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Rando Wimbachklamm – Wimbachgrieshütte, et tour du lac Hintersee

Une moyennement grande promenade nous attend aujourd’hui.

Ce ne fut pas la plus palpitante mais par contre, le soir, une belle surprise nous attendait.

Nous allons remonter la rivière Wimbach.

Ca bouillonne ! Les roches les plus tendres sont patiemment érodées.

La gorge est comme d’habitude très (trop ?) bien aménagée.

Des petites pissouilles…

Ca cascade de partout !

C’est rafraîchissant dans tous les sens du terme 🙂

A la sortie de la gorge, que voit-on ?

Une belle forêt de cairns en sursis :

Leurs panneaux m’ont beaucoup plu 😆


Bitte nicht

C’est le matin, la rosée ne s’est pas encore évaporée.

Le soleil commence à donner, ça ne va plus rester humide très longtemps.

Nous suivons un large sentier carrossable et tombons sur cette surprenante image (cliquez ci-dessous).

Le chemin est long mais guère pentu. Il est assez fréquenté.

Il y a à peine moins de gens après le Wimbachschloß dont la terrasse commence à se remplir.

Voyez-vous la lune ? 😉

On traverse une grande zone de chaos sans la moindre part d’ombre…

…le soleil est cuisant sur les débuts de coups de soleil de la veille !

Cet intermède boisé est le bienvenu.

Nous arrivons à notre destination, le refuge Wimbachgrieshütte.

Nous le dépassons et allons nous installer sous des arbres pour pique-niquer.

Un peu de land art 🙂

Nous pourrions continuer mais les paysages ne nous fascinent pas. Trop minéral. Nous décidons de faire demi-tour.

Un timide escargot…

Cette oeuvre d’art vous est offerte par la famille des scolytes 🙂

Comme il nous reste du temps en cette fin d’après-midi, nous décidons d’aller jusqu’au Hintersee.

Bien nous en prit ! Ce grand lac se révèle paradisiaque…

Nous entreprenons d’en faire le tour.

La lumière magnifie le paysage.

Certains font du bateau…

…et en profitent pour nourrir les canards.

D’autres font plutôt fuir les volatiles :mrgreen:

On a beaucoup ri, surtout quand l’élan enthousiaste du chien a entraîné son maître, qui le tenait toujours en laisse, dans l’eau ^^

On essaie de jouer avec les reflets du soleil.

Toutes les nuances de vert se sont donné rendez-vous en ce lieu.

Que diriez-vous d’habiter là ? 😉

Il y a une partie plus végétalisée avec de l’eau stagnante…

…et des roseaux comme une douce fourrure.

Désolée on a excessivement mitraillé ^^

Une petite fille nourrit les canards.

Où qu’on se tourne, tout est simplement beau.

Les chemins se vident petit à petit.

On a hésité à louer un Tretboot (pédalo) mais il se fait tard. A noter qu’ils sont à moitié prix ici par rapport à Unteruhldingen (lac de Constance).

Je ne me lasse pas de la transparence de l’eau.

Bon allez, ce sont les dernières. Il faut à présent que nous allions remplir nos (quatre) estomacs.

Une zone avec plein de petits îlots amusants :

Oui elle est froide ! AàG, ci-dessus en pleine action, peut vous le confirmer !

Etrange aménagement autour d’un arbre… mieux que de le couper, en tous cas !

Nous mangerons dans une taverne le long du lac, deux paires de bratwurst ce n’est pas de la haute cuisine mais ça colmate bien 😉

En sortant du resto, un beau coucher de soleil rosit les montagnes et les canards s’amusent à ruiner l’effet miroir ^^

Königssee l’enchanteur (partie 2)

De retour à Sankt Bartholomä, nous nous rendons compte que nous avons bien fait de photographier les lieux ce matin : il y a beaucoup plus de monde et la lumière est plus crue.

Nous aurions aimé faire le tour d’Hirschau, aller voir l’embouchure de l’Eisbach dans le Königssee, et bien d’autres choses encore… il nous faut faire une croix dessus par manque de temps 😦

Il y a beaucoup de gens qui font la file pour reprendre le bateau mais nous les court-circuitons car notre destination n’est pas Königssee Seelände (le retour) mais bien Salet, le dernier « port » tout au bout du lac.

Nous sommes peu nombreux à nous y rendre à cette heure, comme vous pouvez le constater !

AàG a toujours une faim de loup, mais nous ne comptons pas manger avant d’avoir atteint le Obersee (lac supérieur). Du coup il ramerait presque pour faire avancer le bateau plus vite :mrgreen:

Nous dépassons une cascade malheureusement à moitié dans l’ombre de la forêt.

J’aime bien les formes des toits dans cette région !

Le ballet des bateaux sur le lac est incessant mais par bonheur silencieux 🙂

Voici le port de Salet, je vous ai mis deux prises de vue pour illustrer la différence entre mon compact (qui adore le vert !) et le réflex d’AàG (qui a un piqué beaucoup plus soutenu).

Le chemin longe la rive puis tourne vers le sud-ouest dans les terres.

Les arbres se font plus nombreux et puis soudain l’Obersee apparaît.

Ce petit lac « supérieur » a en réalité une altitude similaire (seulement 10m de plus) à celle de son grand frère.

Il fait 1.32 km de long et sa profondeur maximale est de 51m.

Le chemin longe le lac plein sud et commence par une zone de pique-nique pleine de bancs… ça tombe bien, devinez qui défaille d’inanition à côté de moi ?

Il y a beaucoup de touristes mais nous parvenons à trouver un coin où nous poser et – enfin ! – manger. Il est 14h.

Nous voulons aller tout au bout de ce lac-miroir que l’ombre commence à envahir : l’alpage Fischunkelalm.

Ca a l’air paisible ainsi mais il faut vous imaginer les enfants courant partout, criant, mettant les mains – voire une chaussure de rando, si si ! – dans l’eau, etc. ^^

Le côté sud de l’Obersee a une pente accessible qui permet l’existence d’un sentier…

…contrairement au côté nord où c’est une quasi-falaise de 1000m :

J’ai essayé (ci-dessus) un petit jeu de reflet mais le lac n’était pas assez « lisse » pour parfaire l’illusion.

On n’est pas fâché d’être à l’ombre car la chaleur se fait toujours sentir.

Et nous voici parvenus de l’autre côté…

Des canards se font bien entendu un malin plaisir de surgir du néant afin de ruiner la photo « lac miroir » d’AàG, merci Murphy 😆

La photo en question :

L’Obersee est alimenté par le Röthbach et nous aurions aimé aller voir la très haute cascade Röthbachfall qu’on peut apercevoir en arrière-plan ci-dessous.

Malheureusement le temps nous manque, nous devons absolument être de retour à Salet avant que le dernier bateau ne parte. Et même bien avant, car si le dernier est complet…

Il arrive chaque année que des touristes restent bloqués ici et il n’y a pas de refuge pour passer la – froide – nuit… certes le coucher de soleil doit être beau à voir mais l’aventure ne nous tente que très moyennement !

L’ombre des sommets et leur reflet sur l’eau dessinent de drôles de formes symétriques sur la paroi nord. Elles évoluent vite mais vous aurez reconnu une tortue ci-dessus.

Il est déjà temps de revenir sur nos pas, nous n’aurons vraiment pas profité longtemps de Fischunkelalm

Notre regret est de ne pas avoir prévu deux jours : même si le planning était serré, nous aurions dû consacrer un jour complet à Hirschau et un autre à Salet.

A Salet, comme nous l’avions prévu, une longue file nous attend. L’un des bateaux rate un peu son amarrage, il frotte le ponton à la manière d’un très gros chat voulant affirmer son territoire !

Ça secoue, le « public » rit, bon enfant, et applaudit en se moquant gentiment.

Durant l’attente, des gamins nous énerveront particulièrement. Ils attirent les canards (pas difficile vu leur habitude à être nourris), ensuite prennent des cailloux et les visent 👿

La lumière part très vite, on la voit changer fortement durant notre traversée de retour.

Le temps d’arriver à Sankt Bartholomä, l’église est déjà mangée par l’ombre.

Un des derniers bateaux rentre dans son abri.

Nous visitons Schönau, c’est tout petit.

Une fontaine nous offre une réponse à notre question « mais comment diable amènent-ils le bétail dans ces alpages ? »

Nous mangeons au Brunneck, c’est très bien si ce n’est qu’ils n’ont plus de sacher torte ! Ouin ! La quête désespérée continue… bon cela dit, leur tarte au fromage était délicieuse 🙂

Königssee l’enchanteur (partie 1)

C’est le premier vrai jour de beau temps aussi nous décidons d’aller voir le lac des rois, le Königssee, dans le parc national de Berchtesgaden.

Nous prenons la route vers Schönau et nous garons sur l’immense parking du Bayerische Seenschifffahrt. De là on doit parcourir une rue densément commerçante jusqu’à l’embarcadère, où nous devons d’abord faire la file pour prendre nos billets (et il vaut mieux arriver tôt !).

En effet, le lac s’accède principalement par bateau car ses flancs sont extrêmements pentus. Une sorte de fjord 🙂

Pour vous donner une idée des hauteurs, le Watzmann (2713m) domine le Königssee de plus de 2000 mètres !

Nous glissons silencieusement sur l’eau grâce aux moteurs électriques qui équipent les embarcations (depuis 1909 !) pour protéger l’eau – très pure – du lac de la pollution.

Un arrêt peut se faire sur demande à Kessel, où se trouve un départ de sentier. Nous y débarquerons deux marcheurs.

Il y a – relativement – peu de chemin de randonnées car les reliefs ne facilitent pas l’accès au lac, qui est par ailleurs très étendu (20km de long).

Durant la traversée, nous avons droit à moultes explications de la part du guide et même… un concert 🙂
N’allez pas croire qu’il était seul, un vrai orchestre l’accompagnait, ou presque !

Le bateau s’arrête face au « mur de l’écho »… le rendu est réellement époustouflant et magique. Nous retenions tous notre souffle, émerveillés.

Nous ne nous lassons pas du paysage et avons du mal à nous imaginer qu’il y a par endroit près de 200m de profondeur en-dessous de nous !

Nous commençons à voir poindre notre première destination au loin.

Il y a encore de la neige dans l’ombre des montagnes.

Certains passagers sont un peu agités et stressés, d’autres le prennent de manière très stoïque voire désabusée 😆


(ils sont trois)

Après une bonne demi-heure de navigation, voici donc la célèbre église à bulbes (aussi appelés oignons) de Sankt Bartholomä, qui sera dans quelques minutes sous le feu du soleil.

Elle se trouve sur une péninsule, Hirschau, formée par les débris des montagnes qui se sont accumulés dans ce « delta » pendant des milliers d’années.

A vrai dire, rien que le débarcadère suffit déjà à me ravir les pupilles ! Prenez une belle eau transparente, ajoutez quelques canards en lévitation, saupoudrez le tout de montagnes et hop, vous avez une ddc qui sautille :mrgreen:

Voici l’intérieur de la chapelle :

La première chapelle à cet endroit date de 1134. Le pavillon de chasse la jouxtant remonte à la même époque. Tous deux ont été remaniés dans le style baroque vers la fin du 17e siècle.

Au « port », les bateaux se succèdent, déversant leurs flots de touristes.

Tout est tellement tentant que nous hésitons : par où commencer ? Argh !

Nous longeons d’abord la rive d’Hirschau avant de rentrer à l’intérieur des terres.

Comme nous sommes des chats, nous ne savons pas ce que nous voulons…

…et retournons vers le lac !

Il nous attire comme un aimant.

Bon désolée on a un peu mitraillé mais on ne savait pas quelle lumière et quelle densité de visiteurs on aurait à notre retour !

Nous parvenons à nous arracher à notre fascination et repartons vers le côté montagnes.

Nous décidons de monter à la Eiskapelle, un glacier qui ne fond jamais totalement même en été.

Comme j’aimerais voir le même paysage au printemps, avec les prairies toutes fleuries ! (pas que ce soit moche à la fin de l’été hein 😉 )

Un large chemin carrossable et sans dénivelée traverse la forêt jusqu’au lit du Eisbach.

La chaleur est forte lorsque nous quittons l’ombre des arbres !

Un pont permet de traverser la rivière et d’atteindre la petite Kapelle St. Johann und Paul.

De là part un sentier qui monte dans la forêt occupant le flanc de la montagne.

Il y a régulièrement des bancs et nous ne nous en priverons pas. J’adore l’ambiance de ces forêts en clair obscur 🙂

A un moment le paysage se « débouche » et on découvre au loin notre destination. Les deux personnages en contre-jour dans le lit de la rivière donnent l’échelle.

J’adore ce genre de panneau, je l’aurais bien pris pour décorer notre maison 😆 Mortal danger!

Il est vrai que le chemin n’est plus très clair après, il y a des cairns partout… et donc ils ne servent plus à rien.

Et puis des empilements de cailloux dans un lit de rivière majoritairement à sec, il faut vraiment faire attention pour les voir.

Tenez, sur cette photo il y en a plein :

On cherche un peu avant de réussir à franchir les bras de la rivière en gardant nos pieds au sec.

Bien sûr il est strictement déconseillé de s’aventurer sur ou sous le glacier, un effondrement pouvant avoir lieu à tout moment.

Youhou, AàG, t’as entendu ?

Bon ben en attendant de voir réapparaître monsieur, je photographie. Moi j’suis une poltronne, et puis il pleut trop là-dedans pour que je m’y engage !

Les photos prises par AàG dans le ventre de ce premier glacier étant moins réussies que celles du second, je ne vous en mets qu’une :

Il va falloir un petit temps pour que mes lunettes se désembuent avant de pouvoir poursuivre ^^

Voici la deuxième « chapelle de glace », de taille beaucoup plus réduite :

Je trouve qu’on dirait un animal ramassé sur lui-même… apeuré ou prêt à bondir ?

La version d’AàG s’appelle « la bouche de la montagne » 😉

Ici AàG permet de vous donner l’échelle de cette « bouche » :

Et voici ses photos du tunnel de glace.

Tout au fond, il débouche sur le flanc de la montagne :

J’aime bien le côté art abstrait de celle-ci 🙂

La « pluvieuse » sortie :

Pendant ce temps, je ne suis pas restée les bras croisés, j’ai fait la connaissance de la flore locale…

…sans oublier la faune 🙂

Dans un milieu aussi rocailleux, les abeilles ne doivent pas avoir beaucoup de fleurs à se mettre sous la langue !

Nous redescendons au pas de charge à St Bartholomé (non sans se paumer un peu au départ) car AàG a FAIM – et ça c’est terrible je vous raconte pas, il est aussi pire que Bimini 😆

La suite de la journée au prochain épisode !

Randonnée au Rubihorn

La nuit fut assez bonne malgré un peu de bruit, et le petit déjeuner fut tout simplement *royal*… sans hésiter le meilleur du séjour ! Cela ne contribuera pas peu à la décision de rester une nuit supplémentaire 😉 Pour achever de nous mettre de bonne humeur, dehors un chat roux nous accueille avec force roulades. Nous avions gardé un peu de beurre et de salami pour l’écaille de tortue mais elle ne s’est pas montrée, cela a donc fait le bonheur du peu farouche rouquin !

Nous partons à Reichenbach, notre point de départ pour une randonnée au Rubihorn (carte de l’itinéraire téléchargeable en pdf), un sommet approchant les 2000m dans les Alpes d’Allgäu. C’est une petite promenade (5,2 km) mais avec un bon dénivelé, surtout pour un premier « dérouillage » (+1125m/-53m). Court mais raide, donc !

Le temps n’est malheureusement pas au beau fixe, mais nous espérons que les nuages vont se lever. Bien que le parking soit un peu perdu au milieu de nulle part, il est payant et un vieux monsieur est présent pour vérifier que chacun ait son ticket, il veille à échanger les billets si besoin !

Nous y arrivons entre 9h15 et 9h30, c’est la mauvaise heure car beaucoup de monde part dans les mêmes eaux. Nous longeons la rivière Gaisalpbach et ses multiples chutes (la plupart aménagées).

Une route goudronnée (réservée aux véhicules autorisés) fait un large détour et permet d’atteindre le Untere Richtersalpe mais nous allons plutôt emprunter le Tobelweg, petit sentier qui coupe au plus court en continuant à longer la rivière.

Après un tronçon d’escaliers en caillebotis et une section plus raide, on suit une conduite forcée et on rejoint finalement la fin de la route qui dessert deux bâtiments (refuges et/ou restaurants, on n’a pas été voir de plus près).

Le sentier entre dans une grande pâture où nous avons pu faire connaissance avec les vaches locales, aux oreilles délicatement fourrées. Si si, on dirait presque des pantoufles, ça avait l’air tout doux !

Les nuages bouchent toujours l’horizon et rendent les couleurs tristes et ternes.

Après un passage bien boueux, le chemin quitte la pâture et entre dans la forêt. Voici un cairn pour le moins original 🙂

Après la forêt c’est une zone de rochers qui nous attend, avec des passages raides équipés de câbles pour s’aider.

C’est un peu avant 11h30 que nous arriverons au lac Gaisalpsee. Au gré du passage des nuages, nous sommes parfois dans le brouillard le plus complet !

On fait une pause et on mange un « dix heures », histoire de tenir jusqu’au sommet.

AàG grogne que « c’est le métro » et il y a effectivement pas mal de gens, dont beaucoup arrivent en sens inverse. On suppose qu’ils sont montés en téléphérique et qu’ils effectuent une boucle à pied pour redescendre.

Nous avons été surpris de constater que certaines sonnailles étaient de vraies petites cloches plutôt que les habituelles clarines de section ovale, davantage trapues et bombées.

Quelque part, heureusement qu’il n’y a pas de soleil, car déjà sans cela la montée donne bien chaud !

Mais tout de même, là c’est un peu exagéré… cette rando réputée pour ses beaux panoramas ne nous laissera pas un souvenir impérissable vu les conditions météo !

Finalement nous aurions peut-être mieux fait de quitter la région d’Oberstdorf ce matin, comme initialement prévu…

Le sommet est en vue, enfin quand je parle de vue… et il commence même à pleuviner 🙄

Sous la croix il y a une boîte métallique avec un stylo-bille et un livre, nous y trouverons des petits mots dans toutes les langues et des dessins. Nous y laisserons une surprise pour les suivants ^^

Il est 13h, les estomacs grondent mais AàG ne veut pas manger ici, trop venteux et puis trop de va-et-vient : « rhaaa, et voilà, encore un métro ! non mais regarde-moi ça ! ». Oui c’est toujours difficile psychologiquement pour AàG de se rendre compte que la montagne n’est pas à lui seul 😛

Nous suivons au hasard un sentier barré (on ne s’en rendra compte qu’au retour, on est lent à comprendre) accédant à un point de vue complètement envahi par la végétation, qui se révélera être un vrai petit coin de paradis ! Il s’y trouve un banc fixé à un rocher (mais les attaches ne tiennent plus très bien) et muni d’une boîte aux lettres. La clé pend à une cordelette, et lorsqu’on ouvre la boîte aux lettres on y trouve à nouveau un livre qui témoigne des passages et de l’histoire du lieu 🙂

A la redescente on ne croise plus personne si ce n’est quelques écureuils qui jouent avec élégance à Tarzan dans les pins. L’un d’eux se laissera admirer d’assez près 🙂

Manifestement les gens qui sont montés en même temps que nous ce matin effectuaient une traversée, sans doute rejoignaient-ils le haut du téléphérique.

Toutes les traces des bâtons de marche… la fréquentation de ce site a vraiment traumatisé AàG.

Nous redescendons à notre aise et arrivons à la voiture vers 17h. On va jusqu’à la « klamm » de Tiefenbach mais c’est touristiquisé à mort. Pour résumer, disons qu’il est trop tard pour visiter et trop tôt pour frauder 😆

Nous retournons à Oberstdorf pour voir le saut à ski, car hier durant notre recherche de logement AàG y a vu des skieurs s’entraîner… mais ce soir il n’y a personne au tremplin de Schattenberg (Schattenbergschanze).

Cela dit, même vides, ces installations sont impressionnantes avec leurs 90m et 120m de haut !

Le centre piéton d’Oberstdorf possède des choses aussi charmantes que ces pots de fleurs et des choses aussi horrifiantes que ces plaques d’égout publicitaires 😯

Jusqu’où ira cet envahissement ? Nous mettrons un point d’honneur à ne pas fréquenter ces établissements !

Et en parlant marketing, cette enseigne nous a bien fait rire 😆

Un peu plus loin nous trouverons un excellent et sympathique petit restaurant familial où nous achèverons notre soirée, bien fatigués de notre journée.

12 septembre 2008 – Lac du Verney, lac d’Arpy et col de la Croix

Ce matin nous allons voir le logeur pour lui demander si l’on peut passer une nuit supplémentaire au ‘Village’. La chambre d’hôte est réservée pour ce week-end, mais par chance ce vendredi soir nous pouvons encore rester. Nous discutons un peu avec lui des randonnées à faire dans les environs et aussi vers le parc du Grand Paradis, notre prochaine destination. Il est de bon conseil, étant lui-même adepte de ‘courses’ en montagne !

Aujourd’hui, c’est une journée relax. Bon ok on avait dit la même chose hier 😛 Mais là, vraiment, on va essayer de s’y tenir ! Preuve de notre bonne volonté, le premier but de la journée sera le lac de Verney (lago Verney).

Ce lac se situe à 2088m, un peu en contrebas du col du Petit St-Bernard qui fait frontière avec la France. Il est presque au bord de la route… le dénivelée aurait été parfaitement négligeable s’il ne nous était pas venu à l’esprit d’escalader une pente pour voir ce qui se cachait en haut. Bon ce n’était pas une super idée, ça a un peu fini en escalade et la descente était casse-gueule :mrgreen:

Nous songeons d’abord à faire une randonnée dans le coin mais il fait trop glacial et venteux. Nous nous contenterons d’un tour du lac, ce qui nous prendra déjà un certain temps. Les chemins sont boueux et défoncés, parfois nous devons contourner des zones marécageuses. Au moins il n’y a pas moyen de nous perdre, ici !

Du côté français, tout est dans les nuages… il y a quelques ruines romaines au sommet du col.

Les petits points que nous avions vus au loin sur la pente se révèlent être des vaches. Eh bien l’air de rien, c’est impressionnant tout un troupeau de vaches qui se dirige sur vous en trottinant allègrement ! Et elles sont habiles sur les pentes, contrairement à ce qu’on pourrait croire…

Certaines viennent nous renifler (voire voudraient bien nous léchouiller), d’autres nous contournent nerveusement. Les vachers et leurs chiens guident le troupeau. Le joyeux tintement de dizaines de cloches résonne puis s’éloigne doucement…

Un nuage dissident a passé la frontière italienne :

Nous redescendons pour dîner à des températures un peu plus clémentes. Il n’y a pas énormément d’endroits propices. Dans un lacet, on trouvera une table de pique-nique et deux bancs constitués de troncs d’arbre taillés. Il faut faire gaffe aux champignons mais il y a moyen de s’asseoir… en contrebas coule un petit ruisseau. On entend au loin le grésillement de la ligne haute tension.

Il va falloir décider du programme de cette après-midi. Le logeur nous avait parlé d’un lac pas très loin de Morgex, dans lequel on pouvait voir se refléter le Mont-Blanc… une promenade facile… allons, c’est adjugé !

Le départ du chemin se trouve au niveau du col Saint-Charles (Colle San Carlo, 1971m) et une belle promenade presque à niveau se poursuit dans la forêt jusqu’au fameux lac d’Arpy (2066m). Un dénivelée inférieur à 100m, c’est vraiment une journée repos !

Il fait fort chaud et c’est un plaisir de marcher à l’ombre des arbres. C’est plat, ça nous change ! Ci-dessous, quelques jeux de reflets dans des flaques d’eau…

Sur les pancartes, ils disent « site idyllique ». Eh bien je dois vous avouer quelque chose : ce n’est pas du tout exagéré !!

L’été, ce doit être plein de monde. Un lac d’une eau transparente (certes glacée mais après tout elle reflète les neiges éternelles du Mont-Blanc), de belles étendues herbeuses s’allongeant paresseusement à côté de lui, le tout dans un écrin de montagnes… à couper le souffle.

Il y avait une demi-douzaine de personnes profitant paisiblement du lieu. Le pont en bois était rigolo : il était littéralement cassé en deux. On en voit une moitié ci-dessous (au fond), l’autre partie est symétrique…

Malheureusement nous ne parviendrons pas à capturer le reflet du Mont-Blanc, l’eau n’était pas assez lisse à cause du vent !

Un panneau d’information mentionne l’existence de tritons alpestres (ou tritons alpins ? je ne sais pas comment on dit) dans les parages. Mais nous aurons beau les appeler par leur petit nom, nous n’en verrons aucun.

Par contre, nous rencontrons d’autres hôtes lacustres… qui n’étaient pas spécialement enchantés de faire connaissance avec AàG 🙂

Après un traditionnel tour du lac, nous avons encore la moitié de l’après-midi devant nous. Nous avons bien essayé de nous asseoir et de ne rien faire, mais c’est terriblement difficile, même avec un panorama hypnotisant comme celui-là (cliquez sur le lien pour voir la photo panoramique).

Après une demi-heure de contemplation béate et immobile, nous remettons les chaussures et décidons de poursuivre jusqu’au col de la Croix (Colle della Croce, 2381m). Un bon 300m de dénivelée, ce n’est quand même pas la mer à boire… le sentier que nous allons prendre est visible à l’arrière-plan sur la photo ci-dessus.

Finalement la montée ne sera pas si aisée que ça, la fatigue des jours précédents s’est accumulée dans les mollets et, au fur et à mesure que nous montons, un fort vent semble vouloir nous repousser.
Peu avant le col, nous arrivons aux premières ruines de forteresses militaires.

Au col de la Croix nous découvrons d’autres fortifications ainsi que ce splendide panorama de montagnes couronnées de nuages (cliquez pour voir la photo panoramique).

On mitraille, en bons touristes que nous sommes…

Un sentier monte vers des ruines mieux conservées, que nous visiterons en claquant des dents car le vent est toujours aussi fort et de plus en plus froid (l’après-midi est déjà bien avancée).

Deux touristes arrivent par un autre chemin, dérangeant notre solitude (ouais, on a des fantasmes d’être seuls au monde de temps en temps).

L’heure tourne, il est temps de songer au retour. De toute façon la luminosité a commencé à baisser, la séance photo est terminée. Nous redescendons au col.
Deux photos au cadrage presque semblable mais donnant malgré tout une ambiance différente :

Le grand muret barrant toute la largeur du col est particulièrement impressionnant.

Nous allons prendre un autre chemin pour rentrer, et ainsi faire une grande boucle jusqu’au plan de Buillet. Il n’y a que la toute fin du sentier qui sera commune avec l’aller.
Ce sentier nous étonne, il reste presque à l’horizontale pendant un temps incroyablement long ! Nous nous demandons s’il finira par descendre, si nous ne nous sommes pas trompés… Nous allons revoir « par le haut » le lac et le trajet effectué.

Le retour nous paraîtra beaucoup plus long que l’aller. L’avantage de rester aussi près de la crête est que nous avons encore de la lumière. Il est presque 19h30 quand nous arrivons au parking, fatigués mais contents de notre journée « de repos » (450 à 500m de dénivelée en tout).

Juste en face de l’hôtel Genzianella se trouvent les ruines d’un autre édifice militaire. Le bâtiment est invisitable mais son architecture extérieure est intéressante. Il reste tout juste assez de lumière pour en prendre ces quelques photos souvenirs…


Carabinieri Reali

Nous irons manger dans un petit restaurant local à côté de l’église de Morgex. C’est vendredi soir et il y a beaucoup de gens (pas des touristes !). C’était bon (surtout le dessert n’est-ce pas AàG ? 😛 ) et nous avons payé un prix très démocratique. Nous avons regretté de ne découvrir cet endroit que le dernier soir… car demain nous quittons la région de Courmayeur pour nous rendre du côté de Cogne.

11 septembre 2008 – Lac et glacier du Miage (et le prétendu lac des Marmottes !)

Ce matin nous allons faire les courses à Courmayeur pour le pique-nique. Ce n’est pas évident de se garer dans cette ville, et jusque mi-septembre les places sont payantes (encore quelques jours de patience, donc !)

Nous avons décidé d’aller voir le fameux lac glaciaire du Miage, dans le Val Veny. La journée débute dans les nuages.

Selon la carte on peut s’avancer pas mal en voiture, mais en arrivant sur place nous nous rendrons compte que la route est fermée. Et tous les abords sont interdits de stationnement, il nous faut redescendre toute la route pour nous garer sur le grand parking en bas… il est bondé et nous n’arrêtons pas de voir de bruyants hélicoptères passer en un ballet incessant.

Sur la photo ci-dessus, le « moustique » en haut à droite est un hélicoptère. Ils étaient deux à se relayer, ils faisaient une navette entre le parking et un refuge d’altitude. Des groupes d’alpinistes s’engouffraient dedans, il y en avait des tonnes. Ce n’est que le soir qu’on a appris qu’il y avait ce jour-là une commémoration officielle et que donc ce trafic était exceptionnel (ouf !).

Plutôt que de remonter à pied via la route en lacets, nous prenons le chemin à travers bois. C’est agréable, on longe la rivière… Il fait un peu froid, juste de quoi être bien réveillés.

Nous arrivons au pont de la Visaille, à partir duquel la route est théoriquement fermée. Des dizaines de voitures s’y engagent malgré les panneaux… une centaine de mètres plus loin, la fermeture est matérialisée par une barrière (ooooh, pas de chaaance).
Du coup les gens se garent n’importe comment sur le bas-côté (instable), font des demi-tours en essayant de nous écraser, etc. Super, quoi. Vive le tourisme.

Après la barrière, c’est beaucoup plus calme. Le chemin est une large voie carrossable qui monte en lacets pour suivre ensuite un ravin.
Petit à petit on rejoint le niveau du torrent (Dora di Veny). Il n’y a pas « foule » mais il y a très régulièrement d’autres randonneurs. Ce n’est pas un petit sentier perdu comme on les aime…

Je tiens un morceau de pain en main. Un chien qui gambadait vient soudain m’en mendier, mais les deux touristes auxquels il appartient s’agitent « nein nein » ! Il est au régime 😆 (pourtant il n’était pas gras du tout)

Sur la dernière partie le chemin carrossable est assez plat. Au bout se trouve une petite buvette. De là, un sentier monte jusqu’au glacier du Miage. Il arrive sur une crête avec vue plongeante sur le lac et la moraine.

Le glacier forme un cirque tout gris, recouvert de cailloux et de roches… seules les parties qui viennent de tomber sont blanches. Il fait toujours froid et il y a du vent. Un morceau de glace barbote dans le lac, il fait plus penser à un glaçon dans un verre qu’à un iceberg.

Nous nous asseyons et profitons du spectacle. Régulièrement, une avalanche miniature précipite des cailloux dans le lac. On les entend avant de les voir. Ce n’est parfois qu’après l’impact sur l’eau qu’on parvient à localiser la coulée de gravillons en mouvement. De temps à autre, une roche plus importante fait un beau plongeon sonore.

Ca a l’air bête mais en vrai c’est hypnotisant. On attend la prochaine chute de pierres, on attend que le bout de glacier suivant se détache, tiens, regarde là, il y a un point qui semble plus fragile… mais notre attente sera vaine. Le froid nous fera bouger, on descendra dans un premier temps jusqu’au bord de l’eau.

Si vous regardez la photo suivante en grand, vous verrez un géomètre sur la crête (son collègue était sur la rive d’en face, près de nous). Lui aussi on a attendu de voir s’il n’allait pas tomber à l’eau… 😆
Accessoirement, sa silhouette donne l’échelle de la photo.

Nous longeons le bord puis nous remontons dans la caillasse. Un repli de terrain, sorte de petite crevasse remplie d’éboulis, nous offre un abri contre le vent. Nous pique-niquons là.

AàG ira faire un tour sur le glacier, je ne m’y risquerai pas à cause de mes chevilles. Et puis je ne connais pas grand-chose aux risques des glaciers, donc j’estime plus prudent de m’abstenir.

Ci-dessous (en haut à gauche) vous voyez que les hélicos n’ont pas fini leur ballet… De là où nous sommes, nous voyons le fameux refuge où ils atterrissent.

Ci-dessous, une vue d’une petite partie du lac du Miage, par le dessus (nous venons de la gauche, là où c’est coupé).

Nous hésitons à traverser carrément le glacier pour rejoindre le lac des Marmottes (surnom du lac du Breuillat), mais finalement nous allons faire le tour. Donc tout redescendre… et évidemment tout remonter !
C’est un peu râlant mais au moins le chemin est balisé et sans danger. Le départ se fait au niveau du pont de la Visaille.

Il y a différents itinéraires possibles, j’hésite à aller plutôt au Lago Verde… Ce lac vert est situé dans une sorte de petite vallée qui remonte entre deux bras du glacier et porte le doux nom de « jardin du Miage ». C’est une promenade indiquée comme facile.
Mais le lac des Marmottes est – traîtreusement !! – annoncé à seulement 0h55 de marche sur le panneau. Nous ne nous rendons évidemment pas compte que c’est une erreur et y allons gaiement, naïfs et confiants ! (les photos ci-dessous sont encore sur la route du Miage)

On monte tout d’abord dans la forêt de mélèzes, ce qui est toujours une partie agréable pour moi. Surtout que le soleil a décidé de pointer son nez et qu’il fait à présent étouffant !
Ensuite on traverse d’immenses pierriers parcourus par quelques rivières… aucune ombre pour nous abriter. A perte de vue des rocs et des rocs, un monde minéral. Les balisages jaunes nous guident.

On arrive finalement de l’autre côté du glacier du Miage, il fait à nouveau froid. Nous sommes fort las mais la perspective de voir un beau lac et des marmottes nous motive à continuer. Le chemin devient plus difficile, il passe parfois sur le glacier dans un imbroglio de rochers, j’essaie de faire attention à mes pieds mais eux aussi sont fatigués et plusieurs fois je me tordrai légèrement les chevilles (sans conséquence, heureusement). Pour ne rien arranger, il se met à pleuviner. Têtue, je veux continuer. On est si près du but…

Finalement nous aurons mis 2h pour arriver au « Lago delle Marmotte ». Tout ça pour se rendre compte qu’il ne s’agit en ce moment que d’un petit marécage pouilleux, pfff. Et en fait de marmottes, nous apercevrons seulement quelques mini-grenouilles. Quelle déception !! Enfin on se console en se disant que cela aurait pu être le lac du Miage qui était vide… (selon les époques, les niveaux varient fortement)

Le chemin du retour se fera encore plus lentement, nous sommes des zombies. La descente se fait en mode automatique. Nous serons les avant-derniers à quitter le parking. AàG estime le dénivelée de la journée à 800m, ce n’est pas monstrueux mais pour une journée qu’on voulait « cool » pour se reposer, ce n’est pas tout à fait ça…

Je ne me sens pas très bien ce soir-là, je crois que je suis passée à un cheveu de l’insolation. On ne se méfie jamais assez des cieux nuageux en montagne.
Nous retournons manger à la « Pizzeria du Tunnel » à Courmayeur. Il faut monter un drôle d’escalier car la salle est en mezzanine (faut pas être grand)… Eh bien c’était la montée de trop ! Mal partout !

10 septembre 2008 – Les lacs du Ruitor

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a eu chaud ! On se demandait quand ce satané poêle à pellets finirait par s’éteindre. Ce même poêle (enfin, surtout sa ventilation forcée) nous a réveillés en se mettant en route à 6h58…

Heureusement j’ouvre la porte juste quand le logeur s’apprêtait à y accrocher notre petit-déjeuner, je peux donc lui demander de changer sa programmation. Il a peur qu’on ait froid ! Mais avec 1/2h le soir et 1/2h le matin, c’est amplement suffisant.


« Le Village », Morgex

Le petit-déjeuner se fait donc en self-service. Tout est à notre disposition dans le frigo, et il accroche en passant le sac de la boulangerie à notre poignée de porte. Ensuite on laisse la table telle quelle et à notre retour le soir tout est nickel et le frigo est regarni pour le lendemain. Fantastique, non ?

Nous partons aujourd’hui vers le petit village de La Joux, au-delà de La Thuile. C’est une route en cul-de-sac, il y a là principalement un parking pour les randonneurs et un hôtel-restaurant.

De là, un petit sentier rejoint le refuge Albert Deffeyes (alt. 2494m) et les lacs du Ruitor (on dit « Rutor » en italien je crois). Il y a environ 900m de dénivelée jusqu’au refuge.
Au départ nous traversons une rivière sur un pont qui attend manifestement d’être réparé (c’est toujours rassurant) et nous nous enfonçons dans la forêt. Je dois faire gaffe aux chevilles, avec toutes ces racines ! Plus loin, un charmant petit pont de pierres…

Nous remontons un cours d’eau et trois jolies cascades sont visibles sur le parcours. La dernière mouille bien ! Enfin de toute façon il pleuvine par intermittence depuis le début, alors… on n’est plus à ça près. On se laisse dépasser par un groupe de randonneurs stéréotypés « jeunes pensionnés franchouillards » qui ne s’engagent pas dans le sentier vers la 3ème cascade (savent pas ce qu’ils ont raté 😆 ).

Après la dernière cascade, il y a une montée assez longue et pénible vers l’alpage. Il fait froid, il y a du vent et il pleut chaque fois juste assez pour nous faire sortir les vestes, ensuite ça ne dure que 5-10 minutes, le soleil réapparaît, il fait trop chaud pour garder les vestes, on marche 5-10 minutes, il recommence à crachotter… (ad libitum)

Quand nous arrivons au col, nous nous apercevons que nous sommes encore bien loin de notre destination. On se dit que la cabane qu’on voit au loin à côté du lac du Glacier (lago del Ghiacciaio) doit être le refuge… En guise de réconfort, on se goinfre de myrtilles car l’endroit est littéralement envahi de ces appétissants buissons ! Certains sont encore verts, d’autres rougissent déjà… nous y passerons un certain temps !!

Le chemin descend vers le creux de cette vallée suspendue et c’est là que nous nous apercevons qu’en fait cette belle maison en pierres n’a rien à voir avec le refuge Deffeyes. Le chemin continue par derrière et monte, monte, monte jusqu’à passer au-dessus du pierrier (vous pouvez le distinguer sur la photo ci-dessus, ainsi que la maison !) et se diriger vers un nouveau col bien plus haut que celui que nous venons de franchir. A mi-pente nous aurons cette vue :

La montée s’accompagne de rafales de vent et de ces désagréables intervalles froid-chaud, pluie-sec. Du coup le moral joue au yo-yo aussi. Ca tire dans les mollets, je m’arrête de plus en plus souvent. Notre attention est attirée par des cris de marmottes et nous apercevons quelques chamois en contrebas, au creux du plateau où nous étions précédemment.

Loin devant, nous voyons le groupe de randonneurs progresser vers le col. Ces petits points en mouvement paraissent si loin et si haut… Mais heureusement le paysage nous pousse à continuer l’ascension !

En fait, derrière ce deuxième col, le sentier redescend en pente douce et nous arrivons assez rapidement en vue du refuge. Le groupe de randonneurs qui nous précédait est en train de faire bruyamment ripaille à l’intérieur. La pluie semble cette fois s’être arrêtée pour de bon. Peut-être grâce aux drapeaux de prière tibétains 😉

Voici une vue panoramique depuis le refuge. Nous pique-niquons à l’extérieur : tomates, pain et fontina. Un petit chocolat chaud en guise de dessert, car c’est tellement épais que c’en est presque du pudding !

En face, le glacier du Ruitor nous fait de l’oeil mais il est trop loin pour cette après-midi et apparemment les crampons sont nécessaires. Nous n’avons pas cet équipement. Cependant nous ne voulons pas déjà redescendre ! Aller jusqu’aux lacs supérieurs, au pied du glacier ?? (lago verde, lago grigio, etc.)

Finalement, après discussion avec la sympathique dame du refuge, nous décidons d’aller voir le lac inférieur (lago inferiore) et sa chapelle haut-perchée, Santa Margherita.

La porte de la chapelle est fermée avec une grosse corde. Le but est d’empêcher les moutons d’y entrer ! Malheureusement il n’y a pas que les animaux qui font des dégâts…

De là, nous allons redescendre jusqu’au premier col par l’autre versant de la montagne. Le chemin n’est pas sur notre carte mais la dame du refuge nous l’a vivement conseillé car il offre de plus belles vues sur les montagnes. C’est un peu plus long mais nous avons le temps et ça ne rajoute pas beaucoup de dénivelée. Par ailleurs, c’est toujours plus agréable de pouvoir faire un circuit en anneau plutôt qu’un aller-retour !

Du coup, nous verrons le lac du Ruitor. Sur une autre carte, ce lac s’appelle lago dei Seracchi et le nom lago del Rutor est donné au « lac inférieur », je ne sais pas quelle version est correcte.

Globalement le sentier est bien balisé, il n’y a qu’à hauteur du lac où nous nous poserons quelques questions. Une carte, une boussole et un peu d’observation suffiront heureusement. [Au pire, on se serait retrouvé aux lacs de Belle-Combe (laghi di Bella Comba), mais là on risquait fort de devoir redescendre dans la nuit !]

Il nous faut faire attention à ne pas écraser les mini-grenouilles, il y en a plein partout 🙂

La dernière partie est constituée d’une grande descente dans un pierrier. C’est assez raide, nous essayons de ne pas louper les marques jaunes et les kerns disséminés ici ou là. Mais voir un petit empilement de cailloux dans un énorme tas de roches, ce n’est pas toujours évident ! Sur la fin les repères deviennent confus puis inexistants (car il y a des kerns partout, du coup ça ne sert plus à rien…)

Nous aurons bien du mal à franchir le cours d’eau sans nous mouiller, pourtant il n’était pas énorme. Cela causera quelques énervements. La chute (ci-dessous) était bien trop glissante pour ne pas dire casse-gueule et le seul « gué » que nous trouvons n’est pas entièrement praticable… Enfin soit, il fera l’affaire !

Nous nous croyons tirés d’affaire mais que nenni ! Nous sommes à présent sur une sorte de crête et aucun sentier n’est visible malgré nos recherches (la seule chose que je trouve est une marmotte qui ne m’avait pas entendue arriver 🙂 ) Or il nous faut encore traverser la grosse cascade, style gouffre, qui se déverse du plateau… c’est ça ou bien refranchir le gué, puis contourner les grandes zones de marécages et le lac du Glacier pour revenir à la maison fermée du début. C’est très loin et nous ne savons même pas si c’est réalisable car il y a une autre rivière à franchir, plus impétueuse.

En fait, si vous reprenez cette photo, la cascade casse-gueule est tout au fond, on devine à peine le gros ruisseau que nous avons traversé à gué mais on voit bien le ruban blanc de la rivière bouillonnante qui se jette derrière la crête. En jaune ce sont les zones marécageuses.

Heureusement ce petit stress a un dénouement heureux, en descendant à travers tout comme des sangliers nous finirons par trouver un solide pont en bois ! De l’autre côté de la chute, un sentier bien tracé finira par nous ramener sur notre parcours premier. Nous arrivons toujours à nous faire des frayeurs, c’est incroyable…

Nous arriverons à la voiture vers 19h, fourbus ! En tout, nous aurons fait de l’ordre de 1100m de dénivelée. Le restaurant du soir sera « La Grotta » à La Thuile, que je ne recommande à personne. Ils sont même parvenus à rendre une simple salade de tomates dégueulasse, c’est un sacré tour de force.
Après le repas, rejoindre la voiture est un supplice car nous avons mal partout… une douche et au dodo !

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