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Je suis au regret de vous annoncer que ces p%ù*$@& de lobbies de merde qui tirent les ficelles de l’UE ont gagné la première manche 👿

Une coalition d’intérêts divergents au sein de l’Union européenne a empêché la constitution d’une majorité pour interdire pendant deux ans plusieurs pesticides mortels pour les abeilles, a-t-on appris de sources européennes. La Commission européenne a expliqué que le vote organisé au sein d’un comité d’experts « n’a pas permis de dégager une majorité qualifiée en faveur ou contre sa proposition ».

(source : Le Figaro du 15/03/2013)

En gros, on peut remercier 13 états (dont la Belgique, la France, l’Italie, l’Espagne et la Pologne) qui ont voté pour l’interdiction – enfin interdiction c’est un grand mot, il ne s’agissait en réalité que d’une suspension pendant deux petites années de l’utilisation de trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame) pour certaines cultures (maïs, colza, tournesol et coton).

Alors merci d’avance aux habitants des pays suivants d’augmenter la pression sur leurs gouvernements respectifs qui ont voté contre le texte en dépit de tout bon sens : Tchéquie, Slovaquie, Roumanie, Irlande, Grèce, Lituanie, Autriche, Portugal et Hongrie.

Et pareil pour ceux qui se sont abstenus alors qu’ils auraient pu faire pencher la balance, notamment Allemagne (patrie de Bayer, est-ce un hasard) et UK qui disposent de beaucoup de voix !
Les multinationales pourraient au moins avoir la décence de savourer leur victoire financière en silence, mais non : Syngenta a publié un communiqué en se disant « heureux que les Etats membres de l’UE aient rejeté la proposition de la Commission européenne« …

Ne quittez pas, je vais me pendre vomir puis je reviens !

Extraits de l’interview de Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation à l’INRA :

Sur l’ensemble de la planète, les abeilles sont en déclin. Ces pollinisatrices essentielles peuvent-elles disparaître ?
Il y a cinq ans, j’aurais considéré cette hypothèse comme totalement futuriste. Aujourd’hui, je la prends au sérieux, car le déclin se mesure désormais à l’échelle mondiale. Chez les populations sauvages comme chez l’abeille domestique.

S’il n’y a plus d’abeilles dans le monde, que se passera-t-il ?
Un bouleversement sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Actuellement, plus de 80 % des espèces de plantes à fleurs dans le monde et 80 % également des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes : des abeilles, pour l’essentiel.

C’est le cas de nombreuses espèces sauvages (romarin, thym, lavande, moutarde), des arbres fruitiers (pommiers, poiriers, abricotiers, amandiers), des grandes cultures oléagineuses (colza, tournesol) et protéagineuses, des cultures maraîchères (cucurbitacées, tomates, fraises). Et aussi des semences de crucifères (radis, choux, navets), d’ombellifères (carottes, céleri, persil) et d’alliacées (oignons, poireaux). Difficile d’imaginer un repas auquel les abeilles ne soient pas associées de près !

Concrètement, la disparition des abeilles ne signifie pas que l’espèce humaine mourra de faim, puisque 60 % des cultures – principalement les céréales comme le blé, le maïs et le riz – ne sont pas concernées. Mais la diversité alimentaire en serait profondément altérée.

Pourra-t-on suppléer, par la technique ou l’élevage, à l’absence des pollinisateurs naturels ?
Aucune des solutions envisagées n’est satisfaisante. Polliniser les cultures par des espèces d’élevage, comme on le fait déjà avec des bourdons pour les tomates sous serre ? Peu réaliste en plein champ. Les polliniser manuellement, à l’instar de ce qui est mis en oeuvre pour la vanille ? Non rentable à grande échelle. Augmenter techniquement la pollinisation par le vent ? Plusieurs entreprises s’y sont déjà essayées dans le monde, qui avec des hélicoptères, qui avec des machines secouant les plantes… Mais aucune méthode n’a jamais été retrouvée sur le marché.

Que faire pour tenter d’enrayer le déclin des abeilles ?
Les causes de leur régression sont connues : élimination de leurs sites de nidification, raréfaction des plantes qui leur fournissent nectar et pollen, maladies et parasites… Et, surtout, épandage de pesticides, particulièrement destructeurs pour les abeilles. Celles-ci, en effet, possèdent très peu de gènes de détoxification, comme l’a confirmé tout récemment le séquençage du génome de l’abeille domestique.

Comment agir ? En ce qui concerne la réduction et la fragmentation de leurs habitats, on peut tout à fait renverser la tendance. Si on se contente de faucher les talus une fois par an, si on préserve un peu mieux les prairies naturelles, si on optimise l’utilisation des jachères fleuries, les abeilles se porteront déjà mieux. De même si l’on prend des mesures plus efficaces d’un continent à un autre contre les espèces invasives, tel le frelon asiatique. Mais, avant tout, il faut réduire l’usage des pesticides. Les agriculteurs comme les jardiniers doivent prendre conscience que les abeilles sont totalement démunies vis-à-vis de ces produits toxiques. Et qu’elles sont de précieuses auxiliaires de leurs cultures, à protéger en priorité.

Votre équipe est chargée d’évaluer l’impact agronomique et économique des pollinisateurs sur l’agriculture européenne. Quelles sont les premières conclusions ?
Il apparaît que l’impact des pollinisateurs est considérable : au niveau mondial, il représente environ 10 % du chiffre d’affaires de l’ensemble de l’agriculture. Et les pays qui en sont les plus dépendants sont les pays développés.

Et malgré ça, il y a encore des tarés qui osent prôner l’abolition du principe de précaution (malgré les traités internationaux). Faut arrêter les pots de vin hein… et ce, dans tous les sens du terme !

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