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Malgré les panneaux de signalisation, les gens roulent comme des cons, des clettes, des égoïstes 👿

Nous sommes arrivés trop tard pour cette grenouille… elle est morte à quelques dizaines de mètres de l’étang où elle aurait pu pondre ses oeufs 😥

Elle est allée rejoindre les 10 crapauds communs écrasés ces derniers jours dans notre seule rue.

En plus c’est la seule et unique grenouille verte que nous ayons vue pour le moment, sinon nous n’avons sauvé que des crapauds.

La migration nocturne des batraciens a commencé tôt cette année, météo oblige. Les salamandres sont les plus précoces. Les autres (grenouilles, crapauds…) commencent tout doucement à suivre, j’ai commencé à en ramasser. Leur nombre va augmenter ces prochains jours vu la hausse de température annoncée.

Pensez à lever le pied le soir, elles sont peu visibles, peu vives, et traversent les routes !
attention_crapauds

Plus de détails et de conseils ici :
https://dieudeschats.wordpress.com/2012/03/18/gaffe-aux-coas/

Depuis environ deux semaines (dans notre coin), la migration prénuptiale des amphibiens a débuté. Chaque printemps, ils rejoignent la pièce d’eau où ils sont nés pour se reproduire… beaucoup n’y arriveront pas, écrasés sur les routes 😦

Alors prudence dans les rues proches des étangs (mais « pas que », car ils peuvent faire plusieurs kilomètres !), surtout au lever et au coucher du soleil, et d’autant plus par temps pluvieux… s’il vous plaît levez le pied pour éviter l’hécatombe !

Certaines communes mettent en place des panneaux d’avertissement ou condamnent certains tronçons de route durant la période critique, mais la plupart ne font rien. Ce qui n’empêche que vous pouvez agir, par exemple en parcourant votre pâté de maisons le matin ou à la tombée de la nuit (une petite lampe LED est utile car ces messieurs-dames sont discrets), en ramassant les grenouilles et crapauds (voire tritons) que vous trouvez sur les trottoirs et les routes, et en les amenant à la mare la plus proche.

Rien que vendredi soir c’est ainsi 17 bestioles que nous avons récoltées !
Il peut être utile aux organisations environnementales locales que vous leur en transmettiez la comptabilité (d’un côté les vivantes, de l’autre les écrasées) pour voir quels sont les endroits clés à protéger (barrières, crapauduc, ramassage, etc.) et tenir des statistiques annuelles pour évaluer l’évolution de ces populations.

Plus de détails ici ou .

C’est un article un peu long (3 pages), mais je vous conseille vivement sa lecture intégrale dans Le Monde du 27 juin. Il a été rédigé par Laurent Carpentier. En voici quelques extraits :

Sur les rochers du Cap Fréhel, ce printemps, ils étaient 3 fois moins nombreux qu’il y a 2 ans. Ailleurs, ils modifient leurs itinéraires de migration, ils décalent leurs périodes de reproduction, ils changent leur régime alimentaire. Les bouleversements du mode de vie des oiseaux constituent l’un des meilleurs indicateurs des évolutions climatiques en cours. Et tous les signaux sont en train de passer au rouge. Les temps changent, et comme nombre d’espèces de volatiles, les hommes vont aussi devoir s’adapter.

Le phytoplancton est parti le premier. Parce que les eaux de la mer du Nord s’étaient réchauffées d’un petit degré, ces micro-organismes marins ont subitement migré vers des fonds plus rigoureux. Le zooplancton l’a suivi. Et puis dans leurs sillages, on a vu s’en aller le lançon, ce « poisson-fourrage » dont se nourrissent les gros poissons et les oiseaux marins… Parmi les vastes colonies de mouettes tridactyles, de guillemots et de pingouins, de sternes et de fous de Bassan qui peuplent les côtes britanniques, souffla un vent de panique. Les oiseaux, poussant de plus en plus loin leur maigre pêche, perdirent leurs forces. Pénurie alimentaire, échec de la reproduction, révoltes de la faim… La désolation fit place à l’effroi : goélands et labbes – ces superprédateurs incapables de pêcher eux-mêmes –, se mirent en colère et, affamés, se jetèrent sur les œufs, les poussins, et même sur ces maudites mouettes qui rentraient bredouilles. Guerre et famine… Un jour de 2004, quand les ornithologues écossais revinrent sur la falaise qu’ils étudiaient, il n’y avait plus d’oiseaux.

Il a beau avoir toujours son sourire en coin, on lit l’inquiétude dans les yeux de Bernard Cadiou. Ses jumelles pendent, désœuvrées : ici, dans les Côtes-d’Armor, la face nord-ouest de la Grande Fauconnière, ce rocher de granit rouge sculpté par les vents en contrebas du cap Fréhel, habituellement peuplée de dizaines de couples de cormorans huppés, est bien déserte. Seules quelques silhouettes noires et débonnaires, au cou hautain et au bec souligné de jaune trônent sur les trop rares amas de brindilles et d’algues. « On dénombrait quelque 350 couples il y a deux ans. Aujourd’hui, il y en a trois fois moins… Et, alors que les cormorans commencent à s’accoupler dès février, cette année on n’a vu le premier œuf que le 21 avril… La forte tempête que nous avons eue le 11 mars ne peut à elle seule expliquer le phénomène. Même les nids qui sont abrités du vent n’ont pas reçu de nouveaux locataires… »

(…)

Pour ceux qui s’inquiéteraient de savoir quelles sont les conséquences du réchauffement climatique, les oiseaux – qu’ils soient marins, migrateurs ou hibernants – sont un indicateur riche d’enseignements quant à la rapidité des évolutions en cours. Le phytoplancton est parti le premier, puis le lançon, puis les cormorans… Et puis qui ? Un simple degré d’augmentation de la température et c’est tout un écosystème qui s’effondre. Quand on sait que les climatologues du GIEC font état dans leur rapport d’une possible élévation des températures de 1,8 à 4 °C au cours du siècle à venir, on imagine le grand chambardement qui se prépare dans cette nature où les êtres vivants, nous compris, sont interdépendants ! Et les climatologues savent que, quand bien même les objectifs de réduction des gaz à effet de serre annoncés par les grandes nations seraient atteints – ce qui est déjà en soi largement improbable vu la révolution énergétique que cela suppose –, la durée de vie de ces gaz ne permet pas d’imaginer un redressement miracle et rapide de la situation.

Les oiseaux sont des alarmes qui ne cessent de se déclencher. C’est l’hirondelle qui n’annonce plus le printemps parce qu’elle préfère passer l’hiver dans son étable, la cigogne qui s’est en grande partie sédentarisée, c’est l’échasse blanche qui s’implante au nord de la Loire et le héron garde-bœuf, pensionnaire de Camargue, qui batifole aujourd’hui en baie de Somme… C’est l’inséparable de Fischer, un petit perroquet d’Afrique tropicale, qui s’installe près de Nice, ou encore la grive que les chasseurs attendent désespérément lorsqu’elle hésite à quitter ses froides terres de Scandinavie. En 1989, la communauté scientifique française s’est dotée d’un outil de surveillance territoriale des volatiles, le programme Stoc (Suivi temporel des oiseaux commun). En 2006, 18 ans après sa mise en place, on constate que les communautés d’oiseaux se sont déplacées de 124 km vers le nord !

(…)

« La recherche a beaucoup souffert d’une dérive moléculariste qui s’est faite au détriment de l’entomologie de terrain, moins confortable et moins gratifiante« , écrit le climatologue Jean-Pierre Besancenot dans « Notre santé à l’épreuve du changement climatique » (Delachaux et Niestlé, 2007). Ce qui est vrai pour les insectes l’est aussi pour les oiseaux. « Il n’y a plus personne pour observer le vivant« , regrette Philippe J. Dubois. La biologie moléculaire a raflé tous les crédits de la recherche. Et quand il s’agit aujourd’hui de surveiller et de connaître le comportement et les mouvements des insectes – ces importants vecteurs de maladies pour l’homme –, la phénologie des plantes – ces formidables indicateurs de l’état de santé de la planète –, ou l’évolution d’oiseaux qui prennent de plein fouet les bouleversements environnementaux, on en appelle à la bonne volonté publique. L’Observatoire des saisons, l’Observatoire des papillons des jardins, Phénoclim… grâce à Internet, chacun est aujourd’hui invité à faire la vigie de cette nature en danger.

Le programme de Stoc met ainsi à contribution plus de 1000 ornithologues amateurs, chacun étant chargé d’une parcelle de territoire à observer, noter, étudier au fil des ans selon des protocoles établis par une équipe de chercheurs. « Outre le déplacement significatif des populations d’oiseaux vers le nord, les résultats de ce suivi sont riches d’informations, constate Romain Julliard, biologiste de la conservation, qui est au Muséum national d’histoire naturelle un des responsables du programme. On voit ainsi deux tendances se dégager : la première, c’est que d’une part les effectifs des espèces spécialistes – qu’elles soient agricoles, comme les perdrix, les linottes, ou les alouettes ; ou forestières comme les mésanges boréales et les pouillots – baissent au profit d’espèces généralistes comme le pigeon ramier… La seconde, c’est que les espèces habituellement situées au Nord dégringolent alors que celles ordinairement situées au Sud sont en hausse. » (…) C’est là que Romain Julliard et ses collègues officient au chevet de ces espèces en mutation. Bousculées par le climat, certes, mais pas uniquement. L’urbanisation galopante, la disparition progressive des bois, des prés, des marais leur est une menace bien plus immédiate. Comme l’est l’empoisonnement des sols par les « intrants » – engrais et pesticides en tout genre. « L’équilibre naturel est une image d’Epinal, sourit Romain Julliard. En réalité, nous sommes dans des systèmes très dynamiques, et facilement déséquilibrés… Mais ce qui est rassurant, voyez-vous, quand on étudie les oiseaux, c’est de voir que les choses sont réversibles. Au Danemark, où l’on a largement diminué le recours aux engrais, les alouettes sont revenues… »

(…)

Je vais m’absenter quelques jours. J’espère que ce sera moins le bordel à mon retour… Bon courage à vous d’ici là !

Bon alors si on excepte le fait que je ne puisse pas changer le nom du blog, que les noms des commentateurs ont disparu, que faire une nouvelle mise en page semble relever du parcours du combattant à cause des liens qui ne fonctionnent pas et des phrases en allemand, que tous les commentaires me sont envoyés par mail même quand je désactive cette option… mis à part cela, donc, je suis plutôt soulagée que 20six.fr soit sorti de son coma, et que mes notes semblent (du moins pour les dernières) être toujours là.

Je vais faire un petit « tour du propriétaire » pour juger de l’étendue des dégâts et essayer de réparer tout cela.

(edit> Bouhouhouuuu… et en plus c’est dix fois plus lent qu’avant… :-()

Le suivi des commentaires semble avoir également disparu, et ça c’est vraiment pas cool. Idem pour la liste de fils RSS ??

Bon j’en ai marre de devoir me reloguer toutes les trois minutes, je ferai le « gros oeuvre » quand ils auront fini de trifouiller les codes, parce que même l’interface a des sautes d’humeur…

C’est con de se démoraliser pour ces conneries. Mais ça fait mal quand même. J’ai un peu la même impression que lorsque mes parents avaient changé les rideaux de ma chambre pendant mes vacances. Je ne me sens plus chez moi et il y a quelque part le sentiment de crainte que des faits similaires ne se reproduisent.

Et puis c’est quoi ces sauts de carpe entre chaque paragraphe ?? ça ressemble à rien !

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