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Trajet en avion jusqu’à Athina, location d’une voiture et route jusque Livadia

On arrive en avance à la gare pour découvrir que notre train est annoncé avec 20 minutes de retard. Qu’à cela ne tienne, on prendra le… précédent ! Puisqu’il a, lui, 1/2h de retard 😆 La correspondance à Bruxelles est immédiate et nous arrivons à l’aéroport fort en avance. L’attente est trèèès longue. Nous affonons nos 2 litres d’eau avant le contrôle de sécurité et ensuite petit pique-nique, car selon SNBA aucun repas n’est compris dans notre tarif. Cependant le vol est effectué par Aegean Airlines, qui n’applique manifestement pas les mêmes règles !

L’embarquement est un grand bordel et nous décollons avec du retard (que nous rattraperons durant le vol). Nos vessies protestent contre le traitement qu’on leur a infligé :mrgreen: Nous avons la surprise de se voir servir un repas, qui plus est chaud et bon. Nous entendons notre voisin de derrière présenter le dessert (grec bien sûr) à sa femme d’un ton très sérieux : « ça tu vois, c’est la première Bombe au Glucose » 😆 C’est effectivement une dose de sucre pour deux semaines !

L’atterrissage à l’aéroport « Eleftherios Venizelos » d’Athènes (Αθήνα) est un modèle de douceur. Il fait chaud mais très venteux. Nous récupérons les bagages immédiatement et profitons d’une fontaine d’eau potable pour remplir nos bouteilles vides.

Nous trouvons le comptoir du loueur de voiture (Hertz) auprès duquel nous avions réservé par internet, il y a une petite file tant devant que derrière nous. Les informations sont clashées données de manière assez rapide pour ne pas dire pingre, ça ne va pas assez vite au goût du guichetier pour signer les papiers. J’ai lu tellement de mésaventures sur les locations de voiture… je préfère quand même lire ce que je signe, désolée !

On nous donne une carte routière (bien utile même si on en avait une autre avec nous), la clé de la voiture et le numéro de l’emplacement de parking en nous disant « tout est en ordre vous pouvez y aller ! ». Comme c’est la première fois que nous louons une voiture, je ne sais pas trop comment cela se passe mais s’il y a bien une chose que je sais, c’est qu’il faut faire un état des lieux avant ! Je lui pose la question et il me répond de voir cela avec la personne sur place.

Sur le grand parking dédié aux locations, nous trouvons la voiture bien avant de trouver l’unique employé qui fait les constats. Lors de l’examen de notre petite Hyundai, nous verrons plusieurs personnes partir avec leur voiture de location sans faire ces précieux papiers… l’employé hèle vaguement la voiture (bien après qu’elle soit passée) mais n’y met, je trouve, pas beaucoup de zèle. Je me demande si ce n’est pas la « vache à lait » de cette agence-ci : que la voiture est réputée neuve en partant et que les dommages même préexistants sont ensuite retirés de la caution de chaque touriste distrait ??

Ma valise rentre péniblement dans le minuscule coffre et le sac à dos d’AàG hérite de la banquette arrière. Nous montons directement sur l’autoroute direction plein nord. Nous branchons Paulette, le GPS de mes parents, qui est sensée avoir les routes principales du pays. Elle nous fait prendre la première sortie après le péage, sauf qu’on se rend compte que c’est *n’importe quoi* donc nous traversons simplement le carrefour pour remonter aussitôt sur l’autoroute. On montre le ticket du péage en disant qu’on a fait une erreur et qu’on a déjà payé 30 secondes avant, le guichetier comprend bien… mais, rien à faire, il nous faut repayer. Merci Paulette !

A un moment on doit quitter l’autoroute et là, les choses se gâtent. Paulette n’a strictement aucune route et nous prend la tête, on lui coupe son sifflet pour ne la garder que comme boussole. Les panneaux directionnels sont aussi rares dans le paysage que l’herbe verte, et on progresse moins vite qu’espéré sur la carte.

Le soir tombe déjà quand nous entrons dans la bruyante et animée Λιβαδειά (Livadia). La circulation y est très dense et stressante, nous comprenons rapidement que ce n’est pas la peine de chercher un hôtel par là. La tension monte un peu.

Peu après la ville, je décide de suivre au hasard un panneau « Taverna – 400m » indiquant une petite route s’éloignant vers les hauteurs. Peut-être qu’ils louent aussi des chambres ? Hélas ce n’est pas le cas et il est difficile de demander où loger car personne ne parle anglais parmi les quelques personnes présentes. Vu l’heure avancée, et aussi vu la grande gentillesse de ces gens, nous décidons de souper là… et nous ne le regretterons pas !

Après une délicieuse salade grecque je choisis un « biftecki », qui n’est pas un bifteck mais une boulette de viande parfumée aux herbes. C’est succulent, je n’en retrouverai pas d’aussi bon de tout le séjour ! Idem pour les olives, d’après AàG. Le serveur nous fait comprendre que les deux messieurs de la table d’à côté nous offrent à boire. Très surpris, AàG prend par politesse un « petit retsina »… mais on nous apporte un pichet et deux verres ! Du coup j’en prendrai quand même un peu, même si je dois encore conduire. J’avais un souvenir horrible du retsina goûté dans les restaurants grecs en Belgikistan mais ce vin-ci était bon, le goût de résine était présent sans être désagréable.

Nous allons nous asseoir à la table de nos généreux voisins tenter de discuter mais c’est extrêmement difficile, nous n’avons qu’un petit lexique de base avec nous… c’est frustrant. Nous pensons comprendre que l’un des deux est le patron de cette taverne (Carvounis). Après des adieux chaleureux nous repartons vers 21h21, dans le noir, dans la campagne déserte. Pas très loin, au milieu de nulle part, un grand hôtel avec une enseigne « ΕΡΑΤΩ » (Erato)… bon, ce sera ça ou dormir dans la voiture !

On nous annonce 60 euros, descendus à 55, pour une chambre double avec petit déjeuner. C’est cher mais nous n’avons pas trop le choix. La chambre est petite et vieillotte, la salle de bain encore plus, et à vue de nez le lit double doit faire royalement 120cm de large ! Vu la chaleur, ils ne se donnent même pas la peine de faire les lits, ils déposent juste dessus un drap plié tout droit sorti de l’armoire.

Nous prenons une douche comme nous pouvons et essayons de dormir. La première mauvaise nouvelle est que l’air conditionné ne fonctionne pas, or l’air est suffoquant et moite dans la chambre. La deuxième mauvaise nouvelle est qu’il y a semble-t-il une soirée de danses grecques pour une demi-douzaine de spectateurs et que la musique nous empêchera de dormir jusqu’à près d’1h du matin 👿 La troisième mauvaise nouvelle est qu’un chien prendra ensuite le relais pour hurler jusqu’à l’aube…

La plupart d’entre vous peuvent passer leur chemin : il n’y a pas de photos dans cette note 😉

Quand nous préparons nos vacances, les informations trouvées sur internet (carnets de voyage, forums, etc.) nous sont très utiles et donc, à mon tour de transmettre notre expérience aux autres internautes !

Pour commencer, voici quelques informations générales et une idée des prix locaux. Tous ces différents points seront bien sûr commentés « qualitativement » en long et en large dans le compte-rendu proprement dit. Lire le reste de cette entrée »

Journée de voyage vers Agordo & Gosaldo – visite du lac de barrage de Mis


Plafonds peints de l’église de Badia

Ce matin nous clôturons nos comptes à La Villa / Stern. Le logement, Plans, était bon mais trop bruyant à notre goût (le voisin du dessus avait le pas lourd et les horaires tardifs).

La logeuse nous présente une note plus salée que prévu : elle prétend qu’on est en saison « C » alors que septembre est en « D » selon le guide de l’office du tourisme et elle nous compte un supplément parce qu’on avait un balcon alors que rien de tel n’est précisé dans le livret. On est quand même resté 8 nuits, faut pas exagérer !

Évidemment elle ne parle quasi pas anglais et moi je ne parle quasi pas allemand, mais heureusement tout finit par s’arranger. Ce n’était que pour 8 euros, mais c’est une question d’honnêteté – pis ça fait tout de même deux parts de sacher torte précise AàG 😛

On a spécialement choisi notre jour de transhumance pour ne pas qu’il tombe un jour d’affluence genre vendredi soir ou samedi soir. C’est souvent difficile de trouver un logement « au pied levé » le week-end.

Nous partons vers le sud des Dolomites, en espérant établir notre deuxième « camp de base » dans la province de Belluno, en Vénétie. Nous sommes plus bas en altitude et il fait très chaud.

Agordo se révèle être une ville très bruyante, avec un grand trafic de véhicules. Nous pique-niquons à un endroit qu’on sait être tranquille : le parking du cimetière !

Ce n’est pas celui en photo, qui est le cimetière de La Plié (Pieve je crois, en italien ?), apparemment un haut lieu de l’artisanat du fer forgé !

Ce sont les mêmes thèmes qui reviennent pour la plupart des tombes : épis de blé, feuilles de vigne, grappes de raisins…

La permanente de l’office du tourisme d’Agordo ne parle pas un seul mot d’anglais. On prend quelques dépliants sur la région et elle nous donne une feuille A4 avec les Bed & Breakfast des environs, leur adresse et leur prix…

Ces informations se révèleront pour la plupart fausses, on se demande si elles ne datent pas des tout débuts de l’euro !

Il y a en fait peu de chambres d’hôtes dans les environs et leurs prix sont souvent très élevés (genre entre 80 et 120 euros pour une chambre double), surtout que le rapport qualité-prix ne suit pas. Idem pour les hôtels.

Nous suivons ligne par ligne la liste reçue, en nous éloignant au fur et à mesure de la ville. Les mauvaises surprises ne manquent pas : n’existe plus, adresse incorrecte, prix doublé, bâtiment abandonné depuis manifestement plusieurs années (!!), etc.

Celui-ci dessous n’était pas sur la liste je vous rassure 😉 C’est l’hôtel Buzzati, dont la splendeur passée est encore visible…

L’une des auberges, perdue dans un petit village de montagne, nous propose une chambre minable semblant dater des années ’60 (poussière comprise), avec une douche très « artisanale » qui ne donne pas envie d’y mettre les pieds (une palette au sol et un vieux rideau d’une propreté douteuse qui pendouille). Le prix n’a rien à voir avec celui indiqué par l’OT : la vieille dame nous demande 30 euros par nuit et par personne, mais elle fera finalement un geste en descendant à… 28 euros.

Non seulement c’est hors de notre budget, mais en plus ça ne les vaut franchement pas !! Elle ne veut pas baisser davantage (pourtant son hôtel semble désert), donc nous repartons.


Une des belles demeures d’Agordo

Ça fait des heures que nous cherchons, ça devient galère. C’est du temps de visite perdu et la voiture est étouffante avec le soleil qui tape. On s’éloigne de plus en plus d’Agordo vers Gosaldo.

A Don, hameau de Gosaldo, AàG remarque avec amusement que le volant de la cloche est trop grand pour la largeur du clocher. Il dépasse donc par une ouverture ! 😀

Au hameau Le Feste, une petite chambre vieillotte sentant le renfermé est disponible pour la modique somme de 50 euros pour deux, petit-déjeuner compris. Il faudra « partager la salle de bain avec l’Allemagne » !! nous prévient le logeur, qui parle un peu français.

Après négociation, j’obtiens qu’en restant 5 nuits le prix de la nuitée descende à 40 euros (soit le prix mentionné sur la feuille de l’OT 🙄 ).


Le mur des faire-parts, juste à côté du logement. Toutes les petites ombres sont des agrafes !

En fait c’est plus cher que notre spacieuse chambre avec salle de bain privée dans la touristique zone de La Villa, c’est fou !! Mais pour la région il semble difficile d’avoir mieux, donc on pose nos bagages, heureux d’être débarrassés du problème et de pouvoir enfin penser à autre chose.

Comme l’après-midi est déjà bien entamé, nous décidons d’aller jusqu’au lac de barrage de Mis. La petite route qui y mène suit le torrente Mis et est extrêmement pittoresque, au fond d’une gorge magnifique et encaissée, agrémentée de tunnels de roche brute. Par chance la route est déserte, car il est préférable de ne pas y croiser de voiture en sens inverse ! :mrgreen:

Le lac est gigantesque mais son niveau est très bas. Aucun chemin ne permet d’accéder aux berges, rien n’est aménagé pour le tourisme.

Les installations du barrage ne sont pas du tout accessibles ni même visibles d’un peu plus près. On en est réduit à utiliser le zoom. Déception 😐

Nous continuons notre route vers Sospirolo. Le toit de l’église a légèrement envie d’aller dire bonjour au sol, donc ils ont installé de grandes toiles pour que les morceaux ne tombent pas sur la tête des fidèles.

Après quelques tours et détours involontaires, nous atterrirons finalement à la « grosse ville » du coin, Santa Giustina, dont l’église possède un clocher-tour indépendant (campanile).

C’est l’heure de pointe, la rue principale n’est qu’une immense file de bagnoles.

On flâne et on déambule sans but, on tue le temps plus qu’autre chose ! On en profite tout de même pour prendre une glace et faire les courses pour l’excursion du lendemain.

On aura un peu de mal à trouver un restaurant ouvert, finalement on échouera dans une pizzeria déserte où une dame très gentille nous servira de copieuses pizzas.

17 septembre 2008 – Châtel-Argent et les cascades de Lillaz

Ce matin la logeuse Elena est là, donc on n’a pas droit à la confiture d’abricots maison de la Mamma. Il n’y a même plus de chocolat, snif. De toute façon c’est notre dernier jour à la Casa Buillet. Normalement nous devrions quitter la région pour aller du côté de Breuil-Cervinia… mais le Gran Paradiso agit tel un aimant et nous décidons de passer les derniers jours de nos vacances ici. Seulement nous aimerions trouver un meilleur logement (et surtout un meilleur petit-déjeuner).

Nous partons à Villeneuve sous un beau ciel bleu, nous avons rendez-vous avec le Moyen-Age en personne.
Un large chemin piéton pavé monte aux ruines du château qui siège sur le rocher : Châtel-Argent. Nous allons d’abord voir l’église voisine et son cimetière, où se trouve notamment la tombe d’Emile Chanoux, résistant antifasciste et fervent défenseur de l’identité valdôtaine.

Il est encore tôt et les lieux sont déserts. Le soleil et la tranquillité sont des conditions parfaites pour visiter ce castello.
Au départ il n’y avait qu’une tour aux murs épais. L’aspect actuel du château date des 12ème et 13ème siècles mais il y eut probablement une fortification de cette position stratégique dès l’époque romaine.


Au premier plan, la chapelle Ste Colombe, fermée pour travaux


La porte d’entrée se trouvait en hauteur… plus facile à défendre, mais moins pratique pour les chats 😛

Le nom de « châtel-argent » vient du fait qu’on y battait la monnaie pour la Maison de Savoie.

Remarquez le chemin de ronde pentu, dont les pierres forment un escalier qui suit la pente de la colline et les créneaux des murailles.

La tour fait 9 mètres de diamètre à l’extérieur et 5.5 mètres à l’intérieur. L’épaisseur des murs est donc de 1,75m. Sa hauteur est de 15m.

Le site est pour l’instant en travaux, mais ils semblent être arrêtés. La chapelle Sainte-Colombe est complètement inaccessible avec ses échafaudages.
Nous profitons de l’échelle pour examiner l’intérieur de la tour, qui a bien entendu perdu ses planchers.

Bien que fort abîmées par le temps, les ruines de Châtel-Argent restent impressionnantes. Ci-dessous on distingue encore le chemin de ronde suspendu.

Nous allons poser nos bagages à notre nouveau logement, toujours à Aymavilles. Il s’agit du 14 frazione La Cleyraz, chez Sergio Laffranc. Les prix raisonnables et le coin isolé nous ont attirés. C’est une vieille dame puant le tabac qui nous accueille et nous montre une minuscule chambre vieillotte où le lit tient à peine. La salle de bain est du même acabit. Mais bon, ce n’est que pour dormir, et il n’y a heureusement pas d’odeur de cigarette dans la chambre. On ne va quand même pas passer la journée à chercher une autre chambre d’hôte. Et puis attention, il y a « vue sur le château », madame !!

Nous faisons quelques courses et mangeons dans le parc qui jouxte le cimetière. Il y a des tables de pic-nic, des moineaux, du soleil… Après cela, nous nous engageons sur la route de Cogne. Nous passons devant la cascade de la rivière Nomenon, qui nous fait toujours rire.
Plus loin, un lieu en contre-bas de la voirie avait éveillé notre curiosité en passant précédemment. Pas facile de se garer entre les lacets et les tunnels, avec les voitures qui foncent… cette fois-ci sera la bonne.

Ils dérivent une partie du torrent Grand Eyvia, je ne sais pas à quelles fins (hydroélectricité ?).

Le courant est vif, il ne s’agit pas de laisser échapper le cache de l’objectif ! Les flots impétueux et glacés ont une magnifique nuance turquoise…

On suit le flot canalisé jusqu’à un tunnel-pont, ensuite il passe en aérien et il ne nous est plus possible de le longer. Il s’engouffre sous un plancher de bois et disparaît sous la route. Je suppose qu’il se transforme en conduite forcée.

C’est un peu frustrant. Nous continuons ensuite vers Cogne, que nous dépassons pour rejoindre Lillaz (alt. 1617m) et ses célèbres cascades. Ils ont transformé le chemin qui s’y rend en un intéressant parcours géologique. Ils ont dressé là une bonne quantité de roches de natures différentes avec les explications s’y référant. Vraiment une bonne idée, je trouve !

Nous parvenons au pied de la première cascade et commençons à photographier. C’est une maigre chute.
Comme si un bus venait de débarquer, nous voyons une foule arriver… nous remontons vite la rivière vers la 2ème cascade, histoire de pouvoir prendre quelques vues avant que cela ne devienne impossible.

Cette seconde chute est beaucoup plus esthétique et possède un beau bassin. La couleur de l’eau a toujours ce fascinant bleu-vert. C’est vraiment très attirant… Mais n’écoutez pas cette sirène, la température aurait tôt fait de vous dégriser !


Vue plongeante (du haut vers le bas, donc)

Nous avons eu de la chance avec les autres touristes, ils ne sont pas montés. Il faut dire que le chemin des cascades possède, plus haut, une toute petite portion de chemin inaccessible aux personnes moins valides. Quelques fers à béton plantés dans la roche permettent de monter une « grande marche ». Mais ce n’est pas cela qui les a arrêtés, la pente de la montée initiale a suffit à les décourager.

Nous irons paresser un peu au pied de cette dernière grande cascade, allongés sur les immenses rochers verts, pieds nus. Après quelques ricochets, nous redescendrons. Le désœuvrement est un art que nous ne possédons décidément pas (sauf au bureau bien sûr 😛 ).

Nous voulions acheter des souvenirs à Cogne, mais tout est chiuso (fermé). Les magasins sont encore en pause de midi, ils ne rouvriront pour la plupart que vers 15h. Nous n’allons pas rester à attendre les bras croisés. Nous décidons de monter vers le musée minier alpin, installé sur l’ancien carreau de la mine. Ils exploitaient le fer dans ces montagnes.

Malheureusement là aussi nous trouverons porte close, et pas que pour le temps du repas ou de la sieste : le musée est temporairement fermé pour travaux. Du coup nous irons faire une petite balade dans la montagne en prenant un chemin de randonnée au hasard !

Le soir, nous irons manger au restaurant La Pinèta sur la route d’Ozein. Ils commencent à bien connaître nos têtes… Ensuite nous irons rejoindre notre « bed and breakfast », fraz. La Cleyraz. C’est pire que je ne le pensais : je n’avais pas mes lunettes tout à l’heure, en visitant. L’endroit se révèle sale en plus d’être petit et vétuste. Rien que prendre une douche est déjà un supplice. La nuit fut pénible.

La photo ci-dessous montre du gratte-cul (gratacul ou rosa canina), fruit de l’églantier (rosier sauvage). Son petit nom scientifique est cynorrhodon. On en fait de la confiture 🙂

Samedi 16 septembre 2006 – Etape en Allemagne

C’est le grand jour, celui du départ. Etant donné la fatigue engendrée par la route, nous avons décidé de faire une étape en Allemagne et d’en profiter pour visiter « Ulmer Münster ». (désolée pour la distorsion, c’est un panoramique recomposé)

AàG tenait à cette visite car la cathédrale d’Ulm possède le plus haut clocher du monde, à plus de 160 mètres. Je ne vous dis pas le nombre de marches qu’il faut se taper… il y en aurait 768, mais j’avoue que je n’ai pas compté pour vérifier ! Bref, encore une durée journée pour messieurs les mollets 😉

Première difficulté : s’y retrouver dans cette p*** de ville de m*** !!! Grmbl, excusez-moi, la logique de la signalisation allemande nous a quelques fois échappée.

Seconde difficulté : ne pas se faire étouffer par les dizaines de touristes qui foncent comme des bœufs en demandant ironiquement « vous habitez ici ? » dès qu’on a le malheur de s’arrêter cinq secondes pour admirer la vue par une meurtrière.

Faut dire que les escaliers taillés en colimaçon dans la pierre ne sont pas larges du tout. On ne peut y évoluer qu’à une seule personne de front. Enfin, normalement. Mais le touriste moyen, il n’en a rien à foutre de t’écraser la gueule sur la paroi voire de te marcher dessus en te crevant un œil au passage. Du moment qu’il puisse passer. Lui.

Un étroit couloir à un étage intermédiaire permet d’admirer fugacement les cloches. On arrive ensuite à une terrasse un peu plus large. Tout est balisé et grillagé de partout, c’est un peu dommage.

Les gargouilles sont nombreuses. A en voir certaines, on se dit qu’il y en a qui ne devaient pas porter leur belle-mère dans leur cœur ^^

Vient ensuite la plus haute terrasse, au centre de laquelle un escalier encore plus étroit permet de rejoindre le sommet.

Au « terminus », une minuscule plateforme annulaire sur laquelle on est serré comme des petits pois permet d’admirer les toits de la ville à plus de 160 mètres de hauteur.

Pas grand-chose d’autre malheureusement vu l’espèce de brume (chaleur, pollution ?)… mais bon c’est déjà pas mal !

J’ai énormément de mal à gérer cette foule, si ça continue je vais péter un plomb alors je descends à toute allure, laissant AàG se débrouiller pour ses photos (moi je n’ai même pas pris d’appareil, j’étais trop sur les nerfs !).

Autant dire que je ne suis pas dans un état d’esprit très zen pour la visite de l’intérieur de la cathédrale. De plus un « surveillant » nous fait le reproche d’utiliser un pied photo (car il fait fort sombre et nous devons poser quelques secondes). Il nous dit que c’est interdit, qu’il faut utiliser le flash. Alors là, c’est bien la plus grosse connerie entendue sur la journée !! Dans tous les lieux visités, on demande toujours de ne pas utiliser le flash, qui abîme les peintures, etc. oO
Bref, on n’en voit pas la moitié qu’on ressort déjà de là, trop énervés pour avoir envie de continuer.

On s’enfile la rue commerçante piétonne jusqu’au parking souterrain et, après une halte boulangeriesque, nous partons en quête de Das original Schoko Müsli (mit feiner Schokolade) von Kölln !!

Nous prenons pour ce faire des nationales, c’est plus court en distance mais plus long en temps – quoi que ! car il y avait en permanence des travaux sur l’autoroute. Dans la plupart des villages traversés, ils n’ont de la marque Kölln que des flocons d’avoine. Certains ont aussi du Müsli, mais tous sauf celui que je cherche ! Au fur et à mesure qu’on s’enfonce vers Stuttgart, les régions deviennent de plus en plus pauvres et on ne rencontre plus que des hard discounts.

Après je ne sais combien de supermarchés et mini-markets en tous genre visités (peut-être une douzaine ??), le découragement atteint son apogée. Il commence à se faire tard, les magasins ferment tôt ici et nous devons petit à petit songer à un hébergement. Nous passons à hauteur d’un bled quand nous voyons l’enseigne d’une chaîne de magasins où il y avait généralement du Muesli-mais-pas-au-chocolat. Bon allez, c’est le magasin de la dernière chance ! Dans une tentative désespérée, nous sortons de la nationale pour essayer de rejoindre l’enseigne. AàG me dit : si tu en trouves, tu en prends au moins 30kg hein. Et tu donnes 10% au dieu des écureuils. Nan, je lui donne un flocon d’avoine par paquet :-p

Miracle ! Alleluïa ! Il y a des boîtes de Choco-Mu ! Je vois déjà trois paquets de 2 kg ! Je ne savais même pas que ça existait, les paquets de 2 kg, je n’avais jamais vu des boîtes de plus de 750g oO AàG pousse le vice à aller demander à un employé s’il ne leur reste pas d’autres boîtes en stock, mais non… On va chercher un cadd*e que l’on remplit avec tout le Choco-Mu du rayon. La caissière doit halluciner en nous voyant arriver, on en a plus de 10 kg ^^

On essaie ensuite de trouver une chambre. Pas évident du tout, la première maison est pleine et nous en conseille une autre, qui réclame un prix absolument dingue : un truc du style 70 euros la nuit (sans petit déjeuner) alors qu’elle a l’air d’un confort très moyen et en plus elle est coincée entre la grand route et le chemin de fer ! Calme assuré…

Nous allons dans un village voisin, Plochingen, mais là aussi les prix sont plus élevés que dans les pires zones touristiques autrichiennes ! Serait-ce dû à la proximité de Stuttgart ? Nous entrons dans un restaurant qui tient quelques petites chambres, c’est déjà un peu plus raisonnable mais toujours trop pour nous. Le patron, sympa et compréhensif, nous indique les deux autres logements à proximité et nous dit qu’on peut toujours revenir chez lui si on ne trouve rien d’autre.

On se rend à l’hôtel qui est tout proche, mais rien qu’à voir ses trois étoiles on se doute déjà que ce ne sera pas pour nous. On s’en voudrait de ne pas essayer, surtout qu’il a l’air complètement vide. A la réception on nous annonce un tarif de 80 euros la nuit, sans petit déjeuner. Je me mets à rire, je ne peux pas m’en empêcher car je nous imagine déjà passer la nuit dans la voiture, tandis qu’AàG décline l’offre. L’employé de l’accueil nous dit alors qu’il peut descendre à 70 euros, nous le remercions pour son geste mais cela reste en dehors de notre budget.

L’autre hébergement indiqué semble compliqué à atteindre et nous n’avons pas envie de reprendre la voiture pour nous perdre dans la nuit. Nous finissons donc par retourner à l’auberge, où le gentil patron a également pitié de la jeunesse et nous fera une petite diminution de prix ! Pour l’en remercier, nous soupons chez lui, c’est ce qui s’appelle une situation « win-win » je suppose… Ce sera tout de même la nuit la plus chère de notre séjour.

Tôt le lendemain, nous repartons vers notre Belgitude sous une pluie battante et, mis à part un monumental plantage dans les autoroutes à Karlsruhe (qui nous contraint à naviguer à la boussole !!), le trajet du retour se passe sans encombre.

Un moment comique lorsque nous arrivons au tronçon autoroutier qui traverse la forêt des kilomètres durant, avec quelques aires de repos très espacées et complètement vides mises à part deux ou trois tables de pique-nique. Nous sommes en train de manger peinards quand tout un car de touristes s’arrête. Que viennent-ils faire dans un coin aussi paumé ? D’habitude, un bus, ça s’arrête dans les grandes aires avec station service, restaurant et tout le toutim… Nous comprenons quand nous voyons plein de papys et de mamys qui descendent du car et se ruent sur le moindre buisson 😀 Il y en a même qui vont dans la maigre plate-bande qui sépare l’aire de repos de l’autoroute et exposent vaillamment leurs fesses à tous les automobilistes de passage ^^

Mercredi 13 septembre 2006 – La féerie d’un monde glacé

Deuxième et dernière nuit à Haus Sonne, que nous ne sommes pas fâchés de quitter. Une fois n’est pas coutume, nous avons des voisins de chambre. La mégère ne vient même pas nous dire bonjour ce matin pendant le petit déjeuner, il faudra attendre que l’autre couple descende pour qu’elle daigne faire une apparition. Là, elle accourt, tout sourire pour eux… parce que eux, ce sont des gens civilisés : c’est-à-dire que ce ne sont pas des petits jeunes, et qu’ils parlent allemand. Juste avant de partir, on pose le pied sur le balcon en bois pour être sûr de n’y avoir rien oublié : un gros craquement inquiétant entraîne un grand bond en arrière de notre part. Pfff, ce n’est décidément pas un endroit accueillant !

Nous quittons définitivement Kaprun et prenons la route dans l’intention de nous arrêter au sud de Salzburg. Il y a énormément de travaux sur les routes, et les embouteillages qui vont avec aussi. Arrivés à Golling, nous nous garons vaille que vaille dans le centre humain surcirculé et nous allons au point d’information touristique. La dame nous conseille une pension, nous comprenons vite qu’elle est tenue par une de ses amies… car on a demandé un endroit calme, et celle désignée se trouve entre le chemin de fer et l’autoroute !

On feuillette le guide et on retient deux pensions. La dame nous propose de téléphoner pour voir s’il y a de la place et réserver tout de suite, nous préférons nous rendre sur place. Nous sommes devenus un peu méfiants suite aux deux derniers logements… Nous choisissons une zimmer bien au calme, dans une impasse au milieu des champs, mais suffisamment près du centre pour pouvoir aller y manger à pied le soir. Il s’agit de la Gästehaus Rettenbacher : les chambres sont tout à fait correctes et la dame qui nous accueille (en allemand) est la gentillesse personnifiée, rien de moins !

Nous ne tardons pas à repartir vers Werfen car la visite d’aujourd’hui promet des monts et merveilles : Eisriesenwelt, la plus grande grotte de glace du monde s’il faut en croire leur prospectus. Le système s’étend sur 40 km, mais seul 1 km est aménagé pour les touristes.

On y accède par une route de montagne qui, après 5 km, débouche sur les parkings. De là un sentier pédestre rejoint en moins de 20 minutes une petite cabine téléphérique qui va à toute vitesse nous amener quelques centaines de mètres plus haut. C’est extrêmement raide mais je pense qu’il existe toujours l’ancien sentier de randonnée pour y accéder. Vu la chaleur et l’heure à laquelle nous sommes arrivés, nous n’hésitons même pas…

En haut du téléphérique se trouve un restaurant panoramique et la suite du chemin, qui est souvent couvert pour éviter les éboulis. A cette altitude, la température est déjà plus supportable. Un quart d’heure plus tard, nous voilà à l’entrée de la grotte, qui se réduit à un passage à taille humaine au fond du gigantesque porche.

Aucune plaque de neige à l’horizon, on a du mal à croire qu’il va y avoir de la glace là-dedans… Les guides, qui passent plusieurs fois par jour de 0°C à 30°C, se reposent sur la couverture en béton du chemin, ils cuisent littéralement en plein soleil. Nous préférons attendre à l’ombre le prochain tour guidé !

On nous distribue des lampes à main, surprise : ce sont des lampes à carbure de calcium ! Quand le guide ouvre la porte, un tel courant d’air en sort que toutes les flammes sont soufflées. Je suis contente d’avoir emmené ma tri-leds en plus.

La visite dure environ 1h15 mais le grand nombre de marches nous évite la transformation en glaçon 🙂

Le guide donne les explications en allemand et en anglais, mais j’ai souvent du mal à comprendre car il parle vite et son accent autrichien me déroute. On comprend en gros que l’air froid arrive par une autre ouverture de la grotte, située bien plus haut dans la montagne.

Pour mieux nous montrer certaines « sculptures » de glace, il s’éclaire avec un fil de magnésium.

C’est magnifique à voir mais difficile à prendre en photo. Il faut faire des poses longues mais le plancher en bois tremble beaucoup avec tous les gens qui se déplacent dessus. Nous serions volontiers restés là quelques heures de plus ! Hélas, on ne peut pas refaire un tour de carrousel ^^

L’après-midi touche à sa fin mais la lumière nous permet encore une visite : le canyon de Lammer (Lammerklamm) près de Scheffau.

Ce n’était pas vilain, mais c’est vraiment tout petit, et cher pour ce que c’est. J’ai largement préféré le chemin vers le jardin des roses, à Imst !

Pour les photos, la lumière n’était plus assez généreuse alors ça ne donne pas grand-chose.

D’après des panneaux, il y aurait moyen de faire du rafting dessus, ça doit être nettement plus intéressant que la promenade.

Nous mangeons à Golling, le repas n’est pas génial : à chaque bouchée, j’ai l’impression de croquer à pleines dents dans une gousse d’ail… Bon j’aime beaucoup l’ail, c’est pas ça, mais… quand même ! oO’

Nous rentrons à la nuit tombée et soudain, une sirène stridente retentit longuement, à trois reprises. Je suis surprise, c’est la première fois que j’entends « pour de vrai » une sirène d’alerte dans une ville. Ca déclenche une poussée d’adrénaline et des émotions en pagaille, je me surprends à chercher des yeux les bombardiers, et on se sent bien démuni pour trouver une cachette… Apparemment ce soir là il y a eu un grave accident car nous verrons passer un nombre incroyable de véhicules d’intervention (pompier, police, ambulance, etc.) en direction de l’autoroute. C’est impressionnant toutes ces lumières bleues au loin, mais nous n’en saurons pas plus.

Mardi 12 septembre 2006 – C’est encore loin Grand Schtroumf ?

A Haus Sonne, la nuit est meilleure que la précédente même si nos hébergeurs se lèvent à 6h30 à grand renfort de portes claquées. Le petit déjeuner n’est pas terrible, on n’a droit qu’à un petit pot de confiture et de la charcuterie. (Bon ok après Gerlos tout paraît minable, mais quand même !!) La dame nous entend mais ne se montre pas, elle ne viendra dire bonjour que cinq minutes plus tard, pour nous demander si on veut des œufs (ouiiii !) Ensuite elle ferme la porte de la petite pièce (alliant le vieux et le kitsch), ça donne vraiment l’impression qu’elle referme la porte du caveau sur nous… brrr ! En fait c’est pour ne pas qu’on ait vue sur l’escalier car pendant notre petit-déjeuner, elle va refaire la chambre. Je n’apprécie pas du tout, ça donne l’impression d’être indésirable… on n’est pas là de toute la journée, est-ce que ça revient à dix minutes ??

On part rapidement vers le massif du Großvenediger, ce fameux circuit des trois lacs que nous n’avions pas pu faire plus tôt car c’est un peu décentré, sur la route de Matrei… Nous passons un très long tunnel (à péage, bien sûr), et nous arrivons enfin à la Matreier Tauernhaus, le lieu de départ de la randonnée (parking payant, re-bien sûr).

Le guide vert Michelin mentionne 45 minutes de montée avec la remontée mécanique Venedigerblick. Ouais ben m’sieur Michelin faudrait peut-être aller voir sur place plutôt que de zieuter uniquement les IGN parce que le télésiège, ça fait belle lurette qu’il n’existe plus !! On voit encore vaguement les trouées qui permettaient son passage dans la forêt, mais sinon il n’en reste rien. Grrr !

On hésite, le moral un peu bas… Bon ben c’est pas tout ça, on n’est pas venu jusqu’ici pour rien, moi je veux les voir ces trois lacs. Allez zou, en marche : il ne s’agit pas de traîner car on va devoir se farcir quelques centaines de mètres de dénivelé en plus que prévu ! On traverse la prairie des vaches et on emprunte un mignon chemin qui a la bonne idée de rester à l’ombre des sapins.

La montée est fatigante (nooon, sans blague ?), je m’arrête –trop– souvent. Elle devient harassante quand on atteint la limite de la forêt. Devant nous se trouvent à présent uniquement des zones en plein soleil, et la chaleur est difficile à supporter. Il n’y a quasi personne et tout a l’air à l’abandon ici. Les panneaux ne sont pas entretenus, quand ils ne sont pas carrément cassés et posés dans l’herbe. Nous parvenons enfin au sommet théorique du télésiège… photo souvenir en l’honneur de monsieur Michelin, je ne vous la montre pas car ça n’a aucun intérêt.

Il y a encore du chemin avant d’arriver au premier lac ! Un moment de flottement car deux sentiers se présentent… nous consultons l’IGN, aucun n’a le numéro qu’il nous faut. Bon tant pis, la boussole les départagera bien. Une autre remontée mécanique est à l’abandon un peu plus loin. Les couleurs sont belles malgré l’écrasant soleil, et on aperçoit des chèvres au loin. Une dernière montée encore un peu plus raide et enfin on voit le bout du chemin. On a bien souffert, il faut le mériter le Grünen See… mais son magnifique vert transparent nous console !

Nous pique-niquons sur les rochers au bord du lac (oui, encore un concombre si vous voulez savoir !). Après avoir contemplé le lac tout notre soûl, nous repartons vers le second lac – plus haut, oui, comment avez-vous deviné ?

Nous croisons un troupeau de moutons un peu craintifs, notamment deux jeunes dont la génitrice n’est pas rassurée ^^

Il y a un gros bourru qui bêle comme une jeune fille – enfin je me comprends

Un dernier coup d’oeil au lac vert à travers ce panoramique. Le Schwarzen See n’est pas trop loin heureusement. Ses eaux donnent effectivement un aspect noir, sans doute à cause d’algues colonisant les cailloux du fond.

Pendant une petite pause bien méritée, nous entendons soudain un gros bruit au loin. L’œil cherche un peu puis localise : c’est une avalanche de gros blocs de roche – très impressionnant !!

Bon alors là, je n’ai pas su choisir, vous préférez cette photo en horizontale ou en verticale ?? La belle cascade qui se trouve sur ces photos, eh bien nous devons la remonter :

Nous croisons un randonneur solitaire qui redescend… ça vous donnera une échelle !

Le dernier lac (mais pas la dernière montée !) est le Grauen See. J’attribue ses eaux grisâtres au reflet du cirque de caillasses environnant.

Nous examinons la carte : on a le choix entre faire marche arrière ou prendre le sommet et revenir par la vallée voisine. J’aurais bien envie de revoir le lac vert, le plus majestueux des trois, mais le reste est assez monotone alors autant prendre une nouvelle voie.

Une petite séance de ricochet pour AàG, et nous voilà repartis ! La montée finale est assez chaotique dans les éboulis, heureusement les repères rouge et blanc sont bien marqués. Nous nous dirigeons vers le refuge St Pöltner.

Arrivée au col, non sans joie !

On tombe sur un délicieux tapis de mousse qui nous fera enlever nos chaussures… mais vous ne verrez pas de photos podophiles ici.

Le sentier longe la crête, nous le quitterons assez rapidement dans un hors piste assez douteux, qui n’effraiera pas que les marmottes.

Fourbus mais entiers, nous retrouvons notre chemin dans le creux de la vallée. Il s’agit d’une vallée suspendue très longue et très morne, parcourue par d’immondes pylônes grésillants. On enclenche la marche automatique, le moral s’en prend un coup.

Au bout de la vallée, nous ne voyons pas l’embranchement attendu. Nous voilà donc condamnés à prendre le sentier qui retourne vers le sommet du télésiège abandonné ! C’est très long mais c’est presque horizontal, c’est toujours ça de pris :-/

La fatigue nous fait divaguer sur des considérations très profondes comme « alle zimmer mit balkon, alle weg mit bouse » (ici toutes les chambres ont leur balcon, et tous les chemins leur bouse ^^).

Arrivés à la station, nous avons encore toute la descente à nous farcir, c’est décourageant. Je ne sens plus mes pieds quand j’arrive enfin à la voiture… Cette randonnée fait approximativement 1200 mètres de dénivelé, soit 6 cuillères de nutella. Je ne sais pas combien de kilomètres nous avons fait aujourd’hui, d’ailleurs je ne suis pas sûre de vouloir le savoir !!

Après avoir parcouru quelques centaines de mètres en voiture, je pose une question anodine à AàG : t’as mis où tes chaussures de rando ? Euh… je ne les trouve pas, elles ont dû rester sur le parking ^^ Fou rire et retour à la case départ, retrouvailles émouvantes avec lesdites chaussures puis triple vérification parce qu’avec la fatigue on ne sait jamais, on a peut-être oublié d’autres choses (notre tête par exemple) !

On s’arrête dans un petit village (Stuhlfelden) pour souper. On entre dans le premier établissement venu (surtout, marcher le moins possible !!). Il y a des gens bizarres qui nous parlent dans la première salle (un café enfumé), on dirait qu’ils ont un peu trop bu. L’arrière-salle est dédiée au restaurant mais il n’y a personne. Aucun client, aucun serveur, rien. Rien que des trophées de chasse accrochés aux murs. On s’assied et on attend un peu mais « je ne le sens pas » alors nous nous levons et partons vite avant que quelqu’un n’arrive

Le moral finira cependant au beau fixe car nous tombons par le plus grand hasard sur THE restaurant de notre séjour. Il s’agit du Gasthof Flatscher, c’est tellement bon que nous nous empiffrons : entrée, plat, dessert… la totale !! On regrette presque de n’avoir plus faim, on aurait bien testé toute la carte ^^ En plus ils étaient super sympas…

Rentrée difficile (car nous sommes crevés) à la pension inhospitalière. La « mégère » comme nous l’appellerons dorénavant s’est permis de jeter notre petite bouteille d’eau. Du coup, vu les robinets très bas, nous ne pouvons plus remplir nos gourdes. Quelle mêle-tout, c’est d’un énervant ! Ce détail se rajoute à une précédente impression qu’elle avait farfouillé dans mes affaires… Vivement qu’on parte de là.

Lundi 11 septembre 2006 – La photo que tout le monde attendait

(Enfin quand je dis tout le monde, c’est surtout Ido et le Nabot !)
Mais tout d’abord, le fameux épisode du petit déjeuner à la frühstückspension Häuslhof de Kaprun :

A l’heure mentionnée pour le petit déjeuner, nous descendons dans la salle dédiée, qui se trouve quasi en face de la porte de la logeuse. On l’entend vaquer à ses occupations mais personne ne vient. Sur la table se trouvent déjà 4 petits pains pas frais et une assiette de charcuterie qui suinte, je ne sais pas depuis combien de temps elle est ainsi mise à la disposition des mouches mais le morceau de beurre est déjà tout mou. Avec cela, nous avons droit à UNE mini-confiture par personne… cette fois c’est sûr, nous n’allons pas grossir. Quels radins dans cette pension.

Je fais le trajet une deuxième fois (j’avais oublié quelque chose dans la chambre) et je descends l’escalier le moins discrètement possible. On parle ensuite assez fort. Toujours personne. Bon c’est pas tout ça mais on a des choses à faire aujourd’hui, alors je vais chercher la carafe de jus d’orange derrière le comptoir et je nous sers. Il est infect, mais alors à un point que je n’avais jamais rencontré : je ne parviens même pas à boire plus que deux gorgées !

Interlude : quelques photos de nature pour s’apaiser ^^

Toujours derrière le comptoir, j’avais aperçu une cafetière avec un reste de vieux café tenu au chaud. Là encore, je nous sers. C’est… buvable. AàG teste le saucisson de jambon, mais il est immonde. Ayant repéré les réserves de confiote sur une étagère, je puise allègrement dedans pour faire passer le pain. Oh dites donc le pactole, y avait même des mini-nutella cachés dans le tas !!

Nous avons presque fini de déjeuner quand la logeuse daigne enfin se soucier de nous. Elle nous dit bonjour du bout des lèvres et demande si on veut du café, je réponds froidement « We have. » Elle insiste pour la forme en nous demandant si on n’en veut pas « du frais »… Ben tiens, c’est un peu tard pour y penser, alors je lui répète en articulant sèchement « We have. »

Cette personne nous fait payer le prix fort pour un service plus que minable et une nuit bruyante, or le rôle de gentille pigeonne ne me convient guère. On remonte dans la chambre, on fait nos bagages et on s’en va. Quand je vais lui remettre le prix convenu sans mot dire, elle ne montre pas un seul signe de surprise et ne nous demande pas pourquoi on part déjà (on lui avait dit la veille qu’on resterait au minimum deux nuits, sans doute trois). C’est dommage, j’aurais bien voulu qu’elle nous demande où on allait à présent. Juste pour le plaisir de pouvoir lui répondre « Kaprun ».

Interlude bis : quelques photos de nature pour s’apaiser

On trouve le point central d’information touristique, plus complet que celui de la veille. Quelques « zimmers » situées dans des endroits a priori calmes sont moins chères, on décide d’aller voir leurs abords avant de choisir. Nous voulons expédier cela assez rapidement pour ne pas que le programme d’aujourd’hui en souffre trop. Le premier logement est une ferme située tout en haut d’une série de lacets, au milieu des pâtures, mais… juste à côté d’une antenne GSM. Nous nous apprêtons à aller sonner à la porte quand je remarque un chat famélique et craintif sur le seuil. Je ne veux pas loger chez des gens qui ne nourrissent pas leur chat. Nous repartons.

A mi-chemin des lacets se trouve la maison « Haus Sonne ». La vieille dame ne nous laisse pas rentrer chez elle avant qu’on ne lui dise combien de nuits on resterait. Or elle ne comprend rien à mon mauvais allemand ni à notre langage des signes. Elle finit par demander en anglais mais… elle ne comprend pas la réponse !! Finalement elle nous fait voir les chambres, la première qu’elle nous montre est relativement récente et ensoleillée mais donne sur la façade principale, on entend fort les camions qui passent sur la nationale en contrebas. Nous parvenons (par miracle) à lui faire comprendre et elle nous montre une chambre sur le côté, vieillotte mais plus calme. On lui fait signe que c’est ok.

On revient avec les bagages, elle nous tend la clé… de la première chambre ! On lui dit qu’on veut la numéro 3. Elle fait signe que non, elle ne comprend pas. On insiste, elle finit par capter et nous donner la bonne clé. Rha je sens que la communication va être pénible dites donc… Voilà-t’y pas qu’elle nous dit que son mari va reculer la voiture pour qu’on puisse ranger la nôtre sur le côté de la maison. Euh non mais on n’est pas en vacances pour passer la journée dans la chambre, hein, on s’en va, là !!

La journée peut enfin commencer. Nous allons au Kitzsteinhorn : 3 cabines téléphériques successives nous emmènent jusqu’à la Gipfelstation (3029 m). Là-haut, ça skie ferme !

Après avoir apprécié les superbes vues qui s’offrent à nous, nous empruntons le « panorama tunnel ». Il s’agit d’un tunnel piéton creusé dans la roche, qui descend jusqu’à un point de vue inférieur. De là on peut se promener dans la neige sur un sentier balisé le long des pistes.

Beaucoup de regards convergent vers un point bien précis… Je crois que ça se passe de commentaires ! En plus ils sont restés là longtemps et elle a fini encore moins habillée que ça… elle est bonne pour une pneumonie.

Ce qui est particulièrement marquant, c’est qu’il y a beaucoup de touristes musulmans en cet endroit et, pendant que les femmes voilées, couvertes des pieds à la tête, admirent les montagnes… devinez vers où se tourne le regard de leurs maris :-/


Reconnaissez-vous les deux lacs de barrage de Kaprun ?

On pique-nique sur un rocher, certains me regardent bizarrement… bah quoi, vous n’avez jamais vu quelqu’un éplucher un concombre ?

Ah oui j’avais oublié de vous dire : leurs panneaux de signalisation des dangers sont très imagés, on a beaucoup aimé ^^

On remonte ensuite avec le « shuttle », une petite cabine sur rail qui navette entre la station et les pistes.

Le téléphérique nous descend à la station inférieure, hors neige.

Il me reste un peu de pain alors les chevaux s’en régalent, enfin un surtout qui est tellement gourmand qu’il viendrait bien fouiller lui-même mon sac pour être sûr que je n’aie rien oublié !

On se promène un peu, on s’arrête à hauteur d’une jolie cascade et là, miracle : marmotte à babord !! Parce qu’il faut quand même préciser que dans ces Alpes autrichiennes, nous n’aurons pas vu grand monde au niveau de la faune comme telle (sorry private joke inside).

Un chat géant a fait ses griffes sur cette montagne dans un lointain passé…

Je m’approche, la marmotte prend peur et se cache dans son terrier. Quelques minutes de patience et hop, la revoilà en train de se chauffer au soleil sur son rocher. Ce petit jeu se répète plusieurs fois et je dois finir à plat ventre pour prendre ce pauvre cliché avec le zoom à fond… pfff !

Ah non pardon c’était pas celle-là 😀 La voici :

Nous reprenons le téléphérique, le hasard fait que, sur les centaines de cabine qui tournent, nous tombons sur la même qu’à l’aller. On la reconnaît car on a euh, disons « aménagé » son bandeau de pub dans un élégant auto-collage façon pâte feuilletée 🙂

L’après-midi n’est pas encore tout à fait finie aussi nous nous rendons à Zell am See.

Il s’agit d’une grosse bourgade qui possède deux centres et se trouve le long d’un très grand lac. Ce dernier est magnifique… et ses occupants aussi, jugez plutôt !

Canards et moinouilles, cygnes et fripouilles… Malheureusement, je n’ai plus de pain et c’est une très grave situation pour moi. Tant de becs qui quémandent et rien à leur donner !! Argh 😦


Heureusement tout le monde n’a pas mon étourderie !

Il y a des canards noirs aux yeux jaune orangé qui nous épatent par leurs longues apnées. Ils plongent sous l’eau pour fouiller le fond du lac avec leur bec. Impressionnant. Je pense que ce sont des fuligules (morillon ?). Une photo plus reconnaissable de la bestiole se trouve ici. En cours de nettoyage, cela donne :

Une autre espèce en plein lavage ;-p

Nous nous promenons également un peu en ville mais l’ambiance est trop bourgeoise à notre goût.

Nous préférons nous écarter et aller manger à Piesendorf. Un repas sans prétention mais tout à fait correct, avec une shoko banan-torte en dessert. Une colonie d’enfants débarque peu après mais ils sont (relativement 😉 ) sages !

Dimanche 10 septembre 2006 – Les lacs de barrage de Kaprun

C’est à regret que nous quittons ce matin le nid douillet de la pension Zillertal pour migrer vers notre troisième étape : la bourgade de Kaprun, dans le massif du Hohe Tauern. A cet instant bien précis, nous ne savons pas encore à quel point nous avons raison d’avoir des regrets !

Nous trouvons assez facilement un point info, équipé du même écran tactile qu’à Gerlos mais en plus sommaire. Nous choisissons la frühstückspension Häuslhof qui se trouve en B7, mais aucune carte ne nous permet de localiser ce fameux B7 !! Nous partons au hasard après avoir imprimé les informations sur la pension – car oui, il y a une imprimante intégrée en dessous de l’écran tactile, et elle n’était même pas à court de papier !

Par chance nous trouvons rapidement, mais l’accueil est pour le moins déroutant, pour ne pas dire impoli, ce qui est assez surprenant dans le Tyrol autrichien. On nous conduit au premier étage, dans une pièce donnant sur le côté. La chambre est vieillotte mais acceptable : nous nous installons car après tout c’est juste pour quelques nuits, pas pour se marier avec la logeuse ! Bon tout de même, on commence déjà un peu à regretter Gerlos, où la chambre était superbe en plus d’avoir une logeuse super sympa et d’être moins chère qu’ici…

Dès 11h30 nous partons à l’assaut des lacs superposés de barrage qui font la réputation de Kaprun. Deux de ces lacs sont accessibles aux visiteurs.

En chemin, nous croisons bien sûr des « free cows », mais également une fête dédiée aux vaches qui se retrouvent, les malheureuses, à devoir parader dans leur pré avec d’encombrantes coiffes sur le crâne !! Ainsi donc, cette tradition survit encore en dehors des cartes postales ! Nous ne nous sommes pas arrêtés pour prendre des photos car le planning était assez serré et l’intérêt somme toute limité.

Après quelques lacets en forêt, nous remarquons un parking à plusieurs étages, qui se cache derrière un rideau d’arbres. Les touristes sont obligés d’y laisser leurs véhicules car les lacs ne sont pas accessibles de cette manière. Assez surpris, nous montons dans le bus dédié à la visite. A cette heure il y a peu de gens. Il nous emmène, à travers d’imposants tunnels creusés dans la roche, jusqu’au plus large funiculaire d’Europe.

Nous y entrons et l’engin commence à gravir une sacrée pente, qui ne cesse de s’accentuer ! Des rails guident la progression, et un gros câble nous tire sans bruit ni à-coups vers le sommet. C’est vraiment impressionnant. Au total il fait 820 m de long, pour un dénivelé de 430 m.

A l’arrivée, un autre bus nous prend en charge. A côté du rétroviseur, une photo illustre la manière dont le bus est monté jusque là : de la même façon que nous !!

De nouveaux tunnels s’enchaînent. Des travaux souterrains ont lieu, aussi certaines zones sont animées par des chantiers. Le premier lac de barrage (Stausee Wasserfallboden), apparaît très vite, il se trouve à environ 1670 m d’altitude. Assez curieusement, il est désert. Le bus n’y fait d’ailleurs pas arrêt et continue sa longue montée entrecoupée de passages dans la montagne. Les tunnels sont à sens unique et leur entrée n’est pas très large, mais l’habitude donne aux conducteurs beaucoup d’aisance.

Nous arrivons au lac supérieur, le Stausee Mooserboden, qui se trouve à un peu plus de 2000 m d’altitude. Il y a beaucoup plus de monde en haut, mais nous n’en souffrons pas car l’espace ne manque pas sur ces gigantesques barrages de béton. Je parle au pluriel car le barrage supérieur est double : il est constitué de deux arcs en béton séparés par un « îlot » rocheux.

La vue est magnifique, chaque centimètre carré de montagne mériterait d’être pris en photo !

C’est splendide avec à l’avant-plan le turquoise de l’eau, même si son niveau n’est pas au plus haut, et à l’arrière plan la majesté des glaciers qui aliment le lac.

L’intermède rocheux peut être franchi de trois manières différentes : par une petite route extérieure, par un souterrain, ou par son sommet. A l’aller nous empruntons le souterrain, qui excite notre curiosité. S’il n’y a en fait rien de spécial à voir, il y règne par contre une fraîcheur très appréciable !

Au bout de la seconde moitié de barrage, nous regardons par curiosité les randonnées proposées mais les temps de parcours nous montrent qu’il ne faut pas y compter (jamais moins de 5-6h si je me souviens bien). Tant pis, nous nous contentons de dix petites minutes de « hors piste » et nous rebroussons chemin.

Nous aurions bien aimé visiter les installations de la centrale hydroélectrique mais cela n’avait pas l’air possible.

Nous passons cette fois-ci par le sommet du Höhenburg, pour profiter de la vue – qui se mérite, car ça grimpe quand même bien, surtout qu’on est le lendemain de la veille !!

Toujours depuis le sommet, la vue de l’autre côté :

Les bus qui redescendent sont bondés, on se demande un peu comment indiquer au chauffeur notre souhait de s’arrêter au second barrage car cela ne semble décidément pas prévu au programme. Le barrage inférieur se trouvant juste avant l’entrée un très long tunnel, c’est assez « tendu » car s’il s’y engage, c’est perdu. Nous quittons nos sièges peu avant, mais le chauffeur ne semble pas parler un seul mot d’anglais donc à la guerre comme à la guerre, AàG lui lance un « HALT ! » qui produit le saisissement général en plus de l’effet désiré ^^


Le lac inférieur vu du haut

Il n’y a pas un chat sur ce barrage (ce qui est bien dommage soit dit en passant), il n’est en fait pas aménagé pour le tourisme. Tant mieux !


Le barrage supérieur vu du bas, et un zoom ci-dessous

Nous prenons tout notre temps pour le parcourir en entier. La technologie (enfin, c’est un bien grand mot) du « trop-plein » est différente de celle utilisée pour le lac supérieur.

En hauteur se trouve une galerie souterraine grillagée, d’où sort une belle cascade. Notre curiosité est mise à mal car impossible d’aller voir ce dont il s’agit !

Nous pourrions attendre qu’un bus passe et lui faire signe en espérant qu’il parvienne à s’arrêter avant d’entrer dans le tunnel, mais nous choisissons d’emprunter le petit sentier aérien qui longe la montagne.

Une fois la plate-forme du funiculaire rejointe, il nous faut attendre l’arrivée d’un bus. Durant ce temps, nous voyons un véhicule de chantier qui monte jusqu’à nous par le funi, c’est assez comique ! Il y a une route qui atterrit dessus plus bas, mais elle ne doit être utilisée que pour les bus (qui « dépasseraient » des installations à l’arrivée).

Comme le site ferme ses portes à 17h, il nous reste un peu de temps avant le souper. Nous nous trouvons un banc au bord de la rivière pour écrire des cartes postales (et le compte-rendu bien sûr !). Le soleil disparaît, l’air commence à se rafraîchir, il est temps de quitter la place pour une périlleuse mission, j’ai nommé : remplir nos estomacs.

Les restaurants sont tellement chers (ou peu avenants) qu’après avoir parcouru tout ceux du centre ville, on se retrouve devant une pizza et un spaghetti… dans une drôle de décoration, ambiance simili-mexicaine avec des murs roses !

De retour à la pension, une bonne nuit de repos ne fera pas mal. A Gerlos les volets en bois étaient fictifs, ici ils sont réels mais trop grands pour la fenêtre donc ils ne ferment pas ! Nous nous rendons compte qu’encore une fois nous sommes la seule chambre occupée. Parfait, ça va être calme ? Tu parles ! Un gosse crie non-stop dans les escaliers et les couloirs du rez-de-chaussée depuis 20h30. A 21h30 je descends en chemise de nuit jusqu’à la porte de la logeuse, qui est grande ouverte. De mon ton le plus aimable (celui où on peut entendre des petites fleurs dedans) je lui signifie, en articulant bien, que « we would like to sleep ». Elle commence à me dire que sa maman n’est pas là et patati patata. Ce n’est pas mon problème et je n’ai pas envie de rentrer dans son jeu (de ce fait je me retiens de lui dire que, parents absents ou pas, à son âge, il devrait dormir depuis longtemps), je lui demande d’au moins fermer la porte, ce qu’elle fait.

Malgré cela, on l’entend encore jusqu’aux environs de 22h. En pleine nuit, des germanophones complètement ivres passent dans la rue en chantant à tue-tête. Leur pitoyable cinéma sonore dure un bon bout de temps, j’ai du mal à me rendormir par la suite. Et à 7h20, le gosse recommence. Alors un conseil d’ami, ne logez pas à la pension Häuslhof !!! (et pis vous n’avez pas encore eu droit au récit du petit déjeuner… la cerise sur le gâteau !!)

Jeudi 07 septembre 2006 – Hintertux

La nuit fut très bonne et nous nous rendons compte que, comme lors de la majorité du séjour, notre chambre est la seule occupée. Le petit déjeuner est royal, avec un buffet complet rien que pour nous : yaourt, salade de fruits, quatre sortes de céréales, plateau de charcuteries, fromage, confitures, miel, nutella (sans commentaire svp), différents petits pains et deux tranches de cake marbré chocolat en guise de dessert. Hmmm, je sens que nous allons rester ici !! Par chance notre sympathique logeuse, Mme Hauser, parle (bien) anglais et nous avons donc forcément plus d’échanges possibles avec elle – ne serait-ce que pour lui demander de mettre les ice-packs dans son surgélateur, ben ça aide. Franchement la « pension Zillertal » est une adresse à recommander pour ceux qui passent du côté de Gerlos… ce fut notre meilleur logement en Autriche (et pas le plus cher !).

Le ventre bien lesté, nous prenons la longue route qui mène à HinterTux, dans la Zillertal Arena. En chemin, AàG vole quelques photos à travers la vitre de la voiture : un train à voie étroite longe le fond de la vallée à nos côtés. Et puis il faut aussi immortaliser le deuxième type de clocher local : il y a les grands maigres pointus (qui m’ont paru les plus répandus) et il y a ceux-ci, mes préférés, les petits gros à bulbe :

Partout dans le Tyrol, nous serons littéralement hypnotisés par le vert. Les pelouses et prairies ont un vert intense, lumineux, comme nous avons rarement vu ailleurs ! Il s’en dégage une impression de douceur et de bien-être qui donne irrémédiablement envie de cesser toute activité pour aller se rouler dedans ^^

Nous empruntons trois téléphériques successifs pour arriver au sommet. Et ça ne se bouscule pas : dans les trois cabines, nous serons seuls ! Malheureusement les vitres sont souvent trop rayées (par les skis) que pour faire des prises de vue correctes…

Arrivés tout en haut, à 3200m, nous sommes un peu surpris ! En fait il y a énormément de skieurs et surfeurs qui s’entraînent sur les pistes enneigées. Il y a deux versants de montagne skiables en cette saison (cela forme un « V »), et le domaine semble propice à l’apprentissage. Plein de groupes d’enfants s’en donnent à cœur joie en « short de ski » – ‘scusez mon manque de vocabulaire, je ne skie pas en été, ni en hiver d’ailleurs ^^

La terrasse (avec art moderne of course) est assez petite, mais nous mettrons quand même looooongtemps à en faire le tour… Les plus sagaces d’entre vous devineront pourquoi 😉

Je ne peux pas mettre le panoramique tel quel dans une note, aussi je vous demande de bien vouloir cliquer sur CE LIEN pour faire un tour de manège !

On marche un peu dans la neige, là où les piétons sont autorisés, mais c’est une zone assez restreinte. Deux mannequins sont en train de poser pour des photos de mode, c’est assez ridicule… enfin nous verrons pire plus loin dans le séjour ^^

Quand nous entamons son ascension, le sommet est devenu désert… c’est assez vertigineux : on marche dans un chaos de blocs sur le sommet d’une crête, à peu près à hauteur du téléphérique, et des plaques de glace s’amusent à nous compliquer la tâche. C’est là qu’on prie pour que les blocs ne jouent pas au mikado et qu’il n’y ait pas de gros coup de vent. Je m’arrêterai un peu avant la fin par manque de confiance en moi et en mes chevilles : je suis une spécialiste du roulé-boulé en bas des pentes à cause de mes ligaments trop longs (i.e. je me tords souvent les chevilles).

Nous remontons sur la terrasse pour pique-niquer – ah purée ces escaliers, je n’ai plus aucun souffle à cette altitude !! C’est déjà l’afflux de mômes galopant dans tous les sens, ça met de l’animation (les remontées mécaniques s’arrêtent en début d’après-midi). Nous mangeons à notre aise sur un banc, en dégustant le panorama autant que nos tartines.

Il va sans dire que nous ne serons pas seuls dans la cabine du téléphérique pour la redescente !! Des files énormes se sont formées, et ça ne sert à rien d’attendre car il en arrive toujours plus de partout. Quelle contraste avec la sérénité des montagnes : ça se bouscule dans tous les sens, ça parle très fort en slovène, bouloulou vivement qu’on sorte de là !

On descend étape par étape, en faisait de petites pauses aux stations intermédiaires du téléphériques…

…mais les domaines de ski sont trop décharnés pour être intéressants en terme de randonnées.

Un peu plus loin cependant nous repérons une « route » qui zèbre un glacier, nous en profitons pour aller l’examiner de plus près. D’autres touristes s’y rendent également. ll faut faire attention aux chutes de pierre et aux crevasses.

Des gens s’y entraînent à l’escalade, c’est la première fois que j’observe la technique utilisée pour grimper des murs de glace.

Nous ne sommes qu’en milieu d’après-midi, aussi nous partons faire le début de la promenade vers le refuge de Berlin (près de Ginzling si je ne confonds pas).

En chemin, une petite photo prise spécialement pour Moukmouk :

Nous prenons la voiture et il commence à pleuviner peu avant d’arriver à destination. Nous nous heurtons encore une fois à un parking payant, alors nous allons nous garer plus loin, le long de la route, par pur esprit de contradiction… C’est la drache, on attend plus d’1/2h dans la voiture dans l’espoir que ça s’arrête.

On sort à la faveur d’une micro-éclaircie mais l’averse retombe de plus belle alors on s’abrite sous une grosse roche qui est déjà squattée par deux gars qui s’exercent dessus (enfin, dessous !) à l’escalade.

Finalement on se remet en route, ce n’est pas une pluie vicieuse qui va nous empêcher de nous promener, non mais ! Le pont qui débute la promenade est recouvert de plusieurs centimètres d’eau qui peine à s’évacuer, il faut le passer en équilibre sur la bordure de sa balustrade ^^

Le large chemin que nous empruntons se perd dans la forêt, la brume s’accroche dans les arbres c’est esthétique. La pluie finit par diminuer, mais nous sommes de toute façon déjà trempés. Jusqu’à 18h, elle tombera par intermittence.

Nous longeons une petite ferme, puis une fromagerie, où un vieux monsieur nous hèle. Il commence à nous parler en français ! Il n’a plus toute sa tête mais il sait quand même très bien où il veut en venir : qu’on achète son fromage !! On lui dit qu’on passera au retour.

Le sentier n’est pas très pentu ni sauvage, ce doit être seulement plus loin que ça commence à devenir intéressant… Tant pis, il se fait tard et nous rebroussons chemin, sans oublier d’effectuer l’arrêt promis pour le bergkäse (littéralement « fromage de montagne »). Il n’a pas beaucoup de goût mais qu’est-ce qu’il pue !!

La pluie a ravivé le vert, pourtant déjà intense, des prairies. C’est reposant. Apparemment il n’a plu que dans cette vallée, les autres sont sèches (grmbl !).

Nous allons manger à Zell am Ziller, où quelques jeunes à mobylette s’amusent à faire le tour du pâté de maison toute la soirée… Il faut savoir que dans la plupart des villages traversés nous avons croisé un Saint Panneau annonçant la Bonne Nouvelle : la circulation des vélomoteurs est interdite entre 22h et 6h. Un petit chat vient nous rendre visite mais malheureusement pour lui nous avons déjà fini nos assiettes, il n’aura pas grand-chose à se mettre sous la dent…

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