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…des prairies, des lumières, des textures douces comme une aquarelle

…des couleurs, des chênes, des ronces, du houx, des cathédrales végétales

…de l’eau vive qui cascade, de la rosée, des ruisseaux

…des bestioles qui volent, qui rampent, et certaines qui miaulent aussi 😉

…des fleurs semées ou sauvages

…des fougères de toutes sortes et de toutes couleurs

…des pierres entassées naturellement ou non


(j’y vois clairement un orang-outan)

…de la mousse, des champignons

…beaucoup de champignons

…et ceux qui les disséminent


Bande-son : Neil Halstead – Hey Daydreamer

Proverbe breton : Ur sac’h goullo ne chom ket en e sav.
Un sac vide ne reste pas debout.

Bande-son : Joe Hisaichi – Ashitaka & San

Suite de notre promenade à Huelgoat :

Nous passons entre deux grands rochers et arrivons sur le plateau abritant le Camp d’Artus. Il s’agit d’un oppidum gaulois exceptionnellement étendu (32 ha) dont une petite partie a, dans un second temps, été « surfortifiée » : les remparts ont été surélevés jusqu’à 4m ou plus.

Ce fut probablement la capitale des Osismes. Il est entouré de fossés, talus, tours et bien sûr d’un murus gallicus – dont vous pouvez voir la structure en fin de cette note.

Vu que le ciel s’est remis à la pluie, nous n’avons pas de photo de ce lieu. Vous trouverez sur cette page des plans et croquis ainsi que des photos des fouilles.

J’y ai appris que le camp n’était pas classé aux monuments historiques… c’est incompréhensible !! 👿

Le chemin traverse le camp et la forêt, nous ramenant vers la rivière d’Argent via une parallèle au Sentier du Clair Ruisseau.


Logis d’un korrigan

La pluie cesse, nous arrivons sur le Sentier des Amoureux.

Êtes-vous prêt à descendre dans la grotte du diable ?

Ce trou aurait servi de cache à Marion du Faouët, bandit de grand chemin au 18e siècle.

Cette robin des bois du Finistère aurait eu jusque 40 brigands sous ses ordres.

L’eau coule toujours à grands fracas dans le gouffre, un point de vue sécurisé a été aménagé.

Le diable en personne nous accueille mais le franchissement des portes de l’enfer ne sera pas encore pour aujourd’hui, remontons à la surface !

Nous repassons près de la Roche Tremblante. Maintenant que la météo le permet, je prends le temps de photographier l’impressionnant escalier qui y mène, taillé dans la roche.

Tiens, encore de la rhubarbe géante (gunnera) !

Nous allons à présent suivre une rigole (« ruisseau de la mine ») de 3km amenant l’eau du lac d’Huelgoat aux anciennes mines de plomb argentifère. La galène contient ici 55% de plomb et 0.2% d’argent.

Ces filons étaient vraisemblablement déjà exploités du temps des Celtes.

Le lac d’Huelgoat fut précisément créé au 16e siècle pour les besoins en eau de la mine de Locmaria-Berrien. L’apogée eut lieu à la fin du 18e siècle, c’était paraît-il « la plus grande mine du royaume » pour ce minerai mais j’ignore si c’est en taille d’exploitation (plan) ou en production (annuellement 650 tonnes de plomb et 1,6 tonne d’argent).

Lors de notre visite, comme vous pouvez le constater, le canal était à sec.

Nous arrivons sur le carreau. De grandes haldes sont visibles.

L’entrée de l’ancienne « galerie des charioteurs » est de hauteur très modeste – enfin on ignore la profondeur de boue !

Elle servait tant pour l’exhaure que pour l’évacuation du minerai sur de petits chariots. Le minerai était également sorti par puits grâce une machine à molette actionné par des chevaux.


Ruine de la maison des ingénieurs

La mine ferma en 1866, il y eut quelques tentatives de reprise jusqu’en 1934 mais sans succès.

Voici (ce qu’il reste de) la reconstitution de l’ancienne machine hydraulique alimentées par le canal. L’originale faisait 13m de diamètre.

Nous continuons à monter la pente et à rencontrer divers vestiges (puits, laveries, etc.).

Sauf erreur de ma part il s’agit de l’arrivée du « canal supérieur » :

La « galerie de l’aqueduc » est accessible sur 2 mètres.

Les eaux alimentant la machine de Junker (pompe à colonne d’eau) entraient par là et permettaient d’évacuer 220 m³/h d’eau depuis une profondeur de 230m.

Vous trouverez tous les détails concernant cette exploitation minière sur le site de l’ASAM.

Nous retournons dans la forêt d’Huelgoat où deux chiens se mettent à nous suivre sans qu’on puisse déterminer où sont leurs maîtres ❗

Ça va durer un bout de temps…

On finit par conclure qu’ils doivent être du coin et divaguer à leur aise.

Ce n’est qu’en arrivant au moulin que nos nouveaux copains choisiront de s’attacher à d’autres touristes… à notre grand soulagement !


Moulin du Chaos

Nous rejoignons ensuite l’auberge du Menez à St Rivoal. Nous avions expressément fait un repas trèèès symbolique à midi, histoire de se garder de la place tellement leurs plats sont délicieux et gargantuesques :miam:

Nous nous retrouvons à essayer de traduire le menu à un groupe d’Anglais, c’était assez rigolo 🙂


Le Champignon

C’est là que j’ai craqué. Et que du coup, le lendemain matin, au lieu de partir gentiment sur le chemin du retour, nous ferons un aller-retour express (façon de parler, car on est tombé dans une « opération escargot » !) à Quimper pour rencontrer Edouard Cribier et emporter une repro d’un tableau qui était exposé à l’auberge…

Voici qui clôt nos aventures bretonnes !

Proverbe breton : Arabat barnañ re vuan, Gant aon d’en em varnañ e-unan.
Il ne faut pas juger trop vite, de peur de se juger soi-même.

Bande-son : Joe Hisaichi – Mononoke Hime

Aujourd’hui le temps est légèrement bruineux et cela tombe très bien : nous aurons Huelgoat, le « bois d’en haut », un des restes de la forêt de Brocéliande, pour nous tout seuls ou presque !

Nous commençons par la célèbre « Roche Tremblante ». Si on se positionne bien, on parvient effectivement à faire trembler cet autocar de 7m de long et plus de 100 tonnes. Un Anglais nous demandera « Seriously ?? » 😆

Beaucoup de rochers du chaos ont disparu durant le 19e siècle suite aux actions des carriers, la roche tremblante elle-même y échappa de peu. La crêperie actuelle est située à l’emplacement des anciennes carrières.

Nous poursuivons ensuite vers le « ménage de la Vierge ». Y a pas à dire, j’aime bien son sens du rangement :mrgreen:

Nous longeons la rivière d’Argent (Stêr Arc’Hant), également nommée Fao. On voit dans la mousse les traces de passage des touristes.

Nous arrivons à hauteur du gué appelé le Pont Rouge. Le niveau de la rivière est bas et la dalle supérieure sort largement de l’eau.

Il est difficile de le reconnaître par rapport aux photos d’époque !

Nous suivons toujours l’allée Violette, du nom de l’ingénieur qui la traça.

Nous quittons ensuite la rivière d’Argent pour obliquer dans les bois.

Toujours ces bons vieux « panneaux Michelin » !

La forêt est magnifique, nous nous emplissons les yeux de vert.

Un escalier mène à la grotte d’Artus. Il existe diverses interprétations sur le sens d’Artus, certains y lisant « Arthur » et d’autres « artos » (ours, symbole royal des Celtes). Pour ces derniers, « Arthur » désignerait donc la fonction de roi, sans référence à la légende arthurienne.

De nos jours la grotte est rapidement éboulée.

L’eau ne s’arrête jamais d’œuvrer…

Nous poursuivons le sentier du Clair Ruisseau.

Nous atteignons la Mare aux Sangliers, où nous en surprenons un en plein bain 😆

Ah toute cette mousse, ça me donne une folle envie de pattouner !

Petite séance photo avec l’aimable participation des perles de pluie.

Bon alors je vous préviens, le reste de cette note, ce n’est QUE ça :mrgreen:

Là je me suis amusée à essayer d’avoir net le reflet de la fougère dans la goutte et je ne suis pas fâchée du résultat.

Vert et orange… rajoutons un peu de rose, voulez-vous ?

Cette toile d’araignée était un vrai tapis de perles brillantes !

Je m’amuse beaucoup…

La contribution d’AàG à la série :

Cela s’appelle passer entre les gouttes.

Une touche de jaune grâce aux épineux ajoncs. Oui oui AàG, j’arrive !

Une dernière pour la route.

Pour poursuivre le voyage, il suffit de suivre le guide !

Cela fait déjà deux mois. On en parle peu dans les médias avec le tennis, les élections, les avions, etc. mais… le parlement du Pérou, réuni en session extraordinaire hier, a, non abrogé (comme le réclamait l’opposition), mais néanmoins suspendu pour 90 jours le décret législatif 1090 dit « Loi forestière et de faune sylvestre » sur l’exploitation forestière du nord-est amazonien, à l’origine d’une crise avec les communautés indiennes.

Ce décret forestier est un des six textes promulgués en 2007-2008 par le gouvernement de centre-droit d’Alan Garcia qui sont rejetés par la minorité indienne d’Amazonie, aujourd’hui en crise ouverte avec l’Etat, car les communautés indigènes jugent ces textes trop souples avec les grands projets d’exploitation minière, forestière et hydrique de l’Amazonie péruvienne (60 % du pays), et manquant au devoir de concertation des peuples autochtones, prévu par un texte de 1989 de l’Organisation internationale du travail.

Les Indiens, qui bloquent plusieurs axes routiers et fluviaux du pays, ont prévu une journée de mobilisation nationale aujourd’hui.

Les indigènes qui bloquaient la route « Curva del Diablo » (le virage du diable) depuis une dizaine de jours ont été attaqués par officiellement 639 policiers mais aussi au moyen d’hélicoptères d’où ont été visés les manifestants avec des armes à feu et d’où auraient été lancées des grenades. Selon des sources officielles très contestées, les affrontements de vendredi et samedi à Bagua auraient fait 34 morts – 25 policiers et 9 indigènes. Selon la coordination des radios locales (CNR – Coordinadora Nacional de Radio), il y aurait 20 indigènes tués et 9 policiers. Le nombre de blessés par balles aurait dépassé la centaine et les hôpitaux locaux sont saturés.

Le ministère de la justice a annoncé que les responsables des affrontements seront poursuivis. « Ce ne sont pas des actes de protestation mais de destruction, parce qu’il y a eu des morts et parmi eux des policiers et des civils innocents« , a affirmé Erasmo Reyna, vice-ministre de la justice. Les Amérindiens morts ne sont semble-t-il pas « innocents ». Pendant ce temps, le président Alan Garcia a rendu responsable de la tuerie Alberto Pizango, président de l’Association Interethnique de Développement de la Forêt Péruvienne (AIDESEP) en déclarant qu’il était un délinquant. Sa capture a été ordonnée en tant que « responsable intellectuel ».

Cela fait 61 jours que les communautés indiennes du Pérou amazonien se sont soulevées contre des projets miniers ou pétroliers dans le Nord-Est. A la mi-mai, ils sont déclarés en état d’insurrection. « Nous déclarons nos peuples en état d’insurrection contre le gouvernement du président Alan Garcia sur les territoires indigènes amazoniens« , a déclaré à Lima le 15 mai dernier Alberto Pizango, président d’un collectif qui dit représenter 1350 communautés de 65 groupes ethniques, soit 600.000 personnes environ.

Cet état d’insurrection signifie que « nos lois ancestrales ont désormais force de loi et que nous considérons comme une agression l’entrée d’une quelconque force sur nos territoires« , avait averti M. Pizango. La solution, a-t-il poursuivi, « passe par une abrogation » de décrets législatifs de 2007 et 2008 qui assouplissent le cadre de l’exploitation minière, pétrolière, forestière ou de l’eau, par des firmes multinationales, sur des terres que les autochtones considèrent comme ancestrales.

Sources :
Le Monde
Indymedia
Si vous avez d’autres informations… car c’est assez confus, la zone étant semble-t-il bouclée.

Tiens, il me restait deux photos des Cévennes, oubliées dans un coin… elles font hivernales plutôt que printanières, mais ça tombe bien, je me rafraîchis un peu en les regardant !

Rarement vu autant de noeuds dans un tronc d’arbre… pour un peu on dirait les poils feutrés de Maé 😛

Du vert tendre, de l’eau vive, de l’ombre fraîche, du relief à l’arrière-plan… et du calme, beaucoup de calme.

Je trouve ces photos très relaxantes, surtout la deuxième.

Encore quelques photos pour illustrer la lumière cévenole à travers ces charmants petits villages de pierre perdus dans la forêt et parfois surplombés par d’impressionnantes falaises…

Ci-dessus on peut voir quelques terrasses de culture.

Voici la même maison dans la lumière de l’aube et celle de midi :

Non, la pluie et la brume au petit matin, ce n’est pas glauque. Bien au contraire, la sérénité était palpable.

Dans cette région, presque toutes les collines et autres flancs de montagnes semblent avoir été autrefois transformés en terrasses pour les cultures… Cela représente un travail colossal d’aménagement des terres et des murs en pierres sèches, encore visible aujourd’hui malgré l’abandon.

Contrairement aux apparences, ce n’est pas l’automne mais le printemps 😉

Pas très loin de là, il y avait une magnifique ligne de train exploitée touristiquement avec une locomotive à vapeur… ça donnait envie, mais on n’était pas « en saison ».

Les bras trempés par la pluie, les pieds baignant dans la boue, rester noble et majestueux.

Tous les hommes ont un secret attrait pour les ruines. Ce sentiment tient à la fragilité de notre nature, à une conformité secrète entre ces monuments détruits et la rapidité de notre existence. (Chateaubriand)

C’est sans le savoir que mes pas m’y ont conduit dimanche dernier… Une promenade surprise avait été préparée pour l’anniversaire d’une amie qui m’est très chère. L’organisateur de la balade, son fiancé, nous avait simplement donné un lieu de rendez-vous. La destination nous était inconnue.

Le soleil était également au rendez-vous, et il ne nous a pas fait faux-bond de toute l’après-midi ! Notre petit groupe (cinq zumains et un -gentil- chien) a ensuite emprunté le sentier qui longe la rivière.


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