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Le rapport sur la biodiversité, présenté tous les 4 ans par l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN), est sorti aujourd’hui et acte l’échec de la communauté internationale à respecter l’objectif fixé en 2002 : freiner l’érosion de la biodiversité.

Extrait du Monde :

C’est le tableau le plus exhaustif de l’état de la biodiversité planétaire (…) [il] confirme l’effondrement du nombre des espèces à un rythme 100 à 1000 fois plus rapide que lors des grands épisodes d’extinction du passé.

(…)

Sur 45 000 espèces, 16 928 sont menacées d’extinction, soit 1 oiseau sur 8, 1 mammifère sur 4 et 1 amphibien sur 3.

Derrière ces tendances globales, le rapport s’attarde sur le sort des espèces menacées utilisées par l’homme pour son alimentation ou pour la médecine traditionnelle. Pour conclure à une situation encore plus critique : « 36 % des mammifères consommés par les hommes sont en danger, contre 21 % en moyenne« , souligne J.-C. Vié en pointant la menace que cela constitue pour la sécurité alimentaire.

Les auteurs du rapport ont par ailleurs essayé d’évaluer l’impact futur du changement climatique. Si la plupart des espèces de la Liste rouge sont sensibles au réchauffement, un plus grand nombre d’espèces, aujourd’hui considérées en bon état de conservation, seront, selon eux, gravement touchées par la transformation de leur environnement.

« L’étendue des espèces sensibles a de quoi faire frémir« , observe M. Vié. Aujourd’hui, la destruction des habitats liée à la poussée urbaine et à l’intensification de l’agriculture, la surexploitation et la présence d’espèces invasives restent les principales causes de l’érosion de la biodiversité.

(…)

Bien sûr, la crise actuelle des banques n’enchante aucun épargnant et je me fais du souci pour mes petites économies comme tout le monde. Mais les solutions, ou plutôt temporisations, apportées par les gouvernements sont-elles vraiment pertinentes ? Je me permets de citer Aureliano :

Quels que soient les soubresauts, de plus en plus violents, de la bourse, les vrais indicateurs, les vraies causes, sont évidemment ailleurs.

Et chaque jour qui passe voit les gouvernements occidentaux jeter des milliards, puis des dizaines de milliards et maintenant des centaines de milliards dans la bataille, pour essayer de sauver quoi ? l’humanité ? la planète ? la biodiversité ? le climat ? les entreprises ? les gens ?
Non, le système bancaire.

Mais, de grâce, laissez tomber le système bancaire !

(lire la suite)

Pendant ce temps les experts de l’UICN estiment que 36% des mammifères sont menacées d’extinction. Et la moitié des espèces est « en déclin » – certaines n’existent même plus à l’état sauvage et survivent seulement en captivité.

Il est pourtant possible de redresser la situation : grâce à différentes mesures de conservation, des résultats encourageants ont été obtenus pour 5 % des mammifères menacés.
Mais « plus nous attendrons, plus cela coûtera cher pour empêcher de nouvelles extinctions d’espèces », a averti Jane Smart, responsable du programme des espèces.

Infos extraites de : Le Soir

Ce n’est pas nouveau (sauf pour les journalistes du Monde semble-t-il) mais le répéter ne peut pas faire de tort : la 6e extinction massive d’espèces est déjà là, à nos portes, mais nous pouvons peut-être encore l’éviter ou du moins en limiter la portée.

Extraits de l’article (13.08.2008) :

L’espèce humaine a tellement modifié son environnement qu’elle porte maintenant gravement atteinte à la biodiversité des espèces terrestres et marines, et à terme à sa propre survie. (…) Un mammifère sur 4, un oiseau sur 8, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril, constate l’UICN.

Est-il encore possible de freiner ce déclin des espèces, qui risque de s’amplifier quand notre planète portera 9,3 milliards d’humains en 2050 ? Les biologistes américains Paul Ehrlich et Robert Pringle pensent que oui, à condition de prendre plusieurs mesures radicales sur le plan mondial. Ils les présentent dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine (PNAS) du 12 août, qui consacrent un dossier spécial à la sixième extinction.

En préambule, ces deux chercheurs n’hésitent pas à déclarer que « l’avenir de la biodiversité pour les 10 prochains millions d’années sera certainement déterminé dans les 50 à 100 ans à venir par l’activité d’une seule espèce, Homo sapiens, vieille de seulement 200 000 ans« . Si l’on considère que les espèces de mammifères – dont nous faisons partie – durent en moyenne un million d’années, cela place Homo sapiens au milieu de l’adolescence. Or cet « ado » mal dégrossi, « narcissique et présupposant sa propre immortalité, a maltraité l’écosystème qui l’a créé et le maintient en vie, sans souci des conséquences« , ajoutent sévèrement Paul Ehrlich et Robert Pringle.

Il faut donc, selon eux, insuffler un changement profond dans les mentalités, de façon à porter un autre regard sur la nature. Car, disent-ils, « l’idée que la croissance économique est indépendante de la santé de l’environnement et que l’humanité peut étendre indéfiniment son économie est une dangereuse illusion« . Pour contrer cette dérive, il faut commencer par maîtriser l’expansion démographique et diminuer notre surconsommation des ressources naturelles, dont une bonne part sert à assouvir des goûts superflus et non des besoins fondamentaux. (…)

Autre angle d’attaque : les services offerts par la biosphère sont nombreux et gratuits. Elle fournit les matières premières, les systèmes naturels de filtration des eaux, le stockage du carbone par les forêts, la prévention de l’érosion et des inondations par la végétation, et la pollinisation des plantes par des insectes et des oiseaux. A elle seule, cette dernière activité pèse 1,5 milliard de dollars aux Etats-Unis. (…)

(…) les deux chercheurs s’inquiètent du divorce croissant, dans les pays industrialisés, entre la population et la nature, divorce dû à l’utilisation intensive du multimédia. Ils remarquent que, « aux Etats-Unis, la montée des médias électroniques a coïncidé avec une baisse importante des visites des parcs nationaux, après cinquante ans de croissance ininterrompue« . (…)

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