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Lundi 11 septembre 2006 – La photo que tout le monde attendait

(Enfin quand je dis tout le monde, c’est surtout Ido et le Nabot !)
Mais tout d’abord, le fameux épisode du petit déjeuner à la frühstückspension Häuslhof de Kaprun :

A l’heure mentionnée pour le petit déjeuner, nous descendons dans la salle dédiée, qui se trouve quasi en face de la porte de la logeuse. On l’entend vaquer à ses occupations mais personne ne vient. Sur la table se trouvent déjà 4 petits pains pas frais et une assiette de charcuterie qui suinte, je ne sais pas depuis combien de temps elle est ainsi mise à la disposition des mouches mais le morceau de beurre est déjà tout mou. Avec cela, nous avons droit à UNE mini-confiture par personne… cette fois c’est sûr, nous n’allons pas grossir. Quels radins dans cette pension.

Je fais le trajet une deuxième fois (j’avais oublié quelque chose dans la chambre) et je descends l’escalier le moins discrètement possible. On parle ensuite assez fort. Toujours personne. Bon c’est pas tout ça mais on a des choses à faire aujourd’hui, alors je vais chercher la carafe de jus d’orange derrière le comptoir et je nous sers. Il est infect, mais alors à un point que je n’avais jamais rencontré : je ne parviens même pas à boire plus que deux gorgées !

Interlude : quelques photos de nature pour s’apaiser ^^

Toujours derrière le comptoir, j’avais aperçu une cafetière avec un reste de vieux café tenu au chaud. Là encore, je nous sers. C’est… buvable. AàG teste le saucisson de jambon, mais il est immonde. Ayant repéré les réserves de confiote sur une étagère, je puise allègrement dedans pour faire passer le pain. Oh dites donc le pactole, y avait même des mini-nutella cachés dans le tas !!

Nous avons presque fini de déjeuner quand la logeuse daigne enfin se soucier de nous. Elle nous dit bonjour du bout des lèvres et demande si on veut du café, je réponds froidement « We have. » Elle insiste pour la forme en nous demandant si on n’en veut pas « du frais »… Ben tiens, c’est un peu tard pour y penser, alors je lui répète en articulant sèchement « We have. »

Cette personne nous fait payer le prix fort pour un service plus que minable et une nuit bruyante, or le rôle de gentille pigeonne ne me convient guère. On remonte dans la chambre, on fait nos bagages et on s’en va. Quand je vais lui remettre le prix convenu sans mot dire, elle ne montre pas un seul signe de surprise et ne nous demande pas pourquoi on part déjà (on lui avait dit la veille qu’on resterait au minimum deux nuits, sans doute trois). C’est dommage, j’aurais bien voulu qu’elle nous demande où on allait à présent. Juste pour le plaisir de pouvoir lui répondre « Kaprun ».

Interlude bis : quelques photos de nature pour s’apaiser

On trouve le point central d’information touristique, plus complet que celui de la veille. Quelques « zimmers » situées dans des endroits a priori calmes sont moins chères, on décide d’aller voir leurs abords avant de choisir. Nous voulons expédier cela assez rapidement pour ne pas que le programme d’aujourd’hui en souffre trop. Le premier logement est une ferme située tout en haut d’une série de lacets, au milieu des pâtures, mais… juste à côté d’une antenne GSM. Nous nous apprêtons à aller sonner à la porte quand je remarque un chat famélique et craintif sur le seuil. Je ne veux pas loger chez des gens qui ne nourrissent pas leur chat. Nous repartons.

A mi-chemin des lacets se trouve la maison « Haus Sonne ». La vieille dame ne nous laisse pas rentrer chez elle avant qu’on ne lui dise combien de nuits on resterait. Or elle ne comprend rien à mon mauvais allemand ni à notre langage des signes. Elle finit par demander en anglais mais… elle ne comprend pas la réponse !! Finalement elle nous fait voir les chambres, la première qu’elle nous montre est relativement récente et ensoleillée mais donne sur la façade principale, on entend fort les camions qui passent sur la nationale en contrebas. Nous parvenons (par miracle) à lui faire comprendre et elle nous montre une chambre sur le côté, vieillotte mais plus calme. On lui fait signe que c’est ok.

On revient avec les bagages, elle nous tend la clé… de la première chambre ! On lui dit qu’on veut la numéro 3. Elle fait signe que non, elle ne comprend pas. On insiste, elle finit par capter et nous donner la bonne clé. Rha je sens que la communication va être pénible dites donc… Voilà-t’y pas qu’elle nous dit que son mari va reculer la voiture pour qu’on puisse ranger la nôtre sur le côté de la maison. Euh non mais on n’est pas en vacances pour passer la journée dans la chambre, hein, on s’en va, là !!

La journée peut enfin commencer. Nous allons au Kitzsteinhorn : 3 cabines téléphériques successives nous emmènent jusqu’à la Gipfelstation (3029 m). Là-haut, ça skie ferme !

Après avoir apprécié les superbes vues qui s’offrent à nous, nous empruntons le « panorama tunnel ». Il s’agit d’un tunnel piéton creusé dans la roche, qui descend jusqu’à un point de vue inférieur. De là on peut se promener dans la neige sur un sentier balisé le long des pistes.

Beaucoup de regards convergent vers un point bien précis… Je crois que ça se passe de commentaires ! En plus ils sont restés là longtemps et elle a fini encore moins habillée que ça… elle est bonne pour une pneumonie.

Ce qui est particulièrement marquant, c’est qu’il y a beaucoup de touristes musulmans en cet endroit et, pendant que les femmes voilées, couvertes des pieds à la tête, admirent les montagnes… devinez vers où se tourne le regard de leurs maris :-/


Reconnaissez-vous les deux lacs de barrage de Kaprun ?

On pique-nique sur un rocher, certains me regardent bizarrement… bah quoi, vous n’avez jamais vu quelqu’un éplucher un concombre ?

Ah oui j’avais oublié de vous dire : leurs panneaux de signalisation des dangers sont très imagés, on a beaucoup aimé ^^

On remonte ensuite avec le « shuttle », une petite cabine sur rail qui navette entre la station et les pistes.

Le téléphérique nous descend à la station inférieure, hors neige.

Il me reste un peu de pain alors les chevaux s’en régalent, enfin un surtout qui est tellement gourmand qu’il viendrait bien fouiller lui-même mon sac pour être sûr que je n’aie rien oublié !

On se promène un peu, on s’arrête à hauteur d’une jolie cascade et là, miracle : marmotte à babord !! Parce qu’il faut quand même préciser que dans ces Alpes autrichiennes, nous n’aurons pas vu grand monde au niveau de la faune comme telle (sorry private joke inside).

Un chat géant a fait ses griffes sur cette montagne dans un lointain passé…

Je m’approche, la marmotte prend peur et se cache dans son terrier. Quelques minutes de patience et hop, la revoilà en train de se chauffer au soleil sur son rocher. Ce petit jeu se répète plusieurs fois et je dois finir à plat ventre pour prendre ce pauvre cliché avec le zoom à fond… pfff !

Ah non pardon c’était pas celle-là 😀 La voici :

Nous reprenons le téléphérique, le hasard fait que, sur les centaines de cabine qui tournent, nous tombons sur la même qu’à l’aller. On la reconnaît car on a euh, disons « aménagé » son bandeau de pub dans un élégant auto-collage façon pâte feuilletée 🙂

L’après-midi n’est pas encore tout à fait finie aussi nous nous rendons à Zell am See.

Il s’agit d’une grosse bourgade qui possède deux centres et se trouve le long d’un très grand lac. Ce dernier est magnifique… et ses occupants aussi, jugez plutôt !

Canards et moinouilles, cygnes et fripouilles… Malheureusement, je n’ai plus de pain et c’est une très grave situation pour moi. Tant de becs qui quémandent et rien à leur donner !! Argh 😦


Heureusement tout le monde n’a pas mon étourderie !

Il y a des canards noirs aux yeux jaune orangé qui nous épatent par leurs longues apnées. Ils plongent sous l’eau pour fouiller le fond du lac avec leur bec. Impressionnant. Je pense que ce sont des fuligules (morillon ?). Une photo plus reconnaissable de la bestiole se trouve ici. En cours de nettoyage, cela donne :

Une autre espèce en plein lavage ;-p

Nous nous promenons également un peu en ville mais l’ambiance est trop bourgeoise à notre goût.

Nous préférons nous écarter et aller manger à Piesendorf. Un repas sans prétention mais tout à fait correct, avec une shoko banan-torte en dessert. Une colonie d’enfants débarque peu après mais ils sont (relativement 😉 ) sages !

Jeudi 07 septembre 2006 – Hintertux

La nuit fut très bonne et nous nous rendons compte que, comme lors de la majorité du séjour, notre chambre est la seule occupée. Le petit déjeuner est royal, avec un buffet complet rien que pour nous : yaourt, salade de fruits, quatre sortes de céréales, plateau de charcuteries, fromage, confitures, miel, nutella (sans commentaire svp), différents petits pains et deux tranches de cake marbré chocolat en guise de dessert. Hmmm, je sens que nous allons rester ici !! Par chance notre sympathique logeuse, Mme Hauser, parle (bien) anglais et nous avons donc forcément plus d’échanges possibles avec elle – ne serait-ce que pour lui demander de mettre les ice-packs dans son surgélateur, ben ça aide. Franchement la « pension Zillertal » est une adresse à recommander pour ceux qui passent du côté de Gerlos… ce fut notre meilleur logement en Autriche (et pas le plus cher !).

Le ventre bien lesté, nous prenons la longue route qui mène à HinterTux, dans la Zillertal Arena. En chemin, AàG vole quelques photos à travers la vitre de la voiture : un train à voie étroite longe le fond de la vallée à nos côtés. Et puis il faut aussi immortaliser le deuxième type de clocher local : il y a les grands maigres pointus (qui m’ont paru les plus répandus) et il y a ceux-ci, mes préférés, les petits gros à bulbe :

Partout dans le Tyrol, nous serons littéralement hypnotisés par le vert. Les pelouses et prairies ont un vert intense, lumineux, comme nous avons rarement vu ailleurs ! Il s’en dégage une impression de douceur et de bien-être qui donne irrémédiablement envie de cesser toute activité pour aller se rouler dedans ^^

Nous empruntons trois téléphériques successifs pour arriver au sommet. Et ça ne se bouscule pas : dans les trois cabines, nous serons seuls ! Malheureusement les vitres sont souvent trop rayées (par les skis) que pour faire des prises de vue correctes…

Arrivés tout en haut, à 3200m, nous sommes un peu surpris ! En fait il y a énormément de skieurs et surfeurs qui s’entraînent sur les pistes enneigées. Il y a deux versants de montagne skiables en cette saison (cela forme un « V »), et le domaine semble propice à l’apprentissage. Plein de groupes d’enfants s’en donnent à cœur joie en « short de ski » – ‘scusez mon manque de vocabulaire, je ne skie pas en été, ni en hiver d’ailleurs ^^

La terrasse (avec art moderne of course) est assez petite, mais nous mettrons quand même looooongtemps à en faire le tour… Les plus sagaces d’entre vous devineront pourquoi 😉

Je ne peux pas mettre le panoramique tel quel dans une note, aussi je vous demande de bien vouloir cliquer sur CE LIEN pour faire un tour de manège !

On marche un peu dans la neige, là où les piétons sont autorisés, mais c’est une zone assez restreinte. Deux mannequins sont en train de poser pour des photos de mode, c’est assez ridicule… enfin nous verrons pire plus loin dans le séjour ^^

Quand nous entamons son ascension, le sommet est devenu désert… c’est assez vertigineux : on marche dans un chaos de blocs sur le sommet d’une crête, à peu près à hauteur du téléphérique, et des plaques de glace s’amusent à nous compliquer la tâche. C’est là qu’on prie pour que les blocs ne jouent pas au mikado et qu’il n’y ait pas de gros coup de vent. Je m’arrêterai un peu avant la fin par manque de confiance en moi et en mes chevilles : je suis une spécialiste du roulé-boulé en bas des pentes à cause de mes ligaments trop longs (i.e. je me tords souvent les chevilles).

Nous remontons sur la terrasse pour pique-niquer – ah purée ces escaliers, je n’ai plus aucun souffle à cette altitude !! C’est déjà l’afflux de mômes galopant dans tous les sens, ça met de l’animation (les remontées mécaniques s’arrêtent en début d’après-midi). Nous mangeons à notre aise sur un banc, en dégustant le panorama autant que nos tartines.

Il va sans dire que nous ne serons pas seuls dans la cabine du téléphérique pour la redescente !! Des files énormes se sont formées, et ça ne sert à rien d’attendre car il en arrive toujours plus de partout. Quelle contraste avec la sérénité des montagnes : ça se bouscule dans tous les sens, ça parle très fort en slovène, bouloulou vivement qu’on sorte de là !

On descend étape par étape, en faisait de petites pauses aux stations intermédiaires du téléphériques…

…mais les domaines de ski sont trop décharnés pour être intéressants en terme de randonnées.

Un peu plus loin cependant nous repérons une « route » qui zèbre un glacier, nous en profitons pour aller l’examiner de plus près. D’autres touristes s’y rendent également. ll faut faire attention aux chutes de pierre et aux crevasses.

Des gens s’y entraînent à l’escalade, c’est la première fois que j’observe la technique utilisée pour grimper des murs de glace.

Nous ne sommes qu’en milieu d’après-midi, aussi nous partons faire le début de la promenade vers le refuge de Berlin (près de Ginzling si je ne confonds pas).

En chemin, une petite photo prise spécialement pour Moukmouk :

Nous prenons la voiture et il commence à pleuviner peu avant d’arriver à destination. Nous nous heurtons encore une fois à un parking payant, alors nous allons nous garer plus loin, le long de la route, par pur esprit de contradiction… C’est la drache, on attend plus d’1/2h dans la voiture dans l’espoir que ça s’arrête.

On sort à la faveur d’une micro-éclaircie mais l’averse retombe de plus belle alors on s’abrite sous une grosse roche qui est déjà squattée par deux gars qui s’exercent dessus (enfin, dessous !) à l’escalade.

Finalement on se remet en route, ce n’est pas une pluie vicieuse qui va nous empêcher de nous promener, non mais ! Le pont qui débute la promenade est recouvert de plusieurs centimètres d’eau qui peine à s’évacuer, il faut le passer en équilibre sur la bordure de sa balustrade ^^

Le large chemin que nous empruntons se perd dans la forêt, la brume s’accroche dans les arbres c’est esthétique. La pluie finit par diminuer, mais nous sommes de toute façon déjà trempés. Jusqu’à 18h, elle tombera par intermittence.

Nous longeons une petite ferme, puis une fromagerie, où un vieux monsieur nous hèle. Il commence à nous parler en français ! Il n’a plus toute sa tête mais il sait quand même très bien où il veut en venir : qu’on achète son fromage !! On lui dit qu’on passera au retour.

Le sentier n’est pas très pentu ni sauvage, ce doit être seulement plus loin que ça commence à devenir intéressant… Tant pis, il se fait tard et nous rebroussons chemin, sans oublier d’effectuer l’arrêt promis pour le bergkäse (littéralement « fromage de montagne »). Il n’a pas beaucoup de goût mais qu’est-ce qu’il pue !!

La pluie a ravivé le vert, pourtant déjà intense, des prairies. C’est reposant. Apparemment il n’a plu que dans cette vallée, les autres sont sèches (grmbl !).

Nous allons manger à Zell am Ziller, où quelques jeunes à mobylette s’amusent à faire le tour du pâté de maison toute la soirée… Il faut savoir que dans la plupart des villages traversés nous avons croisé un Saint Panneau annonçant la Bonne Nouvelle : la circulation des vélomoteurs est interdite entre 22h et 6h. Un petit chat vient nous rendre visite mais malheureusement pour lui nous avons déjà fini nos assiettes, il n’aura pas grand-chose à se mettre sous la dent…

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