anglaises, permettant d’éviter que les navires ne reviennent à vide.

J’ai adoré ce surprenant Ker Caouet 😀 (sans doute du breton Kaoued, « cage » ?)

AàG reprend les mêmes photos qu’au matin car à présent la couverture nuageuse a disparu.

Un ciel bleu donne une toute autre atmosphère aux lieux.

Il y a toujours du monde au phare de Ploumanac’h.

Nous allons reprendre la voiture et achever notre après-midi à l’île Grande, qui sera le sujet de la note suivante.

Suite de la 1ère partie.

Nous en étions restés à la forêt de cairns…

Ensuite nous avons aperçu le sémaphore ainsi que le phare du Rosédo.

Présent depuis 1858, le phare dut être reconstruit après la seconde guerre mondiale.

Mon rythme est différent lorsque je suis nus pieds. Je suis plus lente, plus attentive au terrain (les épines d’ajonc sont redoutables :mrgreen: ).

Nous nous dirigeons vers le phare du Paon et son « gouffre », situés à l’extrémité nord-est de l’île nord. Il y a nettement moins d’habitations dans cette zone. L’île nord est plus exposée, on sent que le climat doit y être plus rude.

Il y a de plus en plus de monde, c’est manifestement un point de convergence.

Les roches présentent ici une nuance plus chaude qui n’est pas sans rappeler la côte de granite rose.

Nul « léon » ne retentira ici ! La dénomination « paon » viendrait du breton « penn » signifiant tête, cap, bout.

Cependant le phare n’est pas dépourvu de volatiles 🙂

Ces goélands juvéniles sont peu farouches et très plaintifs.

Maman n’est pas loin et surveille du coin de l’oeil !

Elle ne surveille d’ailleurs pas tant ses jeunes que le potentiel nourrisseur présent en chaque touriste.

Madame fait sa précieuse quand AàG lui tire le portrait…

Voici le phare du Paon, malheureusement en contre-jour à cette heure :

Chapeau à celui ou celle qui a été construire un cairn tout là-haut 🙂

Nous nous essayons à capturer ces goélands en plein vol, avec plus de succès pour AàG que pour moi 😆

Comme pour le phare du Rosédo, le bâti actuel date de l’après-guerre.

Nous décollons, quoi qu’avec moins de grâce, vers le sud et l’île ar Morbic.

Nous devrons quelques fois faire demi-tour, les sentiers devenant rapidement des impasses dans les buissons de ronces.

Nous nous résignons à reprendre le large chemin par lequel nous étions arrivés.

Bien que la marée n’ait pas encore empêché son accès, nous n’irons pas jusqu’à cet amer pour le moins théâtral.


Amer d’Ar Morbic

Nous préférons mettre les pieds dans l’eau fraîche.

Des dizaines de minuscules crevettes viennent nous picorer – et si vous vous posez la question : il y a franchement plus agréable, comme sensation 😆

Nous mettons cap plein sud par la route Est.

Nous apercevons un moulin à vent (Krec’h ar Pot) et la chapelle de la Corderie, également appelée Notre-Dame de Keranroux, reconstruite au 19e siècle.

J’aime son autel en granite qui n’est pas sans rappeler les dolmens 🙂

La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) est née de la fusion en 1967 de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés (SCSN, créée en 1865) avec les Hospitaliers Sauveteurs Bretons (HSB, créé en 1873 à Rennes).

Dédiée aux marins, voilà une église qui veille tant au sauvetage des corps que des âmes ! Sans oublier le sauvetage des pois verts :mrgreen: (une prière un peu spéciale est rattachée à ce lieu)

Beaucoup de maisons ont les volets fermés et ne sont plus que des résidences secondaires. Le nombre d’habitants est en chute constante depuis longtemps, la vie insulaire étant moins aisée que sur le continent.

Moins de 400 à l’année, ils se retrouvent au moins 25 fois plus nombreux en été ! 😯 Le prix des maisons s’est envolé et les Bréhatins ne parviennent plus que difficilement à acheter chez eux… on ne peut que déplorer ce constat, valable pour la plupart des îles.

Nous avons été intrigués par ces curieuses plantes phalliques, qui peuvent atteindre 2-3 mètres de haut. Elles seraient de la famille des Echiums (vipérine).

Je préfère les agapanthes, également nombreuses sur l’île.

Nous arrivons au bourg par l’arrière du cimetière de l’église Notre-Dame de Bréhat, ou Notre-Dame de Bonne Nouvelle.

L’édifice actuel et son clocher-mur datent de la moitié du 17e siècle (jusqu’à fin 18e pour certaines parties).


Filles du St Esprit

L’arbre à soie, ou mimosa de Constantinople, nous offre ses superbes fleurs en forme de délicats pompons roses et blancs.

C’est pas tout ça, mais Cupidon nous attend !

Je me demande combien d’hôtels « Belle Vue » existent sur la planète…

Nous n’aurons pas eu le temps de tout visiter en une journée, et notamment les extrémités sud-ouest et sud-est de l’île sud. Dommage pour la citadelle et sa verrerie.

La marée est presque haute, c’est plus joli que ce matin.

AàG s’essaie aux contre-jours.

Il faut faire attention avec les étincelles, il ne s’agirait pas que la mer prenne feu.

Nous mitraillons pendant que Bréhat s’éloigne (comment ça c’est l’inverse ?)

Après le débarquement, nous nous attarderons un moment à la pointe de l’Arcouest.

Nous filons ensuite sur Paimpol, dont le vieux port nous a été recommandé par le logeur :

Après une promenade apéritive, nous y découvrirons une petite crêperie (le Dundee) qui se révèle un excellent choix.

Seul problème, l’odeur. En effet, pour sa galette AàG a choisi une garniture appelée « Popof » avec fruits de mer et autres abominations, pouah ! Au secours !

De retour à la chambre d’hôte, nous entendrons un étrange cinéma. Une dame visiblement désorientée déambule vers 22h dans le couloir et tente d’ouvrir toutes les portes en appelant. La logeuse, alertée par le bruit, viendra s’occuper d’elle.

Cette jeune femme, qui a dû faire un long chemin dans le noir complet pour arriver jusqu’ici, se dit à la recherche d’un lit. La logeuse a beau lui expliquer que toutes les chambres sont occupées, la fille insiste et je l’entends préciser « j’ai de quoi payer, j’ai 1 euro »… j’ai cru qu’elle avait bu, mais en fait non 😐 Elle a fini par repartir comme elle était venue…

Après un super petit déjeuner, nous partons pour l’Arcouest (j’adore ce nom !).

Nous garons la voiture dans un des grands parkings payants, impossible d’y couper. Bon ici il ne faut pas laisser les clés aux tenanciers, je préfère.

Nous embarquons ensuite dans une vedette à destination de l’archipel de Bréhat. La traversée du chenal du Ferlas est très rapide.

A Port-Clos, c’est le défilé sur l’embarcadère. Nous sommes loin du port car la mer est basse.

Vu la concentration de touristes en ces lieux, nous préférons ne pas nous attarder à visiter le port, ni le bourg situé davantage dans les terres.

Le temps de succomber à l’étal d’une boulangerie (quand même !), nous nous engagerons dans les ruelles étroites – et souvent bordées de murs – vers le nord-ouest de l’île sud.

On dit l’île « sans voiture », mais c’est oublier les mini-tracteurs tirant, qui une remorque pleine de bagages, qui un petit train touristique, etc. On en croisera pas mal dans l’île sud.

Bréhat a un microclimat doux, propice à la végétation (on y trouve même des plantes méditerranéennes), ce qui lui vaut d’être surnommée l’île aux fleurs.

Septembre n’est évidemment pas le meilleur mois pour profiter des floraisons !


Passiflore

Nous arrivons devant une magnifique anse reflétant le ciel.

Nous aurions aimé faire la traversée sur les dalles usées de cette chaussée submersible un peu schieve, prolongée d’une digue.

AàG a été *obligé* de faire quelques pas dessus pour pouvoir lire le panneau… d’interdiction ! (ils auraient dû le mettre encore plus loin 😆 )

Cet étang – assez envasé – se remplit avec la marée et permet de faire tourner le moulin du Birlot.

Oui je sais il y a beaucoup de photos mais c’était trop beau 🙂

D’ici nous avons une bonne vue sur la chapelle St Michel et son tertre rocheux constituant le seul relief significatif de l’île.

Nous contournons la retenue d’eau pour aller examiner le moulin de plus près.

Je ne comprends pas pourquoi le site et le logis du meunier sont classés mais pas le moulin proprement dit ?

Le moulin à marée du Birlot a été construit au 17e siècle et remanié au 18e. Il produisit de la farine jusqu’aux environs de 1920, après quoi il est dit qu’un boulanger important la farine plus blanche du continent s’installa sur l’île…

Devenu non-rentable, le mécanisme, la roue et même les meules furent détruits. Le moulin changea maintes fois de propriétaires et tomba progressivement en ruine avant d’être racheté par la commune en 1990.

Une association s’est alors créée pour le rénover. Aujourd’hui il a retrouvé son toit de chaume et, cerise sur le gâteau, il est fonctionnel et sert à des démonstrations.

Détail sur la roue à aubes en chêne :

Nous continuons ensuite à longer la côte.

Nous sommes à l’extrémité nord-ouest de l’île sud. Vous suivez ?

La navigation est périlleuse dans les environs de Bréhat !

La croix de Maudez date de 1788.

Une petite boucle nous ramène ensuite à la chapelle St Michel. Elle date de 1852 et sert d’amer.

Des panneaux prient les touristes de ne pas cueillir les fleurs ornant la montée à l’édifice afin que Bréhat reste « l’île aux fleurs », certains s’obstinent cependant à couper les tiges voire déterrer les plants 😐

La chapelle proprement dite ne nous a pas spécialement séduite. Par contre, son gardien… 😉

Cette croix monumentale en granit est la croix de St Michel (18e siècle).

Nous allons à présent plein Est pour rejoindre le petit pont ar Prat, appelé improprement « pont Vauban », permettant de rejoindre l’île nord.

Ce passage tient en réalité davantage de la digue que du pont. On le remarque à peine, d’autant plus à marée basse :

La vue est tantôt fermée, tantôt largement ouverte…

Jusqu’ici la réputation plus « sauvage » de l’île nord ne se vérifie pas. A moins que ce qualificatif ne soit dû à ce genre de pancarte ! 😆


Attention ! Un chien peut en cacher un autre

Midi est largement passé et le soleil tape fort, ça devient un peu pénible de marcher sur le terrain découvert que constituent les landes.

Nous nous dirigeons vers cette tour blanche qui nous intrigue – nous ignorions ce qu’était un amer jusqu’à aujourd’hui.

Nous avons de la chance, l’ombre de l’amer du Rosédo est délicieusement fraîche et il y pousse un tapis d’herbe fourni dont la douceur est fort appréciable parmi les rochers.

Les pieds à l’air, nous y dégusterons notre pique-nique. Nous sommes à l’extrême ouest de l’île nord.

Le chemin y devenant propice, je continuerai la promenade pieds-nus.

Nous tombons sur une plage de galets comportant d’innombrables cairns.

La hauteur de certains est impressionnante !

Un touriste arrivant par un autre chemin a à peine fait quelques pas dans les galets que les vibrations ainsi produites suffisent à faire tomber le sommet d’un haut cairn se trouvant à plusieurs mètres de lui.

AàG et sa tête d’hermine (pas blanche, nous ne sommes pas encore en hiver) s’employeront à réparer les dégâts 🙂

Résultat :

L’ensemble forme une esthétique forêt pétrifiée.

Suite au prochain épisode !

De Dinan nous avons une bonne centaine de kilomètres à parcourir afin de rejoindre le nord-ouest des Côtes d’Armor, qui constitue notre seconde étape.

Sur le trajet, nous ferons une promenade en forêt. Ensuite nous allons à Plouguiel pour déposer les bagages mais le logeur est absent, nous repasserons plus tard.

Histoire de passer agréablement l’après-midi, nous décidons de rejoindre Plougrescant – affectueusement surnommé « Plouplou » par AàG. Ce nom ne vous dit peut-être rien mais vous connaissez sûrement !


Castel Meur – photo honteusement trafiquée par AàG qui a effacé une voiture

Eh oui, c’est là qu’est nichée LA petite maison entre les rochers !

Il semble que dorénavant toute reproduction commerciale est devenue interdite, tellement il y eut de dérives.

Après avoir visité la petite exposition de la Maison du Littoral, nous partons en promenade avec leur plan sommaire (mais néanmoins utile).

J’ai décidé durant ces vacances de marcher autant que possible pieds nus. Pour ceux qui n’auraient pas accès à cet article, quelques extraits :

(…) Jacques-Alain Lachant, ostéopathe et auteur de La marche qui soigne (Payot, 272 p., 20 €), m’explique que, « quand on marche pieds nus, la qualité du sol et sa température éduquent notre sensibilité. Cela nourrit notre psychisme, un peu comme les odeurs ». Tout ça grâce aux quelque 7 000 capteurs sensitifs qui se nichent dans la plante de nos pieds. « La marche pieds nus fait particulièrement travailler les muscles et les articulations des pieds et stimule la circulation veineuse », ajoute Philippe Villeneuve, ostéopathe, podologue et président de l’Association de posturologie internationale.
(…)
La boue s’infiltre entre mes orteils. Une libellule s’approche. J’ai la grâce d’un éléphant. Je suis à deux doigts de perdre l’équilibre, déstabilisée par les cailloux qui tapissent le fond de la mare. J’apprends plus tard par Philippe Villeneuve qu’évoluer sur un terrain instable est pourtant des plus bénéfique : « Cela force le corps à s’équilibrer davantage. Du coup, on acquiert une meilleure stabilité et une meilleure posture. »
(…)
Venue avec mari et enfants, Aline déclare quant à elle éprouver « une impression de bien-être ». Un bénéfice que la réflexothérapeute Patricia Guyomard attribue au fait que « marcher pieds nus sur des sols variés masse l’ensemble des zones réflexes de la plante du pied, ce qui relaxe et permet d’éliminer les toxines ». Comme une sensation d’ancrage et de liberté, loin, très loin des univers virtuels qui peuplent notre quotidien. (…)

Les chemins sont empierrés et bien balisés, on sent qu’il y a du touriste qui passe en nombre.

Nous allons voir le site du Gouffre – qui, il faut l’admettre, n’est pas très impressionnant par beau temps ! Genre « non mais t’es sûr que c’est là ? »

Nous faisons demi-tour pour nous diriger vers la pointe du Château.

Au détour du chemin, une plage de galet et nos premiers choux marins (crambé maritime) !

C’est une espèce devenue assez rare et donc protégée.

Les galets sous la plante des pieds, ce n’est pas forcément très agréable – surtout quand le soleil les a rendus brûlants – mais une fois que les pieds ont goûté à la liberté… 🙂

Un petit cairn esthétique à l’équilibre audacieux :

Nous croisons une famille un peu perdue, je leur donne le plan qui ne nous est plus utile.

Nous arrivons à la Pointe du Château.

Surprise, il y a un couple de baigneurs ! Ils n’ont pas froid aux yeux (ni au reste) 🙂

Nous quittons les lieux vers Pors-hir.

Détail sur les feuilles d’un chou marin :

Le sentier serpente dans les landes entre fougères, bruyères, genêts et ajoncs.

Nous profitons d’une bande de sable à an Hinkin pour gonfler notre minuscule bateau et aller déposer un message secret sur l’une des embarcations mouillant au large ^^

AàG aurait bien voulu carrément rejoindre l’île Loaven !

Après un tour à la chambre d’hôte, nous allons ensuite à pied (chaussé) jusque Tréguier pour y manger.

Indiquée sur les panneaux comme « petite cité de caractère », elle nous a surtout paru une petite cité morte !

Il y a certes de belles ruelles et architectures, dont la maison natale d’Ernest Renan et la cathédrale St-Tugdual (tout était fermé à cette heure) mais aussi beaucoup de bâtiments à l’abandon, certains squattés.
Ambiance un peu glauque (qui ne nous dépayse pas trop, cela dit !).

Tout était désert et la plupart des établissements fermés (lundi oblige ?). Nous mangerons dans une épouvantable odeur de white spirit qui enveloppe toute la place.

Les crêpes n’étaient pas formidables et le serveur oublia une partie de notre commande.

Nous retraversons Le Guindy et empruntons à la tombée de la nuit le long chemin carrossable qui nous mène à la chambre d’hôte.

Installés dehors sur un banc dans l’obscurité, nous mangerons une tartine avec un bout de fromage en guise de complément de repas, que nous partagerons de bon coeur avec un griffu et poilu compagnon.

Comme d’hab pour la France, je ne fais pas un vrai compte-rendu jour par jour mais plutôt ville par ville – encore qu’ici ce soit un peu mixte (mais à quoi servirait d’établir des règles si ce n’était pour y déroger ensuite ?)

J’ai complété les appréciations concernant les chambres d’hôtes bretonnes testées sur cette page.

Tout d’abord nous avons franchi l’impressionnant pont de Normandie, avec plus de 2 km de longueur et des haubans qui font jusqu’à 460m. C’est la première fois que nous l’empruntions.

Je ne raconterai pas l’excellente première soirée que nous avons passée en bonne compagnie car ce moment n’appartient qu’à nous 😉

Ce doit être lié au climat si c’est toujours en coup de vent que nous visitons Dinan et St Malo !

Nous nous garons au matin près de la gare de Dinan, étrange construction de style soviétique dont la tour est censée rappeler un phare.

Nous déambulons un peu au hasard afin de retrouver l’office de tourisme (qui a déménagé depuis 2007, le fourbe !) et, attirés par une solennelle sonnerie qui n’en finit pas, tombons sur l’église St Malo avec son clocher court et massif.
Nous n’y entrerons pas à cette heure, messe oblige.

L’incontournable Tour de l’Horloge nous tend ensuite les bras.


Ancienne horloge

Y aurait-il un petit problème d’escalier ? :mrgreen:

Nous voici proche des cloches, gare aux oreilles !

Le beffroi a une sympathique charpente en bois.

Un beau panorama sur la vieille ville de Dinan s’offre à nous.

Vous reconnaîtrez ci-dessus l’église St Malo, silhouette trapue contrastant avec la basilique St Sauveur.

Les alignements de cheminées massives rythment le paysage urbain.

On aperçoit au loin le donjon de la duchesse Anne.

La plateforme sur laquelle nous évoluons étant très étroite, voici deux vues déformées (au grand angle) du sommet de la Tour.

Voici notre perchoir :

La Tour de l’Horloge comporte plusieurs cloches qui ne sont pas du tout mises en valeur : encagées dans un grillage qui ne leur laisse pas 1mm de libre 😦 Libérez les cloches !

Petite place piétonne au pied de la Tour de l’Horloge :

Vue plongeante sur la rue située de l’autre côté :

Un dernier regard au noir clocher de l’église St Malo et son fier coq…

…et nous voici en train de redescendre.

La Tour de l’Horloge a un petit air de champignon, vous ne trouvez pas ? Et de Tour de Pise aussi, oui 🙂

La basilique St Sauveur nous avait fait de l’oeil, nous allons donc pousser jusque là.
Dans la rue de l’Horloge, un musicien met une belle ambiance sonore en jouant de la vielle à roue… et ça fait toute une histoire ! 😯

Quelques plantes poussent sur les pierres rongées par le temps.

Des panneaux explicitent les textes en vieux français sculptés avec une calligraphie ornementée.

Les grilles en fer forgé s’allient aux vitraux pour donner un spectacle élégant et coloré.

Je suis comme Rorro, fasciné par les taches de lumière et essayant de les attraper !

Nous nous dirigeons ensuite vers la « terrasse » de la haute-ville car je veux dire bonjour à mon arbre.

Nous pouvons voir le viaduc en granit tristement connu, datant de 1852 (élargi en 1966), traverser la Rance.

Le Vieux-Pont en contrebas a été en grande partie reconstruit dans l’après-guerre, son histoire en dit beaucoup et c’est émouvant de savoir ce qu’il renferme.

Nous voulions emprunter le chemin de ronde mais son accès est fermé, nous rejoignons alors le donjon (14e siècle) du château de Dinan, qui est beaucoup plus impressionnant vu du pied des remparts.

Un rapide tour pour voir l’intérieur de l’église St Malo, qui nous a moins charmés :

Nous avons à présent la mystérieuse mission de trouver la statue de Du Guesclin…

Trouvée ! :mrgreen:

On gagne le droit d’aller se sustenter au Thé Gourmand 😉

Ensuite, cap sur la ville de St-Malo.

Après avoir survécu à la circulation et aux parkings, nous entrons dans l’intramuros et allons droit vers la mer, aimantés.

La plage de l’Eventail nous appelle, juste le temps de déchausser nos pieds pour profiter de la sensation du sable fin…

Les pieds (et un peu plus !) dans l’eau, nous rejoignons l’îlot du Fort National construit par Vauban en 1689. Il est accessible à sec à marée basse.


Diable, nous étions observés !

Le fort est fermé à cette heure, nous ne pourrons le visiter.
La marée monte, faisons-nous un peu peur ! (mais pas trop non plus) 🙂

C’est avec le plaisir de sentir les dalles lisses et chaudes sous nos pieds nus que nous continuerons la promenade des remparts, contribuant à leur patine par notre passage.

On se laisse bercer par le vent du large, le soleil nous sèche peu à peu, on admire le ballet agile des goélands en écoutant un air d’accordéon, tout cela donne juste une envie : se poser là et se laisser vivre, profitant de chaque sens…

Autrefois la réalité était plus rude !

Le blason de la ville nous le rappelle également :

Durant 6 siècles, à la nuit tombée, les portes de la ville étaient fermées et les redoutables chiens du guet étaient lâchés sur la grève… gare à ceux qui n’avaient pas entendu sonner la cloche annonçant l’imminence de leur lâcher !

Pour tout remerciement, ces malheureux finirent empoisonnés en 1770, au prétexte qu’ils n’avaient pas su distinguer les mollets nobles des mollets plébéiens.

Nous voici parvenus à l’exact opposé du Fort National, au niveau de la jetée protégeant le port.

Embarcadère vers un ailleurs…

Nous quittons ensuite le bord de mer pour rencontrer la vieille ville. Il est tard déjà et nous n’en verrons pas grand-chose, bonne excuse pour y revenir un jour.

La flèche de la cathédrale St Vincent est visible de très loin.

Même ici, nous retrouvons des canons sculptés.

Rue du chat qui danse

Une grande déception nous attendait ensuite : rupture de stock de poutine ! Nous avions repéré ce stand depuis notre arrivée et nous réjouissions d’enfin y goûter… (pensée pour Francy)

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, nous en profiterons pour aller voir Dinard – un tout tout petit aperçu, étant surtout à la recherche d’odeurs alléchantes et plus si affinité.

C’est une vraie malédiction puisqu’au premier resto, ils sont en rupture de frites… et au suivant, en rupture de moules ! Pour celles qui espéraient un moule-frites, c’est râpé :mrgreen:
Il nous restera les couleurs du couchant en lot de consolation 🙂

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