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Et Dieu que le sol est bas…

Les Belges dévorent 300 fois ce que la Belgique produit
Extrait du Soir, 02.03.07, C. Schoune

Si chaque être humain consommait les ressources comme un Belge, 3 Terres seraient nécessaires pour assurer ce train de vie. En d’autres termes, l’Occident ne vit plus grâce aux intérêts de la nature, mais en rognant son capital. Jusqu’à présent, les perspectives mondiales établies par le GFN n’avaient pas détaillé, secteur par secteur, l’évolution des « recettes » (biocapacité) et des « dépenses » (empreinte écologique). C’est chose faite pour la Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg, considérés comme une seule entité statistique par le GFN.

Alors qu’elle était de 3,4 ha par habitant en 1960, notre « trace » se chiffre aujourd’hui à 5,6 hectares. La consommation vorace des énergies fossiles représente la progression la plus importante.

« Il y a 40 ans, le déficit était de 2,2 ha par habitant, note le rapport. Aujourd’hui, il est de 4,3 ha/hab. » Soit plus de 300 fois la taille de notre pays. Fatalisme ? L’Allemagne est parvenue tour à tour à réduire son empreinte écologique et à améliorer sa biocapacité propre ces dernières années.

Menace sur les fleuves du monde
Extrait du Soir, 20.03.07

Le pompage excessif de leurs eaux pour l’agriculture et la consommation humaine « menace de mettre complètement à sec le Rio Grande et le Gange« . Le Mékong est victime de la pêche excessive tandis que le Yangtzé est asphyxié par la pollution provoquée notamment par l’industrialisation massive le long de ses rives.

Le WWF conseille d’étudier avec soin la situation avant de se lancer dans des travaux d’infrastucture et suggère par exemple de préférer le transport par rail au développement de la navigation sur le Danube. « Comme les gouvernements s’inquiètent maintenant de la diminution des ressources en eau à cause du changement climatique ils construisent de plus en plus de barrages pour en stocker davantage, ce qui a pour résultat de prélever encore plus d’eau des rivières et de créer encore plus de problèmes écologiques« , avertit M. Pittock.

De même, « beaucoup de gouvernements veulent construire des centrales hydro-électriques comme sources d’énergie propre, ce qui, une fois encore bloque les cours d’eau et tue les poissons« , poursuit-il.

En Australie, ce sont des espèces introduites par l’homme qui ont envahi le fleuve Murray-Darling, où les espèces indigènes ne représentent plus que 10 % de la faune aquatique.

La consommation globale d’eau douce augmente deux fois plus vite que la population, ce qui signifie qu’en 2025 plus de 60 % des hommes vivront dans des régions souffrant de pénuries d’eau significatives, selon les estimations de l’Institut de Stockholm pour l’environnement.

« La crise va bien au delà des 10 fleuves étudiés mais le rapport reflète à quel point le développement sans frein menace la capacité de la nature à satisfaire notre demande croissante« , remarque M. Pittock.

Les scientifiques dessinent l’avenir d’un monde plus chaud
Extrait du Monde, 19.03.07, G. Dupont

Pénuries d’eau, inondations, salinisation des sols, baisse des rendements agricoles, multiplication des incendies, déclin de la biodiversité… Les scientifiques du GIEC s’apprêtent à rendre publiques de nouvelles évaluations des conséquences du réchauffement climatique et à confirmer le lien entre ce phénomène et de multiples perturbations déjà constatées sur la planète.

Les experts rangent parmi les conséquences directes du réchauffement, avec un haut de degré de certitude, des phénomènes constatables aujourd’hui : instabilité des sols en montagne, fonte du permafrost, modifications de la flore et de la faune dans les régions polaires, augmentation de la température des lacs et des rivières, précocité du bourgeonnement de la végétation et des migrations des oiseaux, modifications de la répartition des algues, du poisson, du plancton, etc.

En tablant sur un réchauffement compris entre 2°C et 4,5°C au-dessus des valeurs de 1990, les scientifiques évaluent entre 1 et 3,2 milliards le nombre d’humains touchés par des pénuries d’eau. Des « centaines de millions de personnes » seront menacées par la hausse du niveau des océans. Si le réchauffement atteint 4°C, 20% de la population mondiale pourrait être confrontée à des inondations.

Les rendements agricoles, susceptibles d’augmenter dans un premier temps dans les régions de latitude moyenne et élevée, déclineraient partout si le réchauffement atteignait 3°C. Au sud de la planète, les capacités d’adaptation des espèces seraient dépassées. Jusqu’à 120 millions de personnes supplémentaires seraient alors exposées à la faim. Le groupe prévoit une augmentation du nombre de morts dues à la chaleur, aux sécheresses, aux inondations, aux maladies liées à l’eau, ainsi que des extinctions « massives » d’espèces, et des bouleversements « majeurs » dans le fonctionnement des écosystèmes.

Le même sujet vu depuis la Belgique :

L’état d’urgence planétaire
Extrait du Soir, 21.03.07, C. Schoune

Nouveau rapport du Giec : Le Soir a pu prendre connaissance de la synthèse destinée aux décideurs. Inquiétant, ce document demeure confidentiel à ce jour tant il est sujet à des modifications lors des discussions entre les experts de 190 pays.

Extension des zones d’influence des maladies tropicales, pénuries d’eau accrues, menaces d’inondation, déclin de la diversité biologique, arrivée précoce du printemps, acidification des océans… autant de bouleversements en cours et attendus d’ici 2100, si rien n’est entrepris à une échelle globale pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. D’ores et déjà, le Giec constate que « beaucoup de systèmes naturels, sur tous les continents et dans certains océans, sont affectés pour le moment par des changements climatiques à une échelle régionale ».

1 Afrique. Quelque 600 millions de personnes pourraient connaître des pénuries d’eau accrues en cas d’un réchauffement égal à 2°C depuis 1990. Un réchauffement de 3°C conduirait à une extension des zones arides et semi-arides. La mortalité liée au réchauffement, entre diarrhées et malnutrition, devrait grimper d’ici 2030, avec l’augmentation des cas de paludisme ou de dengue. L’augmentation du niveau de la mer menace de nombreuses villes côtières.

2 Asie. La fonte des glaciers de l’Himalaya engendrera des inondations, une instabilité des flancs de montagnes et une rupture dans l’approvisionnement en eau potable. D’ici 2050, plus d’un milliard de personnes en Asie pourraient se trouver confrontées à des pénuries d’eau tandis que près de 200 à 700 millions d’être humains seront confrontés aux inondations résultant de l’élévation du niveau de la mer.

3 Amérique du Nord. Le réchauffement projeté dans les Rocheuses mènerait à une diminution du couvert neigeux, à davantage d’inondations en hiver et à une réduction de l’écoulement des cours d’eau en été, exacerbant la compétition pour la surallocation des ressources en eau.
Les problèmes liés aux insectes ravageurs, maladies et feux de forêts seront en croissance avec un risque accru d’impact sur la santé humaine.

4 Amérique latine. L’augmentation des températures conjuguée à la diminution de l’eau dans les sols mènera au remplacement des forêts tropicales par des zones de savanes. Lvégétation semi-aride sera remplacée probablement par une végétation aride. Dans les forêts tropicales, l’extinction des espèces est jugée probable. Dans les zones plus sèches, les changements climatiques mèneraient à une salinisation et à une désertification des surfaces agricoles. Les rendements de certaines semences diminueront et affecteront la sécurité alimentaire.

5 Europe. Au nord, le réchauffement moyen devrait apporter des bénéfices, dans un premier temps. Ces aspects positifs seraient réduits à néant si le réchauffement moyen atteint 3°C. Dans le sud, les changements climatiques auront par contre un impact négatif sur la santé en raison des vagues de chaleur plus fréquentes, de la réduction de la disponibilité en eau, de la menace sur la production de céréales et de l’augmentation de la fréquence des feux de forêt. Les inondations côtières menaceraient 2,5 millions de personnes supplémentaires chaque année vers 2080. Les petits glaciers disparaîtront et les grands auront considérablement fondu d’ici 2050.

6 Régions polaires. La réduction de l’épaisseur des glaciers, de la taille de la banquise, le dégel progressif du permafrost et les changements dans des écosystèmes très vulnérables produiront des effets au détriment des migrations d’oiseaux, des mammifères et des grands prédateurs comme l’ours polaire menacé d’extinction à l’horizon 2050.

7 Petites îles. La hausse du niveau de la mer exacerbera les inondations, le nombre de tempêtes, l’érosion des côtes et menacera des infrastructures vitales qui supportent le bien-être socio-économique des communautés.

C’est pas neuf mais une piqûre de rappel ne fait pas de mal…

Les Etats-Unis, l’Europe et la Chine puisent à l’excès dans les réserves biologiques de la planète

Extrait du Monde du 23.10.06

L’humanité consomme plus de ressources biologiques, de l’ordre de 25 %, que la planète n’en produit chaque année. Elle pompe donc maintenant dans ses réserves, une situation qui ne pourra pas durer longtemps. C’est le principal message du rapport Living Planet 2006 publié par le WWF.

L’empreinte écologique mesure la pression de l’humanité sur la biosphère en évaluant combien d’hectares sont nécessaires pour fournir les ressources biologiques (bois, nourriture, viande, etc.) dont chaque humain a besoin, ainsi que pour assurer l’absorption des rejets de son activité, essentiellement le CO2.

Selon ces calculs, tout habitant de la planète exige aujourd’hui 1,8 hectare « global » (moyenne intégrant les différentes fonctions du sol). Mais quand un Nigérien ou un Indien requiert 0,8 ha, un citoyen des Etats-Unis demande 9,6 ha, un Français 5,6, un Japonais 4,4. Ces pays sont donc débiteurs à l’égard de ceux qui utilisent moins de 1,8 ha. Mais c’est l’humanité dans son ensemble qui consomme trop. Si la tendance actuelle se poursuivait, elle consommerait la capacité biologique de deux « Terres » en 2050.

NdDDC : Si tout le monde consommait comme le Belge moyen, il faudrait déjà 3 « Terres »…

(repris dans le Freezine)

J’ai trouvé sur le site Terre sacrée une bonne initiative de Nicolas Hulot. Le site Défi pour la Terre propose d’estimer son propre impact en terme de CO2, et nous propose des « gestes quotidiens » pour diminuer nos rejets. Amusez-vous à répondre aux questions… et méditez sur les résultats et les conseils.

Une chose m’interpelle quand même sur le site de Terre sacrée : dans la colonne de gauche, on peut lire :
Chaque geste compte : un trajet Paris-Marseille pour une seule personne en voiture, c’est 178 kg de CO2, 97 kg en avion, et seulement 3 kg en train.

Déjà ça me surprend que l’avion soit presque deux fois moins polluant que la voiture, surtout sur un si petit trajet, car je pense c’est le décollage qui consomme le plus de carburant. Auraient-ils utilisé une valeur moyenne de consommation et considéré un avion dont chaque place serait occupée (ce qui est loin d’être toujours le cas) ?

Mais alors pour le trajet en train, qu’en penser ?? Ces 3 petits kilogrammes de CO2 sont tout simplement dus à l’origine de l’élecricité en France : le nucléaire. [Mais si le nucléaire ne produit pas de CO2, il produit par contre de la vapeur d’eau, qui est également un gaz à effet de serre.]

Encourager les transports en commun, c’est bien. Mais vanter des mérites qui n’appartiennent pas au fait de voyager en commun, mais à l’utilisation de l’énergie nucléaire, alors que d’un autre côté tout le monde crie vertueusement au loup (ouh le vilain nucélaire, stop aux déchets radioactifs…), je ne trouve pas cela très honnête intellectuellement parlant.

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