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Les merdias se sont fait très discrets sur la question, détournant plutôt l’attention vers des sujets de bien moindre importance comme le faisait remarquer Tili. Surtout ne pas ouvrir de débat, ne pas informer sur le contenu du traité et ses conséquences (de toute façon le peuple n’y comprendrait rien n’est-ce pas !), surtout ne pas mettre en Une l’information… les bisbilles d’un ex-couple (mythique, si si) de politiciens est tellement plus importante n’est-ce pas ? C’est comme pour la sous-médiatisation des événements grecs ou espagnols (qui sait qu’un appel est lancé pour une grève illimitée à partir du 14 novembre 2012 ?)

Et donc : la France a ratifié le traité budgétaire européen (TSCG : Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) à une écrasante majorité. Si vous voyez encore une différence significative entre droite et gauche, faites-moi signe ! Ah, l’Europe, on aurait pu faire tant de choses bien avec… pourquoi faut-il qu’elle soit devenue le jouet des lobbies et le symbole-même de la non-démocratie ?

A l’heure actuelle 13 pays ont ratifié cette saleté, dont 9 pays de la zone euro (France, Allemagne, Autriche, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Portugal, Slovénie). Seule l’Irlande a utilisé la voie référendaire et non parlementaire.

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Ces deux textes (NdDDC : avec le « MES » : mécanisme européen de stabilité) marquent une étape importante dans le démantèlement des institutions démocratiques et le détricotage des modèles sociaux européens. Après une phase de relative discrétion, cette évolution ne peut plus être ignorée : le poids croissant de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) et des jurisprudences qu’elle élabore, puis les traités proposés par M. Jacques Delors quand il était président de la Commission (Acte unique de 1986, traité de Maastricht de 1992), ont favorisé l’émergence d’une puissante technocratie qui n’est pas tenue de rendre des comptes aux citoyens, et qui peut les priver de certaines conquêtes sociales. Cette dérive fut confortée par les décisions prises lors des sommets de Lisbonne (2000) et de Barcelone (2002), alors que treize des quinze gouvernements de l’Union européenne s’inscrivaient pourtant dans la mouvance sociale-démocrate ; puis à nouveau par l’adoption parlementaire en 2008, en France et aux Pays-Bas, du traité de Lisbonne, dont l’essentiel du contenu avait été rejeté par voie de référendum trois ans plus tôt dans ces deux pays.
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Le MES bénéficiera de l’apport des Etats membres, mais pourra aussi faire appel au marché des capitaux. Ce qui signifie qu’il sera lui-même soumis aux agences de notation. Les banques, qui peuvent emprunter à 1 % auprès de la BCE, prêteront au MES à un taux nettement supérieur, puis le MES aux Etats… à un taux encore supérieur. Ces fonds serviront à payer la charge de la dette, et donc à garnir les coffres des banques. En résumé, le nouveau mécanisme s’annonce bien plus avantageux pour les banquiers que pour les populations. Or il ne s’agit pas d’une délégation de souveraineté réversible, mais d’une perte d’indépendance que le traité qualifie d’« irrévocable et inconditionnelle ».
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Le TSCG ampute la raison d’être première du Parlement : le pouvoir de décider des recettes et des dépenses. Il transfère un rôle considérable à la Commission européenne. Il confie à la CJUE
(NdDDC : cour de justice de l’union européenne) le soin de régler les différends entre Etats, alors que sa mission se limitait jusqu’ici à l’imposition de la législation européenne — un rôle dont elle s’acquitte d’ailleurs avec un zèle tout particulier lorsqu’il s’agit de privilégier les logiques libérales
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Lire le très instructif article dont sont issus ces extraits dans le monde diplomatique de juin 2012.

Alors quand je lis dans la presse « Le prix Nobel de la paix accordé à l’Union européenne vient récompenser un projet synonyme de paix et de démocratie depuis plus d’un demi-siècle« … je ris jaune !! Qu’ils se demandent seulement pourquoi « l’euroscepticisme gagne partout du terrain » ! Voilà de dignes successeurs à Barack Obama, ce prix Nobel devient vraiment du foutage de gueule…

Signez la pétition (européenne) pour une protection de l’apiculture et des consommateurs face au lobby des OGM : http://www.ogm-abeille.org

Extrait de ce site :
L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice
Depuis l’apparition des premières cultures d’OGM en Europe il y a quelques années, les apiculteurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’impossible coexistence entre ces cultures et l’apiculture. Sous l’influence du lobby OGM et semencier, la Commission Européenne et les autorités nationales sont jusqu’à présent restées sourdes à cet appel.

Or, un apiculteur allemand qui a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON 810 dans son miel a intenté une action en justice. Le 5 septembre 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé qu’un tel miel ne pouvait pas être commercialisé.

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Question lancinante que je me pose tant pour la Libye et le Japon que pour cette directive inique que l’UE veut nous imposer au sujet des remèdes naturels tels que les plantes médicinales.

A défaut de pouvoir agir pour le premier et le second, on peut en tout cas signer la pétition pour un recours juridique contre ce véritable racket organisé par le lobby pharmaceutique !

Rajendra Pachauri préside depuis 2002 le GIEC dont les rapports ont posé scientifiquement la réalité du changement climatique. A ce titre, cet ingénieur et économiste indien de 67 ans a reçu le prix Nobel de la paix 2007, conjointement avec Al Gore. Invité au Conseil informel des ministres de l’environnement et de l’énergie de l’UE, il a appelé les Vingt-Sept à tenir l’engagement de réduire d’au moins 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. Citant Gandhi, il a exhorté les Européens à être en pointe dans la lutte contre le réchauffement : « Si vous voulez que le monde change, a-t-il lancé aux ministres, vous devez incarner ce changement. »

Six mois se sont écoulés depuis la conférence de Bali. Les négociations en vue d’aboutir à un accord international sur l’après-Kyoto avancent-elles ?

Il ne s’est pas passé grand-chose et c’est inquiétant. Il reste peu de temps avant le sommet de Copenhague en décembre 2009 même si, dans ce genre de négociations, c’est toujours un peu pareil : chacun observe l’autre et attend le dernier moment. Cela conduit à s’entendre dans le meilleur des cas sur des compromis alors que, cette fois-ci, nous avons besoin d’un accord solide et ambitieux. Pour contenir la hausse des températures en deçà de 2°C – 2,4°C, qui est selon nos travaux la ligne à ne pas franchir pour ne pas se mettre gravement en danger, il ne nous reste que sept ans pour inverser la courbe mondiale des émissions de gaz à effet de serre. C’est très peu.

Quel rôle peut jouer l’Europe ?

L’Europe a un rôle essentiel à jouer, elle doit continuer à montrer le chemin comme elle a commencé de le faire. Si elle ne prend pas la décision d’être la première grande région à réduire volontairement ses rejets de dioxyde de carbone, il est vain d’espérer un accord international. Jamais les Etats-Unis ou la Chine ne monteront dans le train.

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Que pensez-vous des doutes exprimés par certains sur la réalité du changement climatique ?

Ils sont marginaux et reflètent le plus souvent des intérêts particuliers qui redoutent d’être pénalisés par la transition à une économie « décarbonée ». Mais, objectivement, il n’y a plus de place pour le doute. La science a apporté tellement de preuves. Nous n’avons plus besoin d’aucune démonstration pour savoir sur une base scientifique que le réchauffement climatique est en cours et que l’essentiel de ce réchauffement est le fait des activités humaines. Mais il restera toujours des gens pour le contester. Il existe encore une Société de la Terre plate, dont les membres continuent et continueront encore pendant des siècles de nier la rotondité de la Terre…

Les objectifs généralement affichés sont de conserver le niveau de CO2 en deçà de 450 à 550 ppm. Mais de récents travaux indiquent qu’il faudrait demeurer en deçà de 350 ppm, un niveau qui est déjà dépassé…

Le GIEC ne donne pas de conseils, il se contente de donner une évaluation des différents scénarios. Ensuite, c’est à la communauté internationale de décider. La considération principale est que nous devons stabiliser le niveau de gaz à effet de serre à un niveau qui soit en deçà du niveau d’interférence humaine dangereuse avec le climat. Comment définir ce qui est dangereux ? Et plus important : dangereux pour qui ? Pour certains petits Etats insulaires, le niveau actuel est sans doute déjà dangereux. J’étais récemment en Nouvelle-Zélande où j’ai rencontré le président des îles Kiribati (Anote Tong), dont le pays sera submergé avant la fin du siècle. Il est bien conscient du fait que, pour les habitants de son pays, qui devront partir, le niveau de danger est déjà dépassé. La communauté internationale ne peut pas décider de ce qui est dangereux sur la foi d’une moyenne : il n’y a pas de moyenne dans le danger représenté par le changement climatique.

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Extraits du Monde du 07.07.2008

Extrait de l’article Agir au quotidien (Le Soir).

Le Premier ministre Guy Verhofstadt et le président de l’exécutif européen José Manuel Barroso ont donné le coup d’envoi d’une large campagne européenne de sensibilisation invitant tout un chacun à participer à la diminution d’émission de CO2.

Baptisée « Le changement climatique: vous pouvez le maîtriser », cette campagne sera menée dans les vingt-cinq pays membres au cours des mois à venir. A l’aide d’encarts dans la presse, de spots à la télévision, de panneaux publicitaires et d’un site internet (climatechange.eu.com), une cinquantaine d’astuces écologiques sont proposées aux citoyens européens, sans nuire à leur confort quotidien.

L’exécutif européen vous invite ainsi à réduire votre chauffage de 1°C (ce qui permet d’économiser 10% d’énergie), d’éteindre téléviseurs, ordinateurs et chaînes hi-fi plutôt que de les laisser en mode « veille » (10% d’économies ici aussi), d’utiliser moins votre voiture, de recycler vos déchets, etc.

Nous pouvons tous faire davantage contre le changement climatique, a jugé le président de la Commission européenne au Berlaymont. Cette campagne montre combien nous sommes tous responsables du changement climatique et ce que chacun peut et doit faire pour juguler cette menace. Chaque année, chaque citoyen européen rejette en moyenne 11 tonnes de gaz à effet de serre, a-t-il rappelé.

Plusieurs organisations de défense de l’environnement ont toutefois dénoncé le décalage entre le discours et les pratiques du président Barroso, propriétaire depuis peu d’un puissant 4X4. Le président Barroso lance une campagne européenne qui doit sensibiliser les citoyens à leur propre impact sur le réchauffement du climat pendant que lui-même conduit un Volkswagen Touareg gourmand en carburant et gros émetteur de CO2, a ainsi raillé le Réseau Action Climat, présent devant le Berlaymont.

Interrogé par la presse, M. Barroso n’a pas démenti ces accusations. Jamais nous n’avons dit que nous étions parfaits. Nous pouvons tous faire plus, a-t-il reconnu, tout en insistant néanmoins sur la liberté de chacun de mettre en oeuvre les conseils prodigués par la campagne. Ceci n’est pas une campagne moraliste (…) Nous n’avons pas une conception totalitaire. Nous ne voulons pas contrôler la vie privée de chaque citoyen, a-t-il encore insisté. C’est à chacun de prendre les mesures qu’il veut.

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