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Cela fait déjà deux mois. On en parle peu dans les médias avec le tennis, les élections, les avions, etc. mais… le parlement du Pérou, réuni en session extraordinaire hier, a, non abrogé (comme le réclamait l’opposition), mais néanmoins suspendu pour 90 jours le décret législatif 1090 dit « Loi forestière et de faune sylvestre » sur l’exploitation forestière du nord-est amazonien, à l’origine d’une crise avec les communautés indiennes.

Ce décret forestier est un des six textes promulgués en 2007-2008 par le gouvernement de centre-droit d’Alan Garcia qui sont rejetés par la minorité indienne d’Amazonie, aujourd’hui en crise ouverte avec l’Etat, car les communautés indigènes jugent ces textes trop souples avec les grands projets d’exploitation minière, forestière et hydrique de l’Amazonie péruvienne (60 % du pays), et manquant au devoir de concertation des peuples autochtones, prévu par un texte de 1989 de l’Organisation internationale du travail.

Les Indiens, qui bloquent plusieurs axes routiers et fluviaux du pays, ont prévu une journée de mobilisation nationale aujourd’hui.

Les indigènes qui bloquaient la route « Curva del Diablo » (le virage du diable) depuis une dizaine de jours ont été attaqués par officiellement 639 policiers mais aussi au moyen d’hélicoptères d’où ont été visés les manifestants avec des armes à feu et d’où auraient été lancées des grenades. Selon des sources officielles très contestées, les affrontements de vendredi et samedi à Bagua auraient fait 34 morts – 25 policiers et 9 indigènes. Selon la coordination des radios locales (CNR – Coordinadora Nacional de Radio), il y aurait 20 indigènes tués et 9 policiers. Le nombre de blessés par balles aurait dépassé la centaine et les hôpitaux locaux sont saturés.

Le ministère de la justice a annoncé que les responsables des affrontements seront poursuivis. « Ce ne sont pas des actes de protestation mais de destruction, parce qu’il y a eu des morts et parmi eux des policiers et des civils innocents« , a affirmé Erasmo Reyna, vice-ministre de la justice. Les Amérindiens morts ne sont semble-t-il pas « innocents ». Pendant ce temps, le président Alan Garcia a rendu responsable de la tuerie Alberto Pizango, président de l’Association Interethnique de Développement de la Forêt Péruvienne (AIDESEP) en déclarant qu’il était un délinquant. Sa capture a été ordonnée en tant que « responsable intellectuel ».

Cela fait 61 jours que les communautés indiennes du Pérou amazonien se sont soulevées contre des projets miniers ou pétroliers dans le Nord-Est. A la mi-mai, ils sont déclarés en état d’insurrection. « Nous déclarons nos peuples en état d’insurrection contre le gouvernement du président Alan Garcia sur les territoires indigènes amazoniens« , a déclaré à Lima le 15 mai dernier Alberto Pizango, président d’un collectif qui dit représenter 1350 communautés de 65 groupes ethniques, soit 600.000 personnes environ.

Cet état d’insurrection signifie que « nos lois ancestrales ont désormais force de loi et que nous considérons comme une agression l’entrée d’une quelconque force sur nos territoires« , avait averti M. Pizango. La solution, a-t-il poursuivi, « passe par une abrogation » de décrets législatifs de 2007 et 2008 qui assouplissent le cadre de l’exploitation minière, pétrolière, forestière ou de l’eau, par des firmes multinationales, sur des terres que les autochtones considèrent comme ancestrales.

Sources :
Le Monde
Indymedia
Si vous avez d’autres informations… car c’est assez confus, la zone étant semble-t-il bouclée.

Doucement mais sûrement la forêt amazonienne brésilienne perd du terrain. En douze mois, la végétation tropicale a encore reculé de 11 968 km2 (comptez 700.000 km² rien que pour ces 30 dernières années, chiffres du Monde), soit une accélération du rythme de la déforestation de 3,8 % en un an. Le ministre de l’environnement du Brésil, Carlos Minc, considère pourtant que « la déforestation est stabilisée« .

L’essentiel des destructions (de l’ordre de 80%, chiffres du Monde) est illégal . La législation actuelle ne parvient à arrêter ni les tronçonneuses ni les incendies volontaires (22.000 incendies en 2007, chiffres du Monde), et les défenseurs de l’environnement se mobilisent aujourd’hui pour empêcher la révision du Code forestier, qui pourrait, disent-ils, être fatale à la forêt. Ils ont face à eux le puissant lobby de l’agrobusiness, qui assure manquer de terres pour répondre à la demande. (NdDDC : la demande de quoi ? de soja transgénique ? d’agrocarburants ?)

A Brasilia, le Congrès discute actuellement de la diminution de la « réserve légale » instaurée par le Code forestier, cette part de végétation sauvage que tout propriétaire doit préserver, sur une parcelle située dans le bassin amazonien. Cette réserve passerait de 80 % à 50 % de la surface. Le Sénat a approuvé cette disposition en décembre 2007, au lendemain de la conférence sur le climat de Bali. La commission de l’environnement de la Chambre des députés, dominée par des représentants du monde rural, pourrait l’imiter avant la fin de l’année, mais les débats y sont tendus. (…)

« Le gouvernement doit clarifier sa position, estime José Sarney Junior, député du Parti vert et membre de la commission parlementaire, car il hésite entre laisser la frontière agricole avancer sur la forêt et préserver le rôle d’une région qui rend service à la planète entière. » L’importance du secteur agricole, premier exportateur mondial de soja et de viande, a cependant souvent incité les autorités de Brasilia à donner raison au monde rural. (…)

Dans le nouveau projet, les ruralistas (lobby agricole) ont pour l’instant obtenu la possibilité de replanter sur la partie déboisée des espèces dites « exotiques », étrangères au milieu naturel, par exemple des palmiers qui assureraient un bon rendement aux propriétaires. Ceci au grand dam des écologistes.

Ce sont les Etats brésiliens de l’Amazonie, rongés par l’agriculture intensive, qui battent les records de déforestation. Cette année, la moitié des destructions a eu lieu dans l’Etat du Para. Selon le ministère de l’environnement, seules 3 des 36 municipalités où se concentrent l’abattage des arbres et la lutte contre la déforestation ont respecté la loi de 80 %. Brasil Novo n’a conservé que 17,47 % de sa forêt. (…)

« Le point de non-retour en Amazonie est proche, estime Gilvan Sampaio, de l’Institut national de recherche spatiale, qui observe par satellite la déforestation. Si 30 % de la forêt étaient encore détruits, cet écosystème cesserait d’exister, remplacé par un autre – une sorte de savane. » Au rythme actuel, la moitié des arbres aura disparu en 2050.

Autres chiffres :
Réserves d’eau : 23 % de l’eau potable de la planète.
Emission de CO2 du Brésil : 1 milliard de tonnes en 2004, dont 75 % sont dus aux brûlis de la forêt.

Lire l’article complet sur Le Monde.

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