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C’est notre télé, à moi et aux chats : les oiseaux du jardin. Les mangeoires pendues aux pommiers du verger ne restent jamais seules très longtemps !

On n’est pas vraiment équipé pour prendre tout ce beau monde en photo mais on a essayé et voici ce que cela a donné :


Geai des chênes


Pic épeiche

Le geai est trop gros pour se pendre au filet, il se campe sur la branche au-dessus et ramène le filet jusqu’à lui, donnant des coups de bec jusqu’à réussir à faire des trous dedans.

Le pic épeiche parvient parfois à rester digne (càd vertical !), mais souvent il se retrouve « sur le dos », position de moindre effort et tellement confortable pour déjeuner 😆

On a aussi régulièrement un pic vert et parfois un pic noir.


Bouvreuil pivoine mâle


Bouvreuil pivoine femelle

Les bouvreuils viennent souvent en couple, une fois qu’ils s’installent à la mangeoire il y en a pour un bon bout de temps. Enfin il faut dire qu’ils passent plus de temps à scruter les environs qu’à becqueter.

Je ne sais pas pourquoi ce bouvreuil-ci a une tache blanche sur la tête, ça donne l’impression qu’un autre lui a fienté dessus :mrgreen:

Tournesol, cacahuètes, boules de graisse… tout est bon pour ces froufroutants volatiles au vorace appétit.


Verdier


Mésange charbonnière

Le verdier est le squatteur par excellence, les autres ont beau essayer de faire de l’esbrouffe en venant voler tout près pour le chasser, il y est il y reste ! Au contraire de la sitelle torchepot qui fait un boucan incroyable et part ensuite immédiatement planquer sa graine dans le tronc.

Les charbonnières ne sont pas nos seules mésanges, on en a souvent des bleues et parfois des huppées, des nonnettes (ou boréales, je ne sais pas les distinguer), des à longues queue… celles-là je les adore, on les attend avec impatience à chaque migration. Ces rondelettes petites boules de plumes viennent entre copines, ne sont pas du tout farouches mais extrêmement bavardes. Elles rendent les chats dingues et j’ai l’impression qu’elles s’amusent beaucoup à faire tourner Roro en bourrique !

Regardez-moi ce goulaffe, je me demande jusqu’à combien de cacahuètes il peut s’enfourner dans le bec ?

Je regrette de ne pas avoir vu le rouge-gorge pendant cette séance photo, j’avoue avoir un petit faible pour cet effronté batailleur 🙂

Heureusement que nos chats sont bien nourris et pas très doués pour la chasse :mrgreen:

Il y a un an, des pluies d’oiseaux morts défrayaient la chronique en divers points du globe. Cela avait également touché des populations de poissons.

Sur le site de l’Institut Royal Météorologique se trouve un article intéressant lié à l’observation radar d’envols massifs d’oiseaux lors des feux d’artifices :

Le résultat est étonnant. Jusqu’à minuit règne un grand calme sur les images radar, à l’exception du bruit de fond habituel et de quelques échos marquants provenant notamment d’éoliennes. A minuit précise c’est l’explosion et les oiseaux s’envolent massivement dans l’atmosphère. Selon notre analyse détaillée, des vols d’oiseaux sont observés jusqu’à 500 m d’altitude. Le calme revient assez rapidement et après une grosse demi-heure la plupart des oiseaux sont de retour au sol.


(une version animée est disponible sur leur site, c’est plus parlant)

Manifestement, les bruits de pétards ne font pas fuir que les mauvais esprits ! Ceux qui ont des animaux domestiques connaissent déjà la peur (parfois panique) que ces feux d’artifice peuvent générer.

Une étude similaire réalisée aux Pays-Bas conclut que :

Using an operational weather radar, we quantified the reaction of birds to fireworks in 3 consecutive years. Thousands of birds took flight shortly after midnight, with high aerial movements lasting at least 45 min and peak densities measured at 500 m altitude. The highest densities were observed over grasslands and wetlands, including nature conservation sites, where thousands of waterfowl rest and feed. The Netherlands is the most important winter staging area for several species of waterfowl in Europe. We estimate that hundreds of thousands of birds in the Netherlands take flight due to fireworks. The spatial and temporal extent of disturbance is substantial, and potential consequences are discussed.

Vous pouvez observer cela en images sur leur site web (cinq dates de Nouvel An sont disponibles).

Je me demande s’ils vont également analyser les images radar pour le nouvel an chinois (ce week-end !) et pour la fête nationale…

C’est un article un peu long (3 pages), mais je vous conseille vivement sa lecture intégrale dans Le Monde du 27 juin. Il a été rédigé par Laurent Carpentier. En voici quelques extraits :

Sur les rochers du Cap Fréhel, ce printemps, ils étaient 3 fois moins nombreux qu’il y a 2 ans. Ailleurs, ils modifient leurs itinéraires de migration, ils décalent leurs périodes de reproduction, ils changent leur régime alimentaire. Les bouleversements du mode de vie des oiseaux constituent l’un des meilleurs indicateurs des évolutions climatiques en cours. Et tous les signaux sont en train de passer au rouge. Les temps changent, et comme nombre d’espèces de volatiles, les hommes vont aussi devoir s’adapter.

Le phytoplancton est parti le premier. Parce que les eaux de la mer du Nord s’étaient réchauffées d’un petit degré, ces micro-organismes marins ont subitement migré vers des fonds plus rigoureux. Le zooplancton l’a suivi. Et puis dans leurs sillages, on a vu s’en aller le lançon, ce « poisson-fourrage » dont se nourrissent les gros poissons et les oiseaux marins… Parmi les vastes colonies de mouettes tridactyles, de guillemots et de pingouins, de sternes et de fous de Bassan qui peuplent les côtes britanniques, souffla un vent de panique. Les oiseaux, poussant de plus en plus loin leur maigre pêche, perdirent leurs forces. Pénurie alimentaire, échec de la reproduction, révoltes de la faim… La désolation fit place à l’effroi : goélands et labbes – ces superprédateurs incapables de pêcher eux-mêmes –, se mirent en colère et, affamés, se jetèrent sur les œufs, les poussins, et même sur ces maudites mouettes qui rentraient bredouilles. Guerre et famine… Un jour de 2004, quand les ornithologues écossais revinrent sur la falaise qu’ils étudiaient, il n’y avait plus d’oiseaux.

Il a beau avoir toujours son sourire en coin, on lit l’inquiétude dans les yeux de Bernard Cadiou. Ses jumelles pendent, désœuvrées : ici, dans les Côtes-d’Armor, la face nord-ouest de la Grande Fauconnière, ce rocher de granit rouge sculpté par les vents en contrebas du cap Fréhel, habituellement peuplée de dizaines de couples de cormorans huppés, est bien déserte. Seules quelques silhouettes noires et débonnaires, au cou hautain et au bec souligné de jaune trônent sur les trop rares amas de brindilles et d’algues. « On dénombrait quelque 350 couples il y a deux ans. Aujourd’hui, il y en a trois fois moins… Et, alors que les cormorans commencent à s’accoupler dès février, cette année on n’a vu le premier œuf que le 21 avril… La forte tempête que nous avons eue le 11 mars ne peut à elle seule expliquer le phénomène. Même les nids qui sont abrités du vent n’ont pas reçu de nouveaux locataires… »

(…)

Pour ceux qui s’inquiéteraient de savoir quelles sont les conséquences du réchauffement climatique, les oiseaux – qu’ils soient marins, migrateurs ou hibernants – sont un indicateur riche d’enseignements quant à la rapidité des évolutions en cours. Le phytoplancton est parti le premier, puis le lançon, puis les cormorans… Et puis qui ? Un simple degré d’augmentation de la température et c’est tout un écosystème qui s’effondre. Quand on sait que les climatologues du GIEC font état dans leur rapport d’une possible élévation des températures de 1,8 à 4 °C au cours du siècle à venir, on imagine le grand chambardement qui se prépare dans cette nature où les êtres vivants, nous compris, sont interdépendants ! Et les climatologues savent que, quand bien même les objectifs de réduction des gaz à effet de serre annoncés par les grandes nations seraient atteints – ce qui est déjà en soi largement improbable vu la révolution énergétique que cela suppose –, la durée de vie de ces gaz ne permet pas d’imaginer un redressement miracle et rapide de la situation.

Les oiseaux sont des alarmes qui ne cessent de se déclencher. C’est l’hirondelle qui n’annonce plus le printemps parce qu’elle préfère passer l’hiver dans son étable, la cigogne qui s’est en grande partie sédentarisée, c’est l’échasse blanche qui s’implante au nord de la Loire et le héron garde-bœuf, pensionnaire de Camargue, qui batifole aujourd’hui en baie de Somme… C’est l’inséparable de Fischer, un petit perroquet d’Afrique tropicale, qui s’installe près de Nice, ou encore la grive que les chasseurs attendent désespérément lorsqu’elle hésite à quitter ses froides terres de Scandinavie. En 1989, la communauté scientifique française s’est dotée d’un outil de surveillance territoriale des volatiles, le programme Stoc (Suivi temporel des oiseaux commun). En 2006, 18 ans après sa mise en place, on constate que les communautés d’oiseaux se sont déplacées de 124 km vers le nord !

(…)

« La recherche a beaucoup souffert d’une dérive moléculariste qui s’est faite au détriment de l’entomologie de terrain, moins confortable et moins gratifiante« , écrit le climatologue Jean-Pierre Besancenot dans « Notre santé à l’épreuve du changement climatique » (Delachaux et Niestlé, 2007). Ce qui est vrai pour les insectes l’est aussi pour les oiseaux. « Il n’y a plus personne pour observer le vivant« , regrette Philippe J. Dubois. La biologie moléculaire a raflé tous les crédits de la recherche. Et quand il s’agit aujourd’hui de surveiller et de connaître le comportement et les mouvements des insectes – ces importants vecteurs de maladies pour l’homme –, la phénologie des plantes – ces formidables indicateurs de l’état de santé de la planète –, ou l’évolution d’oiseaux qui prennent de plein fouet les bouleversements environnementaux, on en appelle à la bonne volonté publique. L’Observatoire des saisons, l’Observatoire des papillons des jardins, Phénoclim… grâce à Internet, chacun est aujourd’hui invité à faire la vigie de cette nature en danger.

Le programme de Stoc met ainsi à contribution plus de 1000 ornithologues amateurs, chacun étant chargé d’une parcelle de territoire à observer, noter, étudier au fil des ans selon des protocoles établis par une équipe de chercheurs. « Outre le déplacement significatif des populations d’oiseaux vers le nord, les résultats de ce suivi sont riches d’informations, constate Romain Julliard, biologiste de la conservation, qui est au Muséum national d’histoire naturelle un des responsables du programme. On voit ainsi deux tendances se dégager : la première, c’est que d’une part les effectifs des espèces spécialistes – qu’elles soient agricoles, comme les perdrix, les linottes, ou les alouettes ; ou forestières comme les mésanges boréales et les pouillots – baissent au profit d’espèces généralistes comme le pigeon ramier… La seconde, c’est que les espèces habituellement situées au Nord dégringolent alors que celles ordinairement situées au Sud sont en hausse. » (…) C’est là que Romain Julliard et ses collègues officient au chevet de ces espèces en mutation. Bousculées par le climat, certes, mais pas uniquement. L’urbanisation galopante, la disparition progressive des bois, des prés, des marais leur est une menace bien plus immédiate. Comme l’est l’empoisonnement des sols par les « intrants » – engrais et pesticides en tout genre. « L’équilibre naturel est une image d’Epinal, sourit Romain Julliard. En réalité, nous sommes dans des systèmes très dynamiques, et facilement déséquilibrés… Mais ce qui est rassurant, voyez-vous, quand on étudie les oiseaux, c’est de voir que les choses sont réversibles. Au Danemark, où l’on a largement diminué le recours aux engrais, les alouettes sont revenues… »

(…)

Dans le jardin, ça se bouscule, ça s’insulte, ça jacasse, ça virevolte, ça piaille… et ça bâfre.

Chaque semaine, c’est 1,5 kg de graines de tournesol (réparties dans trois mangeoires), 1/2 kg de cacahuètes et une bonne demi-douzaine de boules de graisse qui se volatilisent. Et si je les écoutais, ce serait davantage encore ! (Le moineau-sumo, vous connaissez ?)

Pourtant, les températures sont très (trop) clémentes en ce mois de janvier. De jour comme de nuit, il fait 10-12°C. Pas la moindre gelée nocturne en vue depuis mi-décembre.

Ca craint.

Encore une petite série sur les rescapés ailés de Birds Bay !

Le premier est 10 fois plus grand que le second, je ne sais pas si c’est évident à voir sur les photos ^^

Regardez-moi ce goulaffe !! Il est resté ainsi, avec ses vers de farine dans le bec, à ne pas savoir qu’en faire… bon d’accord il a reçu un coup sur la tête, il n’a peut-être plus toutes les plumes dans le bon sens si je puis dire ^^

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