You are currently browsing the tag archive for the ‘GR10’ tag.

Bande-son : King Crimson – I Talk to The Wind

Les lacs de Néouvielle et le barrage de Cap de Long

Nous voici donc de retour en France. Nous avons décidé d’aller dans la réserve naturelle du Néouvielle, dont nous avions vu de magnifiques photos enneigées chez nos logeurs.

La Route des Lacs (D929) est longue. Le tronçon final (D177) est fermé à la montée à partir de 9h30. Nous nous garons à près de 2150m d’altitude sur le parking payant, déjà bien plein de bagnoles.

A vrai dire je suis surprise qu’ils appellent cela une réserve naturelle car il y a beaucoup de gens en train de pêcher, de cueillir des myrtilles, d’arracher (mycélium compris 😦 ) des champignons, etc. Cela nous énerve.

Un panneau annonce que les chiens, même en laisse, ne sont pas autorisés (il y a une « garderie » apparemment). Sauf que ce n’est absolument pas respecté, là non plus !

Il y a énormément d’arbres morts 😦

Le temps est nuageux, le paysage extrêmement minéral, et les chemins deviennent rapidement mal balisés – mais attention, il ne faut pas sortir des sentiers !! Ah ah !

Le niveau du lac de barrage d’Aubert est très bas. Des travaux d’étanchéité sont en cours et on entend au loin les pelleteuses s’activer sur la digue.

Ça nous insupporte de nous retrouver soudain au milieu de plein de personnes… en plus des Français 😛 Ce serait moins pire des Espagnols, au moins je ne comprendrais pas ce qu’ils disent !

Ce petit accès de sauvagerie nous pousse à nous éloigner des lacs et prendre de la hauteur.

Bref avec tout cela je suis de mauvais pelage, comme dit AàG ! En plus le chemin n’est pas facilement marchable car plein de pierres mobiles. Pas idéal pour mes chevilles. Quand il traverse des pierriers stabilisés (artificiellement) ça va bien.

Oui AàG a droit à une nouvelle tête à chaque fois, mais moi je suis un chat et je le reste ! 🙂

On passe de l’autre côté du col et tout de suite il y a nettement moins de monde, ouf.

Par contre ça reste un gros tas de cailloux, au propre comme au figuré !

C’est peut-être parce que la journée a mal commencé mais le paysage ne me séduit pas… je le trouve monotone et inintéressant.

En revoyant les photos deux ans plus tard je reconnais que c’est un peu sévère, mais c’est le ressenti que j’ai noté ce soir-là.

Dans la descente nous perdons le sentier en suivant des cairns trompeurs. C’est particulièrement galère pour progresser car, avec les buissons rampants, on ne voit pas les cailloux sur lesquels on pose les pieds. Mes chevilles me donnent des « avertissements ».

Je ne sors quasiment pas mon appareil photo, je suis totalement déprimée.

AàG propose de « couper » hors piste vers le col de Madamète ou de rebrousser chemin vers le col de l’Hourquette d’Aubert.

Fatiguée, je tombe plusieurs fois sur ce mauvais terrain. Je parviens même à m’étaler gracieusement, presque au ralenti, sur les buis !

Bref il est grand temps de faire une pause, ce que nous ferons au bord du lac Nère.

Ce coin n’est pas trop mal, avec tous ses laquets.

Cette langue de terre qui s’enfonce dans l’eau du lac d’Estagnol est esthétique.

Nous poursuivons notre marche arrière et remontons au col (alt. 2498m).

Nous faisons un petit détour par le lac d’Aumar, longé par le GR 10 et bien plus sympa que son voisin – et encore on a eu de la chance, le lac d’Aubert s’est retrouvé totalement vide quelques semaines plus tard.

Il y a moins de touristes que ce matin et l’endroit me plaît nettement plus. Au moins il y a un peu de vert !

C’est presque bucolique même si la faune et la flore de cette réserve nous auront paru fort mis à mal.

Nous redescendons ensuite au lac d’Orédon, 6 km plus bas.

Un cheval vient d’aller y boire une bonne lampée.

Ici aussi le niveau est bas, c’est logique car il est alimenté par le lac de Cap de Long auquel le lac d’Aubert sert de réserve. Enfin si j’ai bien compris !

On s’amuse des empreintes d’oiseau délicatement imprimées dans la boue.

Nous reprenons ensuite la D929 jusqu’au bout : le lac de Cap de Long, 2e plus grande retenue des Pyrénées françaises.

Son alimentation est un sacré bazar !

Il est arrivé un « petit » souci au chemin qui le borde… La taille des véhicules vous donne l’échelle de l’effondrement.

Vue sur le lac d’Orédon en contrebas:

C’est la fin de la journée, on se promène tranquillement sur le barrage. La première partie de la digue n’est pas haute, on s’amuse à descendre jusqu’au tunnel (qui sert surtout de toilette manifestement).

La seconde partie est bien plus vertigineuse.

Ci-dessus une autre vue sur l’effondrement. C’est tombé à gros grains.

Nous roulons jusqu’à Saint-Larry-Soulan, le gros bourg du coin. On y découvre en flânant un carillon de 12 cloches coulées sur place par Paccard, fondeur à Annecy.

Les deux anciennes cloches en airain exposées sous le carillon ont été mises à jour lors de la construction d’immeubles. Elles avaient été enterrées à 1m50 pour les protéger de la destruction.

La petite fait 300kg et date de la fin 13e – début 14e siècle. Elle porte la poétique inscription Jésus de Nazareth, je suis la voix qui invite à la fête.

La plus grosse fait 500kg et porte la date de 1507 ainsi qu’une inscription plus longue mais moins joyeuse.

Comme les bons restos sont fermés et que nous n’avons pas envie d’aller dans un snack, nous rejoignons Aragnouet pour dîner au sympathique « relais de Néouvielle ». Sa décoration est originale, jusqu’aux assiettes posées sur des vinyles !

Plusieurs personnes de la chambre d’hôte y viendront également, ainsi que la logeuse. Les plats nous réjouissent les papilles et nous découvrons la délicieuse frênette (cidre de frêne) dont nous ramènerons deux bouteilles 🙂

Au moment de quitter, le restaurateur nous hèle « Hep, vous n’allez pas partir comme ça ! » Ah ? Allez zou, il nous sert un petit génépi local ! J’y tremperai juste les lèvres, trop fort pour moi et puis je conduis… AàG se dévouera 😉

Bande-son: Lhasa de Sela – Con Toda Palabra

Lacs de Bious et d’Ayous

Sur cette place minérale qui résonne, il suffit d’un seul nuisible pour empêcher tout le monde de dormir. Enfin quand je dis « tout le monde », nous étions peut-être les seuls à essayer de dormir à cette heure-là ! A 23h15 je me résous à fermer les fenêtres pour atténuer le bruit même si c’est notre seule source de fraîcheur, la chambre étant sous les toits…

A 8h dans la salle du petit déjeuner, c’est le désert. On attend et on fait un peu de bruit mais personne ne vient, l’hôtelier semble avoir une panne de réveil. Nous montons chercher nos sacs à dos et au retour nous avons la bonne surprise de constater qu’une dame est en train de mettre les tables, nous ne devrons pas partir le ventre vide !

Nous passons la frontière française et roulons jusqu’au lac de Bious, que je m’amuse à rebaptiser Bisou.

A cette époque de l’année, on peut se garer directement là-haut, au bout de la D231. Altitude approximative du parking : 1420m.

Nous longeons le lac jusqu’au pont de Bious (alt. 1538m).

Là deux possibilités s’offrent à nous : continuer à suivre le gave (= ruisseau) de Bious dans les prairies ou emprunter le GR10 qui monte dans les bois.

Le soleil tape déjà fort et nous profitons avec délice de la protection offerte par les arbres.

La photo en ombres et lumières ne rend pas mérite à ce sentier qui était réellement charmant !

Petit à petit nous gagnons en altitude et la végétation change d’aspect, se faisant plus discrète.

Nous arrivons au premier des lacs d’Ayous : le lac Roumassot (alt. 1845m).

Il est temps de sortir à mon tour l’appareil photo 🙂

Le sentier remonte ensuite le long d’une cascade.

Décidément même ici il y a des nuisances sonores !

Un hélicoptère fait d’incessants va-et-vient, lourdement chargé à ce qu’il semble.

Nous avions aperçu ces big-bags en bas, sur les berges du lac de Bious-Artigues.

Y aurait-il un chantier de construction là-haut ?

En fait non, il s’agit du ravitaillement du refuge.

Nous arrivons au petit lac du Miey, dont le nom est doux comme un miaulement.

J’aime cet arbre solitaire et haut perché.

Par rapport à la précédente randonnée, vous voyez à présent l’autre face du pic du Midi d’Ossau.

Mon Lumix est comme moi, il apprécie particulièrement les verts 😉

Tandis qu’AàG essaie d’enregistrer les clapotis, je capture un soleil éphémère.

A noter la présence d’un étrange mini-radeau couvert, servant à une étude scientifique.

Nous sommes à présent au lac Gentau (alt. 1947m), le plus grand des trois lacs d’Ayous.

Le gros châlet en bois qu’on aperçoit à l’arrière-plan est le refuge d’Ayous (alt. 1982m).

Le lac Gentau est magnifique ❤

Notre attention est attirée par un nuage de « points blancs » venant du col d’Ayous :

Nous suivons régulièrement l’avancée du troupeau car vu la suite du paysage, on se dit qu’ils vont inévitablement tomber sur un os :

Autour du lac l’ambiance est paisible.

Le troupeau arrive au point difficile à franchir. Ils nous font penser à des Lemmings !

Les premiers bloquent, pendant ce temps des éclaireurs franchissent le passage à différents niveaux et soudain tout le monde s’y met, ils sont parachutistes et grimpeurs par nature 🙂

AàG rejoint la chaîne humaine qui transfère les victuailles (conserves et autres cannettes) jusqu’aux soubassements du refuge. Il y a de la bouffe basque dans le tas, avis aux amateurs !

Ensuite nous pique-niquons à l’ombre avant de reprendre tranquillement notre chemin, alourdis par la digestion.

J’en étais à peu près ici dans mon récit quand wordpress a mystérieusement fait disparaître tout le contenu de mon brouillon, révisions incluses… ô joie ! 👿

Nous montons plein sud, à l’est du pic de Larry.

Nous voici au lac Bersau (alt. 2082m).

Sa particularité est d’avoir une presqu’île… et lors de notre passage, elle était habitée 🙂

AàG aurait bien voulu enregistrer le son des clarines dont certains chevaux étaient équipés.

Ils ne se sont pas montrés très coopératifs : une fois le matériel sorti, ils n’ont plus fait un seul bruit :mrgreen:

On passe au pied du pic Castérau et son drôle de profil. La version d’AàG :

Ma version, avec les cairns :

Des randonneurs font une curieuse remarque montrant qu’ils prennent AàG pour un photographe pro ?! Pourtant il n’a pas de gros pare-soleil (private joke) :mrgreen:

C’est plein de petites mares… moi qui craignais que les Pyrénées ne soient desséchées !

Nous sommes au plus haut de notre promenade, il est temps de redescendre et de boucler la boucle.

Nous allons rejoindre le lac Castérau qu’on aperçoit en contrebas.

Un pêcheur est installé là, cela nous étonne ?!

Juste derrière le lac, un panorama ouvert s’offre sur les prairies parcourues par le gave de Bious.

AàG s’efface devant un randonneur plus rapide que nous : « On vous laisse passer en premier car les vautours jettent des pierres sur les touristes ! » 😆

Le monsieur nous apprend que les silhouettes planant au loin près de la falaise sont des aigles.

Un dernier chardon pour la route ?

Ce n’est pas de refus, répondit le bourdon !

Avant de rejoindre le gave, nous avons l’œil attiré par un cadavre de vache déposé au soleil. Nourrissage des vautours ?

Nous quittons le chemin pour suivre de petites gorges et tombons sur un cochon qui se promène et se roule à son aise non loin d’une cabane.

On a déjà vu beaucoup d’animaux divaguer en montagne, mais un cochon c’est une première !!

Il y a les moutons du clan rouge et les moutons du clan vert.

Tout ce beau monde profite grassement des pâturages.

Près du pont se trouvent vaches, veaux et chevaux.

Il y a même des ânes !

Petit regard en arrière…

Nous quittons le pont de Bious et nous enfonçons dans le sous-bois.

J’aime bien le symbole du parc national dans son écrin moussu.

Le tour du lac de Bious se révèle décevant car le chemin reste en hauteur, est complètement défoncé par les sabots et n’offre aucune vue.

Bon on ne va pas se plaindre qu’il y ait de la végétation non plus 🙂

Franchissement du barrage avec ses fenêtres de trop-plein.

Vue sur le pied du barrage :

De petits chevaux divaguent non loin du parking, où nous revenons à 18h18.


Conduites forcées

Après la centrale électrique d’Artouste nous faisons un crochet par Fabrèges afin de repérer les lieux et les horaires d’une prochaine balade.


Vos vallées puent le gasoil, le ricard, le tourisme et la démagogie politique. Je suis reparti en Slovénie.

Nous repassons le col du Pourtalet et cherchons une farmacia et un supermercado. Nous repartons lestés d’un gel d’aloe vera pour mon coup de soleil ainsi que de quoi pique-niquer demain.

Nous mangerons à el Rincón de Mariano, qui se trouve bien à Sallent de Gállego. Nous aurons parfois des difficultés à localiser les différents restaurants de la région car sur les sites « d’avis » ils sont tous indiqués comme étant à Formigal !

Le service est très rapide et nous pouvons ensuite nous occuper des chats sur la plaza 🙂

Commentaires récents

Patsy sur Prérogative
dieudeschats sur Prérogative
bleuesel sur Prérogative
Dr. CaSo sur Prérogative
lulu sur Prérogative

Archives

Conditions d’utilisation

Vous pouvez utiliser les textes et photos de ce site à condition que vous en citiez/linkiez la source et que l'usage ne soit pas dégradant.
Aucune utilisation à des fins publicitaires (i.e. commerciales, politiques, etc.) n'est autorisée.
Si vous souhaitez utiliser une photo à des fins privées (fond d'écran, etc.) : servez-vous, c'est fait pour !!

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.