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La route arrive à Roscoff (Rosko) par le côté mer. De part et d’autre du port, de grands parkings payants.

Les nuages vous donnent tout de suite le ton 😉

Roscoff est une « petite cité de caractère ». D’autres villes portant ce label nous feront parfois bien rire (ou pleurer), mais ici c’est mérité !

L’estran permet une grande diversité biologique. Ici des gravelots (4 au total sur les deux photos ci-dessous 😉 ) cherchent leur repas du soir.

Roscoff était à la fois un village de pêcheurs et un repaire de corsaires. Les paysans bénéficient d’un climat très doux et d’une terre fertile.

Une brochette de bateaux attend dans le port.

Au loin sur la colline on aperçoit la petite chapelle Ste Barbe, « protectrice contre les pirates et intercessrice pour les âmes défuntes sans absolution ». Elle date du début du 17e siècle.

Le ciel commence à prendre une couleur et une texture intéressantes, qu’on pourrait qualifier de, euh, menaçantes ?

Le caseyeur Dacani et ses casiers :

Les quais sont bondés, beaucoup de personnes avec des colis attendent l’embarquement pour l’île de Batz.

Une belle averse arrose copieusement tout le monde, nous nous mettons à l’abri près des guichets (fermés).

A la faveur d’une éclaircie, nous gagnons l’estacade. Il n’y a plus personne dessus, il faut dire qu’elle n’est pas bien drainée du tout !

Construite en 1968, l’estacade permet l’embarquement à marée basse. Elle fait 590m de long, soit un tiers de la distance jusqu’à l’île de Batz 😯 Elle serait actuellement en fin de vie.

Evidemment, une fois que nous sommes au bout de l’estacade, l’ondée revient de plus belle ! Merci Murphy !

Il faut avouer que l’ambiance est magnifique et ce n’est pas trop payer que de se retrouver trempés comme une soupe pour pouvoir admirer ce ciel d’encre.

Nous quittons le port pour nous diriger vers la ville proprement dite, dont le drôle de clocher ajouré se remarque de loin.

Ca fait un peu ‘go go gadgetofusée’, vous ne trouvez pas ? :mrgreen:

Repérons les crêperies, ça peut toujours servir !

Non, l’église Notre-Dame de Croaz-Batz n’est pas dédiée aux grenouilles et aux chauve-souris 😛

Croaz signifie ‘croix’ et Batz, nom de l’île, n’a semble-t-il pas encore d’explication satisfaisante concernant sa toponymie.

Je veux un escalier pareil sur mon toit ❤


Craignez la dernière

Cet impressionnant clocher de dentelle fut construit après l’église, à la fin du 16e siècle. Le style est un peu en décalage avec le reste !

Des caravelles sont sculptées sur chaque façade, rappelant l’origine des fonds ayant permis la construction de l’église. Les marchands et les armateurs n’y ont pas été avec le dos de la cuillère.

La nef est assez classique et lumineuse. La chaire date du début du 18e siècle, tout comme le dôme des fonts baptismaux (assez tape-à-l’oeil) :

Les orgues actuelles datent de la fin du 19e siècle, l’instrument initial était plus modeste. La tribune est d’origine (début 17e).

Cet ossuaire fait partie de l’enclos et date également du 17e siècle.

Les canons protègent toujours Roscoff, les Anglais n’ont qu’à bien se tenir 😉

Pour ceux qui souhaitent davantage de photos et d’explications sur cette église, consultez cette page bien documentée.

En face se trouve un hôtel Renaissance construit au 16e siècle par un armateur. Je n’en ai qu’une horrible photo de guingois et remplie de voitures, aussi je vous renvoie plutôt sur wikimedia pour en avoir une vue d’ensemble (même si c’est pas mieux niveau bagnoles).

Nous retrouvons ici un Johnny avec sa tresse d’oignons roses, sa pipe et ses sabots :

Nous n’aurons pas l’occasion de visiter la « maison des Johnnies », déjà fermée à cette heure.

Le phare est assez esthétique, il fait 24m de haut et est relativement récent (1934).

Les estomacs grondent famine, nous trouvons refuge à l’auberge des quais, recommandée par notre logeur. Nous sommes encore des chats mouillés, mais pas les seuls à l’être !

La salle est bien pleine et notre petite table est littéralement accolée à celle de deux autres personnes, une mère et son (grands) fils qui a pris… des crustacés, argh je défaille au secours !

AàG le surnomme « Jacques Douaenlaëric » et je dois avouer que ça lui va comme un gant 😆

Ce magnifique double arc-en-ciel était d’une intensité peu commune et il a duré assez longtemps, nous en avons donc profité pour le mitrailler !

Cet arc-en-ciel est trop fort, il parvient à arrêter le plus gros de la grisaille pour garder un ciel bleu en son sein !

L’arc-en-ciel presque complet, avec AàG en guise de trésor à son pied (pas la peine de vous précipiter, c’est moi qui l’ai trouvé 😉 ) :

Au revoir Roscoff, la visite fut brève mais charmante…

Nous partons voir le phare de Ploumanac’h et la côte de granit rose. Vu la proximité du parking, cela promet assez bien de touristes !

Nous resterons pantois devant un conteneur à toilette « camouflé » grâce à un pelliculage représentant du lierre 😆

Il semble cependant que ce camouflage marche trop bien puisque certains promeneurs en arrivent à utiliser ce poste d’observation, situé à quelques dizaines de mètres, pour leurs besoins naturels 🙄

Juste à côté, les ruines d’une poudrière :

Ce matin le ciel reste voilé et c’est une lande mélancolique, presque dépressive, qui s’offre à notre regard.

La nuance chaude du sable et des rochers compense la désaffection de la marée.

Depuis plus d’un siècle, cette rampe permet la mise à l’eau des canots de sauvetage de la SNSM dans l’anse de Pors Kamor.

Sur le web certains l’appellent la « maison Eiffel » mais d’après ce que je vois par ailleurs, je suis quasiment certaine que cette identification est fausse, cfr. carte postale ancienne et vue actuelle concordante.

Quoi qu’il en soit et aussi charmante qu’elle soit, je n’aimerais pas habiter là : bonjour le défilé !

Ici on voit bien que mon compact n’aime vraiment pas les rouges, contrairement au réflex d’AàG ^^

Un chemin contourne la maison pour s’approcher du phare de Men Ruz, construit juste après la guerre pour remplacer l’ancien que les Allemands ont bombardé.

Passage secret ne menant plus nulle part sinon à des chiottes sauvages 🙄

Nous sommes environnés de rochers aux formes farfelues qui prêtent corps à l’imaginaire.

Nous ne sommes pas fâchés de quitter le phare de Ploumanac’h et sa foule pour reprendre le sentier côtier.

Après une visite à la Maison du Littoral, nous nous dirigeons vers la « chapelle du diable » (An Diaoul), surnom lié à ses gargouilles et sa statue centrale – un diablotin qui tire la langue.

Ce ne serait en réalité pas une chapelle mais une remise à bateau !

Nous continuons à marcher vers Perros-Guirec. Il y a beaucoup moins de monde dès qu’on s’éloigne du phare.

Voici un joli puits couvert perdu dans un bois :

Je vous présente « mon » île :mrgreen:

J’aurais bien aimé la rejoindre à pied (c’est possible à marée basse) mais nous n’en eûmes pas l’occasion. La porte de ce « château-fort » m’inspirait pourtant beaucoup 🙂

Ce manoir néo-médiéval fut édifié à la fin du 19e siècle sur l’île de Costaérès. Auparavant l’îlot était utilisé pour sécher poissons et lichens de mer (goémon).

Le presque millénaire oratoire de Saint Guirec n’était pas en très bonne posture pour être photographié, tant point de vue mer que soleil.

Cliquez ici pour voir à quoi il ressemble à marée haute avec une belle lumière.

Au loin vous pouvez apercevoir une digue avec un moulin à marée :

Pour le rejoindre, nous devons passer par une première digue : le quai Bellevue. Il s’y trouve un autre moulin à marée (14e siècle ?).

Et voici le second, situé sur le boulevard des Traouïero (mot signifiant « vallées » en breton).

Ce qu’il reste de sa roue à aubes : le moyeu !

Vue de plus près :

Il aurait encore servi au 20e siècle… à piler de la glace !? (pour la conservation des poissons)

Quelques épaves sur la plage.

Nous pique-niquerons dans les environs de Trégastel et entamerons ensuite le chemin du retour.

Nous avions prévu d’aller à pied jusqu’à l’île Renote mais vu l’heure ce serait déraisonnable.

AàG aurait bien voulu qu’on passe là plutôt que de faire tout le tour, mais allez savoir pourquoi, je ne le sentais pas :mrgreen:

Vous remarquerez qu’il y a des toits en tuile… alors que l’ardoise domine largement en Bretagne.

L’explication que je trouve sur internet est qu’il s’agirait de tuiles anglaises, permettant d’éviter que les navires ne reviennent à vide.

J’ai adoré ce surprenant Ker Caouet 😀 (sans doute du breton Kaoued, « cage » ?)

AàG reprend les mêmes photos qu’au matin car à présent la couverture nuageuse a disparu.

Un ciel bleu donne une toute autre atmosphère aux lieux.

Il y a toujours du monde au phare de Ploumanac’h.

Nous allons reprendre la voiture et achever notre après-midi à l’île Grande, qui sera le sujet de la note suivante.

Suite de la 1ère partie.

Nous en étions restés à la forêt de cairns…

Ensuite nous avons aperçu le sémaphore ainsi que le phare du Rosédo.

Présent depuis 1858, le phare dut être reconstruit après la seconde guerre mondiale.

Mon rythme est différent lorsque je suis nus pieds. Je suis plus lente, plus attentive au terrain (les épines d’ajonc sont redoutables :mrgreen: ).

Nous nous dirigeons vers le phare du Paon et son « gouffre », situés à l’extrémité nord-est de l’île nord. Il y a nettement moins d’habitations dans cette zone. L’île nord est plus exposée, on sent que le climat doit y être plus rude.

Il y a de plus en plus de monde, c’est manifestement un point de convergence.

Les roches présentent ici une nuance plus chaude qui n’est pas sans rappeler la côte de granite rose.

Nul « léon » ne retentira ici ! La dénomination « paon » viendrait du breton « penn » signifiant tête, cap, bout.

Cependant le phare n’est pas dépourvu de volatiles 🙂

Ces goélands juvéniles sont peu farouches et très plaintifs.

Maman n’est pas loin et surveille du coin de l’oeil !

Elle ne surveille d’ailleurs pas tant ses jeunes que le potentiel nourrisseur présent en chaque touriste.

Madame fait sa précieuse quand AàG lui tire le portrait…

Voici le phare du Paon, malheureusement en contre-jour à cette heure :

Chapeau à celui ou celle qui a été construire un cairn tout là-haut 🙂

Nous nous essayons à capturer ces goélands en plein vol, avec plus de succès pour AàG que pour moi 😆

Comme pour le phare du Rosédo, le bâti actuel date de l’après-guerre.

Nous décollons, quoi qu’avec moins de grâce, vers le sud et l’île ar Morbic.

Nous devrons quelques fois faire demi-tour, les sentiers devenant rapidement des impasses dans les buissons de ronces.

Nous nous résignons à reprendre le large chemin par lequel nous étions arrivés.

Bien que la marée n’ait pas encore empêché son accès, nous n’irons pas jusqu’à cet amer pour le moins théâtral.


Amer d’Ar Morbic

Nous préférons mettre les pieds dans l’eau fraîche.

Des dizaines de minuscules crevettes viennent nous picorer – et si vous vous posez la question : il y a franchement plus agréable, comme sensation 😆

Nous mettons cap plein sud par la route Est.

Nous apercevons un moulin à vent (Krec’h ar Pot) et la chapelle de la Corderie, également appelée Notre-Dame de Keranroux, reconstruite au 19e siècle.

J’aime son autel en granite qui n’est pas sans rappeler les dolmens 🙂

La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) est née de la fusion en 1967 de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés (SCSN, créée en 1865) avec les Hospitaliers Sauveteurs Bretons (HSB, créé en 1873 à Rennes).

Dédiée aux marins, voilà une église qui veille tant au sauvetage des corps que des âmes ! Sans oublier le sauvetage des pois verts :mrgreen: (une prière un peu spéciale est rattachée à ce lieu)

Beaucoup de maisons ont les volets fermés et ne sont plus que des résidences secondaires. Le nombre d’habitants est en chute constante depuis longtemps, la vie insulaire étant moins aisée que sur le continent.

Moins de 400 à l’année, ils se retrouvent au moins 25 fois plus nombreux en été ! 😯 Le prix des maisons s’est envolé et les Bréhatins ne parviennent plus que difficilement à acheter chez eux… on ne peut que déplorer ce constat, valable pour la plupart des îles.

Nous avons été intrigués par ces curieuses plantes phalliques, qui peuvent atteindre 2-3 mètres de haut. Elles seraient de la famille des Echiums (vipérine).

Je préfère les agapanthes, également nombreuses sur l’île.

Nous arrivons au bourg par l’arrière du cimetière de l’église Notre-Dame de Bréhat, ou Notre-Dame de Bonne Nouvelle.

L’édifice actuel et son clocher-mur datent de la moitié du 17e siècle (jusqu’à fin 18e pour certaines parties).


Filles du St Esprit

L’arbre à soie, ou mimosa de Constantinople, nous offre ses superbes fleurs en forme de délicats pompons roses et blancs.

C’est pas tout ça, mais Cupidon nous attend !

Je me demande combien d’hôtels « Belle Vue » existent sur la planète…

Nous n’aurons pas eu le temps de tout visiter en une journée, et notamment les extrémités sud-ouest et sud-est de l’île sud. Dommage pour la citadelle et sa verrerie.

La marée est presque haute, c’est plus joli que ce matin.

AàG s’essaie aux contre-jours.

Il faut faire attention avec les étincelles, il ne s’agirait pas que la mer prenne feu.

Nous mitraillons pendant que Bréhat s’éloigne (comment ça c’est l’inverse ?)

Après le débarquement, nous nous attarderons un moment à la pointe de l’Arcouest.

Nous filons ensuite sur Paimpol, dont le vieux port nous a été recommandé par le logeur :

Après une promenade apéritive, nous y découvrirons une petite crêperie (le Dundee) qui se révèle un excellent choix.

Seul problème, l’odeur. En effet, pour sa galette AàG a choisi une garniture appelée « Popof » avec fruits de mer et autres abominations, pouah ! Au secours !

De retour à la chambre d’hôte, nous entendrons un étrange cinéma. Une dame visiblement désorientée déambule vers 22h dans le couloir et tente d’ouvrir toutes les portes en appelant. La logeuse, alertée par le bruit, viendra s’occuper d’elle.

Cette jeune femme, qui a dû faire un long chemin dans le noir complet pour arriver jusqu’ici, se dit à la recherche d’un lit. La logeuse a beau lui expliquer que toutes les chambres sont occupées, la fille insiste et je l’entends préciser « j’ai de quoi payer, j’ai 1 euro »… j’ai cru qu’elle avait bu, mais en fait non 😐 Elle a fini par repartir comme elle était venue…

Visite de Wasserburg et Lindau, ensuite trajet jusqu’à Oberstdorf

Après une troisième et dernière excellente nuit, nous disons « auf wiedersehen » à notre logeuse et partons vers la pointe Est du lac : Wasserburg am Bodensee.

Sur la route, lors d’un arrêt ‘boulangerie’ pour acheter notre petit-déjeuner, nous rencontrons d’étranges lapins lignés !

Il s’agit de la race « Petit Tacheté », d’origine euh on dira germano-tchèque (race connue sous le nom « Petit Papillon » en France).

Les pompiers ont de l’humour par ici : lance-incendie pour attacher les vélos et vieux casque d’intervention en guise de cendrier… 😀

Le village est truffé de chouettes œuvres d’art telles que cette sculpture en bois :

Au loin nous entendons une fanfare pour le moins entraînante (pourtant c’est pas mon truc d’habitude !), avec un répertoire choisi. Il s’agit d’un groupe de jeunes habillés façon « Hawaï », qui donnent leur prestation au milieu d’une pelouse. Autour, des tables dressées avec des gâteaux, des boissons, etc. Beaucoup de familles portent des tee-shirts spécifiques à l’événement.

Nous n’avons pas bien compris s’il s’agit d’une fête de jumelage ou autre, mais c’est plein de bonne humeur et nous restons quelques instants à les écouter avec bonheur 🙂

Nous nous promenons dans un agréable parc au bord du lac de Constance. Ici aussi des pédalos sont à louer et, à défaut de voiture de police, il y a le camion de pompiers ! Dommage que le planning de la journée soit déjà si chargé… A la place, nous décidons d’aller voir l’église de plus près.

« St. Georg » est surnommée Seekirche, l’église du lac. Fondée en 784, un clocher fut construit en 1403 et détruit par la foudre en 1655. Il fut reconstruit dans son style actuel avec son élégant bulbe.

Des tablettes en pierre évoquent les Seefrörnen qui eurent lieu en 1573, 1830 et 1963. J’aurais aimé voir cette « mer souabe » entièrement gelée, cela doit être impressionnant et magnifique !

Cette statue providentielle sert de baignoire à moineaux 🙂

Tandis que Saint Georges terrasse le dragon sur une plaque d’égout, nous allons pique-niquer à l’ombre avant de reprendre notre route.

Notre prochaine destination est l’île de Lindau. Nous nous garons dans une petite rue et il ne nous reste plus qu’à marcher jusqu’au pont.

Il y a beaucoup de monde, des cars entiers se déversent dans la altstadt (vieille ville). Je trouve ENFIN des pâtisseries aux graines de pavot, ouf ça y est nous avons rejoint la civilisation ! :mrgreen:

Nous arrivons sur la place du marché, où se trouve l’église évangélique Sankt Stephan (St Étienne) dont les bases datent du 12e siècle. J’ai beaucoup aimé le système de bancs (bicentenaires) à dossier réversible 🙂

AàG a préféré la lecture des petits papiers contenant des requêtes et prières :

Cette grosse cloche datant de 1608 devait normalement être refondue pendant la seconde guerre mondiale (1943). La corde servant à la descendre a cédé et, dans sa chute jusqu’à la rue, la cloche s’est fissurée.

En face se trouve la « Haus zum Cavazzen » (1729), du nom d’une famille italienne. Cette maison a été reconstruite en 1729, après le grand incendie qui ravagea la ville. Elle tient lieu de Stadtmuseum (musée municipal) depuis 1929.


Peintures en trompe-l’œil

Juste à côté de l’église St Stephan se trouve la cathédrale Notre-Dame (Münster Unserer Lieben Frau) ou « collégiale Ste Marie », au style nettement plus chargé que sa sobre consœur !

Elle a fêté ses 1000 ans en 2010, enfin surtout ses murs puisqu’elle eut également à souffrir de l’incendie de 1728… Un autre incendie (1922) ainsi que l’effondrement du plafond de la nef (1987) entraînèrent d’autres restaurations importantes.

L’orgue principal (Steinmeyer) :

La façade de l’ancien hôtel de ville (Altes Rathaus) était malheureusement en travaux. A noter que ci-dessus vous avez une prestation de l’homme invisible himself qui lit son journal 😉

Pour vous donner une meilleure idée de l’ambiance des rues piétonnes :

Nous nous dirigeons ensuite vers le port, dont l’entrée est gardée par un imposant lion (le Bayerische Löwe, symbole de la Bavière). Il est en grès, mesure 6m de haut et fut érigé en 1856.

Le port est fort fréquenté et beaucoup d’artistes y exercent (portraitistes, tatoueurs, musiciens, etc.). Les terrasses sont bondées. On peut voir ci-dessous le vieux phare de Lindau, il date de la fin du 12e siècle et c’est l’un des plus anciens du lac de Constance.


Mangenturm

Nous empruntons la jetée menant au nouveau phare, construit au milieu du 19e. Nous y mangerons nos délicieux mohnschnecke et nussschnecke en regardant passer des kayakistes 🙂

Nous emprunterons un itinéraire différent pour quitter l’île, ce qui nous permettra de découvrir cette belle tour participant à la fortification de la ville. Elle a longtemps servi de prison, ce qui explique son nom de « tour des voleurs ».


Diebsturm

Juste derrière la Diebsturm se trouve l’ancienne fonderie de cloches d’où est issue celle que nous avons croisée tout à l’heure. Le bâtiment ne manque pas de charme et semble reconverti en atelier d’artiste.

Dans le prolongement se trouve une très ancienne église patronnant la pêche, Peterskirche (église St-Pierre). Elle possède une grosse tour carrée.


Couronnement de la Vierge, fresque attribuée au peintre Mathis Miller

Cette fresque découpée en 3 fois 6 tableaux, dont la dernière ligne est presque complètement effacée, date de la fin du 15e siècle.

Refermons la porte de l’église et continuons notre chemin.

Sur beaucoup de blasons nous retrouverons l’emblème d’un arbre, le tilleul (Linde), qui est à l’origine du nom de Lindau.

Nous quittons à présent définitivement la région du lac de Constance et faisons route jusqu’à Obertsdorf im Allgäu, où ce sera une très grosse galère pour trouver un logement. L’office du tourisme vient de fermer ses portes, ce qui nous prive des contacts téléphoniques avant déplacement (il y a bien un téléphone dehors, mais nous ne parlons pas assez allemand pour qu’il puisse nous servir à quoi que ce soit). Il y a moyen de se connecter via des écrans tactiles à l’extérieur mais manifestement la centrale de réservation n’est pas tout à fait à jour, et puis toutes les zimmer n’y sont pas répertoriées, loin de là. Après 1h30 de recherches où tout est soit belegt (occupé) soit zu teuer (trop cher), AàG est au bord du pétage de plomb. Enfin quand je dis au bord…

Nous finirons par trouver une belle grande chambre dans une ferme à poneys, au bout d’un long cul-de-sac. Son prix est un peu élevé par rapport à notre budget mais encore très raisonnable pour la région. Et puis ce n’est pas comme si nous avions le choix, à part dormir dans la voiture… mais les nuits sont froides ! AàG accepte à contre-cœur, mais pour une seule nuit au lieu des trois prévues, et pas seulement à cause du prix : il a pris en grippe la région et veut que nous la quittions aussi tôt que possible.

C’est seulement vers 20h que nous pourrons nous mettre en quête d’un restaurant, ce qui est fort tard pour nous. Avec tous les va-et-vient nous avons fini par connaître la ville par cœur, mis à part le centre piéton. Nous atterrirons dans une espèce de petit bar-resto abondamment décoré, dont le plafond est peint avec une multitude de blasons. La nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, par contre les toilettes bien ! Un guide les classerait comme « valent le détour » 😆 On dirait plus une salle de bain qu’autre chose, tout est mis à disposition, même les coton-tiges 😯

Quand nous rentrons au logement, nous sommes accueilli par une petite chatte écaille de tortue qui se jettera sur le peu que nous pouvons lui offrir (du pain).

Voilà le premier volet du compte-rendu de cette semaine en Bretagne. Ce seront principalement des photos commentées et quelques anecdotes ou impressions personnelles. Il n’y a pas besoin de plus pour les Côtes d’Armor, ce n’est quand même pas « l’Aventure » 😉

Notre premier jour sur place, ce dimanche 1er avril, nous partons nous dérouiller les jambes dans une belle promenade le long des falaises bretonnes.

On se gare au parking du Fort La Latte, que l’on rejoint à pied en suivant un agréable chemin descendant.

Un pont fixe suivi d’un pont-levis permettent de traverser deux « crevasses », mais l’entrée du fort est fermée à cette heure. Ce n’est pas grave, je l’avais déjà visité en 1998 ou 99.

Niché au milieu de rochers couverts de lierre, son architecture est très esthétique. Les plus belles vues du fort sont celles prises depuis la mer, je trouve… mais bon, la nage ne me tente pas trop !

Le ciel est d’un blanc laiteux qui ne facilite pas la photographie. Une sorte de brume persiste également depuis ce matin.
Nous sommes exposées à un vent assez fort, heureusement la marche nous réchauffe.

Je suppose que c’est ce qu’on appelle les pins maritimes ? J’aimais bien leur silhouette…

De belles plages se succèdent, et soudain nous arrivons dans une large zone sinistrée. L’incendie semble parti d’une forêt voisine et s’est étendu jusqu’au bord de la falaise. Tout est brûlé aux alentours… serait-ce l’oeuvre d’un imprudent malgré les panneaux d’avertissement contre les feux de forêt ?

La végétation reprend ensuite, et la falaise devient de plus en plus impressionnante.

Au loin, notre première étape, les phares du Cap Fréhel. C’est une zone naturelle où les goélands argentés sont nombreux à vivre (ce sont les « tâches blanches » sur la 2ème photo… cliquez pour agrandir).

Rapprochons-nous du bord et penchons-nous prudemment :

Le chemin se divise en deux, l’un va au vieux petit phare sur la pointe et l’autre va au nouveau bâtiment. Je choisis la pointe.

L’endroit rêvé pour philosopher à deux ?

Les falaises sont principalement couvertes de piquants : genêts, houx, ronces… un bonheur ;-p

Je repars vers le grand phare, un peu gelée par les terribles bourrasques. Des gamines s’amusent à se laisser tomber en avant pour que le vent les retienne !

Avec toutes les voitures garées de partout, impossible de prendre le phare récent en entier…

Une petite coccinelle à 7 points pour les rosiers de Moukmouk 😉

Après un bout de route, nous reprenons le GR34 pour longer la côte.

Je ne me lasse pas du paysage et je le photographie sous tous les angles ! Tant et si bien que nous loupons la bifurcation du chemin qui devait nous ramener au Fort à travers l’intérieur des terres… Nous nous retrouvons à la pointe de la Guette.

Nous trouvons un sentier qui coupe à travers les prairies, ensuite nous devrons longer la grand’route jusqu’au parking (ce qui fut très long et particulièrement inintéressant). Cela nous aura fait une grosse quinzaine de kilomètres, une bonne mise en bouche pour débuter le séjour !

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