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Bande-son : King Crimson – I Talk to The Wind

Les lacs de Néouvielle et le barrage de Cap de Long

Nous voici donc de retour en France. Nous avons décidé d’aller dans la réserve naturelle du Néouvielle, dont nous avions vu de magnifiques photos enneigées chez nos logeurs.

La Route des Lacs (D929) est longue. Le tronçon final (D177) est fermé à la montée à partir de 9h30. Nous nous garons à près de 2150m d’altitude sur le parking payant, déjà bien plein de bagnoles.

A vrai dire je suis surprise qu’ils appellent cela une réserve naturelle car il y a beaucoup de gens en train de pêcher, de cueillir des myrtilles, d’arracher (mycélium compris 😦 ) des champignons, etc. Cela nous énerve.

Un panneau annonce que les chiens, même en laisse, ne sont pas autorisés (il y a une « garderie » apparemment). Sauf que ce n’est absolument pas respecté, là non plus !

Il y a énormément d’arbres morts 😦

Le temps est nuageux, le paysage extrêmement minéral, et les chemins deviennent rapidement mal balisés – mais attention, il ne faut pas sortir des sentiers !! Ah ah !

Le niveau du lac de barrage d’Aubert est très bas. Des travaux d’étanchéité sont en cours et on entend au loin les pelleteuses s’activer sur la digue.

Ça nous insupporte de nous retrouver soudain au milieu de plein de personnes… en plus des Français 😛 Ce serait moins pire des Espagnols, au moins je ne comprendrais pas ce qu’ils disent !

Ce petit accès de sauvagerie nous pousse à nous éloigner des lacs et prendre de la hauteur.

Bref avec tout cela je suis de mauvais pelage, comme dit AàG ! En plus le chemin n’est pas facilement marchable car plein de pierres mobiles. Pas idéal pour mes chevilles. Quand il traverse des pierriers stabilisés (artificiellement) ça va bien.

Oui AàG a droit à une nouvelle tête à chaque fois, mais moi je suis un chat et je le reste ! 🙂

On passe de l’autre côté du col et tout de suite il y a nettement moins de monde, ouf.

Par contre ça reste un gros tas de cailloux, au propre comme au figuré !

C’est peut-être parce que la journée a mal commencé mais le paysage ne me séduit pas… je le trouve monotone et inintéressant.

En revoyant les photos deux ans plus tard je reconnais que c’est un peu sévère, mais c’est le ressenti que j’ai noté ce soir-là.

Dans la descente nous perdons le sentier en suivant des cairns trompeurs. C’est particulièrement galère pour progresser car, avec les buissons rampants, on ne voit pas les cailloux sur lesquels on pose les pieds. Mes chevilles me donnent des « avertissements ».

Je ne sors quasiment pas mon appareil photo, je suis totalement déprimée.

AàG propose de « couper » hors piste vers le col de Madamète ou de rebrousser chemin vers le col de l’Hourquette d’Aubert.

Fatiguée, je tombe plusieurs fois sur ce mauvais terrain. Je parviens même à m’étaler gracieusement, presque au ralenti, sur les buis !

Bref il est grand temps de faire une pause, ce que nous ferons au bord du lac Nère.

Ce coin n’est pas trop mal, avec tous ses laquets.

Cette langue de terre qui s’enfonce dans l’eau du lac d’Estagnol est esthétique.

Nous poursuivons notre marche arrière et remontons au col (alt. 2498m).

Nous faisons un petit détour par le lac d’Aumar, longé par le GR 10 et bien plus sympa que son voisin – et encore on a eu de la chance, le lac d’Aubert s’est retrouvé totalement vide quelques semaines plus tard.

Il y a moins de touristes que ce matin et l’endroit me plaît nettement plus. Au moins il y a un peu de vert !

C’est presque bucolique même si la faune et la flore de cette réserve nous auront paru fort mis à mal.

Nous redescendons ensuite au lac d’Orédon, 6 km plus bas.

Un cheval vient d’aller y boire une bonne lampée.

Ici aussi le niveau est bas, c’est logique car il est alimenté par le lac de Cap de Long auquel le lac d’Aubert sert de réserve. Enfin si j’ai bien compris !

On s’amuse des empreintes d’oiseau délicatement imprimées dans la boue.

Nous reprenons ensuite la D929 jusqu’au bout : le lac de Cap de Long, 2e plus grande retenue des Pyrénées françaises.

Son alimentation est un sacré bazar !

Il est arrivé un « petit » souci au chemin qui le borde… La taille des véhicules vous donne l’échelle de l’effondrement.

Vue sur le lac d’Orédon en contrebas:

C’est la fin de la journée, on se promène tranquillement sur le barrage. La première partie de la digue n’est pas haute, on s’amuse à descendre jusqu’au tunnel (qui sert surtout de toilette manifestement).

La seconde partie est bien plus vertigineuse.

Ci-dessus une autre vue sur l’effondrement. C’est tombé à gros grains.

Nous roulons jusqu’à Saint-Larry-Soulan, le gros bourg du coin. On y découvre en flânant un carillon de 12 cloches coulées sur place par Paccard, fondeur à Annecy.

Les deux anciennes cloches en airain exposées sous le carillon ont été mises à jour lors de la construction d’immeubles. Elles avaient été enterrées à 1m50 pour les protéger de la destruction.

La petite fait 300kg et date de la fin 13e – début 14e siècle. Elle porte la poétique inscription Jésus de Nazareth, je suis la voix qui invite à la fête.

La plus grosse fait 500kg et porte la date de 1507 ainsi qu’une inscription plus longue mais moins joyeuse.

Comme les bons restos sont fermés et que nous n’avons pas envie d’aller dans un snack, nous rejoignons Aragnouet pour dîner au sympathique « relais de Néouvielle ». Sa décoration est originale, jusqu’aux assiettes posées sur des vinyles !

Plusieurs personnes de la chambre d’hôte y viendront également, ainsi que la logeuse. Les plats nous réjouissent les papilles et nous découvrons la délicieuse frênette (cidre de frêne) dont nous ramènerons deux bouteilles 🙂

Au moment de quitter, le restaurateur nous hèle « Hep, vous n’allez pas partir comme ça ! » Ah ? Allez zou, il nous sert un petit génépi local ! J’y tremperai juste les lèvres, trop fort pour moi et puis je conduis… AàG se dévouera 😉

Bande-son : The Two – Sky

Oto et le village de montagne abandonné d’Ayerbe de Broto

Ce matin, pas de réveil ! Le luxe ! C’est quand même les vacances 😉

On se réveille vers 8h20 et on petit-déjeune dans la chambre. On flâne dans Broto, on achète quelques souvenirs, on admire l’église fortifiée dédiée à San Pedro. On a besoin de timbres et le « tabaco » est fermé, du coup on se rend au bureau de poste qui est ouvert… 1/4h par jour ! 😀

On prend soin de revenir à l’heure (dite) d’ouverture, pour se rendre compte… qu’ils n’ont pas de timbres pour l’UE. J’en voudrais un pour l’Argentine, la guichetière me demande à combien sont ceux-là. Euh ben j’en sais rien moi ? :mrgreen:

Nous roulons sur la piste après le camping d’Oto, au début pas de souci ça secoue juste un peu. Nous longeons le río Ara qui, sur ce tronçon morne et désolé, ressemble plus à une gravière à ciel ouvert qu’autre chose.

Les ornières remplies d’eau se succèdent et s’aggravent, finissant par nous mettre le doute : ne serait-il pas plus raisonnable de continuer à pied ? Si !!

L’endroit où quitter la piste pour emprunter le sentier muletier PR-HU-117 est très bien indiqué, peu avant le barranco la Guega.

Nous allons monter dans les bois. C’est tout de suite un environnement plus agréable 🙂 Les buis commencent à jaunir.


Mégère ou Satyre ?

Les couleurs de la zygène de la bruyère mettent en garde contre sa toxicité : elle sécrète des alcaloïdes et du cyanure. Si vous avez un petit creux, mangez plutôt des mûres 😛

La taille de la végétation diminue avec l’altitude et nous apercevons les ruines de terrasses annonciatrices du village d’Ayerbe de Broto, situé à près de 1200m d’altitude.

Nous arrivons par le haut d’une terrasse, un escalier aménagé dans l’épaisseur du mur en pierres sèches permet d’accéder au niveau des maisons.

Le clocher nous étonne avec sa pièce rapportée. Seules quelques pierres, dont les deux linteaux, font la jonction entre la tour et son annexe.

Nous commençons par visiter la casa O Yerno, qui possède encore une magnifique cheminée aragonaise. De l’intérieur on peut voir que son « chapeau » est fêlé.

Nous passons par la porte verte, soigneusement ficelée pour éviter l’entrée d’animaux. Une mâchoire nous accueille.

Il y a tout d’abord l’âtre et le coin cuisine avec l’évier, la casserole, le four. L’intérieur est tellement sombre que ce n’est qu’au retour qu’on découvrira, sur les photos, qu’il y a des gravures sur une pierre du mur.

Au vu de quelques trous révélateurs, on se rend vite compte qu’il ne faut pas se fier au beau dallage, qu’il soit en carrelages ou en lauzes… Quand il n’y a plus de plancher, c’est moins dangereux 🙂

Les murs, portes et poutres sont peints en vert, rouge-brun, jaune ocre et toujours ce fameux bleu cobalt.

Des restes de matériel de camping sont présents : un sac de couchage, une bouteille de gaz…

Au grenier, on peut voir un panier en osier tressé contenant encore d’anciennes bouteilles en verre ainsi que le passage de la cheminée, près de laquelle un bouquet de plantes sèche depuis plus de 40 ans.

Cette cave voûtée, rez-de-jardin si je puis dire, était l’étable. On y accède par l’extérieur, après avoir involontairement fait fuir un serpent.

La pièce d’habitation profitait-elle de la chaleur animale malgré le lourd plancher de lauzes ?

Certaines ouvertures de portes et fenêtres sont biseautées :

Les buissons de ronces ont envahi les lieux et rendent quelques fois la progression douloureuse voire impossible. On leur pardonne car elles produisent des mûres énormes qui font le bonheur stomacal d’AàG !

Outre la flore on observera également des mouches à cul doré poilu (non on n’avait pas bu).

Quelqu’un identifie-t-il cette espèce de plante grasse formant de jolies fleurs roses ?

Ceci nous a assez intrigués car il ne tient qu’avec un coin de bois. Était-ce donc un axe destiné à tourner ? Après avoir imaginé mille et un dispositifs, ce devait en fait être… une simple croix dont le haut est brisé ! :mrgreen: La réalité manque parfois cruellement d’originalité.

En face, une belle vue sur le village d’Asín de Broto.

Joli linteau portant l’inscription gravée : M. AÑO. 1856. P.

La casa Cadena et l’école sont en ruines. Un étage est encore partiellement accessible (réservé aux casse-cous). Des bouteilles reposent sur une étagère s’effritant comme les cloisons et planchers encore présents.

Allons voir du côté de l’église (iglesia de la Natividad de la Virgen), bâtiment imposant dont la construction a commencé en 1765.


AÑO 1779

La nef ne possède plus qu’un moignon de toit, peut-être déjà effondré à ce jour. La clé de voûte du dernier arc ne tient plus qu’à un fil et les chapelles latérales sont dévastées.

On y voit encore, en rouge, le confessionnal.

L’autel, où l’on devine l’inscription peinte JHS, a perdu sa statue mais pas sa couronne de fleurs.

Il reste quelques décorations qui n’ont pas encore été complètement abîmées.

Les fonts baptismaux, avec une belle tête sculptée.

Ce lieu a certainement moins de valeur patrimoniale qu’une église mozarabe comme celle d’Otal, mais ça fend le cœur de le voir dans un état pareil…

La chatière est un peu petite 😉


AJURIA N°1 VITORIA

Nous sommes ignares et cette machine nous aura, là aussi, fait travailler l’imagination ^^ C’est une vanneuse permettant de trier le grain des impuretés.

La rue principale est pleine de panicauts… un bonheur pour mes jambes nues !

Selon O Zoque, le village a compté jusque 16 maisons et 91 habitants en 1857. Ils n’étaient plus que 43 en 1960. Le village s’est dépeuplé en 1973.

De nombreuses maisons ont été rehaussées, comme celle-ci.

Sa toiture a la particularité d’avoir un pan sans lauzes, elles semblent avoir été démontées.

Ici aussi on retrouve les fers à cheval inclus dans les maçonneries ou entre les pierres sèches, ainsi que les structures en buis pour les toits (sauf exception comme ci-dessous).

La fenêtre de ce bâtiment a été condamnée pour le rehausser.

S’il vous prenait l’envie de vous asseoir là, pensez à regarder au-dessus de votre tête…

Près d’une sorte de herse rotative nous trouvons la vanneuse n°3, en pleine forme :

Surprise, cette maison est soigneusement rénovée et sa porte verrouillée ! (ceci est un zeugma 😛 )

Ce doit être appréciable de venir dans cet ermitage lorsqu’on en a marre de la civilisation… je me demande où aller chercher l’eau par contre ? Faut-il descendre jusqu’au barranco San Pedro ?

Nous nous asseyons là, le banc est tout confort et son toit nous protège de quelques gouttes de pluie pendant notre maigre pique-nique : du pain, rien que du pain… le reste a été oublié dans la voiture.

Qu’importe, cela vaut tous les festins puisque nous assistons à un ballet de rouge-queues, d’hirondelles et même de vautours ! C’est dans ces moments-là qu’on se sent vraiment appartenir à un tout ❤

Je profite de ce spectacle, de cette pause, et prends également le temps d’écrire quelques cartes postales pendant qu’AàG part enregistrer la vie des lieux.

Borda de era qui se fait coloniser par un roncier.

Au-dessus du linteau il est gravé AÑO DE 1872, avec le N à l’envers comme souvent.

La cahute ci-dessous donne une bonne opportunité de voir la structure du plancher.

C’est comme un puzzle où il manquerait des pièces…

C’est pas toujours évident d’accès :mrgreen:

Ci-dessus il y a deux techniques différentes, la partie haute du toit est « classique » avec des branches de buis alignées parallèlement, et la partie basse est comme tissée. C’est en parfait état.

Dans une cour de ferme nous ferons de sympathiques découvertes, comme ce beau linteau gisant au sol et affichant modestement « ano 1779 » (à moins que ce ne soit 1772 ?).

Là c’est moins évident à voir mais la protection épineuse m’a gardée à distance et… j’ai pas un gros zoom, moi 😉 Il y a une croix gravée avec un Golgotha au-dessus de la fenêtre et des espèces de volutes en-dessous.

Ici c’est curieux, seule la première moitié de la pierre a été gravée. Ont-ils mal géré l’espace ou voulaient-ils garder de la place pour une suite ?

ano 1664
iesus maria
iosef

J’ai adoré ce tapis moussu. A l’époque on avait presque le même à la maison :mrgreen:

Une ruelle pleine de charme. De toute façon c’est obligé, quand il y a de la mousse, il y a du charme 😉

Une croix plus élaborée, qui s’évase en forme de cœur, sur le linteau d’une porte remurée (Casa Antón ?). Je ne l’ai à nouveau photographiée que de loin, mais AàG a finalement bravé les ronces pour la prendre correctement !

L’intérieur ne tient pas les promesses de la façade.

Il y a quand même l’impressionnant foyer avec le départ de la cheminée.

Nous rebroussons petit à petit chemin, l’heure du départ a sonné.

Évidemment on découvre au passage tel ou tel détail qui nous avait échappé, comme cette fleur sculptée ou cet arbre n’ayant pas trouvé meilleur endroit pour pousser !

Et puis la lumière a changé alors ça donne envie de refaire des photos… hum hum.

Ce qui est amusant ici c’est qu’il reste les feuilles du buis. (Si vous trouvez que je suis très « toiture » en ce moment, ne vous inquiétez pas, c’est normal 😆 )

Bon allez il faut bien s’arracher…

Nous sommes de retour à la voiture vers 19h.

Sur la route nous visitons Oto, qui est un magnifique petit village.

On y retrouve les même éléments typiques : chimeneas cilíndricas et dates gravées.


ANO 1766

La tour de l’église nous a paru un peu délabrée. Il y a une date ANO 1624 sur un coin.

Je dois dire qu’à partir de là j’ai été assez dissipée. Nan, pas parce qu’il y a une épée phalique gravée tsss. Figurez-vous qu’il y avait *plein* de chats affamés.

Et, si vous avez bien suivi, nous avions donc la garniture du pique-nique qui traînait dans la voiture… bref cela a fait quelques heureux ! 😀

L’une des cloches déposées devant le porche date de 1843 (Santa Barbara, encore elle) et l’autre de 1948.

Retour à Broto et repas à La Tea pour la quatrième et dernière fois…

Bande-son : Mano Solo – Trop de silence

Le village de montagne abandonné d’Escartín

Nous empruntons la même route qu’hier, cette fois jusqu’à Bergua. Sur les 10 derniers kilomètres, il s’agit davantage d’une piste que d’une route ! Le revêtement est dans un état de détérioration plus qu’avancé, même à l’aune de critères belgikistanais 😆

Ce village très ancien fut important dans la région et ne manque pas de patrimoine à admirer. Il s’est retrouvé presque dépeuplé pendant des années, à présent la dynamique s’inverse et ça fait plaisir.

Il manque un morceau de la cloche et elle a une grande fêlure. Il y a une autre cloche plus petite. Au pied de ce clocher-tour se trouvent des tombes fleuries.

Malgré les citations d’Epicure, crânes de vache peints et autres détails sympathiques, nous ne nous y attarderons pas : le chemin des champignons nous appelle 😉

Sous un arbre, le chemin est recouvert de fruits mûrs faisant le délice de centaines de guêpes surexcitées. Gloups !! Pas d’alternative, il faut passer là… Un peu effrayant mais pas de piqûres à signaler.

Le chemin muletier s’enfonce dans l’ombre rafraîchissante, il est encore très bien pavé par endroits.

Ambiance jungle avec une drôle de sculpture 🙂

Deux passerelles permettent de franchir les ruisseaux de la Pera et Forcos, ensuite le chemin remonte le long du barranco Forcos (qui va devenir le barranco Otal).

Une maison très isolée se trouve là, avec de surprenants panneaux annonçant des boissons fraîches ?! 😯

La cascade est presque à sec. En nous retournant nous voyons au loin Bergua, noyé dans l’immensité de la forêt.

Ce bâtiment semble un abri pour les bergers et/ou leurs troupeaux. La date 1872 est gravée sur le linteau ainsi que dans l’embrasure de la porte.


Inscription latérale en noir : A. CASETA FERRER DESCANSADOR

Nous apercevons notre destination, le village dépeuplé d’Escartín (alt. 1360m), situé à peu près au milieu de nulle part :

Les terrasses, impressionnantes, accueillaient diverses cultures : blé, avoine, pommes de terre et légumes.

Et nous voici à la première maison, ou du moins ce qu’il en reste.

Des carcasses soigneusement nettoyées sont dispersées sur l’herbe, signe de fréquentation par les vautours. Ils ne sont pas présents aujourd’hui mais un autre oiseau fait le guet depuis le faîte du toit.


Año 1917

Un escalier à l’ancienne mode, c’est-à-dire des dalles plates ressortant du mur en porte-à-faux :

Cet effondrement semble relativement récent car la mousse et les ronces n’ont pas encore colonisé les poutres en bois comme c’est le cas ailleurs.

Nous découvrons une première cheminée aragonaise, qui ne sera pas la seule.

Une vache se dissimule sur cette photo 😉

Les vaches abîment les maisons, mais il faut reconnaître qu’elles aident à garder ouvertes les rues (cfr. ci-dessus).


† AÑO DE 1853 ? ou 1893 ?

Le village vivait de l’élevage mais c’étaient principalement des troupeaux d’ovins et caprins (moutons et chèvres). Il y avait aussi des poules, des lapins, des porcs… c’était une économie de subsistance.

Les maisons sont grandes et les détails architecturaux soignés.

Fenêtre avec volets ou fenêtre avec barreaux pour votre chambre ? 😉

C’est ici que nous pique-niquerons. Recto / verso :

Nous découvrons un puits à eau.

Il y avait 18 maisons. Le pic de population se serait produit au milieu du 18e siècle avec 178 habitants, en 1910 il en restait encore 137.

Nous nous engagerons précautionneusement à l’intérieur car le plancher craint. Nous trouvons un lit, un soulier, une brouette, un meuble…

…et ceci que nous n’avons pas pu identifier. Est-ce que cela servait pour le grain ? pour la laine ?

Juste à côté, sur le sol, un petit tas de poudre de pigment bleu intense. Un nid d’oiseau. Une pièce sans plancher. Des chiffres écrits sur le mur. Un coffre. Un escalier. Presque un inventaire à la Prévert.

Ce qu’il reste de la belle Casa Pedro Escartin :

La vie était rude sans eau courante, sans électricité, sans route d’accès. Les gens ont émigré petit à petit vers de plus grandes villes. Il n’y avait plus que 6 familles dans les années 1950.

Au final deux frères sont restés vivre là tout seuls pendant un an, avant de quitter eux aussi. C’était en 1967 (1966 selon le cahier dans l’église), ils sont allés à Bergua. La Casa Navarro était leur maison :

Aujourd’hui le village est tristement en ruines, même si c’est l’un des mieux conservés que nous ayons vus.

La végétation a envahi les ruelles, les façades, les toits, et jusqu’à l’intérieur des granges et des maisons. En contrepartie certains se gavent de mûres !

Certains tentent d’interdire l’accès aux vacas.

J’aime beaucoup le soin apporté aux murs en pierres sèches et à leurs ouvertures, qu’il s’agisse des portes, des fenêtres ou des arches.

Nous arrivons sur la place du village.

La gravure du linteau nous apprend qu’il s’agissait de la forge : HERRERIA AÑO 1920.

A côté se trouve la fontaine (fuente) et le lavoir peint en bleu. Une tête sculptée s’y trouve.

Il y a des miracles à Escartín : des piliers s’ouvrent en fleur sous la pression, des murs penchent ou se bombent, des clés de voûte souffrent… et pourtant tout cela tient encore debout, malgré tout.

Les planches ont été mises en travers pour éviter que les vaches ne tombent dans le trou. La gravure recouverte de mousse indique 1905. Certaines maisons sont bien plus anciennes, la casa O Royo porte la date de 1612 par exemple.

Ici on voit bien l’utilisation du buis pour les planchers et toitures :

Une maison plus récente équipée d’un balcon, d’une gouttière et d’une fenêtre joliment sculptée où l’on devine encore le bleu de cobalt.

Oui j’aime les arches 😉


Año 1887

Là, je dois sérieusement revoir mon hypothèse que les fers à cheval fichés dans les murs servaient pour attacher les bestiaux… :mrgreen:

Il y avait plein d’affiches annonçant différentes festivités à Escartín. Il semble que certains s’attachent à garder vivantes les traditions de fêtes et de danses du village 😉

Il faut être prudent quand on passe devant les maisons car certaines sont occupées…

Et il ne serait pas bon de surprendre ou faire paniquer lesdits occupants ! ^^’

Un tapis de crocus d’automne qui ne rend pas grand chose en photo :


Un petit PR-HU-117 pour Alcib 😉

Entrons dans l’école. Cela ne se voit pas beaucoup ainsi mais cette armoire et ce mur étaient couverts de signatures et de témoignages de 1979 à nos jours.

Il s’agit notamment de descendants qui viennent découvrir le village de leur mère ou de leur père, et qui s’interrogent à juste titre :
Porque no se ver todos aqui un día?
Porque no salvar iglesia, escuela y algunas casas?

Allons voir la remarquable église San Julián, d’origine romane, dont le clocher nous nargue depuis le début.

Il a beau ne plus avoir de toit et être lézardé, il a encore fière allure non ?


IHS

Sous le porche, la porte est fermée par une ficelle et barrée pour les vaches. Remarquez le linteau fissuré dont une pierre ne tient plus que par habitude.

La nef est un peu trop sombre pour prendre des photos correctes sans trépied. Voici le chœur. Sur un autel voisin se trouvent des images votives et des bougies.

L’autre côté, disons le narthex si ça peut s’appliquer ici, où l’on distingue le début de l’escalier (très dangereux) vers le clocher :

Partout cela fourmille de détails : un gros cœur bleu sculpté au-dessus du bénitier, les colonnes dont les chapiteaux gravés sont tous différents, les étoiles et les fleurs peints au ciel de la nef, les clés de voûte sculptées, d’anciens motifs géométriques peints dans les parties rouges…

La cloche n’est pas en reste, avec sa riche et délicate ornementation. Elle date de 1904 et est malheureusement amputée d’un gros morceau au niveau de la pince. Ça la déséquilibre et de ce fait elle repose contre le mur.

Comme à Otal, elle est dédiée à Santa Barbara, protectrice de la foudre.

Des pierres tombales sont présentes dans la nef ainsi que dans le mur extérieur de l’église, autour de laquelle se trouve un petit cimetière. On y retrouve les dalles-blocs verticales vues par ailleurs.

Vue sur la Casa Ferrer depuis le haut du clocher :

Sous le porche se trouve une boîte aux lettres avec un livre d’or inauguré par José María Satué Sanromán qui est né à Escartín en 1941. Il y a vécu jusque dans les années 1960 et est l’auteur de plusieurs livres.

Nous sommes descendus voir sa maison, la Casa Ferrer (photo d’époque) et sa belle chaminera. Nous n’y sommes pas entrés, la porte de la cour ne s’ouvrait pas. Certains éléments sont partis au musée de Sabiñanigo.

Nous poursuivons nos déambulations. C’est fou le nombre de carcasses de vaches qu’on peut trouver (je vous les épargne !)

Tiens, une maison qui porte un numéro ! La splendide cour intérieure n’est plus qu’une immense bouse, ce n’est pas évident de la franchir sans en avoir jusqu’aux chevilles voire plus :mrgreen:

Il reste encore les banquettes en bois entourant le foyer de la cheminée.

Là-haut, outre une magnifique charpente, il reste un lit métallique, une tourie, des casiers en plastiques, des sacs à gravats, des tuyaux… bon ok le contenu hétéroclite d’un grenier, quoi ! 🙂

Nous ne nous lassons pas du charme des lieux…

Détail sur un portail :

Ci-dessous je crois, sans certitude, que c’est la cheminée de la casa Lacasa (le nom ne s’invente pas ! 😉 ).

Linteau triangulaire :

Le petit cagibi abrite un râtelier.

Au revoir Escartín. Il est 17h, temps pour nous de prendre le chemin du retour.

Nous rejoignons Bergua assez rapidement, vers 18h15 nous sommes déjà à la voiture. Étonnamment elle est mouillée alors que là-haut nous n’avons pas eu une goutte de pluie de la journée.

Je ne vous avais pas montré le porche de l’église, il en vaut la peine même si la photo est pourrie :

Nous nous rendons à Torla, où nous apprenons qu’il y a un quiproquo concernant la chambre que nous pensions avoir réservée. Et bien sûr tout est plein partout.

Nous sommes dirigés vers un hôtel tenu par la même famille, à Broto. Finalement ce n’est pas pour nous déplaire car l’environnement y est beaucoup plus calme que Torla 🙂

Nous prendrons une pizza au resto La Tea, il y a beaucoup de monde mais ça vaut la peine d’attendre !

Nous sommes enfin dans le Finistère !

Première visite, la cathédrale Saint-Paul-Aurélien à St-Pol-de-Léon. Nous arrivons par le chevet.

Cette basilique-cathédrale a été construite entre les 13e et 16e siècles.

Les deux tours ont des clochers différents.

Tout est en granit, excepté la nef qui est en pierre de Caen. Elle fait 16m de haut.

Les peintures de la croisée du transept sont mises en valeur par un éclairage particulier.

Quelques détails sur les pierres sculptées :

Les styles disparates semblent indiquer plusieurs époques (voire, pour certaines, des reconstitutions modernes ?)

L’orgue est anglais et porte la date de 1658.


Saint Antoine et son cochon

Les fonts baptismaux et la rosace :

Ne me demandez pas qui c’est, en tous cas il n’a pas l’air sympa et ses dents sont acérées !

Le choeur possède 66 stalles en chêne du 16e siècle.

Détail sur le dais :

Ces sculptures sur bois sont de vrais chefs-d’oeuvre.

Le nez des personnages est souvent cassé.

Les miséricordes (voir l’origine de ce nom) s’inspirent de sujets très variés, religieux comme profanes.

Un ours enchaîné :

Certains s’emmerdaient pendant les offices et faisaient des graffitis (ah ces jeunes, j’vous jure !).

Le premier appuie-main ressemble, je trouve, à un canard musicien.

Le second, ci-dessus, est un « Johnny ». Les johnnies partaient, de Roscoff, vendre leurs oignons en porte-à-porte en Angleterre. Nous sommes ici dans la ceinture dorée propice aux cultures maraîchères.

Les dragons se retrouvent souvent dans les décorations (avis aux chasseurs, il y en aurait 41) car Saint Pol Aurélien aurait débarrassé l’île de Batz d’un de ces spécimens… Merde et la biodiversité alors ?

Selon certaines hypothèses, ces colonnades (ci-dessus et ci-dessous) seraient des lithophones

Les vitraux présentent aussi bien des thèmes classiques que marins (la pêche miraculeuse).

Détails sur un échassier (grue cendrée ?) et sur les poissons agonisant oO’

Voici les étagères de la nuit :

Des crânes sont contenus dans ces 34 « boîtes à chef » en bois peint. Les autres os étaient rassemblés dans un charnier. Cette coutume permettait de faire de la place pour les nouveaux défunts.

Voici une copie de la cloche celtique Hir-glaz que St Paul Aurélien aurait trouvée dans le ventre d’un poisson.

Il n’y a rien à faire, ces affiches me font toujours sourire… (désolée pour les reflets)

Nous finissons par la tombe de Marie-Amice Picard, dont la curieuse histoire de « martyrologe vivant » est racontée sur un panneau explicatif.

Nous retournerons pique-niquer près de la voiture puis irons nous promener dans les rues de St-Pol. Le temps s’est couvert. Voici les lavoirs alimentés par la fontaine de la gloire (Lenn-Ar-Gloar).

La ville est riche en patrimoine architectural mais ni le ciel nuageux ni les rues étroites et pleines de voitures ne sont propices à la photographie.

Cette échauguette d’angle est celle de la maison prébendale de la Grand Rue. Elle date du 18e siècle et est aussi appelée hôtel de Kermenguy.

Nous allons ensuite à la chapelle Notre-Dame du Kreisker, qui n’a rien d’une chapelle au sens usuel ! Sa flèche de 78m est la plus haute de Bretagne. Ce n’est pas la façade la plus aisée à prendre en photo, mais on voit bien la tour de granit.

Malheureusement pour nous, les visites du clocher (qui n’a plus de cloches) ne sont possibles que jusque fin août 😦

En fait l’intérieur est vide et assez délabré. C’est déprimant.

Ce retable date du 17e siècle, comme la chaire.

Détails :

Le triforium dans lequel j’aurais bien été me balader ^^

Ces vitraux modernes ne sont pas du tout à mon goût…

Nous partons déposer les bagages dans notre nouvelle chambre d’hôtes à Sibiril, avant d’aller visiter Roscoff qui sera le sujet de la prochaine note.

Et d’ici là, n’oubliez pas ! 😆

Visite de Wasserburg et Lindau, ensuite trajet jusqu’à Oberstdorf

Après une troisième et dernière excellente nuit, nous disons « auf wiedersehen » à notre logeuse et partons vers la pointe Est du lac : Wasserburg am Bodensee.

Sur la route, lors d’un arrêt ‘boulangerie’ pour acheter notre petit-déjeuner, nous rencontrons d’étranges lapins lignés !

Il s’agit de la race « Petit Tacheté », d’origine euh on dira germano-tchèque (race connue sous le nom « Petit Papillon » en France).

Les pompiers ont de l’humour par ici : lance-incendie pour attacher les vélos et vieux casque d’intervention en guise de cendrier… 😀

Le village est truffé de chouettes œuvres d’art telles que cette sculpture en bois :

Au loin nous entendons une fanfare pour le moins entraînante (pourtant c’est pas mon truc d’habitude !), avec un répertoire choisi. Il s’agit d’un groupe de jeunes habillés façon « Hawaï », qui donnent leur prestation au milieu d’une pelouse. Autour, des tables dressées avec des gâteaux, des boissons, etc. Beaucoup de familles portent des tee-shirts spécifiques à l’événement.

Nous n’avons pas bien compris s’il s’agit d’une fête de jumelage ou autre, mais c’est plein de bonne humeur et nous restons quelques instants à les écouter avec bonheur 🙂

Nous nous promenons dans un agréable parc au bord du lac de Constance. Ici aussi des pédalos sont à louer et, à défaut de voiture de police, il y a le camion de pompiers ! Dommage que le planning de la journée soit déjà si chargé… A la place, nous décidons d’aller voir l’église de plus près.

« St. Georg » est surnommée Seekirche, l’église du lac. Fondée en 784, un clocher fut construit en 1403 et détruit par la foudre en 1655. Il fut reconstruit dans son style actuel avec son élégant bulbe.

Des tablettes en pierre évoquent les Seefrörnen qui eurent lieu en 1573, 1830 et 1963. J’aurais aimé voir cette « mer souabe » entièrement gelée, cela doit être impressionnant et magnifique !

Cette statue providentielle sert de baignoire à moineaux 🙂

Tandis que Saint Georges terrasse le dragon sur une plaque d’égout, nous allons pique-niquer à l’ombre avant de reprendre notre route.

Notre prochaine destination est l’île de Lindau. Nous nous garons dans une petite rue et il ne nous reste plus qu’à marcher jusqu’au pont.

Il y a beaucoup de monde, des cars entiers se déversent dans la altstadt (vieille ville). Je trouve ENFIN des pâtisseries aux graines de pavot, ouf ça y est nous avons rejoint la civilisation ! :mrgreen:

Nous arrivons sur la place du marché, où se trouve l’église évangélique Sankt Stephan (St Étienne) dont les bases datent du 12e siècle. J’ai beaucoup aimé le système de bancs (bicentenaires) à dossier réversible 🙂

AàG a préféré la lecture des petits papiers contenant des requêtes et prières :

Cette grosse cloche datant de 1608 devait normalement être refondue pendant la seconde guerre mondiale (1943). La corde servant à la descendre a cédé et, dans sa chute jusqu’à la rue, la cloche s’est fissurée.

En face se trouve la « Haus zum Cavazzen » (1729), du nom d’une famille italienne. Cette maison a été reconstruite en 1729, après le grand incendie qui ravagea la ville. Elle tient lieu de Stadtmuseum (musée municipal) depuis 1929.


Peintures en trompe-l’œil

Juste à côté de l’église St Stephan se trouve la cathédrale Notre-Dame (Münster Unserer Lieben Frau) ou « collégiale Ste Marie », au style nettement plus chargé que sa sobre consœur !

Elle a fêté ses 1000 ans en 2010, enfin surtout ses murs puisqu’elle eut également à souffrir de l’incendie de 1728… Un autre incendie (1922) ainsi que l’effondrement du plafond de la nef (1987) entraînèrent d’autres restaurations importantes.

L’orgue principal (Steinmeyer) :

La façade de l’ancien hôtel de ville (Altes Rathaus) était malheureusement en travaux. A noter que ci-dessus vous avez une prestation de l’homme invisible himself qui lit son journal 😉

Pour vous donner une meilleure idée de l’ambiance des rues piétonnes :

Nous nous dirigeons ensuite vers le port, dont l’entrée est gardée par un imposant lion (le Bayerische Löwe, symbole de la Bavière). Il est en grès, mesure 6m de haut et fut érigé en 1856.

Le port est fort fréquenté et beaucoup d’artistes y exercent (portraitistes, tatoueurs, musiciens, etc.). Les terrasses sont bondées. On peut voir ci-dessous le vieux phare de Lindau, il date de la fin du 12e siècle et c’est l’un des plus anciens du lac de Constance.


Mangenturm

Nous empruntons la jetée menant au nouveau phare, construit au milieu du 19e. Nous y mangerons nos délicieux mohnschnecke et nussschnecke en regardant passer des kayakistes 🙂

Nous emprunterons un itinéraire différent pour quitter l’île, ce qui nous permettra de découvrir cette belle tour participant à la fortification de la ville. Elle a longtemps servi de prison, ce qui explique son nom de « tour des voleurs ».


Diebsturm

Juste derrière la Diebsturm se trouve l’ancienne fonderie de cloches d’où est issue celle que nous avons croisée tout à l’heure. Le bâtiment ne manque pas de charme et semble reconverti en atelier d’artiste.

Dans le prolongement se trouve une très ancienne église patronnant la pêche, Peterskirche (église St-Pierre). Elle possède une grosse tour carrée.


Couronnement de la Vierge, fresque attribuée au peintre Mathis Miller

Cette fresque découpée en 3 fois 6 tableaux, dont la dernière ligne est presque complètement effacée, date de la fin du 15e siècle.

Refermons la porte de l’église et continuons notre chemin.

Sur beaucoup de blasons nous retrouverons l’emblème d’un arbre, le tilleul (Linde), qui est à l’origine du nom de Lindau.

Nous quittons à présent définitivement la région du lac de Constance et faisons route jusqu’à Obertsdorf im Allgäu, où ce sera une très grosse galère pour trouver un logement. L’office du tourisme vient de fermer ses portes, ce qui nous prive des contacts téléphoniques avant déplacement (il y a bien un téléphone dehors, mais nous ne parlons pas assez allemand pour qu’il puisse nous servir à quoi que ce soit). Il y a moyen de se connecter via des écrans tactiles à l’extérieur mais manifestement la centrale de réservation n’est pas tout à fait à jour, et puis toutes les zimmer n’y sont pas répertoriées, loin de là. Après 1h30 de recherches où tout est soit belegt (occupé) soit zu teuer (trop cher), AàG est au bord du pétage de plomb. Enfin quand je dis au bord…

Nous finirons par trouver une belle grande chambre dans une ferme à poneys, au bout d’un long cul-de-sac. Son prix est un peu élevé par rapport à notre budget mais encore très raisonnable pour la région. Et puis ce n’est pas comme si nous avions le choix, à part dormir dans la voiture… mais les nuits sont froides ! AàG accepte à contre-cœur, mais pour une seule nuit au lieu des trois prévues, et pas seulement à cause du prix : il a pris en grippe la région et veut que nous la quittions aussi tôt que possible.

C’est seulement vers 20h que nous pourrons nous mettre en quête d’un restaurant, ce qui est fort tard pour nous. Avec tous les va-et-vient nous avons fini par connaître la ville par cœur, mis à part le centre piéton. Nous atterrirons dans une espèce de petit bar-resto abondamment décoré, dont le plafond est peint avec une multitude de blasons. La nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, par contre les toilettes bien ! Un guide les classerait comme « valent le détour » 😆 On dirait plus une salle de bain qu’autre chose, tout est mis à disposition, même les coton-tiges 😯

Quand nous rentrons au logement, nous sommes accueilli par une petite chatte écaille de tortue qui se jettera sur le peu que nous pouvons lui offrir (du pain).

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