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Bande-son : Juliette – Fina Estampa

Lac d’Artouste et refuge d’Arrémoulit

Vous souvenez-vous de la centrale électrique d’Artouste photographiée hier soir ? Aujourd’hui nous allons monter à la source, si je puis dire 😉

Excepté une bagarre de chats, cette nuit fut calme. Nous profitons de la fraîcheur matinale pour rendre visite à Fermín Arrudi Urieta, el gigante aragonés.

La commune de Sallent de Gállego lui rend hommage à travers une statue représentant ce géant de 2m29, qui était également musicien (multi-instruments) autodidacte.

Afin de préserver son anonymat, AàG est représenté (à son grand désarroi) en Christophe Colomb.

En sortant de la boulangerie, je dis à AàG : maintenant nous avons la preuve de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ! 😆

Nous nous rendons ensuite en France, à Fabrèges dans la vallée d’Ossau. De là part la télécabine de la Sagette qui nous emmènera sans effort de 1240m jusqu’à 1930m d’altitude.


Spéciale dédicace 😉

A la gare de la Sagette, on monte ensuite dans le « petit train d’Artouste ». Cette ligne à voie étroite (500mm d’écartement) compte parmi les plus hautes d’Europe avec une altitude maximale de 1940m.

Elle commence par le « tunnel de l’Ours », d’une longueur de 375m.

Avant d’être reconverti en train touristique, ce chemin de fer a servi à la construction et l’entretien du barrage d’Artouste. Plus d’info ici.

La ligne serpente pas mal ! Les rayons de courbure imposent une vitesse réduite et il nous faudra presque 1h pour parcourir les ~10km de voie ferrée.

Il n’y a aucune route dans la vallée du Soussouéou (y a-t-il besoin de préciser que j’adore ce nom ? 😀 ).

Oh, des resquilleurs ! Nous les regardons avec envie, nous avions longuement hésité à faire de même (ce qui est strictement interdit patati patata) vu l’allergie d’AàG aux trains touristiques…

Finalement nous nous sommes dit que l’aller/retour à pied prendrait trop de temps, nous empêchant d’aller beaucoup plus loin que le lac.

Depuis le terminus, un large chemin avec des marches permet de franchir les 90m de dénivelée restant pour rejoindre le lac d’Artouste, qui flirte avec les 2000m d’altitude.

A gauche, on entraperçoit le barrage :

Comme d’hab, le rendu des couleurs est très différent entre nos deux APN…

Les touristes sont un liquide. Si si, ils prennent la forme des lieux dans lesquels on les déverse !

Comme la foule ce n’est pas notre truc, nous préférons reporter notre visite du barrage à ce soir et commencer directement à s’éloigner en longeant la berge du lac.

Au loin, en haut, au chaud, un troupeau. Tout près, en bas, au frais, des têtards.

Nous marchons plein sud et le soleil cogne déjà bien.

Cette avancée de roches me fait penser à une grosse patte de fauve :

Le miroitement est hypnotisant.

Au bout du lac, des vaches paissent en toute liberté.

Fini le plat, il est l’heure de monter !

Au croisement nous prenons la direction sud-est. Nous ferons une boucle et reviendrons par l’autre côté.

Le refuge est en vue, tout en haut à droite :

Il subsiste quelques névés à hauteur des lacs d’Arrémoulit.

Le refuge d’Arrémoulit (ou « d’Arrémoulie » comme il est écrit sur la plaque du Club Alpin Français) se situe à 2305m.

Je pense que le dortoir est trop petit car une grande tente est dressée dehors et le téléphone n’arrête pas de sonner pour des réservations.

Nous pique-niquons en alternant l’ombre et le soleil, ayant trop froid dans l’une et brûlant dans l’autre ! Le chocolat chaud n’est pas bon et les toilettes folkloriques nous font regretter les pipi-nature :mrgreen:

J’aime bien l’aménagement qu’ils ont fait pour le débordement.

Ici on aperçoit la tente-dortoir dressée à côté du refuge :

Nous hésitons à faire demi-tour ou à monter vers le lac d’Arrious. En effet, emprunter le passage d’Orteig nous permettrait de faire une boucle… seulement cette section escarpée est notée comme étant réservée à des randonneurs expérimentés.

Le gardien du refuge nous confirme qu’il ne faut pas avoir le vertige, mais qu’il ne faut pas de matériel.

Nous décidons d’aller en juger par nous-mêmes. Au pire on devrait avoir le temps de faire demi-tour… enfin on l’espère, car l’heure de départ du dernier petit train est 17h15.

Sinon il faudra qu’on se tape les 10km à pattes, et qu’on redescende sous le téléphérique à la lampe frontale. Y a pas mort d’homme, mais si on peut éviter ce serait mieux !


Lac et refuge d’Arrémoulit


Lac d’Artouste

On approche du passage découvert par Jacques Orteig en 1883. Ce raccourci à flanc de paroi rocheuse permet de rejoindre le refuge d’Arrémoulit depuis le col d’Arrious sans redescendre jusqu’au lac d’Artouste.

La vue est impressionnante…

Élargi et équipé d’une main-courante, le passage d’Orteig ne pose aucune difficulté. On avait entendu des personnes évoquer des passages à franchir « assis » (pour ne pas basculer dans le vide), je n’ai rien vu de tel !

Si la roche était mouillée ou s’il y avait du brouillard, ce serait autre chose.

Le sentier descend ensuite au lac d’Arrious.

Intrigué par le chenal, AàG va explorer le petit tunnel creusé derrière le batardeau.

C’est une prise d’eau qui donne sur le flanc droit ci-dessus. Ainsi le débordement du lac d’Arrious alimente le lac d’Artouste.

Sur la gauche se trouve le pic du lac d’Arrious, à ne pas confondre avec le pic d’Arrious.

Nous croisons des randonneurs flamands avec qui j’échange quelques mots.

Nous allons à présent redescendre au lac d’Artouste.

En face, le chemin parcouru ce matin :

Au niveau timing on a de la marge, on peut se permettre de mitrailler 😉

Je n’aurai pas photographié tellement de fleurs, aujourd’hui… je me rattraperai les prochains jours 😉

On retrouve nos copines qui n’ont pas beaucoup bougé !

Prenons le temps de nous promener sur le barrage, puisque nous ne l’avons pas fait tout à l’heure. Il n’y a plus personne à présent, c’est parfait.

Au loin nous voyons un petit train partir.

Texte du panneau explicatif : Le barrage d’Artouste est un ouvrage entièrement maçonné avec des moëllons de granit extraits des carrières souterraines situées sous vos pieds, et taillés sur place.
Les blocs étaient amenés par quatre téléphériques appelés « Blondins », jusqu’aux ouvriers qui montaient ainsi mètre par mètre cet ouvrage digne des bâtisseurs de pyramide !!

Nous rejoignons la gare. Vu l’affluence, ils doivent affréter deux trains. Le premier part blindé, le second quasi vide. Devinez lequel on a pris ? :mrgreen:

A plusieurs reprises ils appellent un groupe de 3 campeurs qui aurait dû rentrer ce soir-là. Malgré le retard avec lequel nous sommes partis, ils manquent toujours à l’appel…

Cette fois, c’est moi qui monte côté vide. Chacun son tour !

Le trajet s’effectue plus rapidement qu’à l’aller.

Nous croisons des télécabines « Val Thorens », c’est rigolo. Espérons que ce soit de la seconde main de bonne qualité ! ^^

A 18h30 nous sommes revenus au parking. Un hélicoptère n’arrête pas de faire des allers-retours.

Nous roulons jusqu’au col du Pourtalet. Il y a là un supermercado où nous achetons de quoi pique-niquer : gazpacho, tortilla…

Nous nous promenons ensuite dans les environs mais le brouillard et surtout les aboiements furieux de chiens de berger nous feront faire demi-tour.

Ce n’est pas le genre d’avertissement qu’il faut prendre à la légère si on tient à ses mollets !

Retour au bercail et tartinade d’aloe vera :mrgreen:

La Marmolada, Punta Rocca, les fortifications militaires d’altitude et le lac de barrage Fedaia

La route est longue et sinueuse pour rejoindre la Marmolada à partir de La Villa. Mais la destination en vaut la peine. D’ailleurs j’ai eu un mal fou à trier les photos !

La Marmolada est le point culminant des Dolomites (Punta Penia, alt. 3343m). Pour ceux qui ont un doute : non, son nom n’a rien à voir avec les marmottes, mais est lié à sa roche apparentée au marbre !

Nous y montons en téléphérique au départ de Malga Ciapela (alt. 1450m).

En l’espace de 3 minutes, nous arrivons à la station intermédiaire située 900m plus haut : Antermoja (alt. 2350m). Il ne nous est pas loisible de sortir de la station à ce niveau, c’est uniquement une « correspondance ».


Punta Rocca

Après un dénivelée supplémentaire de 600m nous voici à Serauta (alt. 2950m) où se trouve un refuge et un petit musée de la guerre. Le changement de température commence à se faire sentir, à cette altitude ! Les neiges éternelles commencent…

Un dernier téléphérique nous emmènera 315m plus haut, au petit refuge de Punta Rocca (alt. 3265m). Une « grotte de la madonne » kitchissime y est aménagée.

La Marmolada est le seul glacier notable subsistant dans les Dolomites.

Aux abords du refuge se trouvent les habituels panneaux « humoristiques »…

La panorama est splendide et le beau temps est avec nous. Les rayons du soleil nous réchauffent, on sent moins l’air glacé.

Nous avons vue sur le lac de barrage nommé Fedaia, ses eaux ont une magnifique couleur bleu-vert.

Nous passerons toute la matinée à profiter des lieux et à mitrailler… on ne sait plus où donner de la tête :mrgreen:

Nous descendons à la station inférieure, Serauta, où la température est déjà un peu plus clémente. Cela nous permet d’envisager un pic-nic dehors, reste à trouver un endroit abrité du vent (et des gens).

Près du refuge part un grand tunnel en tôle permettant aux engins de rejoindre les pistes de ski à partir de leur garage.

Le point de vue est tout aussi beau d’ici… une deuxième séance photo s’impose !

Nous avons la bonne surprise de découvrir, en contrebas du refuge, un massif rocheux un peu spécial… Un panneau d’information du ministère de la défense donne le ton !

C’est près de l’observatoire que nous établirons notre camp de base pour l’opération « Mangeaille ». Manque de chance, l’ennemi choisit ce moment pour sortir de son antre… à comprendre un marteau-piqueur XXL commence à détruire un muret, causant un boucan effroyable.

Des chemins sont aménagés pour permettre de visiter tous les recoins de ces fortifications italiennes.

Corps de garde, poste de commandement, postes d’observation, postes de tir, baraques (dortoirs, réfectoires, etc.) en bois ou creusées dans la roche, magasins, infirmeries, postes de contrôle, stations téléphériques… rien ne manque !

On progresse en s’aidant du « fil de vie » (filin métallique) souvent présent. Les grimpeurs bien outillés y accrochent leur mousqueton mais ce n’est pas à franchement parler nécessaire pour la sécurité, à moins d’être fatigué ou d’avoir le vertige (coucou Delf 😉 ).

Là j’ai pas réussi à choisir entre les deux, du coup vous avez droit à la version avec et sans AàG 😛

J’ai adoré ces petits sentiers très ludiques, ainsi que toutes ces petites et grandes cavernes…

Ici, de grands échelons constitués de barres de fer plantées dans le rocher permettent de rejoindre un discret poste d’observation.

Ci-dessous les restes d’un poste d’artillerie.


L’ombre du dragon

En se retournant, on a une vue d’ensemble du refuge de Serauta et de l’engin de chantier dont le bruit résonne toujours jusqu’à nous.

On se promet d’aller jeter un œil au lac de Fedaia qui nous nargue toujours, dans la vallée…

S’ensuit un passage qu’AàG n’appréciera pas du tout, avec de petites plaques de tôles fort espacées surplombant le vide (t’es toujours là, Delf ?)

Ces fortifications italiennes sont très étendues, c’est impressionnant.

Tout au bout se trouve une station téléphérique utilisée pour l’approvisionnement (nourriture, munitions, etc.) ainsi que l’arrivée de la via ferrata créée par les militaires pour rejoindre leurs positions. Un panneau nous informe qu’elle est actuellement « en entretien ».

C’est le moment d’entamer le chemin du retour, qui est différent puisqu’il s’agit d’une boucle.

Près du refuge, le monstre est toujours à l’œuvre. Ca fait 2h qu’il nous casse les oreilles. Ah, le calme de la montagne…

Une dernière découverte, une caverne boisée avec des étagères, peut-être le logement des officiers ?

Nous reprenons le téléphérique, avec toujours le changement de cabine au niveau intermédiaire… et voici la dernière ligne droite :

Prêts ? C’est parti !

En bas la chaleur nous tombe dessus avec violence. La voiture est d’ailleurs un four.
Un rapide regard sur la carte et nous partons vers le lac de barrage admiré du haut.

Au passage, nous croiserons un panneau « parc naturel de la marmotte »… ah la la, il n’y a pas assez d’heures dans une journée !

C’est un étrange « double barrage » : une retenue arrière empêche le lac de Fedaia d’épouser le fond de vallée, tandis qu’à l’avant se trouve un « vrai » barrage mais tout aussi bizarre car formant un W asymétrique (visible ici).

Le lac est longé d’un côté par une route fréquentée, et de l’autre par une ancienne route non circulée sauf service.


Les semi-tunnels végétalisés de la grand’route

Nous observons avec amusement des jeunes gens téméraires en train de plonger les orteils dans l’eau froide…

…à grands renforts de cris douloureux 😆

Même le chien finira par se laisser convaincre ! On ne voit plus que les têtes qui dépassent.

Cela semble être un lieu de promenade apprécié, nous croisons beaucoup de petits groupes à pied ou à vélo.

J’aime beaucoup les vieilles glissières de sécurité complètement rouillées.

Encore quelques épilobes pour Koridwen 😉

Nous voici parvenus au barrage proprement dit. La structure en W semble être conçue pour s’appuyer sur la petite colline centrale.

Le lac est désormais plongé dans l’ombre… Nous souperons à Arraba, où nous serons servis au lance-pierre.

Lundi 11 septembre 2006 – La photo que tout le monde attendait

(Enfin quand je dis tout le monde, c’est surtout Ido et le Nabot !)
Mais tout d’abord, le fameux épisode du petit déjeuner à la frühstückspension Häuslhof de Kaprun :

A l’heure mentionnée pour le petit déjeuner, nous descendons dans la salle dédiée, qui se trouve quasi en face de la porte de la logeuse. On l’entend vaquer à ses occupations mais personne ne vient. Sur la table se trouvent déjà 4 petits pains pas frais et une assiette de charcuterie qui suinte, je ne sais pas depuis combien de temps elle est ainsi mise à la disposition des mouches mais le morceau de beurre est déjà tout mou. Avec cela, nous avons droit à UNE mini-confiture par personne… cette fois c’est sûr, nous n’allons pas grossir. Quels radins dans cette pension.

Je fais le trajet une deuxième fois (j’avais oublié quelque chose dans la chambre) et je descends l’escalier le moins discrètement possible. On parle ensuite assez fort. Toujours personne. Bon c’est pas tout ça mais on a des choses à faire aujourd’hui, alors je vais chercher la carafe de jus d’orange derrière le comptoir et je nous sers. Il est infect, mais alors à un point que je n’avais jamais rencontré : je ne parviens même pas à boire plus que deux gorgées !

Interlude : quelques photos de nature pour s’apaiser ^^

Toujours derrière le comptoir, j’avais aperçu une cafetière avec un reste de vieux café tenu au chaud. Là encore, je nous sers. C’est… buvable. AàG teste le saucisson de jambon, mais il est immonde. Ayant repéré les réserves de confiote sur une étagère, je puise allègrement dedans pour faire passer le pain. Oh dites donc le pactole, y avait même des mini-nutella cachés dans le tas !!

Nous avons presque fini de déjeuner quand la logeuse daigne enfin se soucier de nous. Elle nous dit bonjour du bout des lèvres et demande si on veut du café, je réponds froidement « We have. » Elle insiste pour la forme en nous demandant si on n’en veut pas « du frais »… Ben tiens, c’est un peu tard pour y penser, alors je lui répète en articulant sèchement « We have. »

Cette personne nous fait payer le prix fort pour un service plus que minable et une nuit bruyante, or le rôle de gentille pigeonne ne me convient guère. On remonte dans la chambre, on fait nos bagages et on s’en va. Quand je vais lui remettre le prix convenu sans mot dire, elle ne montre pas un seul signe de surprise et ne nous demande pas pourquoi on part déjà (on lui avait dit la veille qu’on resterait au minimum deux nuits, sans doute trois). C’est dommage, j’aurais bien voulu qu’elle nous demande où on allait à présent. Juste pour le plaisir de pouvoir lui répondre « Kaprun ».

Interlude bis : quelques photos de nature pour s’apaiser

On trouve le point central d’information touristique, plus complet que celui de la veille. Quelques « zimmers » situées dans des endroits a priori calmes sont moins chères, on décide d’aller voir leurs abords avant de choisir. Nous voulons expédier cela assez rapidement pour ne pas que le programme d’aujourd’hui en souffre trop. Le premier logement est une ferme située tout en haut d’une série de lacets, au milieu des pâtures, mais… juste à côté d’une antenne GSM. Nous nous apprêtons à aller sonner à la porte quand je remarque un chat famélique et craintif sur le seuil. Je ne veux pas loger chez des gens qui ne nourrissent pas leur chat. Nous repartons.

A mi-chemin des lacets se trouve la maison « Haus Sonne ». La vieille dame ne nous laisse pas rentrer chez elle avant qu’on ne lui dise combien de nuits on resterait. Or elle ne comprend rien à mon mauvais allemand ni à notre langage des signes. Elle finit par demander en anglais mais… elle ne comprend pas la réponse !! Finalement elle nous fait voir les chambres, la première qu’elle nous montre est relativement récente et ensoleillée mais donne sur la façade principale, on entend fort les camions qui passent sur la nationale en contrebas. Nous parvenons (par miracle) à lui faire comprendre et elle nous montre une chambre sur le côté, vieillotte mais plus calme. On lui fait signe que c’est ok.

On revient avec les bagages, elle nous tend la clé… de la première chambre ! On lui dit qu’on veut la numéro 3. Elle fait signe que non, elle ne comprend pas. On insiste, elle finit par capter et nous donner la bonne clé. Rha je sens que la communication va être pénible dites donc… Voilà-t’y pas qu’elle nous dit que son mari va reculer la voiture pour qu’on puisse ranger la nôtre sur le côté de la maison. Euh non mais on n’est pas en vacances pour passer la journée dans la chambre, hein, on s’en va, là !!

La journée peut enfin commencer. Nous allons au Kitzsteinhorn : 3 cabines téléphériques successives nous emmènent jusqu’à la Gipfelstation (3029 m). Là-haut, ça skie ferme !

Après avoir apprécié les superbes vues qui s’offrent à nous, nous empruntons le « panorama tunnel ». Il s’agit d’un tunnel piéton creusé dans la roche, qui descend jusqu’à un point de vue inférieur. De là on peut se promener dans la neige sur un sentier balisé le long des pistes.

Beaucoup de regards convergent vers un point bien précis… Je crois que ça se passe de commentaires ! En plus ils sont restés là longtemps et elle a fini encore moins habillée que ça… elle est bonne pour une pneumonie.

Ce qui est particulièrement marquant, c’est qu’il y a beaucoup de touristes musulmans en cet endroit et, pendant que les femmes voilées, couvertes des pieds à la tête, admirent les montagnes… devinez vers où se tourne le regard de leurs maris :-/


Reconnaissez-vous les deux lacs de barrage de Kaprun ?

On pique-nique sur un rocher, certains me regardent bizarrement… bah quoi, vous n’avez jamais vu quelqu’un éplucher un concombre ?

Ah oui j’avais oublié de vous dire : leurs panneaux de signalisation des dangers sont très imagés, on a beaucoup aimé ^^

On remonte ensuite avec le « shuttle », une petite cabine sur rail qui navette entre la station et les pistes.

Le téléphérique nous descend à la station inférieure, hors neige.

Il me reste un peu de pain alors les chevaux s’en régalent, enfin un surtout qui est tellement gourmand qu’il viendrait bien fouiller lui-même mon sac pour être sûr que je n’aie rien oublié !

On se promène un peu, on s’arrête à hauteur d’une jolie cascade et là, miracle : marmotte à babord !! Parce qu’il faut quand même préciser que dans ces Alpes autrichiennes, nous n’aurons pas vu grand monde au niveau de la faune comme telle (sorry private joke inside).

Un chat géant a fait ses griffes sur cette montagne dans un lointain passé…

Je m’approche, la marmotte prend peur et se cache dans son terrier. Quelques minutes de patience et hop, la revoilà en train de se chauffer au soleil sur son rocher. Ce petit jeu se répète plusieurs fois et je dois finir à plat ventre pour prendre ce pauvre cliché avec le zoom à fond… pfff !

Ah non pardon c’était pas celle-là 😀 La voici :

Nous reprenons le téléphérique, le hasard fait que, sur les centaines de cabine qui tournent, nous tombons sur la même qu’à l’aller. On la reconnaît car on a euh, disons « aménagé » son bandeau de pub dans un élégant auto-collage façon pâte feuilletée 🙂

L’après-midi n’est pas encore tout à fait finie aussi nous nous rendons à Zell am See.

Il s’agit d’une grosse bourgade qui possède deux centres et se trouve le long d’un très grand lac. Ce dernier est magnifique… et ses occupants aussi, jugez plutôt !

Canards et moinouilles, cygnes et fripouilles… Malheureusement, je n’ai plus de pain et c’est une très grave situation pour moi. Tant de becs qui quémandent et rien à leur donner !! Argh 😦


Heureusement tout le monde n’a pas mon étourderie !

Il y a des canards noirs aux yeux jaune orangé qui nous épatent par leurs longues apnées. Ils plongent sous l’eau pour fouiller le fond du lac avec leur bec. Impressionnant. Je pense que ce sont des fuligules (morillon ?). Une photo plus reconnaissable de la bestiole se trouve ici. En cours de nettoyage, cela donne :

Une autre espèce en plein lavage ;-p

Nous nous promenons également un peu en ville mais l’ambiance est trop bourgeoise à notre goût.

Nous préférons nous écarter et aller manger à Piesendorf. Un repas sans prétention mais tout à fait correct, avec une shoko banan-torte en dessert. Une colonie d’enfants débarque peu après mais ils sont (relativement 😉 ) sages !

Jeudi 07 septembre 2006 – Hintertux

La nuit fut très bonne et nous nous rendons compte que, comme lors de la majorité du séjour, notre chambre est la seule occupée. Le petit déjeuner est royal, avec un buffet complet rien que pour nous : yaourt, salade de fruits, quatre sortes de céréales, plateau de charcuteries, fromage, confitures, miel, nutella (sans commentaire svp), différents petits pains et deux tranches de cake marbré chocolat en guise de dessert. Hmmm, je sens que nous allons rester ici !! Par chance notre sympathique logeuse, Mme Hauser, parle (bien) anglais et nous avons donc forcément plus d’échanges possibles avec elle – ne serait-ce que pour lui demander de mettre les ice-packs dans son surgélateur, ben ça aide. Franchement la « pension Zillertal » est une adresse à recommander pour ceux qui passent du côté de Gerlos… ce fut notre meilleur logement en Autriche (et pas le plus cher !).

Le ventre bien lesté, nous prenons la longue route qui mène à HinterTux, dans la Zillertal Arena. En chemin, AàG vole quelques photos à travers la vitre de la voiture : un train à voie étroite longe le fond de la vallée à nos côtés. Et puis il faut aussi immortaliser le deuxième type de clocher local : il y a les grands maigres pointus (qui m’ont paru les plus répandus) et il y a ceux-ci, mes préférés, les petits gros à bulbe :

Partout dans le Tyrol, nous serons littéralement hypnotisés par le vert. Les pelouses et prairies ont un vert intense, lumineux, comme nous avons rarement vu ailleurs ! Il s’en dégage une impression de douceur et de bien-être qui donne irrémédiablement envie de cesser toute activité pour aller se rouler dedans ^^

Nous empruntons trois téléphériques successifs pour arriver au sommet. Et ça ne se bouscule pas : dans les trois cabines, nous serons seuls ! Malheureusement les vitres sont souvent trop rayées (par les skis) que pour faire des prises de vue correctes…

Arrivés tout en haut, à 3200m, nous sommes un peu surpris ! En fait il y a énormément de skieurs et surfeurs qui s’entraînent sur les pistes enneigées. Il y a deux versants de montagne skiables en cette saison (cela forme un « V »), et le domaine semble propice à l’apprentissage. Plein de groupes d’enfants s’en donnent à cœur joie en « short de ski » – ‘scusez mon manque de vocabulaire, je ne skie pas en été, ni en hiver d’ailleurs ^^

La terrasse (avec art moderne of course) est assez petite, mais nous mettrons quand même looooongtemps à en faire le tour… Les plus sagaces d’entre vous devineront pourquoi 😉

Je ne peux pas mettre le panoramique tel quel dans une note, aussi je vous demande de bien vouloir cliquer sur CE LIEN pour faire un tour de manège !

On marche un peu dans la neige, là où les piétons sont autorisés, mais c’est une zone assez restreinte. Deux mannequins sont en train de poser pour des photos de mode, c’est assez ridicule… enfin nous verrons pire plus loin dans le séjour ^^

Quand nous entamons son ascension, le sommet est devenu désert… c’est assez vertigineux : on marche dans un chaos de blocs sur le sommet d’une crête, à peu près à hauteur du téléphérique, et des plaques de glace s’amusent à nous compliquer la tâche. C’est là qu’on prie pour que les blocs ne jouent pas au mikado et qu’il n’y ait pas de gros coup de vent. Je m’arrêterai un peu avant la fin par manque de confiance en moi et en mes chevilles : je suis une spécialiste du roulé-boulé en bas des pentes à cause de mes ligaments trop longs (i.e. je me tords souvent les chevilles).

Nous remontons sur la terrasse pour pique-niquer – ah purée ces escaliers, je n’ai plus aucun souffle à cette altitude !! C’est déjà l’afflux de mômes galopant dans tous les sens, ça met de l’animation (les remontées mécaniques s’arrêtent en début d’après-midi). Nous mangeons à notre aise sur un banc, en dégustant le panorama autant que nos tartines.

Il va sans dire que nous ne serons pas seuls dans la cabine du téléphérique pour la redescente !! Des files énormes se sont formées, et ça ne sert à rien d’attendre car il en arrive toujours plus de partout. Quelle contraste avec la sérénité des montagnes : ça se bouscule dans tous les sens, ça parle très fort en slovène, bouloulou vivement qu’on sorte de là !

On descend étape par étape, en faisait de petites pauses aux stations intermédiaires du téléphériques…

…mais les domaines de ski sont trop décharnés pour être intéressants en terme de randonnées.

Un peu plus loin cependant nous repérons une « route » qui zèbre un glacier, nous en profitons pour aller l’examiner de plus près. D’autres touristes s’y rendent également. ll faut faire attention aux chutes de pierre et aux crevasses.

Des gens s’y entraînent à l’escalade, c’est la première fois que j’observe la technique utilisée pour grimper des murs de glace.

Nous ne sommes qu’en milieu d’après-midi, aussi nous partons faire le début de la promenade vers le refuge de Berlin (près de Ginzling si je ne confonds pas).

En chemin, une petite photo prise spécialement pour Moukmouk :

Nous prenons la voiture et il commence à pleuviner peu avant d’arriver à destination. Nous nous heurtons encore une fois à un parking payant, alors nous allons nous garer plus loin, le long de la route, par pur esprit de contradiction… C’est la drache, on attend plus d’1/2h dans la voiture dans l’espoir que ça s’arrête.

On sort à la faveur d’une micro-éclaircie mais l’averse retombe de plus belle alors on s’abrite sous une grosse roche qui est déjà squattée par deux gars qui s’exercent dessus (enfin, dessous !) à l’escalade.

Finalement on se remet en route, ce n’est pas une pluie vicieuse qui va nous empêcher de nous promener, non mais ! Le pont qui débute la promenade est recouvert de plusieurs centimètres d’eau qui peine à s’évacuer, il faut le passer en équilibre sur la bordure de sa balustrade ^^

Le large chemin que nous empruntons se perd dans la forêt, la brume s’accroche dans les arbres c’est esthétique. La pluie finit par diminuer, mais nous sommes de toute façon déjà trempés. Jusqu’à 18h, elle tombera par intermittence.

Nous longeons une petite ferme, puis une fromagerie, où un vieux monsieur nous hèle. Il commence à nous parler en français ! Il n’a plus toute sa tête mais il sait quand même très bien où il veut en venir : qu’on achète son fromage !! On lui dit qu’on passera au retour.

Le sentier n’est pas très pentu ni sauvage, ce doit être seulement plus loin que ça commence à devenir intéressant… Tant pis, il se fait tard et nous rebroussons chemin, sans oublier d’effectuer l’arrêt promis pour le bergkäse (littéralement « fromage de montagne »). Il n’a pas beaucoup de goût mais qu’est-ce qu’il pue !!

La pluie a ravivé le vert, pourtant déjà intense, des prairies. C’est reposant. Apparemment il n’a plu que dans cette vallée, les autres sont sèches (grmbl !).

Nous allons manger à Zell am Ziller, où quelques jeunes à mobylette s’amusent à faire le tour du pâté de maison toute la soirée… Il faut savoir que dans la plupart des villages traversés nous avons croisé un Saint Panneau annonçant la Bonne Nouvelle : la circulation des vélomoteurs est interdite entre 22h et 6h. Un petit chat vient nous rendre visite mais malheureusement pour lui nous avons déjà fini nos assiettes, il n’aura pas grand-chose à se mettre sous la dent…

Mardi 05 septembre 2006 – Zugspitze & Eibsee

La nuit se passe très mal : je ne me sens pas bien, j’ai chaud et mal au ventre… arriva ce qui devait arriver : en plein milieu de la nuit, je galope vers la toilette pour réétudier plus en détail le menu de la veille. Heureusement que nous n’avons plus de voisins de chambre, se faire réveiller par quelqu’un qui vomi c’est pas glop… Le matin, fatiguée, je me fais un tout petit déjeuner histoire de ne pas partir le ventre vide. Autant dire que ça contraste avec les matins précédents ^^

En route vers le Zugspitze : le téléphérique du Pitztal nous a posé un lapin mais celui-ci, on ne le laissera pas se défiler ! Il va y avoir énormément de photos pour cette journée, c’est « la pire » du séjour je crois à ce point de vue… impossible de faire un tri plus sélectif !

Le sommet du Zugspitze a la particularité d’être à cheval entre l’Autriche et l’Allemagne (son téléphérique jumeau part de Garmisch-Partenkirchen). Le prix de la montée est salé, mais il faut avouer que ça en vaut la peine : la cabine nous emmène à près de 3000m, et comme nous avons de la chance nous serons au-dessus de la mer de nuages !

La montée est vertigineuse, involontairement on ne peut s’empêcher d’examiner les câbles avec quelque anxiété ^^ Heureusement mon déjeuner a décidé de rester en place !

Le paysage de sapins se décharne progressivement avec l’altitude, la rocaille et bientôt la neige nous tendent les bras…

Nous sentons la température fraîchir et voilà les 6°C annoncés dans la vallée qui se manifestent. Le temps est cependant idéalement ensoleillé.

Je m’amuse à nourrir les craves, qui sont tout sauf timides. Ces oiseaux sont tellement habitués aux touristes qu’ils viennent presque piquer le bout de pain dans nos mains avant qu’on le lance…

Je suis admirative quant à leur façon de rattraper au vol la moindre miette, leur vol reste d’une précision extrême malgré les fortes bourrasques de vent. Ce ne sont pas les seuls à résister au vent d’ailleurs !

Nous passons de longs moments à explorer toutes les terrasses du refuge d’altitude, qui se partage lui aussi entre l’Allemagne et l’Autriche.

Chaque orientation donne lieu à un mitraillage photographique conséquent ;-p

Nous sortons ensuite pour escalader le véritable sommet du Zugspitze, qui se trouve juste à côté.

Le décor est impressionnant car aucun sommet n’est plus haut que nous. Des randonneurs sont en train de manger leurs sandwiches à côté de drapeaux tibétains, sentiment d’irréalité…

Nous ne faisons pas de grande promenade car le moindre pas est essoufflant à cette hauteur, et puis je suis toujours un peu patraque de cette nuit. En fait les environs sont assez mornes (trop minéral).

Le refuge en lui-même illustre parfaitement la différence entre ses deux pays. Du côté autrichien se trouvent des œuvres d’art moderne (très présent partout où nous sommes allés dans le Tyrol) tandis que du côté allemand, la terrasse est envahie de tables recouvertes de saucisses et de bières ^^

Après s’être largement rassasié les yeux, nous redescendons dans la vallée en début d’après-midi, avec une idée derrière la tête. Vu de là-haut, un certain lac nous a beaucoup tenté et je voudrais y passer ma « convalescence »… mais d’abord, rassasions notre estomac !

J’ai repéré un banc libre dans une prairie, à l’ombre d’un sapin se trouvant quasi en dessous du départ du téléphérique. Nous pique-niquons tranquillement et une sorte de gros moustique nous accompagne : il « mange » une vieille tranche de pain (jetée pour les oiseaux) pendant toute la durée de notre repas !

On remarque un technicien qui vaque à ses occupations sur le dessus d’une cabine, on pense à une intervention ponctuelle… et soudain la cabine part, avec le gars sur son toit ! Ebahis, on se demande si c’est normal… mais oui, ça en a bien l’air ! Le téléphérique s’arrête lorsque le technicien arrive à hauteur du premier pylône (qui est très loin en fait), le gars descend dessus et la cabine repart sans lui.

Le Eibsee est du côté allemand, il nous faut donc faire tout le tour de la montagne en voiture. « Vue du ciel », la couleur de ce lac m’avait attirée comme un aimant. Tiendra-t’il ses promesses au sol ? Je vous laisse en juger…

La route qui y mène est un cul-de-sac. Arrivés au bout, une voiture est arrêtée et discute avec un piéton bizarre. Je déboîte pour passer à côté, mais le piéton décidément antipathique m’arrête et me demande :
« parking ? »
« euh ?! yes »
« 2,50 euros »
« ah ! no ! »

Je trouve ça un peu crapuleux de devoir payer pour passer trois petites heures au bord du lac, si ça se trouve ce gars s’est improvisé caissier de parking et n’a aucune autorité pour ce faire. J’ai donc fait un beau demi-tour (même pas crapuleux) et je suis partie me garer plus loin. Beaucoup plus loin car, bien sûr, tous les bords de route sont interdits au stationnement, sans qu’une raison valable ne transparaisse. Pur hasard !

Enfin bref, après ce petit accès de mauvaise humeur, nous parvenons enfin au bord du lac… dont le merveilleux bleu-vert transparent nous fait oublier illico presto l’affreux jojo !!

C’est la vue de ce lac qui me donnera envie d’enfin toucher l’appareil photo, car jusque là c’est AàG qui a quasi tout fait…

On commence par une promenade le long de l’eau, sur un petit sentier forestier très agréable. L’ombre est la bienvenue, il fait toujours étouffant.

Nous trouvons une zone à peu près déserte et nous nous y installons pour faire trempette. C’était très exactement là :

L’eau est un peu froide, c’est toujours un mauvais moment à passer que de devoir se mouiller petit à petit… mais une fois qu’on y est, rhââ que c’est gai !

Il fait bon et c’est un plaisir de nager un peu, même si c’est en T-shirt ^^ Plus loin, des pédalos et des petits voiliers font les foufous, l’ambiance est propice à la détente…

Quelques canards se font un plaisir, que dis-je, un devoir ! de finir nos restes de pain.

Après la baignade nous laissons le soleil nous sécher sur les rochers, j’en profite pour noter quelques éléments du compte-rendu avant de tout oublier.

Nous passerons une fin d’après-midi très agréable au bord de ce lac, qui nous rappelle notre journée à Plitvice la Merveilleuse.

C’est à regret que nous quittons le lac, dont les yeux peinent à se détacher. Nous allons souper à Arzl im Pitztal, un repas assez quelconque mais qui nous permet de découvrir les « germknödel ». Nous avions entraperçu ce dessert sur des tables du refuge et son aspect très étrange avait immanquablement titillé notre curiosté de chat ! Ce n’était pas très bon, en fait… une pâte « crue » (??) fourrée aux pruneaux et saupoudrée de graines de pavot, le tout nageant dans de la crème vanille. Très lourd et pas très goûteux.

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