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Vendredi 15 septembre 2006 – Mines de sel

Après une bonne nuit chez la famille Rettenbacher (et un super petit déjeuner), nous partons pour Hallstatt la romantique. C’est une toute petite ville coincée entre son lac et un versant escarpé de la montagne (Dachstein). La partie ancienne est un village piéton construit sur la pente. On y accède par un tunnel routier sur le bord duquel se trouvent répartis quelques parkings. De là une série d’escaliers mène sur la « grand-place ». La première chose que nous voyons est donc un ensemble de toits, dont la plupart sont constitués de bardeaux de bois (le lien est pour Patriarch 😉 ). Deux personnes travaillent sur le toit supérieur, les voyez-vous ?

Le temps n’est pas au beau fixe et l’eau est très agitée sur le grand lac. Les vagues sont rapides et impressionnantes, les canards sont ballottés dans tous les sens, on se demande comment ils ne sont pas malades… pour un peu ils feraient des bonds ! Dans ces conditions, ce n’est pas facile de leur donner du pain – car cette fois-ci, j’ai prévu le stock, non mais oh ! Ils peinent sérieusement à attraper les morceaux ^^

Une de nos premières rencontres dans le village est un chat qui se fait mettre à la porte d’une boucherie 🙂 Lui et son petit copain (trop timide pour être pris en photo !) appartiennent à la maison voisine, qui a d’ailleurs construit dans son jardin une étroite passerelle en bois qui s’élève le long des réserves de bois, fait un coude et monte ensuite jusqu’à la fenêtre du premier étage !

Au coin de la place, un restaurant recycle ses machines à café d’une façon originale…

Nous visitons ensuite une église protestante néo-romane sur laquelle se trouve un panneau assez surprenant, que nous avons déjà vu à de multiples reprises au cours de notre séjour. Il y est écrit en allemand, anglais, français et russe que ce bâtiment est un bien culturel et qu’il est sous la protection de la Convention de La Haye en cas de conflit armé !

Nous montons ensuite à l’église catholique « Katholische Pfarrkirche » par des chemins étroits et un peu raides, fréquentés qui plus est par d’étranges personnages :

L’église est entourée d’un cimetière décoré très esthétiquement.

Il y a énormément de sculptures sur bois.

Vu le manque de terrains disponibles, les bornes de pierre délimitant les tombes doivent être enlevées pour pouvoir descendre un cercueil.

Le cimetière était d’ailleurs tellement exigu que très vite il s’est retrouvé plein. Un ossuaire a donc été aménagé dans la St Michaelskapelle. Vers 1600, on a commencé à y transférer les vieux ossements (principalement crânes, tibias et fémurs).

Ce petit ossuaire paroissial accueille ainsi près de 2000 crânes, dont environ 600 ont été peints avec le nom, la date de décès et une guirlande de végétaux caractérisant symboliquement le défunt : rose, laurier, lierre ou chêne.

Ces peintures sont faites avec beaucoup de respect pour le mort et correspondent en quelques sortes à des prières.

Actuellement, seuls les habitants qui le mentionnent explicitement rejoindront l’ossuaire, et seulement après 10 ou 20 ans d’inhumation.

En-dessous de l’église devait se trouver un autre ossuaire, ou du moins c’est ce qu’on en a déduit, car les dalles composant le sol comportent une tête de mort en relief et on voit dans la falaise des aérations qui laissent à penser que la crypte s’enfonce profondément. Un vitrail a été relégué dans le premier niveau sous l’église :

Je n’ai malheureusement pas d’autre photo de l’intérieur de l’église, il y avait trop de gens et pas assez de lumière.

J’aimais beaucoup sa porte d’entrée, très travaillée. Le sens du détail se retrouve jusque dans le robinet du cimetière !

L’élévation de l’église nous offre une très belle vue sur le village et le lac, ainsi que sur le temple protestant. A noter que leurs cloches ne sont pas synchronisées 😉

On s’enfile de petits chemins au hasard, et ici où là un détail attire mon œil sur les façades…

…et notamment une inscription « 20 C+M+B 06 » tracée à la craie sur presque toutes les portes d’entrée. Nous l’avons vue un peu partout en Autriche sans savoir ce que cela signifiait jusqu’à présent. C’est en fait le signe que le curé a béni cette maison. L’inscription comporte l’année de la bénédiction et le C+M+B signifie Christus Mansionem Benedicat : que le Christ bénisse cette maison.

On remonte à la voiture pour pique-niquer, il y a énormément de vent. S’ensuit une grande séance de nourrissage de toutes les bêtes à plumes que nous croisons : les plongeurs fuligules, colverts, cygnes… et même des moinouilles !

On achète pas mal de souvenirs en sel gemme, cela nous vaut un trajet supplémentaire vers la voiture car c’est lourd et volumineux. Je commence à en avoir ma claque de tous ces escaliers, mes mollets ont deux semaines difficiles derrière eux et ils sentent le retour à l’écurie qui approche !

L’après-midi sera consacrée au chemin des mines, le Soleleitungsweg. Il y a le funiculaire de Salzberg qui permet d’accéder directement à la mine touristique, mais cela ne nous intéresse pas. Sur l’IGN (affichée dans la rue !), il y a d’ailleurs une belle mine indiquée sur le « chemin des radins » (traduction : chemin qui boycotte un téléphérique). Mes mollets grommellent un peu mais c’est parti mon kiki, 600m de dénivelé dans la forêt.

Ce n’est pas désagréable quoi qu’un peu monotone. On croise régulièrement des pipelines de saumure, dont certains ne sont plus que des vestiges en triste état. Nous arrivons à une grosse maison abandonnée, dont la cave comportait un atelier et une petite forge. Ce bâtiment est lié à la mine Franz Jozef, dont l’entrée monumentale se trouve de l’autre côté du sentier. Quel dommage qu’on ne puisse pas la visiter !

Nous dépassons l’arrivée du funiculaire, à partir d’ici c’est une route revêtue de bitume. Dans la forêt nous repérons des vestiges (treuil, borne pour délimiter les concessions…) Nous passons devant la mine-musée Salzbergwerk : Kaiserin Christina Stollen. Là aussi, l’entrée donne bien envie, mais les tralalas touristiques ne nous tentent vraiment pas.

Nous poursuivons le chemin, sur lequel nous rencontrons de nombreuses entrées de mines, certaines semblent liées au musée, d’autres semblent gérées par le groupe Salinen Austria, que ce soit pour du pompage, de la ventilation ou de l’extraction nous n’en savons rien… Il est mignon son petit « chapeau » vous ne trouvez pas ?

La route est de plus en plus raide. Vient un tronçon comme je n’en ai jamais vu, une pente pareille c’est de la démence !!! Je ne sais pas combien de pourcentages cela faisait, mais ça doit être plus que limite pour les voitures. On n’en croyait pas nos yeux (par contre on en a cru nos mollets).

La ballade continue plusieurs heures, toujours en mode « montée ». D’après l’IGN on est à présent 1100 mètres au-dessus du niveau du lac. Les entrées de mine deviennent de plus en plus espacées, on fatigue et on se lasse. Je me demande si toutes ces entrées sont reliées de l’intérieur, si cela ne forme qu’un seul réseau ou pas…

Nous faisons le trajet du retour sous la pluie, du coup on s’autorise un thé avec une sacher torte dans un restaurant le long du lac. Une fois l’estomac plein, le moral va déjà mieux même si on est toujours trempé comme une soupe !

On reprend la voiture vers Abtenau, où nous prendrons notre repas au Gasthof Post. Tout se passe bien si ce n’est que… ils sont en train de fêter bruyamment un anniversaire de mariage (les noces d’or je crois) !! Woulalah l’ambiance de bal musette autrichien, on s’en serait voulu de rater ça 😀

Jeudi 14 septembre 2006 – Salzburg, le bagne

Aujourd’hui il est prévu de visiter la ville de Salzburg. J’y vais un peu à reculons, je n’aime pas trop les villes et après avoir vu Vienne il y a quelques années, j’ai l’impression que celle-ci ne peut m’apparaître que fade…

La nuit au Gästehaus Rettenbacher se passe bien, et la logeuse est aux petits soins pour nous pendant que nous dévorons ses confitures maison et les petits pains qu’elle nous réchauffe au four, mmmmh ! Bien qu’elle ne parle quasiment pas anglais, nous parvenons à échanger un peu et elle nous donne une astuce pour aller moins cher en bus jusqu’à Salzbourg.

Finalement, au vu des horaires, nous n’utiliserons pas cette astuce et nous irons en voiture jusqu’à Rehhof. On se gare dans une petite rue tranquille et on rejoint ensuite l’arrêt de bus. Nous n’avons pas longtemps à attendre et le PostBus nous emmène directement jusqu’à la Mirabellplatz.

Cela donne une étrange impression, ces gros boulevards, cette circulation… tout un stress latent que je me prends en plein. J’avais oublié tout cela au creux des montagnes. Ca ne me manquait pas :-s

Nous gagnons rapidement la vieille ville (plus ou moins) piétonne. Il y a énormément de touristes, notamment asiatiques. Tout le monde se bouscule sans faire le moins du monde attention aux autres, l’ambiance est oppressante. Dans les rues commerçantes, remplies d’enseigne en fer forgé, les prix sont abominablement élevés. Ce n’est pas ici que nous trouverons des souvenirs à ramener…

Au détour d’un coin de rue, la petite musique de nuit de Mozart nous tombe dans l’oreille. Un groupe russe composé de trois balalaïkas et un accordéon (!) interprète plusieurs grands succès « classiques ». Malgré l’exotisme des instruments par rapport aux compositions d’origine, leurs adaptations sont superbes. Ils jouent avec talent et passion, et nous leur achetons un CD pour les encourager.

Nous ne savions pas que la mort nous attendait au tournant…

Les églises sont présentes en nombre. Nous en visitons quelques unes mais j’ai eu la flemme de noter les noms. Je suis nulle en vocabulaire religieux alors ne m’en voulez pas si je confonds certains termes… Je sais que nous avons vu la cathédrale (Dom) et sa crypte (sans intérêt).

La symbolique de la décoration fait très souvent référence à notre sort final commun…

Ce style peut paraître morbide ou de mauvais goût, mais la philosophie sous-jacente est somme toute assez saine, la mort ne doit pas être un tabou.

Il y a également des peintures plus « classiques » et les célèbres chérubins chers à Juliette – poutiniii !!

Nous avons également visité la basilique St Pierre, aussi appelée l’abbatiale bénédictine, dont la décoration de style « rococo » ne m’a pas tellement plu.

Par contre sa grille en fer forgé était magnifique.

Je ne sais plus si c’est dans l’église franciscaine ou celle des capucins que nous avons vu des imitations de nuages particulièrement kitsch ? Nous avons raté le tombeau de Paracelse, qui se trouve près de l’église St Sébastien… enfin on l’a peut-être vu, mais sans « tilter ».

Les plafonds et coupoles sont particulièrement somptueux. Le contraste est parfois saisissant avec les lustres « modernes ».

Encore une autre, que je suis incapable de nommer…

…avec des nichées de petits « poutinis » dans tous les coins ^^

Ce que j’aime, ce sont les endroits un peu plus sobres… où on peut encore parfois admirer les anciennes peintures qui couvraient les colonnes.

On décide de faire un repas de gâteaux (je sais c’est honteux) et nous refranchissons la rivière Salzach en quête d’un Sacher Torte. Nous passons devant la maison de Mozart sans nous y arrêter. Il n’aimait pas Salzbourg et je le comprends de plus en plus.

Sur le boulevard, de petits salons de dégustation offrent des pâtisseries. Nous en avisons une qui possède quelques minuscules tables dehors, dont une est encore libre, par chance. Ca fera l’affaire ! Nous nous y installons et je m’apprête à aller commander au comptoir quand deux gars qui fument comme des pompiers (la cigarette me rend malade) s’approchent. Le premier me cause en autrichien alors évidemment je ne comprends pas. Il me montre une chaise, j’interprète cela comme une demande de nous l’emprunter et j’acquiesce. Les deux gars s’installent ! Tout de suite nous réagissons en leur disant que nous ne partions pas, que nous utilisons cette table. Entre deux bouffées de cigarette, il me crache agressivement que nous sommes deux, ils sont deux, la table a quatre chaises et donc ils y restent. Devant cette logique imparable et vu l’apparence pas très nette des gars, nous levons le camp après avoir montré assez clairement notre désapprobation, ce qui nous vaut (ce que je suppose être) quelques insultes en prime ! Je précise que la table avait à peine la surface nécessaire pour poser deux tasses de café et deux sous-tasses.

Dans une « konditorei » un peu plus loin, nous nous rendons directement à l’intérieur pour choisir. Le couloir entre le comptoir et les tables est étroit. Nous hésitons sur le choix car il n’y a pas de sachertorte. Une serveuse passe en trombe et me bouscule tellement violemment que j’en tombe presque. Pas un geste, pas un regard, pas une excuse… c’est « normal », quoi. Nous fuyons immédiatement les lieux, furieux. C’est quoi cette ville de malpolis ? Deux semaines dans les villages de montagne et nous serions déjà inadaptés aux villes ?!

Nous marcherons longuement sans trouver notre bonheur. Finalement, le salon de thé d’un hôtel fera l’affaire. Les gâteaux ne sont pas exceptionnels (ce n’est que de l’air) mais ils sont tout à fait comestibles et, cerise sur le gâteau, les serveurs et serveuses sont polis et presque souriants. Ca nous change.

Nous allons ensuite nous promener sur d’anciennes fortifications verdoyantes qui donnent un beau point de vue sur le centre ancien. Le chemin monte alors du coup il y a moins de touristes, ça nous permet de respirer un peu.

Nous passons devant un musée contemporain sur le porche duquel un prototype de voiture est exhibé à grand renfort de bimbos exposant leurs seins et leurs fesses. Le tableau forme un tel stéréotype que ça me donne envie de vomir. Heureusement nous n’avons avalé que de l’air ce midi !

Nous jetons subrepticement nos trognons de pomme dans la forêt, c’est très mal et nous en rions beaucoup. Nous sommes vraiment des vandales ! [Si vous ne comprenez pas c’est normal, c’est simplement qu’un voyageur ayant jeté son restant de pomme dans la montagne s’était fait copieusement engueuler et l’avait relaté dans son carnet de voyage.]

Après une rencontre fortuite avec un chat dans une clairière, nous redescendons vers la vieille ville (aldstadt) par un bel escalier couvert. Un impressionnant orgue noirci est incrusté dans la paroi d’un bâtiment, à l’extérieur. La photo ne donne rien alors je ne vous l’ai pas mise.

Nous visitons une église et nous y recroisons la même mendiante que ce matin. Il s’agit d’une jeune fille (habillée bien plus richement que nous !) qui va « chercher le client » à l’intérieur même des églises, ne terminant son flot de paroles que lorsque sa proie (généralement une vieille dame qui était en train de se recueillir) a cédé. Je suis outrée par ce procédé. Dans la première église, elle avait fini par se faire repérer et une religieuse l’avait raccompagnée jusqu’à la porte d’un air très mécontent. La soi-disant mendiante, nullement intimidée, a retrouvé une de ses copines qui l’attendait dehors et toutes deux se sont immédiatement fondues dans la foule. Cette fois-ci même scénario, je vois bien que la dame à qui elle s’en est prise n’arrive pas à s’en défaire. Dans une vaine tentative d’intimidation, je m’approche en fusillant du regard la pseudo-mendiante. L’effrontée me reconnaît et soutient mon regard tout en continuant sa litanie destinée à la dame. Celle-ci n’est pas dupe mais cède pour avoir la paix… c’est vraiment crapuleux.

Un peu plus loin, un couple de japonais fait un tour de calèche en costume de jeunes mariés. Ils passent, radieux, devant les affreuses pubs géantes prétextant la présence d’échafaudages pour défigurer le Dom (cathédrale)… cfr. 4 photos plus haut. Cette ville est étourdissante. Je n’ai pas du tout aimé m’y balader. Pour parler crûment et partialement, Salzburg me donne l’impression d’une ville de bourgeois complexés de ne pas être des aristos, et voulant de ce fait péter plus haut que son c..locher. (Enfin, ses clochers.)

Nous terminons nos visites touristiques par le Petersfriedhof (cimetière St-Pierre), endroit à peine moins mouvementé. La décoration des sépultures et la richesse de leurs symboliques sont impressionnantes.

Une sculpture qui m’a spécialement attirée :

Nous ne résistons pas à l’annonce de « catacombes » mais il s’agit tout juste de quelques petites galeries creusées dans la falaise.

Malgré tout l’endroit est agréable. Comme l’entrée est payante, il y a moins de touristes et l’ambiance est un peu plus adaptée aux lieux.

Suit un moment de calme et de silence dans le Mirabell Garten, un jardin public possédant une jolie fontaine et où nous mangeons une viennoiserie qui ne mérite pas son nom. Dernière quête : trouver le bon arrêt de bus pour rentrer à la pension. En effet, vu les travaux à la place Mirabelle, l’arrêt est déplacé. C’est assez épique de comprendre les instructions en allemand pour se rendre au bon endroit… mais nous sommes motivés à relever le défi ! 😉

Rentrés à bon port, il est temps de songer au souper. Au centre de Golling, nous hésitons un moment puis rentrons dans un restaurant possédant à l’arrière un jardin assez sympathique. Malheureusement le serveur l’est beaucoup moins (une porte de prison serait plus aimable), et le menu se révèle quasiment immangeable. Le pire repas que nous ayons eu pendant ces vacances. De plus on a failli partir sans payer tellement il nous a fait attendre longtemps après l’addition. Disons que ça clôture en beauté cette journée de merde.

Pour conclure, petit clin d’oeil aux pigeons salzbourgeois 😉

Mercredi 13 septembre 2006 – La féerie d’un monde glacé

Deuxième et dernière nuit à Haus Sonne, que nous ne sommes pas fâchés de quitter. Une fois n’est pas coutume, nous avons des voisins de chambre. La mégère ne vient même pas nous dire bonjour ce matin pendant le petit déjeuner, il faudra attendre que l’autre couple descende pour qu’elle daigne faire une apparition. Là, elle accourt, tout sourire pour eux… parce que eux, ce sont des gens civilisés : c’est-à-dire que ce ne sont pas des petits jeunes, et qu’ils parlent allemand. Juste avant de partir, on pose le pied sur le balcon en bois pour être sûr de n’y avoir rien oublié : un gros craquement inquiétant entraîne un grand bond en arrière de notre part. Pfff, ce n’est décidément pas un endroit accueillant !

Nous quittons définitivement Kaprun et prenons la route dans l’intention de nous arrêter au sud de Salzburg. Il y a énormément de travaux sur les routes, et les embouteillages qui vont avec aussi. Arrivés à Golling, nous nous garons vaille que vaille dans le centre humain surcirculé et nous allons au point d’information touristique. La dame nous conseille une pension, nous comprenons vite qu’elle est tenue par une de ses amies… car on a demandé un endroit calme, et celle désignée se trouve entre le chemin de fer et l’autoroute !

On feuillette le guide et on retient deux pensions. La dame nous propose de téléphoner pour voir s’il y a de la place et réserver tout de suite, nous préférons nous rendre sur place. Nous sommes devenus un peu méfiants suite aux deux derniers logements… Nous choisissons une zimmer bien au calme, dans une impasse au milieu des champs, mais suffisamment près du centre pour pouvoir aller y manger à pied le soir. Il s’agit de la Gästehaus Rettenbacher : les chambres sont tout à fait correctes et la dame qui nous accueille (en allemand) est la gentillesse personnifiée, rien de moins !

Nous ne tardons pas à repartir vers Werfen car la visite d’aujourd’hui promet des monts et merveilles : Eisriesenwelt, la plus grande grotte de glace du monde s’il faut en croire leur prospectus. Le système s’étend sur 40 km, mais seul 1 km est aménagé pour les touristes.

On y accède par une route de montagne qui, après 5 km, débouche sur les parkings. De là un sentier pédestre rejoint en moins de 20 minutes une petite cabine téléphérique qui va à toute vitesse nous amener quelques centaines de mètres plus haut. C’est extrêmement raide mais je pense qu’il existe toujours l’ancien sentier de randonnée pour y accéder. Vu la chaleur et l’heure à laquelle nous sommes arrivés, nous n’hésitons même pas…

En haut du téléphérique se trouve un restaurant panoramique et la suite du chemin, qui est souvent couvert pour éviter les éboulis. A cette altitude, la température est déjà plus supportable. Un quart d’heure plus tard, nous voilà à l’entrée de la grotte, qui se réduit à un passage à taille humaine au fond du gigantesque porche.

Aucune plaque de neige à l’horizon, on a du mal à croire qu’il va y avoir de la glace là-dedans… Les guides, qui passent plusieurs fois par jour de 0°C à 30°C, se reposent sur la couverture en béton du chemin, ils cuisent littéralement en plein soleil. Nous préférons attendre à l’ombre le prochain tour guidé !

On nous distribue des lampes à main, surprise : ce sont des lampes à carbure de calcium ! Quand le guide ouvre la porte, un tel courant d’air en sort que toutes les flammes sont soufflées. Je suis contente d’avoir emmené ma tri-leds en plus.

La visite dure environ 1h15 mais le grand nombre de marches nous évite la transformation en glaçon 🙂

Le guide donne les explications en allemand et en anglais, mais j’ai souvent du mal à comprendre car il parle vite et son accent autrichien me déroute. On comprend en gros que l’air froid arrive par une autre ouverture de la grotte, située bien plus haut dans la montagne.

Pour mieux nous montrer certaines « sculptures » de glace, il s’éclaire avec un fil de magnésium.

C’est magnifique à voir mais difficile à prendre en photo. Il faut faire des poses longues mais le plancher en bois tremble beaucoup avec tous les gens qui se déplacent dessus. Nous serions volontiers restés là quelques heures de plus ! Hélas, on ne peut pas refaire un tour de carrousel ^^

L’après-midi touche à sa fin mais la lumière nous permet encore une visite : le canyon de Lammer (Lammerklamm) près de Scheffau.

Ce n’était pas vilain, mais c’est vraiment tout petit, et cher pour ce que c’est. J’ai largement préféré le chemin vers le jardin des roses, à Imst !

Pour les photos, la lumière n’était plus assez généreuse alors ça ne donne pas grand-chose.

D’après des panneaux, il y aurait moyen de faire du rafting dessus, ça doit être nettement plus intéressant que la promenade.

Nous mangeons à Golling, le repas n’est pas génial : à chaque bouchée, j’ai l’impression de croquer à pleines dents dans une gousse d’ail… Bon j’aime beaucoup l’ail, c’est pas ça, mais… quand même ! oO’

Nous rentrons à la nuit tombée et soudain, une sirène stridente retentit longuement, à trois reprises. Je suis surprise, c’est la première fois que j’entends « pour de vrai » une sirène d’alerte dans une ville. Ca déclenche une poussée d’adrénaline et des émotions en pagaille, je me surprends à chercher des yeux les bombardiers, et on se sent bien démuni pour trouver une cachette… Apparemment ce soir là il y a eu un grave accident car nous verrons passer un nombre incroyable de véhicules d’intervention (pompier, police, ambulance, etc.) en direction de l’autoroute. C’est impressionnant toutes ces lumières bleues au loin, mais nous n’en saurons pas plus.

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