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Vendredi 08 septembre 2006 – Rendez-vous avec les nuages

Le petit déjeuner est toujours aussi royal. Notre logeuse pousse le vice jusqu’à avoir remarqué notre préférence pour une sorte de petits pains, et nous en avons donc un de plus qu’hier ! Nous discutons avec elle sur le but de notre excursion : la Zittauer Hütte. C’est juste à côté de Gerlos. Elle nous explique que le refuge a été entièrement reconstruit il y a quelques années et qu’elle n’y est pas encore retournée depuis lors…

Ce matin, nous démarrons dans la panade : les nuages ont décidé de faire la grasse matinée ! Nous allons en voiture jusqu’à l’auberge Finkau, tout au bout du lac de barrage… Sans l’IGN, nous n’aurions pas trouvé la seule petite route autorisée pour s’y rendre, et nous aurions dû nous taper à pieds 6 km parfaitement inintéressants. Evidemment le parking est payant, là nous n’y couperons pas.

Le début de la randonnée ressemble un peu à Krimml : un chemin trop large à mon goût, avec des points de vue réguliers donnant sur les cascades du torrent. Tous ces aménagements sont manifestement très récents, d’ailleurs le tout début du chemin est seulement en passe d’être terminé. J’ai comme l’impression que cet endroit va connaître un grand succès touristique dans les années à venir…

Pour l’heure il n’y a pas grand monde, tout est calme. Les chutes d’eau sont belles et la ballade dans la forêt ne manque pas de charme. La brume donne une atmosphère fantomatique aux lieux traversés, et renforce le sentiment d’être seuls…

Le chemin monte fort, et bientôt nous arrivons au croisement indiqué dans notre guide michelin : un petit sentier abrupt s’évade vers des gorges, tandis que « l’autoroute » continue ses paisibles lacets. Les deux se rejoignent plus loin. Nous partons vers la gorge du Leitenkammer, petite mais impressionnante.

Les nuages progressent dans la vallée en même temps que nous. Parfois nous les rejoignons, parfois ils nous distancent. Ils sont jouettes comme des chatons !

Après une marche assez longue, composée d’une alternance de petits sentiers pierreux et de chemins plus larges (carrossables), nous arrivons à un téléphérique pour matériel. Sa destination se perd dans les nuages, mais nous devinons qu’il rejoint la Zittauer Hütte. Ben dites donc les gars c’est pas tout près… pfff !!!

A partir du téléphérique, plus aucune route n’est possible. Un sentier s’enfonce dans les nuages, nous le suivons. Franchement on est bien content de ne pas voir le soleil, je n’ose pas imaginer l’horreur que ce serait vu la tronche du sentier… et ce n’est que le début !

De plus en plus escarpé, le sentier semble venir buter sur une énorme barre rocheuse… Heureusement il est très bien balisé par les habituelles marques rouge et blanche.

Les derniers nuages semblent sur le point de quitter la vallée dessinée en-dessous de nous. Nous profitons d’un panorama éphémère : en fait ce sont des cumulo-farc(e)u(r)s et une autre vague les remplacera bientôt !


« Avant »


« Après » (et inversément)

Le franchissement de la barre rocheuse n’est pas de tout repos, il est d’ailleurs cordé dans la plupart des passages. Mon rythme décline dangereusement, et le petit point noir qu’est le refuge ne semble pas grandir à l’horizon ! AàG me dit « allez, dans 1/2h on y est ! »… sauf qu’il me répète ça depuis au moins 1 h ^^

Quand on est enfin quitte de cette barre rocheuse, on pense être proche du but… hélas, le chemin est encore long, en plus il nous semble s’éloigner du refuge ! Allez, dans 1/2h on y est :-p Midi est passé depuis longtemps, heureusement nous avons bien mangé notre dessert ce matin 😉

Nous croisons un groupe de randonneurs qui redescendent avec leur guide, celui-ci nous explique qu’il y a encore 1/2h pour arriver au Zittauer Hütte. Un rire nerveux m’échappe à l’annonce de la demi-heure fatidique. AàG exulte : « tu vois, qu’est-ce que je te disais ! »

Je suis vraiment à bout alors nous décidons de faire une pause et manger là, à hauteur d’un panneau explicatif sur la vallée. Le fromage de Ginzling pue encore plus que la veille, et dire que le reste est en train d’enfumer le frigo de notre logeuse, la pauvre ^^

Cette fois-ci c’est la bonne, il y a de plus en plus de cairns le long du sentier et nous arrivons enfin au refuge. En fait nous n’allons même pas le voir de près, ce qui nous intéresse se trouve à côté : le lac inférieur de Gerlos.

J’adore les lacs de montagne, leurs eaux transparentes aux magnifiques reflets verts… nous montons encore un peu car les eaux paraissent toujours plus colorées vues d’en haut. On ne peut pas dire que ce sont mes jambes qui me portent, mais plutôt ma volonté. C’est une journée à 5 cuillères de nutella (i.e. +1000m de dénivelé) quand même !! Pas de regret en tous cas, cela valait la peine de faire tant d’efforts…

Enfin si, tout de même, un petit regret : on aurait bien aimé dormir au refuge pour aller jusqu’au glacier le lendemain… car après une belle pause pour profiter pleinement de l’instant et du panorama, nous devons déjà reprendre la route du retour, qui est très longue. Les glaciers sont définitivement trop loin pour espérer aller les voir dans la même journée.

Le brouillard est quasiment levé, et une chaleur de plomb se fait maintenant sentir. Heureusement nous n’avons plus que de la descente à faire. Nous croisons plusieurs groupes qui montent, ils en suent… nous avons eu la chance d’avoir le lac quasi pour nous tous seuls, là le refuge doit être en train de bien se peupler.

Le retour jusqu’à Finkau se déroule sans problème autre que les habituelles douleurs aux genoux dans les grosses descentes. Je suis heureuse de pouvoir enfin m’asseoir et retirer mes chaussures de rando. Pouah, crevée !! Nous sommes de vrais zombies…

Nous allons souper à Gerlos, nous nous attendions à quelque chose de très moyen à cause de l’effet « centre touristique » mais en fait c’était très bon. Ensuite dodo car nous sommes complètement annihilés par la fatigue… Demain sera une journée plus cool, me promet AàG (oui oui).

Mardi 05 septembre 2006 – Zugspitze & Eibsee

La nuit se passe très mal : je ne me sens pas bien, j’ai chaud et mal au ventre… arriva ce qui devait arriver : en plein milieu de la nuit, je galope vers la toilette pour réétudier plus en détail le menu de la veille. Heureusement que nous n’avons plus de voisins de chambre, se faire réveiller par quelqu’un qui vomi c’est pas glop… Le matin, fatiguée, je me fais un tout petit déjeuner histoire de ne pas partir le ventre vide. Autant dire que ça contraste avec les matins précédents ^^

En route vers le Zugspitze : le téléphérique du Pitztal nous a posé un lapin mais celui-ci, on ne le laissera pas se défiler ! Il va y avoir énormément de photos pour cette journée, c’est « la pire » du séjour je crois à ce point de vue… impossible de faire un tri plus sélectif !

Le sommet du Zugspitze a la particularité d’être à cheval entre l’Autriche et l’Allemagne (son téléphérique jumeau part de Garmisch-Partenkirchen). Le prix de la montée est salé, mais il faut avouer que ça en vaut la peine : la cabine nous emmène à près de 3000m, et comme nous avons de la chance nous serons au-dessus de la mer de nuages !

La montée est vertigineuse, involontairement on ne peut s’empêcher d’examiner les câbles avec quelque anxiété ^^ Heureusement mon déjeuner a décidé de rester en place !

Le paysage de sapins se décharne progressivement avec l’altitude, la rocaille et bientôt la neige nous tendent les bras…

Nous sentons la température fraîchir et voilà les 6°C annoncés dans la vallée qui se manifestent. Le temps est cependant idéalement ensoleillé.

Je m’amuse à nourrir les craves, qui sont tout sauf timides. Ces oiseaux sont tellement habitués aux touristes qu’ils viennent presque piquer le bout de pain dans nos mains avant qu’on le lance…

Je suis admirative quant à leur façon de rattraper au vol la moindre miette, leur vol reste d’une précision extrême malgré les fortes bourrasques de vent. Ce ne sont pas les seuls à résister au vent d’ailleurs !

Nous passons de longs moments à explorer toutes les terrasses du refuge d’altitude, qui se partage lui aussi entre l’Allemagne et l’Autriche.

Chaque orientation donne lieu à un mitraillage photographique conséquent ;-p

Nous sortons ensuite pour escalader le véritable sommet du Zugspitze, qui se trouve juste à côté.

Le décor est impressionnant car aucun sommet n’est plus haut que nous. Des randonneurs sont en train de manger leurs sandwiches à côté de drapeaux tibétains, sentiment d’irréalité…

Nous ne faisons pas de grande promenade car le moindre pas est essoufflant à cette hauteur, et puis je suis toujours un peu patraque de cette nuit. En fait les environs sont assez mornes (trop minéral).

Le refuge en lui-même illustre parfaitement la différence entre ses deux pays. Du côté autrichien se trouvent des œuvres d’art moderne (très présent partout où nous sommes allés dans le Tyrol) tandis que du côté allemand, la terrasse est envahie de tables recouvertes de saucisses et de bières ^^

Après s’être largement rassasié les yeux, nous redescendons dans la vallée en début d’après-midi, avec une idée derrière la tête. Vu de là-haut, un certain lac nous a beaucoup tenté et je voudrais y passer ma « convalescence »… mais d’abord, rassasions notre estomac !

J’ai repéré un banc libre dans une prairie, à l’ombre d’un sapin se trouvant quasi en dessous du départ du téléphérique. Nous pique-niquons tranquillement et une sorte de gros moustique nous accompagne : il « mange » une vieille tranche de pain (jetée pour les oiseaux) pendant toute la durée de notre repas !

On remarque un technicien qui vaque à ses occupations sur le dessus d’une cabine, on pense à une intervention ponctuelle… et soudain la cabine part, avec le gars sur son toit ! Ebahis, on se demande si c’est normal… mais oui, ça en a bien l’air ! Le téléphérique s’arrête lorsque le technicien arrive à hauteur du premier pylône (qui est très loin en fait), le gars descend dessus et la cabine repart sans lui.

Le Eibsee est du côté allemand, il nous faut donc faire tout le tour de la montagne en voiture. « Vue du ciel », la couleur de ce lac m’avait attirée comme un aimant. Tiendra-t’il ses promesses au sol ? Je vous laisse en juger…

La route qui y mène est un cul-de-sac. Arrivés au bout, une voiture est arrêtée et discute avec un piéton bizarre. Je déboîte pour passer à côté, mais le piéton décidément antipathique m’arrête et me demande :
« parking ? »
« euh ?! yes »
« 2,50 euros »
« ah ! no ! »

Je trouve ça un peu crapuleux de devoir payer pour passer trois petites heures au bord du lac, si ça se trouve ce gars s’est improvisé caissier de parking et n’a aucune autorité pour ce faire. J’ai donc fait un beau demi-tour (même pas crapuleux) et je suis partie me garer plus loin. Beaucoup plus loin car, bien sûr, tous les bords de route sont interdits au stationnement, sans qu’une raison valable ne transparaisse. Pur hasard !

Enfin bref, après ce petit accès de mauvaise humeur, nous parvenons enfin au bord du lac… dont le merveilleux bleu-vert transparent nous fait oublier illico presto l’affreux jojo !!

C’est la vue de ce lac qui me donnera envie d’enfin toucher l’appareil photo, car jusque là c’est AàG qui a quasi tout fait…

On commence par une promenade le long de l’eau, sur un petit sentier forestier très agréable. L’ombre est la bienvenue, il fait toujours étouffant.

Nous trouvons une zone à peu près déserte et nous nous y installons pour faire trempette. C’était très exactement là :

L’eau est un peu froide, c’est toujours un mauvais moment à passer que de devoir se mouiller petit à petit… mais une fois qu’on y est, rhââ que c’est gai !

Il fait bon et c’est un plaisir de nager un peu, même si c’est en T-shirt ^^ Plus loin, des pédalos et des petits voiliers font les foufous, l’ambiance est propice à la détente…

Quelques canards se font un plaisir, que dis-je, un devoir ! de finir nos restes de pain.

Après la baignade nous laissons le soleil nous sécher sur les rochers, j’en profite pour noter quelques éléments du compte-rendu avant de tout oublier.

Nous passerons une fin d’après-midi très agréable au bord de ce lac, qui nous rappelle notre journée à Plitvice la Merveilleuse.

C’est à regret que nous quittons le lac, dont les yeux peinent à se détacher. Nous allons souper à Arzl im Pitztal, un repas assez quelconque mais qui nous permet de découvrir les « germknödel ». Nous avions entraperçu ce dessert sur des tables du refuge et son aspect très étrange avait immanquablement titillé notre curiosté de chat ! Ce n’était pas très bon, en fait… une pâte « crue » (??) fourrée aux pruneaux et saupoudrée de graines de pavot, le tout nageant dans de la crème vanille. Très lourd et pas très goûteux.

Dimanche 03 septembre 2006 – Journée maussade au Kaunertal

Réveil abrupt à 6h30 par les cloches de l’église qui sonnent longuement et nous rappellent que l’Autriche est fort catholique… On ne peut s’empêcher de penser aux mosquées qui nous offraient elles aussi gracieusement le service de réveil en Turquie. Le balcon nous offrirait une belle vue si seulement le ciel n’était pas complètement voilé.

A 8h on descend voir Irma Gundolf, notre logeuse, car on ne sait pas où se trouve la pièce du petit-déjeuner. Comme je ne parle pas l’allemand, je comprends un mot sur dix (grâce à mes notions de néerlandais) alors ça donne des situations rigolotes : elle m’a dit que c’était en bas et j’ai compris le mot « recht » que je traduis par « droite ». On descend l’escalier et on se trouve dans un petit hall où se trouvent cinq portes dont une, entrouverte, d’où sort de la musique (une autre chambre ?). On hésite : la porte qui est à droite est bizarre, il en sort un bruit de… chaudière ! On jette un coup d’œil à celle de gauche, en vitré dépoli, c’est une toilette ! Hum, va-t-on rester debout dans ce hall jusqu’à ce qu’elle arrive ? Bon allez, on pousse un peu la porte déjà entrebâillée… oui c’est bien là ! Ouf ! Comme en français, « droite » et (tout) « droit » doivent être très proches ^^


Le trop-plein du lac de barrage du Kaunertal

Cette entraînante musique tyrolienne qu’on entendait, c’est la télévision. Ils ont une chaîne où passent, en boucle, tout plein de webcams rotatives avec les conditions météo du moment (aucune prévision pour la journée par contre !). C’est rigolo quand la caméra se trouve au niveau des nuages (écran blanc), ou quand une vache traverse son champ (celui de la caméra hein)…

Pour ceux qui se posaient la question : oui, Irma est très gentille ! Le petit déjeuner est copieux : confitures, charcuteries, fromages, œuf à la coque… on s’empiffre joyeusement. Les allemands de la chambre voisine descendent à leur tour, le mari d’abord. Il n’arrête pas de souffler lourdement « hummpfff » et on l’entend ensuite émettre des lents et graves « po po pom », à la façon du tuba (?) qui rythme la musique de la tv. Sa femme arrive ensuite, elle son truc c’est de chantonner dans les aigus. Ce duo durera tout le repas ! Ca nous a beaucoup inspiré pendant ce séjour, on les a souvent imités pour rire 🙂 Malheureusement c’est leur dernière nuit là, on ne les reverra plus !

La route à péage qui mène au Kaunertal est impressionnante :

Cette route panoramique se compose d’environ 30 lacets (« kehre »), donne de beaux points de vue sur le lac de retenue et le glacier, et atteint finalement 2750 mètres. De là des télésièges montent normalement jusqu’à près de 3200m (ce domaine est skiable en été) mais vu le mauvais temps, ils ne fonctionnent pas. Peu importe, nous sommes déjà à la hauteur des neiges éternelles !

Nous visitons d’abord un curieux tunnel de glace, équipé de cordes pour les touristes. C’est tout petit mais… on est quand même à l’intérieur d’un « glacier » (je ne sais pas si le terme correspond tout à fait) ! En certains points la glace est extrêmement transparente, à d’autres endroits brille une attirante lumière bleutée. L’excursion est rapide, nous revenons ensuite vers le refuge d’altitude pour entamer une promenade de l’autre côté.

Je suis complètement essoufflée à cause du changement brutal d’altitude (je vis à quelque chose comme 60-70m) et par les pentes (ah plat pays…). Mode de vie trop sédentaire, ça se ressent :-s

Je marche lentement tandis que AàG court comme un cabri pour me narguer ! « Non mais quel salaud ce salaud ! » On va jusqu’au « triangle » des frontières : l’Italie nous tend les bras, la Suisse également, et l’Autriche nous tend un banc (bénie soit-elle !!).

Quel dommage que le temps ne soit pas de la partie, il fait froid, pluvieux, tout paraît morne et triste… minéral.

On entend d’impressionnants grondements d’avalanche sur l’autre versant, même si on ne parvient pas toujours à repérer l’endroit exact :

Il faut dire que le ciel est tout blanc et les nuages s’infiltrent de plus en plus malgré le barrage des pics.

Pic-nic dans le refuge où des tables sont aménagées pour ce faire. Avec de belles toilettes propres et gratuites, comme quasiment partout dans le Tyrol ! On fait une partie de radeau sur l’étang du refuge, il faut se tirer avec une corde et on se marre comme deux gamins…

On descend un peu la route pour faire le tour du Weißsee, un beau petit lac dont les couleurs sont injustement rendues par l’appareil photo.

Vous voyez la fourmi (ci-dessous) ? Qu’on ne vienne plus dire que je ne mets pas de photo de moi sur mon blog :-p

On redescend encore d’un cran pour arriver au départ du sentier vers le glacier Gepatschferner. La randonnée est bien plus longue qu’on ne le pensait, et au final il faut descendre dans la petite vallée pour remonter l’autre versant. Un glacier, ça se mérite !!

La langue de glace est impressionnante (mais très sale), seulement je n’en profite pas tellement : j’ai froid et je suis crevée rien qu’à penser au chemin du retour qui nous attend.

L’air de rien il se fait tard, l’obscurité tombe vite en montagne et la couverture nuageuse nous prive déjà de pas mal de luminosité. Pour un premier jour, le programme était un peu trop ambitieux !

AàG portera mon sac pour revenir jusqu’au véhicule, je suis épuisée… qu’est-ce que j’étais contente en la voyant enfin, au loin, sur le parking !! Il n’y a plus personne, nous sommes les derniers… Dis, tu crois qu’ils ferment la vallée à quelle heure ? (mauvais souvenir d’Ihlara !!) Heureusement le péage est désert mais ouvert, il doit l’être toute la nuit (avis à ceux qui veulent économiser 20 euros 😉 )

Nous décidons de souper à Prutz, il s’agit d’un pélerinage suite à un souvenir familial marquant que je me refuse absolument à vous révéler :-p

Les nuages et la pluie nous accompagnent toujours, nous entrons au Post Hotel où nous serons très bien servi. On est tous les deux cassés par la fatigue… La serveuse, après avoir vu nos difficultés à décrypter le menu, nous tendra charitablement une carte en anglais – merci à elle !

Samedi 15 octobre 2005 – Retour à Bruxelles

On n’a réussi à dormir que quelques heures dans la nuit. Mais malgré cela, je maintiens que le Yildiz Hotel ** est bien mieux que le Aktaş Otel *** ! En effet, les bruits de circulation et de klaxons sont atténués et nous n’avons pas eu un foreur fou toute la nuit. Le problème ici ce sont les gens qui n’arrêtent pas de faire du boucan. Les portes qui claquent, les télévisions dont le son a été mis à fond, les conversations plus ou moins hurlantes, les ascenseurs (nous sommes malheureusement en face)… c’est du non-stop.

La télévision d’un voisin gueulera toute la nuit, avec juste une pause entre 3 et 4h du matin. Vers 4h le téléphone situé dans le couloir, en face de notre chambre, commence à sonner. La sonnerie stridente dure longtemps, puis ça cesse. Et ça reprend quelques instants plus tard. A trois reprises. Impossible de fermer l’œil, nous sommes crevés. Inutile de dire que ça ne remonte pas notre humeur à un niveau qualifié de bon.

Matinée assez morne, seul le système de fermeture de la porte est assez rigolo. Le verrou est symboliquement attaché à la plinthe de la porte, dont certains clous tiennent encore vaguement.

Nous allons déjeuner dans un salon de börek beaucoup moins bien que celui de l’aller, puis nous retournons à l’hôtel où on nous fait une remarque parce qu’on était parti en emportant la clé de notre chambre… ils ont dû voir qu’on n’était pas d’humeur car ils n’ont pas insisté.

Nous marchons jusqu’au terminal Havaş, il est 9h10 et le bus pour l’aéroport part à la demie. En cours de route nous observons des quartiers entiers qui sont rasés sur un ou deux kilomètres de long ! Il n’y a plus que les mosquées qui tiennent debout. Après 1/2h de trajet, nous voilà sur place. C’est curieux, ils ont installé un système de détection des métaux à l’entrée de l’aéroport. Or, on arrive forcément avec des objets métalliques puisqu’on arrive avec tous nos bagages ? Je n’ai pas bien compris l’utilité.

S’ensuit une très longue attente : il est 10h et notre vol ne part qu’à 14h45. C’est un choix que nous avons fait suite à la déception de la veille, nous n’avions plus envie de visiter la ville. L’aéroport est assez petit, et à part observer les gens il n’y a pas beaucoup d’occupations possibles. En face de nous une femme en burqa dont on ne voit strictement rien que les yeux (et encore). Nous nous demandons pour quelle destination elle et son mari s’envoleront… vers l’est sans doute. C’est la première fois que je vois une femme ainsi dissimulée des pieds à la tête. J’avoue avoir du mal à être compréhensive.

A tour de rôle nous partons explorer les petits commerces présents dans le hall de l’aéroport. Les prix sont exorbitants. Par exemple ils demandent 6 liras pour un thé alors que partout ailleurs c’est 0,50 liras !

Nous repassons dans un portique de sécurité. Là encore, on se demande l’utilité car lorsque ça sonne et qu’ils ne trouvent pas rapidement l’origine, ben ils laissent passer… L’embarquement se passe bien et le vol de retour est direct pour Bruxelles, donc aucun tracas de correspondance ou d’égarement de bagages. Seul ennui, un sale gosse derrière mon siège, que sa mère laisse tout faire malgré nos plaintes… un vrai pic vert !

Inutile de dire que, malgré ce bémol d’être passé par Ankara, je garde un merveilleux souvenir de ces vacances en Cappadoce ! 🙂

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