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Proverbe breton : Dibaot hent kaer na vez meinek ha gwenodenn na vez dreinek.
Rare la belle route qui ne soit caillouteuse ni le sentier qui ne soit épineux.

Bande-son : Françoiz Breut – La chanson d’Hélène

Après cette 1ère partie, nous voici donc au fort de Cornouaille, classé monument historique depuis 2013.

Panneau d’information :
Construite de 1690 à 1695, la batterie de Cornouaille croisait ses feux avec celle du Mengant, participant ainsi à la défense du goulet de Brest. Composée d’un terre-plein elliptique d’environ 150m, elle est complétée en 1813 par une tour modèle n°1 puis modifiée en 1888 par creusement d’une batterie de rupture équipée de pièces de 32 cm destinées à faire feu au ras de l’eau.

La plateforme revégétalisée est magnifique ❤

Photo volontairement éclaircie pour bien distinguer le fond dans l’ombre :

Il s’agit de la fameuse batterie de rupture ayant été creusée dans le roc sous le terre-plein. Vues plongeantes :

On peut descendre voir cela de plus près par l’intérieur. Un tunnel, je n’y résiste pas !

Pour une fois c’est AàG qui a succombé à l’attrait de la rouille 😉

La marée nous empêche d’accéder aux embrasures côté mer (photo ici).

Masquées par les rochers, elles sont quasiment invisibles pour les navires…

Voyez-vous le conduit remontant la falaise ? Je l’identifierais comme une cheminée d’évacuation du gaz.

Malgré l’état de ruine avancé, ce ne sont pas les recoins sympathiques qui manquent.

Il est temps de s’enfuir car il y a tout un troupeau d’adolescents qui débarque en beuglant ! Les lieux perdent soudain singulièrement de leur charme :mrgreen:

En haut de la falaise, nous arrivons sur une route et bénéficions d’une belle vue sur le fort. En agrandissant la photo, on peut distinguer le groupe d’élèves et leur prof… c’est sympa, comme excursion scolaire !

Sur le haut de la falaise se trouve l’amer de la pointe de Cornouaille. Nous tombons ensuite sur la batterie haute.

Il faut la mériter, le sentier qui y mène a disparu sous les ronces :mrgreen: Et en plus, elle est fermée.

Panneau explicatif :
Construction de 1813, pouvant abriter 60 hommes, standardisée, comprenant les magasins à poudre, à vivres, le logement des canonniers et qui serviraient de réduit défensif aux batteries basses. Elle était équipée de 4 canons de 24 ou de 16 à chaque angle de la plate-forme supérieure.

Nous poursuivons le chemin en direction de l’îlot des Capucins. Le coin est rempli de vestiges militaires, on fait trois pas et on tombe sur le suivant…

Cette salle dissimulée derrière des rideaux de lierres et de lianes était particulièrement grande et belle, la photo ne lui rend pas justice 😦 Nous bénéficiions pourtant d’une lumière et de couleurs admirables.

Attention au serpent !

Au détour d’une pointe, nous voyons apparaître le célèbre fort des Capucins.

Je sais, je mets trop de photos, mais il est tellement esthétique ❤

Le site est classé monument historique et son accès est réglementé.

Le pont date de 1860 +/- 1 an (selon les sources).

Le fort quant à lui date de 1848, comme en témoigne cette dalle gravée.

Un amateur de street art a laissé quelques fresques à l’humour grinçant dans les magasins et casernement.

Ça ne vous donne pas envie ?

Ici aussi, une batterie de rupture tirant à gros calibre à fleur d’eau a été installée en 1888. La géométrie des lieux est typique, on commence à la connaître !

Au pied de l’escalier se trouve un magasin à poudre dont la double paroi est en fort mauvais état et dont l’accès est interdit par une grille. Au fond il devait accéder à un puits reliant la surface.

Remontons prendre l’air et explorer les bâtiments de surface, ou du moins ce qu’il en reste.

Quittons le poste d’observation et empruntons cet escalier en pierres taillées. Delf, tu fermes les yeux ok ?

Le massif rocheux de l’îlot a été largement entaillé pour établir les diverses constructions, mais l’arête centrale a été maintenue telle quelle pour servir de parados et de masque.

Nous voici donc sur le « toit » !

Des charnières qui ont un peu vécu…

Un beau panorama s’offre à nos yeux admiratifs.

Il est temps de quitter les lieux.

Une longue route de retour nous attend.

Nous ne sommes pas fâchés d’arriver enfin à la voiture !

Nos estomacs grondent et nous filons à Camaret-sur-mer (Kameled) manger une horrible pizza.


Chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour et Tour Vauban

Proverbe breton : Klev ar gaoter o sarmon d’ar pod-houarn !
Écoute le chaudron sermonner la marmite !

Bande-son : Françoiz Breut – Si tu disais

La nuit fut bruyante, la logeuse ayant fait la fête dans son salon (sous les chambres). De plus elle est à nouveau en retard pour le petit déjeuner.

Pour retrouver le moral, nous faisons un crochet par le marché qui se trouve devant l’église de Crozon. Nous prenons des fraises de Plougastel et des petites tomates « cœur de pigeon ». De vrais bonbons, comme dit le maraîcher !


Tour-modèle n°1 type 1811

Nous allons à la pointe des Espagnols (ils en furent chassés en 1594), dans la presqu’île de Roscanvel.

La position est stratégique, ce goulet donnant accès à la rade de Brest.

Des vestiges de fortifications sont encore visibles, comme ci-dessus.

Nous empruntons un sentier pour descendre les 60 mètres de la falaise et voir… ce qui peut encore l’être.

Nous arrivons au fort Robert.


Char Panhard de reconnaissance

Texte du panneau d’information :

L’ensemble était constitué d’une batterie basse (1697) croisant le feu avec la batterie du Mengant sur l’autre rive avec poudrière et casernement, d’une batterie de rupture sous roc (1888) armée de 2 canons de 320mm qui avait pour mission de perforer la cuirasse des navires en dessous de la ligne de flottaison, d’une batterie haute (1888) avec 6 canons, poste de commandement et de télémétrie.

Le site n’est pas aménagé pour les visites, il est complètement laissé à l’abandon. Et ma foi j’aime autant, il n’en a que plus de charme 🙂

Voici une vue d’ensemble de la caserne défensive.

Jeu de perspective :

Ici la ruine menace, ce mur éventré aurait-il subi une explosion ? Étrange, vu son orientation.

Pour votre chambre, vous préférez une fenêtre avec vue sur falaise ou vue sur ciel ?

Attention le lieu est fortement gardienné !! Et ils ne rigolent pas, AàG en frissonne encore :

Pour la suite, mieux vaut avoir une lampe… comme je suis une lumière, pas de souci 😉

J’ai adoré cet escalier creusé en pleine roche ❤

Oh, quel drôle de poisson que voilà !

Non ce n’est pas une torpille je vous rassure… même s’il y avait effectivement un tube lance-torpille installée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.


Cheminée d’aération

La géométrie des lieux sera semblable dans tous les fortins militaires que nous aurons l’occasion de visiter.

Vous reprendrez bien un peu de feuilleté ?

Ces échelles mènent à une coupole de tir, vu leur état nous nous sommes abstenus d’y monter. L’air marin corrode…

Vu de l’extérieur, l’installation est discrète :

AàG s’est métamorphosé en Cernunnos et cette fois le sortilège n’est pas de ma main !

Nous nous empiffrons de fraises et de tomates pique-niquons et poursuivons notre balade. Certains vestiges sont protégés par des grilles, parfois en raison de l’état de délabrement, parfois pour les chauve-souris.

Je suppose qu’il n’est pas exclu qu’il reste quelques obus en cours de déminage à droite ou à gauche, comme c’était encore le cas en 2006.

Entre lande à bruyères et mer de fougères…

Les gardes sont toujours nombreux et effrayants. Ils sont tellement puissants qu’ils parviennent à faire pencher la mer !

Oh mais dis donc, tu as vu ce qu’il y a en contre-bas ?

Je veux y aller !!

Dis-moi gracieux papillon, où est le chemin d’accès ?


Thecla du bouleau

Pfff, on ne peut plus faire confiance à personne, cette enflure nous a envoyés dans les épineux et les toiles d’araignées géantes pour rien ! Évidemment, lui, il vole au-dessus !

Nous trouvons finalement un petit escalier dont le départ est caché dans la végétation près du poste d’observation.

Et voici enfin le Graal ! J’ai nommé le fort de Cornouaille, récemment classé monument historique.

Le vent fait danser les herbes folles tandis que nous partons explorer notre nouveau terrain de jeu.

A suivre !

Proverbe breton : N’hall ket ar wezenn kaout bleuñv hag avaloù.
L’arbre ne peut avoir (à la fois) des fleurs et des pommes.

Bande-son : TwarresWhy


Mémorial de l’aéronautique navale

La nuit à la chambre d’hôte de Crozon fut moyenne et lorsque nous arrivons au petit déjeuner, plusieurs personnes sont déjà là à attendre. La logeuse est en retard… ce n’est qu’à 10h que nous pourrons enfin partir pour le cap de la Chèvre (Beg Penn ar Roz), sous un temps couvert.


Le « tas de pois » dans la purée de pois

Cette randonnée jusqu’à la pointe de Dinan (Beg Dinn) était un sorte de pèlerinage pour moi. Il y a environ 20 ans, j’avais fait cette promenade avec ma meilleure amie, mes parents devaient nous retrouver à l’arrivée… nous pensions en avoir pour 20-30 minutes suite à un panneau indicateur dont un plaisantin avait effacé un chiffre :mrgreen:

En réalité il y a 8,3 km « de parking à parking » – mais pas en voiture 😉

Et bien évidemment, quand on fait des tours et détours sur cette côte fractale, on se retrouve facilement à plus de 10 !

La lande a fort souffert de la surfréquentation des lieux, le sol s’est retrouvé nu, livré à l’érosion. Des mesures de restauration – notamment à travers la canalisation des touristes dans les sentiers – ont permis aux bruyères et autres ajoncs de reprendre du poil de la bête.

Il y a cependant encore des soucis manifestes à certains endroits car dès qu’on s’éloigne un peu du sémaphore, les sentiers redeviennent « libres ».

Les épineux, quand il y en a, aident à garder le troupeau sur le bon chemin 😉

Le ciel reste très nuageux et nous ne croiserons que peu de monde sur les falaises.

Peu après la pointe de Kerroux (Beg Geo Velen), nous arrivons aux plages : Kerdreux, la Palue puis Lostmarc’h.

A marée basse, elles ne forment qu’une seule grande plage tandis qu’à marée haute elles sont séparées par les pointes de Kerdra et de Lostmarc’h.

Le surf y est autorisé mais pas la baignade, à cause d’un dangereux phénomène naturel : les baïnes.

Ce sont des dépressions qui se creusent dans le sable et peuvent atteindre plusieurs mètres de profondeur. Elles génèrent des courants qui entraînent au large tout nageur, même aguerri.


Panicaut de mer ou chardon des dunes

Il semble qu’ici aussi la végétation souffre. Les dunes ont besoin d’un coup de pouce pour se revégétaliser.


Rocher de Guénéron

Après tous ces rocs, qu’il est doux de marcher pieds nus dans le sable frais !


Cave canem !

Nous retrouvons des « miroirs » comme à Cléder.

Avec toujours le « tas de pois » en toile de fond.

Le ciel devient plus sombre, offrant des ambiances intéressantes.

Si une ligne semble apparaître sur certaines photos, ce n’est pas un hasard.

J’ai juste sauvé les Français de la noyade, et la France d’une invasion anglaise :mrgreen:

Quelques bunkers en bout de grève témoignent du passé militaire.

Nous quittons temporairement le niveau de la mer. Ce doit être dans ces environs que nous avons essayé de nous abriter du vent pour pique-niquer sans se retrouver gelés.

Ramener une photo oui, un galet non !

Je ne sais plus comment on appelle ces formations… des allées de géants même si ce n’est pas volcanique ?

Vu le temps je n’ai quasiment pas sorti mon appareil de la journée (presque toutes les photos sont d’AàG) mais devant ces belles fleurs je n’ai pas pu résister.

Les pins maritimes ont le vertige, ils préfèrent rester loin de la falaise 😉

Le lieu devient ensuite plus minéral. La pointe de Dinan s’offre à nos regards.

Et voici le « château » de Dinan (Kastell Dinn), accessible par un pont-levis une belle arche en pierres :

Ces sentiers de chèvre me faisaient de l’œil mais AàG n’a pas voulu qu’on y aille ! C’est scandaleux ! 👿

Tout ça sous prétexte qu’il était déjà tard, qu’on était fatigué et qu’on avait encore tout le retour à faire…


Château de Dinan et tas de pois

Certes on a bien mis facilement 4h30 à arriver ici, mais le retour est toujours plus court : moins de photos, pas de pause repas…

Optimiste, je parie qu’on est à la voiture pour 18h. Ça veut dire un retour en 2h30.

AàG est tellement confiant dans l’impossibilité de ma proposition, qu’il parie spontanément une heure de massage si je gagne.

Si j’avais besoin d’une motivation, je l’ai trouvée ! 😆

Le soleil daigne faire son apparition. Le ciel bleu nous offre une atmosphère et des couleurs très différentes.

Selon l’endroit où se portent nos yeux, le contraste est saisissant :

AàG mitraille fébrilement le panorama…

…finalement, je ne suis pas sûre qu’on fera moins de photos durant le retour !

Je galope sur les sentiers sans l’attendre, c’est pas tout ça mais j’ai un pari à gagner, moi :mrgreen:

Des murets de pierre sèche sont encore visibles au sud du Cap de la Chèvre. Ces éléments structurants du paysage n’existent que depuis le partage des terres communes, à partir de la seconde moitié du 19e siècle. Ils sont liés à l’obligation, dans les actes de partage, de délimiter les parcelles par des murets, à la périphérie des villages. Ces parcs entourés de murets rendaient la surveillance des troupeaux plus facile. (source)

AàG fait tout ce qu’il peut pour nous retarder mais…

…le sémaphore est déjà en vue ! Youhou !

Je gagne mon pari haut la main 🙂

Nous rentrons à Crozon, nous allons voir l’église qui nous paraît très sombre. Nous ne trouvons pas de restaurant et retournons au port du Fret.

Le Presbytère étant fermé, nous allons au Moulin du Chat. Les galettes y sont grosses mais moins savoureuses…

Le dicton breton du jour :
Ali ha holen a roer d’an hini a c’houlenn.
Conseil et sel se donnent à qui les demande.

Bande-son : Ehma – Lady Hofstede

Après cette belle matinée, nous continuons notre rando vers Porznéjen en suivant à peu près le GR.

Dans l’anse de Cam Louis, nous croisons des formations rocheuses aux formes alambiquées.

Ces rochers fantastiques portent des noms évocateurs comme le rocher des lutins (Roc’h Paotred ar Sabat ou « roche des hommes du sabbat » si je traduis bien). Il paraît que les korrigans s’y désaltèrent, des cavités y retenant l’eau de pluie.

Des moutons nous accompagneront, de manière totalement désintéressée 😆


Roc’h Ar Koukouk (rocher du coucou)

Une mer de fougères… et un menhir auquel nous irons dire bonjour plus tard.

Derrière la haie qui le protège, un champ de choux-fleurs. C’est la première fois que nous en voyons des jaunes et des mauves !

Il y a également un surprenant champ de sorgho ! Ils font des essais, apparemment…

Nous poursuivons le chemin jusqu’à cette petite construction en granit, qui est la poudrière de Saint-Eden.

Un menhir couché se situe à côté du magasin à poudre. Il fait 9,20 mètres de long.

Nous aurions aimé atteindre la baie du Kernic afin de voir l’allée couverte de Guinirvit (ou Guirnivit ? on trouve autant les deux toponymes !), mais vu l’heure – et le ciel qui ne va pas en s’arrangeant – nous ferons demi-tour ici.

Saint Yves et moi rejoignons la pierre dressée aperçue un peu plus tôt. Il s’agit du menhir de Camp Louis (Kamm Louis), également appelé menhir de Kergoarat ou de St-Eden.

Il serait, avec ses 7 mètres, parmi les plus hauts de France. Il est classé monument historique depuis 1909.

Le four à goémon de Cam Louis est envahi par la végétation.

Nous croisons une demi-douzaine de chèvres qui divaguent en toute liberté parmi les rocs, tandis que le ciel est toujours schizophrène.

Résultat, une lumière sublime 🙂

On voit bien les compartiments dans le four à goémon situé entre Cam Louis et le Click.

Nous quitterons le bord de mer de Poulfoën jusqu’à Ker Porz Striz afin d’éviter autant que possible le passage nauséabond.

Nous rejoignons ensuite la plage des Amiets (« amis » en breton, si je ne m’abuse).

Nous devinons les ondées au loin. Menaçantes, elles nous ont tourné autour toute l’après-midi… mais là intervient le second miracle de St Yves : pas une goutte de pluie ne nous atteindra !

Les miroirs ne se sont pas asséchés 🙂

Euh je crois qu’on est près du rocher du chien :mrgreen: Gentil le toutou, gentil !

AàG m’en voudrait si je n’évoquais pas ici un « sport » particulier dont l’épreuve est organisée juste à côté, à Sibiril : le cracher de bigorneau.

Il s’est entraîné dur tout le séjour, mais je crois bien qu’il n’a pas dépassé les 60 centimètres. Le record est à 11,04m, avis aux amateurs !

La marée remonte. Elle va même monter très vite, sur cette zone plate. Les rouleaux sont encore timides mais vont se renforcer.

Un phénomène rigolo se produit lorsque la vague se retire, formant comme des boudins de sable fluidisé.

Fshhhh… Schffff… entendez-vous le bruit des vagues ?

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,

Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Le soleil baisse et teinte de chaudes nuances le paysage.

Bon, Saint Yves, t’as fini de faire de l’ombre sur mes photos ?
Allez hop, à l’eau !

Vous voyez la tête qui dépasse dans le 4e rouleau ? ^^

Il y a un peu plus de promeneurs que ce matin, mais on ne se bouscule pas.

Quelqu’un veut un rab de chantilly ?

Comment ça elle crisse un peu sous les dents ma chantilly ?

Ô temps vague ! Suspends ton vol…

Oui je sais, le nombre de photos est déraisonnable. Que voulez-vous, je ne vois pas souvent la mer ! Et comme tout bon chat qui se respecte, je déteste choisir 😀

Voici un autre phénomène qui attise notre curiosité.

Des trous dans le sable qui se remplissent d’eau avec la marée et rejettent leur air sous forme de bulles pendant un temps parfois très long.

AàG jouera au chien fou en essayant désespérément de creuser pour voir quelle profondeur cela atteint et s’il y a une bestiole responsable du creusement (à part lui, je veux dire). Sans succès 😆

Ce petit édifice en pierres de taille est le corps de garde des Amiets. Il servait à l’observation.

Les goélands prennent un bain de soleil sur la plage.

Nous voici de retour au petit port de Poulennou.

L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !

Adieu coquillages et queues de lièvre, il est 19h30 et nos estomacs crient famine.

Nous arriverons juste à temps à Plouescat pour avoir la dernière table de ce qui semble être la seule crêperie ouverte (la Dentellière). Nous ne regretterons pas ce manque d’alternative : nous n’aurions pu mieux choisir ! C’était particulièrement savoureux, et le personnel très sympa pour ne rien gâcher.

Ces anciennes halles (ou cohue) ont été construites au début du 16e siècle. Ce sont les seules halles en charpente qui subsistent dans le Finistère, leur classement en tant que monument historique en 1915 les a probablement sauvées de la démolition…

Ces 300m² de pavés sont abrités par une charpente reposant sur 4 rangées comportant chacune 10 poteaux en bois.

La flèche de l’église paroissiale St Pierre est, avec ses 59 mètres, l’une des plus hautes de la région. Elle fut érigée en 1870, soit 5 ans après la consécration de l’église.

Je la trouve assez plaisante avec ses 4 clochetons et son éclairage chaud-froid.

Les oursons ne sont manifestement pas sujets au vertige 😉

Commençons, pour le plaisir, par un dicton breton :
Un ali mat zo mat bepred, ha pa ve digant ur sod e ve.
Un bon conseil est toujours bon, même quand il vient d’un imbécile.

Bande-son : Ehma – La plage de Blâne-Est

Ce matin nous partons faire une randonnée le long de la côte. Les champs d’artichauts sont inhabituels pour nous et ravissent notre vue.

Nous nous garons au petit port de Poulennou (nom dont la sonorité nous amuse beaucoup).

Un panicaut de mer nous fait de l’œil.

J’aime beaucoup cette délicate fleur bleu-mauve dans son écrin acéré.

Quel contraste avec la douceur des chatons ! (je pense que ce sont des « queues de lièvre » ?)

Les goélands prennent leur bain matinal… en attendant la marée basse pour prendre leur petit déjeuner.

Au loin nous apercevons une retenue de mer qualifiée sur notre plan de « grenouillère ».

Sur le chemin nous trouverons un des nombreux fours à goémon de la région. Je vous retranscris le panneau d’information ci-dessous.

Généralement construits sur une butte exposée aux vents, en bord de littoral, les fours à goémon servaient au brûlage des algues. Pratiquée de mai à octobre, cette opération durait une journée entière en dégageant une épaisse fumée jaunâtre. Le brûlage des algues permettait d’obtenir des pains de soude dont on extrayait ensuite l’iode pour les besoins de l’industrie pharmaceutique.

Ainsi, d’une tonne de goémon vert donnant 200kg de goémon sec, 40 kg de soude étaient obtenus dont on extrayait entre 200 et 600 grammes d’iode.

Les fours à goémon se présentaient habituellement sous la forme d’une longue tranchée (environ 10m de long ; 0,50m de large et 0,50m de profondeur) tapissée de pierres jointoyées. Cette tranchée était divisée en une vingtaine de compartiments au moyen de pierres plates disposées verticalement afin de pouvoir dégager les blocs de soude qui pesaient près de 100 kg chacun.

Le brûlage du goémon fut pratiqué dans la commune jusqu’en 1955, date de fermeture de l’usine d’iode locale.

La langue de sable menant à l’îlot An Amied n’est pas encore accessible.

Essai de contre-jour :

Nous descendons sur la plage des Amiets et libérons nos pieds.

La giga-plage des Amiets, devrais-je dire…

C’est une superbe longue plage de sable blanc et fin. Quasiment déserte.

Dans l’ombre bleue d’un nuage…

Roc’h Ventloc à l’avant-plan, sauf erreur de ma part.

Afin de préserver son anonymat, AàG s’est métamorphosé en saint patron de la Bretagne (St Yves de Tréguier).

Son premier miracle sera de faire cohabiter de pareils cieux !

La largeur de cette plage est impressionnante. Les petits points noirs à gauche sont des gens.

Et voici les fameux miroirs de Cléder :

Bien que la mer se soit déjà retirée au loin, un film d’eau persiste sur ces immenses étendues planes.

Le sable mouillé reflète le ciel et se confond avec lui, c’est magnifique.

Nous continuons notre promenade, charmés par le paysage qui s’offre à notre regard.

Nos pieds s’enfoncent avec délice dans le sable doux et frais.

Rien que de revoir ces photos, je me sens la tête aérée 😀

Un nuage passe et nous découvrons ces mignons petits « bains de pied » qui se sont créés suite aux turbulences dues à la présence de gros rochers.

Le sable au fond de ces vasques est aussi ondulé que la surface de l’eau.

Voyez-vous sur la photo ci-dessus la petite maison ?
Et sur la photo ci-dessous ?

Cette maison de douaniers se dissimule derrière les rochers afin de n’être pas vue du large.

C’est malheureusement en ce bel endroit que se trouve le gros défaut des Amiets : une odeur épouvantable (type H2S) règne dans les parages du corps de garde de Lavillo.

Un ruisseau sale (recueillant les usées du village ?) passe au pied du roc en laissant des traces noires sur le sable. On a hésité à passer pieds nus là-dedans… J’ignore si c’est un problème récurrent, j’espère que non !

Une fois ce relief contourné, l’ambiance change. Nous marchons jusqu’à la jetée du port de Lavillo.

Le soulagement olfactif vient avec l’éloignement. Ce ne semble pas être les algues les coupables.

Les nuages sont de plus en plus menaçants mais Saint Yves nous protège 😉

Ces motifs ondulants dessinés sur le sable grâce au concours du vent et de l’eau sont hypnotisants.

Nous ferons un pique-nique frugal et repartirons sans tarder car le froid vient rapidement avec l’immobilité.

On croirait que la nuit arrive, bien qu’il ne soit que 13h !

Bande-son joyeuse et énergisante spéciale pour Sed 😛
Au creux de ma terre (euh faut pas regarder les images par contre, ça n’a rien à voir)

J’éprouve d’énormes difficultés à trier les photos de la journée suivante, façon Rhaaa lovely ❤ j'peux pas supprimer celle-là… pis celle-là non plus… pis… (ad lib.)

Bon, du coup, pour vous faire patienter – et me permette par la même occasion d'écouler déjà quelques photos hors tri :mrgreen: – voici un beau panicaut de mer (ou chardon des dunes) et sa délicate fleur bleu mauve.

Tournée générale de chantilly ! 😀 (faut regarder en grand les onctueux « drapés » à l’avant-plan, ça donne vraiment envie d’y goûter)

Pour se moquer de moi, AàG a légendé la photo suivante « j’aurais jamais cru qu’on prendrait en photo mes crottes » (signé : un arénicole).
Je suis un grand poète, mais mécompris. A moins que ce ne soit lui.

Je crois que la camomille a un effet psychotrope sur les chenilles.

L’inlassable marée qui couvre et découvre…

La route arrive à Roscoff (Rosko) par le côté mer. De part et d’autre du port, de grands parkings payants.

Les nuages vous donnent tout de suite le ton 😉

Roscoff est une « petite cité de caractère ». D’autres villes portant ce label nous feront parfois bien rire (ou pleurer), mais ici c’est mérité !

L’estran permet une grande diversité biologique. Ici des gravelots (4 au total sur les deux photos ci-dessous 😉 ) cherchent leur repas du soir.

Roscoff était à la fois un village de pêcheurs et un repaire de corsaires. Les paysans bénéficient d’un climat très doux et d’une terre fertile.

Une brochette de bateaux attend dans le port.

Au loin sur la colline on aperçoit la petite chapelle Ste Barbe, « protectrice contre les pirates et intercessrice pour les âmes défuntes sans absolution ». Elle date du début du 17e siècle.

Le ciel commence à prendre une couleur et une texture intéressantes, qu’on pourrait qualifier de, euh, menaçantes ?

Le caseyeur Dacani et ses casiers :

Les quais sont bondés, beaucoup de personnes avec des colis attendent l’embarquement pour l’île de Batz.

Une belle averse arrose copieusement tout le monde, nous nous mettons à l’abri près des guichets (fermés).

A la faveur d’une éclaircie, nous gagnons l’estacade. Il n’y a plus personne dessus, il faut dire qu’elle n’est pas bien drainée du tout !

Construite en 1968, l’estacade permet l’embarquement à marée basse. Elle fait 590m de long, soit un tiers de la distance jusqu’à l’île de Batz 😯 Elle serait actuellement en fin de vie.

Evidemment, une fois que nous sommes au bout de l’estacade, l’ondée revient de plus belle ! Merci Murphy !

Il faut avouer que l’ambiance est magnifique et ce n’est pas trop payer que de se retrouver trempés comme une soupe pour pouvoir admirer ce ciel d’encre.

Nous quittons le port pour nous diriger vers la ville proprement dite, dont le drôle de clocher ajouré se remarque de loin.

Ca fait un peu ‘go go gadgetofusée’, vous ne trouvez pas ? :mrgreen:

Repérons les crêperies, ça peut toujours servir !

Non, l’église Notre-Dame de Croaz-Batz n’est pas dédiée aux grenouilles et aux chauve-souris 😛

Croaz signifie ‘croix’ et Batz, nom de l’île, n’a semble-t-il pas encore d’explication satisfaisante concernant sa toponymie.

Je veux un escalier pareil sur mon toit ❤


Craignez la dernière

Cet impressionnant clocher de dentelle fut construit après l’église, à la fin du 16e siècle. Le style est un peu en décalage avec le reste !

Des caravelles sont sculptées sur chaque façade, rappelant l’origine des fonds ayant permis la construction de l’église. Les marchands et les armateurs n’y ont pas été avec le dos de la cuillère.

La nef est assez classique et lumineuse. La chaire date du début du 18e siècle, tout comme le dôme des fonts baptismaux (assez tape-à-l’oeil) :

Les orgues actuelles datent de la fin du 19e siècle, l’instrument initial était plus modeste. La tribune est d’origine (début 17e).

Cet ossuaire fait partie de l’enclos et date également du 17e siècle.

Les canons protègent toujours Roscoff, les Anglais n’ont qu’à bien se tenir 😉

Pour ceux qui souhaitent davantage de photos et d’explications sur cette église, consultez cette page bien documentée.

En face se trouve un hôtel Renaissance construit au 16e siècle par un armateur. Je n’en ai qu’une horrible photo de guingois et remplie de voitures, aussi je vous renvoie plutôt sur wikimedia pour en avoir une vue d’ensemble (même si c’est pas mieux niveau bagnoles).

Nous retrouvons ici un Johnny avec sa tresse d’oignons roses, sa pipe et ses sabots :

Nous n’aurons pas l’occasion de visiter la « maison des Johnnies », déjà fermée à cette heure.

Le phare est assez esthétique, il fait 24m de haut et est relativement récent (1934).

Les estomacs grondent famine, nous trouvons refuge à l’auberge des quais, recommandée par notre logeur. Nous sommes encore des chats mouillés, mais pas les seuls à l’être !

La salle est bien pleine et notre petite table est littéralement accolée à celle de deux autres personnes, une mère et son (grands) fils qui a pris… des crustacés, argh je défaille au secours !

AàG le surnomme « Jacques Douaenlaëric » et je dois avouer que ça lui va comme un gant 😆

Ce magnifique double arc-en-ciel était d’une intensité peu commune et il a duré assez longtemps, nous en avons donc profité pour le mitrailler !

Cet arc-en-ciel est trop fort, il parvient à arrêter le plus gros de la grisaille pour garder un ciel bleu en son sein !

L’arc-en-ciel presque complet, avec AàG en guise de trésor à son pied (pas la peine de vous précipiter, c’est moi qui l’ai trouvé 😉 ) :

Au revoir Roscoff, la visite fut brève mais charmante…

Pour une ambiance sonore pendant la lecture de ce post, je vous suggère les bras de mer.

Vers 18h nous arrivons au sillon de Talbert.

Il y a encore un peu de monde mais nous stationnons sans difficulté. C’est plutôt l’heure des départs.

L’horizon vert, façon basse mer…

Le chemin débute au milieu d’une dune végétalisée.

Ensuite il est demandé de marcher le plus bas possible.

Marcher le long de l’eau permet en effet de moins abîmer le cordon de galets.

Beaucoup ne respectent pas cette consigne, j’ignore si c’est par manque de compréhension des panneaux (franco-français il est vrai) ou si c’est par mauvaise volonté (parce qu’il est moins confortable de marcher comme un dahut sur la pente).

Ici on se rend mieux compte de la pente car elle est frontale et maximale :

C’est une ligne monotone, légèrement courbe, qui fait plus de 3 km de long. Comme il y a une montagne de galets, nous ne voyons qu’un seul côté de l’arc.

Je dois dire que j’ai été déçue par le lieu : la langue de sable vue en Estonie (Kassari sääretirp) était nettement plus impressionnante car plus étroite, joliment sinueuse et plate.

Des crambes maritimes (choux marins) ponctuent régulièrement le parcours :

Nous voulions voir le sillon à la fin de la marée montante, pour que le site soit mieux mis en valeur.

Nous prenons donc notre temps afin d’arriver à l’extrémité en même temps que la pleine mer, ou presque.

Sur la fin, un élargissement très net se produit, formant une sorte de presqu’île.

Des piquets avec fils électrifiés enserrent une zone pour la protéger du passage des touristes (et de leurs chiens !).

Les choux marins y prospèrent et les oiseaux (surtout limicoles) y nidifient au sol.

Jusqu’en 1907 ces galets étaient exploités comme matériaux de construction.

Aujourd’hui ce sont les touristes qu’il faut raisonner pour ne pas qu’ils en emportent, geste pouvant paraître anodin mais en réalité extrêmement ravageur pour ce site fragile et exceptionnel.

Depuis 7 ans le sillon est une réserve naturelle régionale.

Curiosité géologique, le sillon de Talbert attire chaque année de très nombreux visiteurs. Le piétinement de la végétation et le dérangement de l’avifaune pendant la nidification génèrent une altération conséquente du site. La végétation de la dune naguère très diversifiée a perdu en 40 ans près de 80% de ses espèces. Les populations de sternes et de gravelots, gênées par le passage des visiteurs et des chiens, peinent à élever leurs poussins. Dérangées, elles ne peuvent les protéger avec succès du soleil ou de la pluie. De toujours, le Sillon s’est naturellement déplacé. Entre 1974 et 1989, de lourds travaux furent engagés pour le fixer en l’état. Des effets inattendus se firent vite jour. L’affaissement et le fractionnement de la base de la flèche se profilèrent. Confié au Conservatoire du littoral en 2001, un principe d’accompagnement de l’évolution naturelle se substitue à une démarche de durcissement artificiel. (…) La canalisation des cheminements a permis de restaurer la dune. Elle a retrouvé sa végétation protectrice et se redresse aujourd’hui. Une signalétique de protection est déployée sur le site ; à chacun d’entre nous, au travers de nos attitudes, d’assurer l’équilibre des lieux. Respecter la flore et la faune, ne pas prélever de galets y contribuent efficacement.

Source : Conservatoire du Littoral

Le bout du bout se fait grignoter par les vagues.

Derrière nous le dernier couple est en train de partir. Nous nous installons pour pique-niquer.

Voyez-vous le petit oiseau ci-dessous, près des algues ?

C’est un gravelot (grand gravelot je pense, vu les pattes orange), un des nicheurs de ces lieux. Ses oeufs ressemblent à des galets, mimétisme utile pour échapper aux prédateurs.

Apparemment l’heure du dîner ce n’est pas que pour nous !

Deux gravelots volant au-dessus des vagues (cliquez pour agrandir) :

Le courant a l’air vraiment fort en cet endroit, je comprends les panneaux d’avertissement.

Le soleil déclinait déjà lorsque cette fille est arrivée, seule. Elle s’est avancée jusqu’à l’extrémité du sillon.

Elle a lentement construit un cairn, l’a regardé. A commencé à s’éloigner. Est revenue le disperser – le démonter même, dirais-je.

Histoire sans paroles. Peut-être notre présence l’a-t-elle dérangée.

Un photographe exposé dans une maison du littoral avait appelé cela « la grande panique » et nous trouvions le terme très approprié ! Avec la marée, c’est toute une faune qui remonte à grande vitesse 🙂

Par fort coefficient la mer doit rejoindre le panneau, voire plus si affinité.

La lumière doucement s’en va…

…et nous de même.

Le soleil n’est pas encore couché mais le changement d’atmosphère est palpable.

La lumière rasante magnifie les galets.

Que reste-t-il de ce chou marin aujourd’hui ?

Les tempêtes hivernales ont dû être dévastatrices…

J’espère que cet endroit pourra toujours offrir un havre de repos aux migrateurs.

Quand les nuages daignent s’écarter, c’est tout de suite plus charmant.

Tout le long du trajet de retour, nous ramasserons des déchets.

Nous sommes effarés de la quantité d’ordures en tous genres.

Beaucoup de plastiques. Notamment pas mal de morceaux de filets de pêche et de cartouches de chasse sous-marine… mais aussi des berlingots et des bouteilles, jusqu’à des objets plus volumineux et plus farfelus.

Nous en ramasserons deux grands sacs débordants, que nous déposerons dans les poubelles du parking.

Ce matin nous allons jusqu’au petit port de Buguélès et nous nous garons sous un pin à l’île Bilo (qui est en réalité une presqu’île, sauf par fortes marées).

Entre l’île Ozac’h (aux oies) et l’île Balannec (les balanes sont des crustacés), deux digues distinctes ont été construites. L’étang de retenue ainsi formé entre les îles se remplit avec la marée. Le moulin à marée actuel date de 1834, l’ancien (fin 16e siècle) ayant été détruit au milieu du 18e.

Si je l’identifie correctement, cette plante grasse est appelée carpobrotus (ou « griffe de sorcière », « figue de mer », etc.). Elle est originaire du Cap et est devenue invasive en France. Elle élimine la végétation indigène en se reproduisant et s’étendant à grande vitesse 😦

Et ci-dessous, c’est une plante mystère ! Si vous la connaissez, merci de m’éclairer 🙂

Les paysages à marée basse ne sont pas transcendants à voir, ni à marcher d’ailleurs.

Barques et bateaux attendent leur heure.

Route submersible et toge d’algues.

Les îles de Buguélès sont nombreuses, de même que les épaves qui nous tendent leurs bras boueux.

Cette vieille barque a connu un certain nombre de couches de peinture !

Il y vit un drôle de poisson 😉

On dirait presque une carte géographique.

Pendant tout ce temps, un vieil homme assis là nous regardait avec un air intrigué, se demandant sans doute ce qu’on pouvait trouver à ce rafiot.

C’est le genre d’oeuvre d’art éphémère qui finira à la poubelle même sans femme de ménage 😉

Je n’aurais pas aimé habiter là cet hiver…

Nous rencontrons de la rhubarbe géante (gunnera, non comestible) ainsi qu’un goéland mutant.

Nous approchons de Port-Blanc, station balnéaire située à Penvénan (Perwenan).

Pas mal de gens sont en train de ramasser des coquillages.

Voici le rocher de la Sentinelle.

Au départ il s’agissait d’un poste de guet (12e siècle), à présent une statue de la Vierge y a été placée.

Nous mangerons là, à la terrasse d’un restaurant. Aujourd’hui nous inversons les choses : le pic-nic sera pour ce soir, programme spécial (adapté aux horaires de marée) oblige 😉

La salade que j’ai prise était bonne (bien que vivante… 🙄 ), le dessert assez moyen, mais le serveur très sympa !

Une mer de galets « avec le Colorado dans le fond », dixit AàG.

Rien de plus photogénique qu’un vieil amarrage rouillé !

Nous nous attardons un peu dans les environs (surtout moi, précise AàG).

Vous imaginez qu’il y a jusqu’à 100-150 arénicoles par mètre carré de plage ?

Ca grouille de vie 🙂 Ci-dessous des bigorneaux.

A mi-chemin entre l’animal et le végétal : l’anémone de mer.

Je pense que c’est une littorine qui s’est arrimée à cette coque.

Gros plans sur des balanes :

Le port avec la mer qui commence à remonter.

Il faut suivre les balises jaunes !

Un anneau aminci et tout déformé.

Des cordages ayant vécu.

Même s’il manque une ligne à la portée, ça donne envie d’y placer des coquillages en guise de notes de musique 🙂

Une patelle punk et une autre exagérément squattée par des balanes.

Site pour identifier les coquillages.

Nous revenons vers la Sentinelle.

Un escalier mène à la chapelle Notre-Dame de Port-Blanc (16e siècle), bâtie sur une ancienne tour de guet (13e).

Cette chapelle « ne s’érige pas mais se prosterne » (je ne sais plus de qui est la citation) car elle est à demi-enterrée et un pan de sa toiture descend jusque par terre :

Elle est ouverte et une bénévole est présente pour expliquer l’histoire des lieux.

La chaire en bois polychrome date de 1634 et son horloge peinte a une particularité… voyez-vous laquelle ?

Nul ne sait si c’est une erreur ou si c’est volontaire (les arguments entendus plaident plutôt en faveur de cette dernière hypothèse) : il n’y a pas de 11e heure mais bien deux 12e heure !

Si vous connaissez un cas semblable ailleurs, faites-le connaître svp.

Dans l’enclos de la chapelle se trouve également un beffroi supportant une cloche de 1885 dont les inscriptions ont été martelées.

Les hortensias bretons et leur inimitable bleu-mauve 🙂

Nous croisons deux compères consultant leur carte sans trop savoir où ils se trouvent. Le hasard fait qu’ils vont quasiment au même endroit que nous et nous aurons donc une joyeuse compagnie !

On a voulu couper au plus court à travers l’anse de Pellinec et on ne s’en est pas trop mal sorti (on a laissé les compères passer en premier :mrgreen: )

On a rebaptisé cette anse GB, pour « grande bouillasse » ou « gros barbare » 😆

Après le trajet est plus aisé.

Une fois de retour à la voiture, il nous reste à aller faire quelques courses et ensuite, cap sur le sillon de Talbert !

L’île Grande n’est pas si grande que ça, et pas si île non plus : elle est reliée au continent par un pont depuis 1891.

Nous traversons l’île et nous garons près des anciennes carrières de granit, où se trouve la station ornithologique de la Ligue pour la protection des oiseaux. Le centre n’est pas visitable mais on peut approcher les volières extérieures.

Une longue langue de roches s’enfonce dans la mer, c’est la pointe de Toul-ar-Staon – enfin je pense, car selon les cartes c’est parfois elle ou parfois sa voisine du sud-ouest qui porte ce nom !

Nous allons aussi loin que nous le pouvons pour admirer de plus près la force des vagues.

A un moment je m’arrête, je ne suis pas tranquille car la mer est montante or un passage bas va se faire envahir dans notre dos si nous continuons. Pis je suis pieds-nus et tous les mini-coquillages incrustés sur les rochers commencent à me faire mal.

AàG me laisse son sac et continue, tandis que moi… je fais le guet !

C’est hypnotisant de regarder la mer progresser insensiblement, vague après vague.

Je remonte les affaires au fur et à mesure, à un moment avec trop de précipitation ou trop peu d’attention je ne sais, en tous cas mon pied heurte soudain un rocher… Ouatcha ! Mon petit orteil a dégusté, on se sent vivre !

Bientôt il va falloir se mouiller les pieds pour repasser. Je crie pour qu’AàG m’entende mais c’est peine perdue avec le fracas des vagues. Heureusement il revient bientôt et parvient à faire un beau saut, presque à sec !

J’examine mon pied pour voir les dégâts, il n’y a pas grand chose d’apparent, ça saigne juste un peu. Je remets mes sandales et revient en grommelant claudiquant.

Une fois de retour près de la station, nous allons photographier les maints et maints cairns.

Il y en a à perte de vue, c’est impressionnant.

Autant dire qu’après les récentes tempêtes, il ne doit pas y en avoir un seul qui soit resté debout 😦

J’enlève à nouveau mes chaussures, ça me fait moins mal pieds-nus finalement.

Certains ont essayé des formes de land art plus… horizontales, dirons-nous.

Ca fait un peu « géoglyphes de Nazca » version miniature, ne trouvez-vous pas ? :mrgreen:

Tous les mêmes et pourtant chacun si différent…

Bon stop, là ça devient de l’abus, faut parvenir à s’arrêter 😆

Juste une petite dernière ? Bon allez, d’accord !

Nous allons jusqu’à la plage pour mettre les pieds dans l’eau.

Ca vous tente une partie de dé ? Ne le lancez pas sur mon pied siouplé !

Ces ruines furent initialement une maison de goémoniers, qui servit ensuite d’abri pour les carriers et fut finalement transformée en auberge de jeunesse.

Il semble que ce bâtiment fut utilisé comme cible d’entraînement par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.

Nous nous installons aussi confortablement que possible sur les rochers, et c’est parti pour le ballet !

Ca va, vous n’avez pas le mal de mer ? Le blog ne tangue pas trop ?

J’espère que vous entendez le bruit des vagues et goûtez l’air salé par les embruns…

Bon, il faut bien décider à s’arracher de là à un moment ou un autre…

Nous repassons devant les volières de revalidation de la LPO.

Les copains viennent rendre visite aux jeunots, sympa non ?

Nous allons au centre-ville de Perros-Guirec. Je trouve une pharmacie encore ouverte et montre mon petit orteil gonflé, rouge avec une belle barre violette. Il est au mieux contusionné, au pire cassé. De toute façon ça ne change rien au traitement.

La pharmacienne est de très bon conseil étant donné qu’elle-même s’est cassé deux orteils récemment en allant sur l’île de Bréhat !

Nous cherchons ensuite un restaurant ouvert, « normal » et avec des prix décents. Eh bien, nous n’aurions jamais cru que ce serait une telle galère 😯

Nous en profitons au passage pour visiter l’intéressante église de Saint Jacques.

Nous commençons à descendre des rues au hasard et on finit par se paumer complètement. On arrive sur un gros boulevard que l’on suit et qui tourne… Résultat, on revient à notre point de départ une heure plus tard ! C’est mon orteil qui est content ! (et l’estomac d’AàG :mrgreen: )

Finalement nous décidons avoir assez vu Perros-Guirec comme ça, et malgré l’heure tardive nous reprenons la voiture pour – espérer – manger à Tréguier. Nous y trouverons une petite pizzeria qui a au moins le mérite d’avoir innové dans le nom de ses pizzas : voulez-vous commander un virement ? un IBAN ? une « parrain » ? 😆

Nous arrivons juste à temps dans notre chambre d’hôte pour voir un brouillard engloutir la cathédrale St-Tugdual dans la nuit 🙂

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