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Après la condamnation du viticulteur bio qui avait refusé de traiter chimiquement ses vignes de manière « préventive », une autre situation absurde s’est retrouvée devant le tribunal français. Il s’agit du puçage des élevages.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/08/25/sus-aux-puces_4475994_3244.html

http://www.rue89lyon.fr/2014/05/27/aujourdhui-met-des-puces-aux-moutons-demain-ce-sera-quoi

Condamnés en première instance, la seconde manche semble se clore positivement (voir sur Mouton 2.0) mais la législation est toujours en place…

Plus récemment, en juin de cette année, un tribunal luxembourgeois a condamné à de la prison (avec sursis) et une amende deux lanceurs d’alerte français… tout en reconnaissant qu’ils avaient agi dans l’intérêt général et contre des pratiques fiscales moralement douteuses !

Le parquet du Luxembourg a estimé que le secret professionnel prime sur la liberté d’expression même si on est témoin de pratiques interlopes… Je vous laisse imaginer jusqu’où ce genre de raisonnement pourrait nous entraîner 😯

(détails : affaire LuxLeaks)

On reste encore en 2006 pour le moment, j’avais accumulé un certain retard 😉

Les zones arctiques sont menacées à cause de leurs richesses pétrolières et gazières, extraits de Le Monde, par Gaëlle Dupont, novembre 2006.

L’Arctique est doublement exposé aux conséquences du réchauffement climatique. D’abord, la région subit les impacts concrets de la hausse des températures, plus sensible aux pôles : la fonte du permafrost sape les fondations de villages entiers et compromet leur existence future.

Mais c’est surtout la perspective d’une disparition de la banquise en été qui inquiète car elle ouvrirait la voie à une exploitation des ressources naturelles encore balbutiante. L’Arctique recèle environ 25 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel, ce qui excite les convoitises.

De tels changements risquent d’entraîner « l’exploitation des ressources fossiles, mais aussi l’ouverture de nouvelles routes maritimes« , a prévenu J. MacGlade, directrice de l’Agence européenne de l’environnement, ajoutant que « les industries de la pêche suivront également la migration des poissons vers le Nord« .

Quel en sera l’impact sur l’environnement très fragile de l’Arctique, mais aussi sur ses habitants? « Cette zone n’est pas déserte, 4 millions de personnes y vivent« , a rappelé Mme MacGlade.

En outre, les conflits géostratégiques sont légion. Jusqu’à présent, les eaux internationales arctiques, couvertes de glace, n’intéressaient guère. Aujourd’hui les Etats riverains, appâtés par ces perspectives, réclament à l’ONU d’étendre leur souveraineté, en se fondant sur l’extension de leur plateau continental.

La vérité qui dérange vraiment, extraits de Libération, par Jean Matouk, novembre 2006.

Le film d’Al Gore, La vérité qui dérange, a eu l’immense mérite d’illustrer brillamment les méfaits que les effluents anthropiques infligent à notre «Terre-Patrie», pour reprendre le beau terme d’Edgar Morin. Il n’a précédé que de quelques jours le rapport Stern qui mesure le «coût» économique pour la collectivité humaine du réchauffement de la planète. Ces plaidoyers pour la Terre trouvent un public de plus en plus large.

Mais ni les uns ni les autres ne vont jusqu’à la «vérité qui dérange vraiment», et qui est la suivante : aucun changement technologique, aucune modification des comportements humains ne seront efficaces suffisamment vite, pour infléchir le processus de destruction de notre écosystème, si nous maintenons la croissance économique mondiale a son rythme actuel. C’est une question de délai.

Il faut d’abord financer les investissements dans des technologies propres, il faut changer les comportements en matière d’utilisation d’énergie, de transports, de traitement des ordures ménagères, d’utilisation de l’eau.

Cet énorme effort demandera 20 ou 30 ans. A cette échéance, les atteintes portées à notre environnement non seulement seront irréversibles et auront provoqué des bouleversements dans tous les secteurs d’activité, mais porteront atteintes directement à la physiologie humaine.

La seule solution est un accord cosmopolitique au terme duquel, les grandes nations s’entendraient pour ralentir la croissance économique mondiale de 4,5 % aujourd’hui, à 2 % environ (chiffre encore trop élevé mais «praticable» comme diraient les Anglais) : 1,5 % au plus pour les pays développés et 5 %-6 % pour les pays en développement. Les moyens économiques d’un tel ralentissement sont à discuter au cas par cas, mais ils existent. La vraie question est alors : quid de l’emploi dans les pays développés, avec un tel faible rythme de croissance ?

La réponse : le passage que nous vivons actuellement, d’une société de salariés à une société de propriétaires et actionnaires a conduit les entreprises à s’imposer des rendements financiers de 15 %. Avec une telle exigence, les investissements et les créations d’emplois sont évidemment très réduites. Aussi bien dans ces entreprises que dans les cohortes de leurs sous-traitants et fournisseurs…

En même temps, s’est produit dans les entreprises un élargissement anormal de l’éventail des rémunérations. Elles disposent donc aujourd’hui, d’une masse potentielle d’investissements, à condition de réduire les espérances de rendements financiers et l’éventail des rémunérations. C’est cette masse qu’il faut mobiliser par de fortes incitations fiscales assurant une croissance de l’emploi. Le tout à faible croissance économique, à faible pollution de notre terre, dont le sauvetage passe par une réduction «fractale» des inégalités, à la fois entre pays du monde, au sein de nos propres pays, et au sein même des entreprises.

Menacé par la surpêche, le thon rouge n’est pas suffisamment protégé, extraits de Le Monde, par Hervé Morin, novembre 2006.

Le comité scientifique de la Cicta avait été clair : pour assurer la pérennité du thon rouge dans la zone est de l’Atlantique et en Méditerranée, il faudrait limiter les prises à 15 000 tonnes par an, alors que les quotas alloués pour la période de 2002 à 2006 étaient de 32 000 tonnes et que l’intensité réelle de la pêche, compte tenu des prises illégales, se situe à près de 50 000 tonnes. Craignant pour leurs thons, qui vont pour partie se reproduire en Méditerranée, les Etats-Unis étaient disposés à suivre des recommandations sévères. La Commission européenne, placée sous l’oeil des pêcheurs, venus en nombre à Dubrovnik, y était beaucoup moins favorable.

La Cicta n’est finalement pas parvenue à établir un consensus et a dû se résigner, pour la première fois de son histoire, à passer au vote.
Pour S. Beaucher, de Greenpeace, « la réduction des quotas n’est pas à la mesure des enjeux. D’autant qu’ils ne seront pas plus respectés que les précédents« . « Les pêcheurs industriels sont les grands vainqueurs de cette négociation« .

Sanctuariser l’eau, extraits de Libération, par Christian Losson, novembre 2006.

Elle est un besoin mais aussi un droit. Cette ressource en danger mérite un statut juridique et doit échapper à toute forme de marchandisation.

La mondialisation dérégulée engendre des «maux publics mondiaux» – l’accaparement de biens matériels ou immatériels –, et il convient de leur opposer les «biens publics mondiaux». Mais il y a deux façons de penser ces «biens». Soit assurer que le marché, en ce temps d’effacement du rôle de l’Etat, doit donner le la. Soit estimer, à contre-courant, que développement durable et laissez-faire sont incompatibles. C’est la thèse de penseurs-activistes de gauche qui parlent alors de «res publica universelle». Et concentrent leur lutte sur l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle : l’eau. «C’est la vie, et la vie, c’est un droit humain indivisible et inaliénable», rappelle R. Petrella pour qui «la droite, elle, n’y voit que la gestion d’une ressource naturelle.»

Bien que l’ONU ait, dès 1977, rappelé que «tout le monde a accès à l’eau potable en quantité et qualité égales pour ses besoins essentiels», près de 30 ans plus tard un enfant meurt toutes les 8 secondes après avoir bu de l’eau contaminée. Il y a encore une décennie, la question de l’eau s’articulait autour des conflits transfrontaliers. Puis les vents de libéralisation comme credo du développement ont soufflé. Comment sortir les pays pauvres des trappes de la pauvreté ? En privatisant les services publics, jugés inefficaces, à commencer par ceux de l’eau. Condition sine qua non pour obtenir des prêts ou être éligibles aux allègements de dettes publiques. Les opérateurs privés, dont les deux géants mondiaux sont français (Suez et Veolia), croient en la martingale. «Mais ils ne se concentrent que sur des grandes villes, limitent leurs investissements et augmentent le prix de l’eau, rappelle l’Indienne Vandana Shiva. Au-delà, les marchands veulent marchandiser les fleuves via des barrages, parce que l’eau ne peut, selon eux, couler librement dans la nature.»

L’élevage contribue beaucoup au réchauffement climatique, extraits de Le Monde, par Gaëlle Dupont, décembre 2006.

Manger de la viande nuit à l’environnement. C’est la conclusion à laquelle parvient l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui a rendu public un rapport consacré à l’impact écologique de l’élevage.

Mesurée en équivalent CO2, la contribution de l’élevage au réchauffement climatique est plus élevée que celle du secteur des transports. L’activité est responsable de 65 % des émissions d’hémioxyde d’azote, un gaz au potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que celui du CO2, essentiellement imputable au fumier. De plus, le bétail produit 37 % des émissions de méthane liées aux activités humaines. Ce gaz, produit par le système digestif des ruminants, agit vingt-trois fois plus que le CO2 sur le réchauffement.

Les pâturages occupent 30 % des surfaces émergées, alors que 33 % des terres arables sont utilisées pour produire l’alimentation du bétail – et ces surfaces sont insuffisantes pour répondre à la demande, ce qui entraîne le défrichage de forêts. D’autres dégâts sont énumérés : 20 % des pâturages sont dégradés par une surexploitation entraînant le tassement et l’érosion du sol ; l’activité compte aussi « parmi les plus nuisibles pour les ressources en eau« .

La hausse du niveau de vie s’accompagne d’une consommation plus importante de viande et de produits laitiers. La production mondiale de viande devrait donc plus que doubler d’ici 2050, passant de 229 à 465 millions de tonnes.

Selon la FAO, cet impact pourrait être « fortement diminué » si « la consommation excessive de produits animaux parmi les populations riches baissait« . Un Indien consomme en moyenne 5 kg de viande par an, contre 123 kg pour un Américain.

Je n’ai pas (encore) vu ce documentaire autrichien mais ce qu’en dit cet article de Taïké Eilée trouvé sur agoravox me laisse penser que ce serait vraiment nécessaire que chacun puisse le voir…

Extraits « plic ploc » de l’article :

La palme du meilleur film « gore » 2007 revient à « We Feed The World » (« Le marché de la faim ») de Erwin Wagenhofer. Un film tellement effrayant qu’il n’est diffusé que dans six salles à Paris… Pas d’effets spéciaux. Pas de faux sang. Que du vrai. Avec nous, consommateurs, comme principaux acteurs. Et de vrais gens qui meurent. De la faute du « système » – autre nom de l’antique « destin ». Dans l’indifférence générale. La nôtre.

100 000 êtres humains meurent de faim ou de ses conséquences immédiates chaque jour dans le monde. 1 enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5 secondes de cette même cause. 842 millions d’hommes et de femmes souffrent de malnutrition chronique aggravée. Un chiffre en constante augmentation. Pourtant, il est avéré que l’agriculture mondiale peut, à l’heure actuelle, nourrir dans de bonnes conditions 12 milliards d’individus, soit près du double de la population mondiale ! Ces quelques chiffres aberrants font dire à Jean Ziegler , rapporteur spécial auprès des Nations unies sur le Droit à l’alimentation, que « chaque enfant qui, aujourd’hui, meurt de faim est, en réalité, assassiné« .

La faute à qui ? Au monde tel qu’il va. Et tel qu’il continuera vraisemblablement d’aller. La faute, selon Ziegler, aux « 500 multinationales qui contrôlent 52 % du PIB mondial« , « ne s’intéressent absolument pas au sort des pays dans lesquels elles sont implantées« , « mènent une politique de maximalisation des profits et assoient leur pouvoir par la corruption des dirigeants« .

A Vienne, en Autriche, on jette environ 2 millions de kilos de pain par an, pourtant parfaitement comestibles.
En Roumanie, deuxième producteur agricole européen, le leader mondial des ventes de semences, Pioneer, impose ses OGM, ses semences à utilisation unique, et détruit progressivement les modes de culture traditionnels.
Situation tout aussi absurde au Sénégal, où les paysans voient affluer sur leurs marchés, au tiers du prix local, les légumes et fruits européens subventionnés, qui les condamnent à ne pas pouvoir vivre de leurs propres productions.

Nous nous retrouvons dans une usine autrichienne qui fabrique des poulets, comme on fabriquerait des jouets ou des voitures. Une usine à bouffe, où l’animal en tant que tel n’existe plus. Fini l’animal qui a sa vie propre, et qu’un jour on chassera et tuera pour le manger. L’animal est ici nié dans son être, et d’emblée réduit à de la bouffe.

Tout commence dans des poulaillers géants, contenant jusqu’à 70 000 individus. Là, dans ces hangars sordides, poules et coqs se reproduisent. Les oeufs pondus sont placés dans des incubateurs. Puis dans de grandes caisses. Les poussins y éclosent, comprimés les uns contre les autres. Ensuite, comme n’importe quels objets dans une usine à la chaîne, ils suivent, sur des tapis roulants qui vont à toute vitesse, un parcours automatisé, durant lequel ils se font bringuebaler dans tous les sens. Ils atterrissent dans d’impressionnants hangars, où ils vont être gavés. A peine le temps de grandir qu’ils sont transportés à l’abattoir. Sans avoir jamais vu la lumière du jour. Sans avoir jamais gambadé en pleine nature. Sans avoir jamais « vécu ». Passons sur l’abattage lui-même, nouveau parcours à la chaîne sur tapis roulant, avec électrocution via passage de la tête dans un bassin liquide, et décapitation, jusqu’à l’arrivée finale du cadavre sous cellophane. Prêt à déguster. Ces images soulèvent le cœur et donneront, à n’en pas douter, quelques scrupules aux futurs consommateurs que nous sommes, lorsque nous nous retrouverons face à face avec un poulet sous cellophane au supermarché.

Ultime scène d’horreur du documentaire de Erwin Wagenhofer : la visite au PDG de Nestlé, Peter Brabeck. Celui qui dirige la plus importante multinationale alimentaire mondiale – et qui n’a pas dû voir le film qui précède son entrée en scène – nous assure que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que le monde n’a jamais été aussi riche, que chacun peut aujourd’hui avoir tout ce qu’il veut… Il nous assure que l’avenir appartient aux OGM, que le bio, ce n’est pas si bien que cela… Il se réjouit de ce que l’homme ait enfin réussi à vaincre la nature hostile, à la maîtriser, à la manipuler à sa guise, et nous promet que tout cela est sans danger ; preuve en est, les OGM n’ont, à ce jour, causé aucune maladie chez nos amis américains. Il s’étonne donc candidement de ce que certains affichent quelques états d’âme vis-à-vis des manières de faire des grandes entreprises transcontinentales qui dirigent le monde.

Mais ce n’est pas tout. Voici venue l’heure du grand frisson… Peter Brabeck s’interroge très sérieusement sur le prétendu droit de tous les hommes à bénéficier de l’eau ! Ce cher monsieur, bronzé aux U.V. (comme le souligne malicieusement Ziegler), qualifie d’extrémistes les ONG qui considèrent que chaque homme de ce monde a droit à l’eau, et se prononce, pour sa part, en faveur de la privatisation de cette dernière, en laquelle il voit une denrée alimentaire comme une autre, qui a donc une valeur marchande, un prix, et que seuls ceux qui pourront se la payer auront le droit de consommer. Pour les autres… Faudra s’adapter, j’imagine, être flexible… moderne…

(…)

Les Pays-Bas imposent des tests de langue aux immigrés
Extraits 
LE MONDE | 24.01.06

A partir du mois de mars, les étrangers désireux d’émigrer vers les Pays-Bas se verront imposer, dans leur pays d’origine, un test payant qui visera à vérifier leur connaissance de la langue et de la culture néerlandaises.

Les candidats à l’immigration devront désormais prendre contact avec une ambassade néerlandaise et acquitter une somme de 350 euros pour passer le test. S’ils le réussissent, ils pourront obtenir un permis de séjour.

Le principe du test a été critiqué, y compris au sein de la coalition de centre droit au pouvoir. Seuls les députés écologistes ont cependant maintenu leurs réticences jusqu’au bout. Comme des linguistes et des défenseurs des droits de l’homme, ils ont mis en cause le procédé retenu pour l’examen : le « phone pass », à savoir un ordinateur relié à un système de reconnaissance vocale. Les adversaires du système font également valoir qu’il est très difficile d’apprendre seul, à l’étranger, une langue comme le néerlandais, et impossible de fixer précisément le niveau requis de connaissance de la langue.

Même si elle [la ministre Rita Verdonck] a indiqué qu’elle ne comptait pas rendre une telle disposition obligatoire, elle a plaidé, samedi 21 janvier, pour un « code » national inspiré d’une pratique en vigueur à Rotterdam, qui impose la pratique du néerlandais dans la rue.

J-P Stroobants

2025 : l’humanité est contrainte à partager l’eau

Extraits – LE MONDE | 21.01.06

L’équation est simple. La planète comptait 2,5 milliards d’habitants en 1950 et 6,5 milliards en 2005. En 2025, 8 milliards d’humains devront se partager la même quantité d’eau qu’aujourd’hui. A cet effet mécanique s’ajoutent deux menaces. Tout d’abord la pollution. Une purification est possible, mais elle implique des traitements coûteux. Autre évolution dont l’impact est difficilement quantifiable, le changement climatique. Il pourrait modifier les régimes hydrographiques des différentes régions du monde.

Ces bouleversements affecteront une planète où l’eau est très inégalement répartie. L’Amérique du Sud détient le quart des réserves mondiales, alors que ce continent n’accueille que 6 % de la population.
A l’opposé, 60 % des habitants de la planète vivent en Asie, qui ne détient que le tiers des réserves. Aujourd’hui, 30 % de la population vit dans des pays dont les ressources sont « faibles » (moins de 2 000 m3 par an et par habitant), selon le programme hydrologique de l’Unesco.
En 2025, la « très grande majorité de la population » devra s’accommoder de réserves « basses », et même « catastrophiques » pour 30 % des pays.

Trois grandes techniques d’approvisionnement, déjà utilisées, se développeront. Tout d’abord, sonder davantage le royaume mal connu des eaux souterraines, dont une partie seulement est renouvelable. Deuxième piste : poursuivre la politique des barrages lancée au XXe siècle, dont il existe aujourd’hui 45 000 exemples dans le monde. Ces grands travaux suscitent cependant de nombreuses réserves, du fait de leur impact sur leur environnement. Enfin, le dessalement de l’eau de mer constitue un recours dans les pays côtiers arides assez riches pour se l’offrir.

Mais ces solutions techniques pourraient ne pas suffire. Une tout autre voie est préconisée par les spécialistes : cesser de penser l’élément liquide comme une ressource illimitée et adapter notre consommation. Tous les usagers sont concernés.

L’agriculture est la première en ligne de mire. Elle absorbe 73 % de l’eau douce utilisée dans le monde, devançant largement l’industrie et la production d’énergie (21 %), et les foyers des particuliers (6 %).

La géographie mondiale des cultures et de l’élevage devra-t-elle changer ? 20 000 m3 d’eau sont nécessaires pour produire une tonne de viande de boeuf, il en faut 1 500 pour une tonne de céréales.

Pour les usages domestiques, la problématique varie radicalement selon les régions du monde. 34 000 personnes par jour meurent faute d’accès à une eau saine. Près de 1,5 milliard d’habitants, majoritairement dans l’hémisphère Sud, n’ont pas accès à l’eau potable. Ils seront 3 milliards en 2025 si rien n’est fait.

Parallèlement, un Américain utilise en moyenne 600 litres d’eau par jour. Un Européen 150 litres. Est-ce tenable ?

G. Dupont

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