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Extrait du Monde :

Les sociétés humaines doivent réformer rapidement leur gestion des ressources en eau douce, sur lesquelles pèsent des pressions de plus en plus importantes. Sans changements, la sécurité hydrique, alimentaire et énergétique de certaines régions du monde serait compromise. (…)

« Pendant longtemps, la ressource en eau a été disponible, en grande quantité, et de bonne qualité. Elle était considérée comme inépuisable, résume Cecilia Tortajada, présidente de l’Association internationale des ressources en eau (IWRA). » (…)

Le congrès de Montpellier, à dominante scientifique, se tient quelques mois avant la réunion du Forum mondial de l’eau, fixé en mars 2009 à Istanbul, qui rassemblera politiques, industriels et organisations non gouvernementales. (…)

(…) au moment où la population mondiale s’accroît, l’eau se fait plus rare. Première cause de déséquilibre : le réchauffement climatique. La température augmentant, l’évaporation de l’eau des fleuves et des rivières est plus importante, donc la quantité d’eau disponible dans l’environnement moindre. Le régime des pluies étant aussi affecté, les disparités entre régions du monde, déjà considérables, devraient être accentuées.

Le deuxième grand facteur de raréfaction est l’accroissement des pollutions d’origine urbaine, industrielle ou agricole. « Très peu de pays traitent correctement leurs eaux usées, remarque Cecilia Tortajada. A Mexico, le principal cours d’eau est tellement pollué que la ville doit aller prélever son eau potable à des kilomètres. »

La salinisation des eaux douces, due à la surexploitation des nappes phréatiques côtières ou des fleuves, les rend également impropres à la consommation sans de coûteux traitements préalables.

Or les besoins en eau augmentent. La croissance de la population mondiale, qui a lieu essentiellement dans des mégapoles, concentre la demande dans l’espace, ce qui complique l’approvisionnement en eau potable. Mais ce sont surtout les volumes nécessaires pour assurer l’alimentation de la population mondiale à l’avenir qui inquiètent. Aujourd’hui, 70 % en moyenne du volume d’eau douce prélevé dans le monde vont au secteur agricole.

« Les cultures irriguées ont un rendement deux à trois fois supérieur aux cultures pluviales, explique M. Jarraud, de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). L’irrigation devra être développée, mais son efficacité dans l’utilisation de l’eau devra s’accroître. » Le choix des plantes cultivées devra également tenir compte de la moindre disponibilité en eau.

De plus, l’augmentation du prix de l’énergie et la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre incitent les Etats à développer les ressources alternatives, comme l’hydroélectricité, mais aussi les centrales thermiques ou nucléaires, qui ont besoin de gros volumes d’eau pour leur refroidissement, ou les agrocarburants, eux aussi consommateurs d’eau.

(…)

On reste encore en 2006 pour le moment, j’avais accumulé un certain retard 😉

Les zones arctiques sont menacées à cause de leurs richesses pétrolières et gazières, extraits de Le Monde, par Gaëlle Dupont, novembre 2006.

L’Arctique est doublement exposé aux conséquences du réchauffement climatique. D’abord, la région subit les impacts concrets de la hausse des températures, plus sensible aux pôles : la fonte du permafrost sape les fondations de villages entiers et compromet leur existence future.

Mais c’est surtout la perspective d’une disparition de la banquise en été qui inquiète car elle ouvrirait la voie à une exploitation des ressources naturelles encore balbutiante. L’Arctique recèle environ 25 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel, ce qui excite les convoitises.

De tels changements risquent d’entraîner « l’exploitation des ressources fossiles, mais aussi l’ouverture de nouvelles routes maritimes« , a prévenu J. MacGlade, directrice de l’Agence européenne de l’environnement, ajoutant que « les industries de la pêche suivront également la migration des poissons vers le Nord« .

Quel en sera l’impact sur l’environnement très fragile de l’Arctique, mais aussi sur ses habitants? « Cette zone n’est pas déserte, 4 millions de personnes y vivent« , a rappelé Mme MacGlade.

En outre, les conflits géostratégiques sont légion. Jusqu’à présent, les eaux internationales arctiques, couvertes de glace, n’intéressaient guère. Aujourd’hui les Etats riverains, appâtés par ces perspectives, réclament à l’ONU d’étendre leur souveraineté, en se fondant sur l’extension de leur plateau continental.

La vérité qui dérange vraiment, extraits de Libération, par Jean Matouk, novembre 2006.

Le film d’Al Gore, La vérité qui dérange, a eu l’immense mérite d’illustrer brillamment les méfaits que les effluents anthropiques infligent à notre «Terre-Patrie», pour reprendre le beau terme d’Edgar Morin. Il n’a précédé que de quelques jours le rapport Stern qui mesure le «coût» économique pour la collectivité humaine du réchauffement de la planète. Ces plaidoyers pour la Terre trouvent un public de plus en plus large.

Mais ni les uns ni les autres ne vont jusqu’à la «vérité qui dérange vraiment», et qui est la suivante : aucun changement technologique, aucune modification des comportements humains ne seront efficaces suffisamment vite, pour infléchir le processus de destruction de notre écosystème, si nous maintenons la croissance économique mondiale a son rythme actuel. C’est une question de délai.

Il faut d’abord financer les investissements dans des technologies propres, il faut changer les comportements en matière d’utilisation d’énergie, de transports, de traitement des ordures ménagères, d’utilisation de l’eau.

Cet énorme effort demandera 20 ou 30 ans. A cette échéance, les atteintes portées à notre environnement non seulement seront irréversibles et auront provoqué des bouleversements dans tous les secteurs d’activité, mais porteront atteintes directement à la physiologie humaine.

La seule solution est un accord cosmopolitique au terme duquel, les grandes nations s’entendraient pour ralentir la croissance économique mondiale de 4,5 % aujourd’hui, à 2 % environ (chiffre encore trop élevé mais «praticable» comme diraient les Anglais) : 1,5 % au plus pour les pays développés et 5 %-6 % pour les pays en développement. Les moyens économiques d’un tel ralentissement sont à discuter au cas par cas, mais ils existent. La vraie question est alors : quid de l’emploi dans les pays développés, avec un tel faible rythme de croissance ?

La réponse : le passage que nous vivons actuellement, d’une société de salariés à une société de propriétaires et actionnaires a conduit les entreprises à s’imposer des rendements financiers de 15 %. Avec une telle exigence, les investissements et les créations d’emplois sont évidemment très réduites. Aussi bien dans ces entreprises que dans les cohortes de leurs sous-traitants et fournisseurs…

En même temps, s’est produit dans les entreprises un élargissement anormal de l’éventail des rémunérations. Elles disposent donc aujourd’hui, d’une masse potentielle d’investissements, à condition de réduire les espérances de rendements financiers et l’éventail des rémunérations. C’est cette masse qu’il faut mobiliser par de fortes incitations fiscales assurant une croissance de l’emploi. Le tout à faible croissance économique, à faible pollution de notre terre, dont le sauvetage passe par une réduction «fractale» des inégalités, à la fois entre pays du monde, au sein de nos propres pays, et au sein même des entreprises.

Menacé par la surpêche, le thon rouge n’est pas suffisamment protégé, extraits de Le Monde, par Hervé Morin, novembre 2006.

Le comité scientifique de la Cicta avait été clair : pour assurer la pérennité du thon rouge dans la zone est de l’Atlantique et en Méditerranée, il faudrait limiter les prises à 15 000 tonnes par an, alors que les quotas alloués pour la période de 2002 à 2006 étaient de 32 000 tonnes et que l’intensité réelle de la pêche, compte tenu des prises illégales, se situe à près de 50 000 tonnes. Craignant pour leurs thons, qui vont pour partie se reproduire en Méditerranée, les Etats-Unis étaient disposés à suivre des recommandations sévères. La Commission européenne, placée sous l’oeil des pêcheurs, venus en nombre à Dubrovnik, y était beaucoup moins favorable.

La Cicta n’est finalement pas parvenue à établir un consensus et a dû se résigner, pour la première fois de son histoire, à passer au vote.
Pour S. Beaucher, de Greenpeace, « la réduction des quotas n’est pas à la mesure des enjeux. D’autant qu’ils ne seront pas plus respectés que les précédents« . « Les pêcheurs industriels sont les grands vainqueurs de cette négociation« .

Sanctuariser l’eau, extraits de Libération, par Christian Losson, novembre 2006.

Elle est un besoin mais aussi un droit. Cette ressource en danger mérite un statut juridique et doit échapper à toute forme de marchandisation.

La mondialisation dérégulée engendre des «maux publics mondiaux» – l’accaparement de biens matériels ou immatériels –, et il convient de leur opposer les «biens publics mondiaux». Mais il y a deux façons de penser ces «biens». Soit assurer que le marché, en ce temps d’effacement du rôle de l’Etat, doit donner le la. Soit estimer, à contre-courant, que développement durable et laissez-faire sont incompatibles. C’est la thèse de penseurs-activistes de gauche qui parlent alors de «res publica universelle». Et concentrent leur lutte sur l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle : l’eau. «C’est la vie, et la vie, c’est un droit humain indivisible et inaliénable», rappelle R. Petrella pour qui «la droite, elle, n’y voit que la gestion d’une ressource naturelle.»

Bien que l’ONU ait, dès 1977, rappelé que «tout le monde a accès à l’eau potable en quantité et qualité égales pour ses besoins essentiels», près de 30 ans plus tard un enfant meurt toutes les 8 secondes après avoir bu de l’eau contaminée. Il y a encore une décennie, la question de l’eau s’articulait autour des conflits transfrontaliers. Puis les vents de libéralisation comme credo du développement ont soufflé. Comment sortir les pays pauvres des trappes de la pauvreté ? En privatisant les services publics, jugés inefficaces, à commencer par ceux de l’eau. Condition sine qua non pour obtenir des prêts ou être éligibles aux allègements de dettes publiques. Les opérateurs privés, dont les deux géants mondiaux sont français (Suez et Veolia), croient en la martingale. «Mais ils ne se concentrent que sur des grandes villes, limitent leurs investissements et augmentent le prix de l’eau, rappelle l’Indienne Vandana Shiva. Au-delà, les marchands veulent marchandiser les fleuves via des barrages, parce que l’eau ne peut, selon eux, couler librement dans la nature.»

L’élevage contribue beaucoup au réchauffement climatique, extraits de Le Monde, par Gaëlle Dupont, décembre 2006.

Manger de la viande nuit à l’environnement. C’est la conclusion à laquelle parvient l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui a rendu public un rapport consacré à l’impact écologique de l’élevage.

Mesurée en équivalent CO2, la contribution de l’élevage au réchauffement climatique est plus élevée que celle du secteur des transports. L’activité est responsable de 65 % des émissions d’hémioxyde d’azote, un gaz au potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que celui du CO2, essentiellement imputable au fumier. De plus, le bétail produit 37 % des émissions de méthane liées aux activités humaines. Ce gaz, produit par le système digestif des ruminants, agit vingt-trois fois plus que le CO2 sur le réchauffement.

Les pâturages occupent 30 % des surfaces émergées, alors que 33 % des terres arables sont utilisées pour produire l’alimentation du bétail – et ces surfaces sont insuffisantes pour répondre à la demande, ce qui entraîne le défrichage de forêts. D’autres dégâts sont énumérés : 20 % des pâturages sont dégradés par une surexploitation entraînant le tassement et l’érosion du sol ; l’activité compte aussi « parmi les plus nuisibles pour les ressources en eau« .

La hausse du niveau de vie s’accompagne d’une consommation plus importante de viande et de produits laitiers. La production mondiale de viande devrait donc plus que doubler d’ici 2050, passant de 229 à 465 millions de tonnes.

Selon la FAO, cet impact pourrait être « fortement diminué » si « la consommation excessive de produits animaux parmi les populations riches baissait« . Un Indien consomme en moyenne 5 kg de viande par an, contre 123 kg pour un Américain.

Je n’ai pas (encore) vu ce documentaire autrichien mais ce qu’en dit cet article de Taïké Eilée trouvé sur agoravox me laisse penser que ce serait vraiment nécessaire que chacun puisse le voir…

Extraits « plic ploc » de l’article :

La palme du meilleur film « gore » 2007 revient à « We Feed The World » (« Le marché de la faim ») de Erwin Wagenhofer. Un film tellement effrayant qu’il n’est diffusé que dans six salles à Paris… Pas d’effets spéciaux. Pas de faux sang. Que du vrai. Avec nous, consommateurs, comme principaux acteurs. Et de vrais gens qui meurent. De la faute du « système » – autre nom de l’antique « destin ». Dans l’indifférence générale. La nôtre.

100 000 êtres humains meurent de faim ou de ses conséquences immédiates chaque jour dans le monde. 1 enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5 secondes de cette même cause. 842 millions d’hommes et de femmes souffrent de malnutrition chronique aggravée. Un chiffre en constante augmentation. Pourtant, il est avéré que l’agriculture mondiale peut, à l’heure actuelle, nourrir dans de bonnes conditions 12 milliards d’individus, soit près du double de la population mondiale ! Ces quelques chiffres aberrants font dire à Jean Ziegler , rapporteur spécial auprès des Nations unies sur le Droit à l’alimentation, que « chaque enfant qui, aujourd’hui, meurt de faim est, en réalité, assassiné« .

La faute à qui ? Au monde tel qu’il va. Et tel qu’il continuera vraisemblablement d’aller. La faute, selon Ziegler, aux « 500 multinationales qui contrôlent 52 % du PIB mondial« , « ne s’intéressent absolument pas au sort des pays dans lesquels elles sont implantées« , « mènent une politique de maximalisation des profits et assoient leur pouvoir par la corruption des dirigeants« .

A Vienne, en Autriche, on jette environ 2 millions de kilos de pain par an, pourtant parfaitement comestibles.
En Roumanie, deuxième producteur agricole européen, le leader mondial des ventes de semences, Pioneer, impose ses OGM, ses semences à utilisation unique, et détruit progressivement les modes de culture traditionnels.
Situation tout aussi absurde au Sénégal, où les paysans voient affluer sur leurs marchés, au tiers du prix local, les légumes et fruits européens subventionnés, qui les condamnent à ne pas pouvoir vivre de leurs propres productions.

Nous nous retrouvons dans une usine autrichienne qui fabrique des poulets, comme on fabriquerait des jouets ou des voitures. Une usine à bouffe, où l’animal en tant que tel n’existe plus. Fini l’animal qui a sa vie propre, et qu’un jour on chassera et tuera pour le manger. L’animal est ici nié dans son être, et d’emblée réduit à de la bouffe.

Tout commence dans des poulaillers géants, contenant jusqu’à 70 000 individus. Là, dans ces hangars sordides, poules et coqs se reproduisent. Les oeufs pondus sont placés dans des incubateurs. Puis dans de grandes caisses. Les poussins y éclosent, comprimés les uns contre les autres. Ensuite, comme n’importe quels objets dans une usine à la chaîne, ils suivent, sur des tapis roulants qui vont à toute vitesse, un parcours automatisé, durant lequel ils se font bringuebaler dans tous les sens. Ils atterrissent dans d’impressionnants hangars, où ils vont être gavés. A peine le temps de grandir qu’ils sont transportés à l’abattoir. Sans avoir jamais vu la lumière du jour. Sans avoir jamais gambadé en pleine nature. Sans avoir jamais « vécu ». Passons sur l’abattage lui-même, nouveau parcours à la chaîne sur tapis roulant, avec électrocution via passage de la tête dans un bassin liquide, et décapitation, jusqu’à l’arrivée finale du cadavre sous cellophane. Prêt à déguster. Ces images soulèvent le cœur et donneront, à n’en pas douter, quelques scrupules aux futurs consommateurs que nous sommes, lorsque nous nous retrouverons face à face avec un poulet sous cellophane au supermarché.

Ultime scène d’horreur du documentaire de Erwin Wagenhofer : la visite au PDG de Nestlé, Peter Brabeck. Celui qui dirige la plus importante multinationale alimentaire mondiale – et qui n’a pas dû voir le film qui précède son entrée en scène – nous assure que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que le monde n’a jamais été aussi riche, que chacun peut aujourd’hui avoir tout ce qu’il veut… Il nous assure que l’avenir appartient aux OGM, que le bio, ce n’est pas si bien que cela… Il se réjouit de ce que l’homme ait enfin réussi à vaincre la nature hostile, à la maîtriser, à la manipuler à sa guise, et nous promet que tout cela est sans danger ; preuve en est, les OGM n’ont, à ce jour, causé aucune maladie chez nos amis américains. Il s’étonne donc candidement de ce que certains affichent quelques états d’âme vis-à-vis des manières de faire des grandes entreprises transcontinentales qui dirigent le monde.

Mais ce n’est pas tout. Voici venue l’heure du grand frisson… Peter Brabeck s’interroge très sérieusement sur le prétendu droit de tous les hommes à bénéficier de l’eau ! Ce cher monsieur, bronzé aux U.V. (comme le souligne malicieusement Ziegler), qualifie d’extrémistes les ONG qui considèrent que chaque homme de ce monde a droit à l’eau, et se prononce, pour sa part, en faveur de la privatisation de cette dernière, en laquelle il voit une denrée alimentaire comme une autre, qui a donc une valeur marchande, un prix, et que seuls ceux qui pourront se la payer auront le droit de consommer. Pour les autres… Faudra s’adapter, j’imagine, être flexible… moderne…

(…)

Le ciel va nous tomber sur la tête. Que dis-je, c’est en cours. Fuyez, braves Gaulois, fuyez…

30°C
En Belgique et en avril – je précise parce que bon !!

Presque deux semaines qu’on a ces températures de oufs, et la météo ne prévoit pas de retour à la normale.

Pas une seule goutte de pluie depuis un mois.

En Gelbique, toujours au mois d’avril, je rappelle !! Non mais vraiment, si ça ce n’est pas anormal… ils prévoient d’ailleurs déjà des problèmes d’eau :-s

En France par contre, si Nicolas Sarkozy gagne la présidentielle, il ne devrait pas y avoir de pénurie d’eau avec toutes les larmes qui vont être versées… Au fait, je vous ai déjà dit que le programme de l’UMP avait un zéro pointé au niveau écologie par rapport aux autres candidat(e)s ? Non ? Ben voilà, c’est fait.

D’ailleurs en passant, pour ceux qui seraient tentés de voter pour lui, je voudrais vous demander un petit peu de votre temps… oh pas grand chose et ça ne devrait pas être désagréable, rassurez-vous ! Il s’agit simplement de regarder un film : V pour Vendetta.

Je dis ça, je dis rien, si j’en parle c’est juste parce que j’en cause 😉

Fin de la parenthèse.

Alors pour le mois de juillet, les paris sont ouverts : 13°C avec averses permanentes ou bien 38°C avec sécheresse ??

Et Dieu que le sol est bas…

Les Belges dévorent 300 fois ce que la Belgique produit
Extrait du Soir, 02.03.07, C. Schoune

Si chaque être humain consommait les ressources comme un Belge, 3 Terres seraient nécessaires pour assurer ce train de vie. En d’autres termes, l’Occident ne vit plus grâce aux intérêts de la nature, mais en rognant son capital. Jusqu’à présent, les perspectives mondiales établies par le GFN n’avaient pas détaillé, secteur par secteur, l’évolution des « recettes » (biocapacité) et des « dépenses » (empreinte écologique). C’est chose faite pour la Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg, considérés comme une seule entité statistique par le GFN.

Alors qu’elle était de 3,4 ha par habitant en 1960, notre « trace » se chiffre aujourd’hui à 5,6 hectares. La consommation vorace des énergies fossiles représente la progression la plus importante.

« Il y a 40 ans, le déficit était de 2,2 ha par habitant, note le rapport. Aujourd’hui, il est de 4,3 ha/hab. » Soit plus de 300 fois la taille de notre pays. Fatalisme ? L’Allemagne est parvenue tour à tour à réduire son empreinte écologique et à améliorer sa biocapacité propre ces dernières années.

Menace sur les fleuves du monde
Extrait du Soir, 20.03.07

Le pompage excessif de leurs eaux pour l’agriculture et la consommation humaine « menace de mettre complètement à sec le Rio Grande et le Gange« . Le Mékong est victime de la pêche excessive tandis que le Yangtzé est asphyxié par la pollution provoquée notamment par l’industrialisation massive le long de ses rives.

Le WWF conseille d’étudier avec soin la situation avant de se lancer dans des travaux d’infrastucture et suggère par exemple de préférer le transport par rail au développement de la navigation sur le Danube. « Comme les gouvernements s’inquiètent maintenant de la diminution des ressources en eau à cause du changement climatique ils construisent de plus en plus de barrages pour en stocker davantage, ce qui a pour résultat de prélever encore plus d’eau des rivières et de créer encore plus de problèmes écologiques« , avertit M. Pittock.

De même, « beaucoup de gouvernements veulent construire des centrales hydro-électriques comme sources d’énergie propre, ce qui, une fois encore bloque les cours d’eau et tue les poissons« , poursuit-il.

En Australie, ce sont des espèces introduites par l’homme qui ont envahi le fleuve Murray-Darling, où les espèces indigènes ne représentent plus que 10 % de la faune aquatique.

La consommation globale d’eau douce augmente deux fois plus vite que la population, ce qui signifie qu’en 2025 plus de 60 % des hommes vivront dans des régions souffrant de pénuries d’eau significatives, selon les estimations de l’Institut de Stockholm pour l’environnement.

« La crise va bien au delà des 10 fleuves étudiés mais le rapport reflète à quel point le développement sans frein menace la capacité de la nature à satisfaire notre demande croissante« , remarque M. Pittock.

Les scientifiques dessinent l’avenir d’un monde plus chaud
Extrait du Monde, 19.03.07, G. Dupont

Pénuries d’eau, inondations, salinisation des sols, baisse des rendements agricoles, multiplication des incendies, déclin de la biodiversité… Les scientifiques du GIEC s’apprêtent à rendre publiques de nouvelles évaluations des conséquences du réchauffement climatique et à confirmer le lien entre ce phénomène et de multiples perturbations déjà constatées sur la planète.

Les experts rangent parmi les conséquences directes du réchauffement, avec un haut de degré de certitude, des phénomènes constatables aujourd’hui : instabilité des sols en montagne, fonte du permafrost, modifications de la flore et de la faune dans les régions polaires, augmentation de la température des lacs et des rivières, précocité du bourgeonnement de la végétation et des migrations des oiseaux, modifications de la répartition des algues, du poisson, du plancton, etc.

En tablant sur un réchauffement compris entre 2°C et 4,5°C au-dessus des valeurs de 1990, les scientifiques évaluent entre 1 et 3,2 milliards le nombre d’humains touchés par des pénuries d’eau. Des « centaines de millions de personnes » seront menacées par la hausse du niveau des océans. Si le réchauffement atteint 4°C, 20% de la population mondiale pourrait être confrontée à des inondations.

Les rendements agricoles, susceptibles d’augmenter dans un premier temps dans les régions de latitude moyenne et élevée, déclineraient partout si le réchauffement atteignait 3°C. Au sud de la planète, les capacités d’adaptation des espèces seraient dépassées. Jusqu’à 120 millions de personnes supplémentaires seraient alors exposées à la faim. Le groupe prévoit une augmentation du nombre de morts dues à la chaleur, aux sécheresses, aux inondations, aux maladies liées à l’eau, ainsi que des extinctions « massives » d’espèces, et des bouleversements « majeurs » dans le fonctionnement des écosystèmes.

Le même sujet vu depuis la Belgique :

L’état d’urgence planétaire
Extrait du Soir, 21.03.07, C. Schoune

Nouveau rapport du Giec : Le Soir a pu prendre connaissance de la synthèse destinée aux décideurs. Inquiétant, ce document demeure confidentiel à ce jour tant il est sujet à des modifications lors des discussions entre les experts de 190 pays.

Extension des zones d’influence des maladies tropicales, pénuries d’eau accrues, menaces d’inondation, déclin de la diversité biologique, arrivée précoce du printemps, acidification des océans… autant de bouleversements en cours et attendus d’ici 2100, si rien n’est entrepris à une échelle globale pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. D’ores et déjà, le Giec constate que « beaucoup de systèmes naturels, sur tous les continents et dans certains océans, sont affectés pour le moment par des changements climatiques à une échelle régionale ».

1 Afrique. Quelque 600 millions de personnes pourraient connaître des pénuries d’eau accrues en cas d’un réchauffement égal à 2°C depuis 1990. Un réchauffement de 3°C conduirait à une extension des zones arides et semi-arides. La mortalité liée au réchauffement, entre diarrhées et malnutrition, devrait grimper d’ici 2030, avec l’augmentation des cas de paludisme ou de dengue. L’augmentation du niveau de la mer menace de nombreuses villes côtières.

2 Asie. La fonte des glaciers de l’Himalaya engendrera des inondations, une instabilité des flancs de montagnes et une rupture dans l’approvisionnement en eau potable. D’ici 2050, plus d’un milliard de personnes en Asie pourraient se trouver confrontées à des pénuries d’eau tandis que près de 200 à 700 millions d’être humains seront confrontés aux inondations résultant de l’élévation du niveau de la mer.

3 Amérique du Nord. Le réchauffement projeté dans les Rocheuses mènerait à une diminution du couvert neigeux, à davantage d’inondations en hiver et à une réduction de l’écoulement des cours d’eau en été, exacerbant la compétition pour la surallocation des ressources en eau.
Les problèmes liés aux insectes ravageurs, maladies et feux de forêts seront en croissance avec un risque accru d’impact sur la santé humaine.

4 Amérique latine. L’augmentation des températures conjuguée à la diminution de l’eau dans les sols mènera au remplacement des forêts tropicales par des zones de savanes. Lvégétation semi-aride sera remplacée probablement par une végétation aride. Dans les forêts tropicales, l’extinction des espèces est jugée probable. Dans les zones plus sèches, les changements climatiques mèneraient à une salinisation et à une désertification des surfaces agricoles. Les rendements de certaines semences diminueront et affecteront la sécurité alimentaire.

5 Europe. Au nord, le réchauffement moyen devrait apporter des bénéfices, dans un premier temps. Ces aspects positifs seraient réduits à néant si le réchauffement moyen atteint 3°C. Dans le sud, les changements climatiques auront par contre un impact négatif sur la santé en raison des vagues de chaleur plus fréquentes, de la réduction de la disponibilité en eau, de la menace sur la production de céréales et de l’augmentation de la fréquence des feux de forêt. Les inondations côtières menaceraient 2,5 millions de personnes supplémentaires chaque année vers 2080. Les petits glaciers disparaîtront et les grands auront considérablement fondu d’ici 2050.

6 Régions polaires. La réduction de l’épaisseur des glaciers, de la taille de la banquise, le dégel progressif du permafrost et les changements dans des écosystèmes très vulnérables produiront des effets au détriment des migrations d’oiseaux, des mammifères et des grands prédateurs comme l’ours polaire menacé d’extinction à l’horizon 2050.

7 Petites îles. La hausse du niveau de la mer exacerbera les inondations, le nombre de tempêtes, l’érosion des côtes et menacera des infrastructures vitales qui supportent le bien-être socio-économique des communautés.

Pour tout l’or du monde

Le projet Pascua Lama est bien réel ! Une multinationale veut déplacer un glacier dans le but d’éteindre sa soif d’or !

A l’heure où l’eau commence à devenir un sérieux problème sur notre planète, la compagnie aurifère propose, ni plus ni moins, que de déplacer un glacier pour pouvoir exploiter en toute tranquillité la mine d’or qui se trouve en dessous. Et ce, malgré les dizaines de milliers de chiliens vivant, en grande partie, grâce à l’eau fournie par le glacier.

Bien entendu, Barrick Gold Corp. a pris soin de s’entourer de « spécialistes » de la question. Aussi propose t-elle une alternative « environnementale » acceptable. En effet, afin de ne pas gaspiller une inestimable quantité d’eau, il est envisagé de découper d’immenses parties du glacier, puis de les déplacer à proximité d’un autre glacier dans lequel les blocs sont censés se fondre.

Par ailleurs, il conviendra en toute simplicité de dériver la rivière alimentant les populations en aval, et d’installer une usine de traîtement de l’eau, histoire de continuer à abreuver les autochtones d’une eau « non polluée ».

Si les mesures envisagées paraissent tout à fait honorables sur le papier, ces solutions ne sont pas du tout du goût de certains experts estimant qu’il n’est pas possible de prévoir le comportement d’un glacier après intervention humaine. Personne ne peut affirmer que la glace ainsi déplacée continuera à alimenter les nappes phréatiques, ni la manière dont le glacier « amputé » réagira. Par ailleurs, prévoir de dépolluer (à des fins de consommation) une rivière conscencieusement contaminée par diverses substances toxiques (arsenic et métaux lourds notamment) peut se révéler à hauts risques en cas de dysfontionnement quelconque.

Si ce projet est censé fournir ses premières pépites en 2009, les autorisations chiliennes et argentines (la mine est située à la frontière) ont d’ores et déjà délivré les accords d’exploitation, le chantier pourrait être entamé à partir du premier trismestre 2006.

Sources : se référer à l’article complet de Hoaxbuster sur le sujet.

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