You are currently browsing the tag archive for the ‘climat’ tag.

Depuis ce lundi 28 novembre (jusqu’au 9 décembre), les plus grandes nations du monde sont réunies dans la ville de Durban, en Afrique du Sud, pour la 17e conférence des Nations Unies sur le climat. Les résultats seront-ils aussi décevants que pour Copenhague et Cancun ? Il est pourtant plus que temps d’agir !!

Pour pousser nos politiciens à un peu plus de courage (je n’ose pas parler de prendre ses responsabilités), pour qu’un accord engagé et contraignant soit enfin obtenu, joignez-vous à la manifestation organisée ce samedi 3 décembre par la Coalition Climat. Le rendez-vous est à 14h à la gare du Nord de Bruxelles.

Pour ceux qui voudraient participer mais ne peuvent pas venir, il y a un système de kilomètre symbolique (voir sur leur site).

Le rapport sur la biodiversité, présenté tous les 4 ans par l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN), est sorti aujourd’hui et acte l’échec de la communauté internationale à respecter l’objectif fixé en 2002 : freiner l’érosion de la biodiversité.

Extrait du Monde :

C’est le tableau le plus exhaustif de l’état de la biodiversité planétaire (…) [il] confirme l’effondrement du nombre des espèces à un rythme 100 à 1000 fois plus rapide que lors des grands épisodes d’extinction du passé.

(…)

Sur 45 000 espèces, 16 928 sont menacées d’extinction, soit 1 oiseau sur 8, 1 mammifère sur 4 et 1 amphibien sur 3.

Derrière ces tendances globales, le rapport s’attarde sur le sort des espèces menacées utilisées par l’homme pour son alimentation ou pour la médecine traditionnelle. Pour conclure à une situation encore plus critique : « 36 % des mammifères consommés par les hommes sont en danger, contre 21 % en moyenne« , souligne J.-C. Vié en pointant la menace que cela constitue pour la sécurité alimentaire.

Les auteurs du rapport ont par ailleurs essayé d’évaluer l’impact futur du changement climatique. Si la plupart des espèces de la Liste rouge sont sensibles au réchauffement, un plus grand nombre d’espèces, aujourd’hui considérées en bon état de conservation, seront, selon eux, gravement touchées par la transformation de leur environnement.

« L’étendue des espèces sensibles a de quoi faire frémir« , observe M. Vié. Aujourd’hui, la destruction des habitats liée à la poussée urbaine et à l’intensification de l’agriculture, la surexploitation et la présence d’espèces invasives restent les principales causes de l’érosion de la biodiversité.

(…)

« Si aucune action n’est entreprise rapidement, le réchauffement climatique de la planète va atteindre un rythme insoutenable à très, très court terme ». A la réunion annuelle de l’Association américain pour l’avancement des sciences (AAAS) de Chicago, Chris Field, de la Carnegie institution for Science, ne mâche pas ses mots. Et il décoche une flèche envers la consommation énergétique de son propre pays : les Etats-Unis, où la prise de conscience environnementale ne cesse de gagner du terrain.

« Et j’espère que les initiatives pour limiter les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère seront prises bien avant le prochain rapport du GIEC. Nous ne pouvons pas attendre quatre ou cinq ans pour agir ».

(…)

L’heure est au mea culpa… et à l’action. « Si nous n’agissons pas rapidement, la machine climatique va s’emballer. Les incendies de forêt, y compris sous les tropiques, vont se multiplier. Le permafrost va fondre et libérer plus de mille milliards de tonnes de CO2 en un très court laps de temps alors que depuis la révolution industrielle, nos émissions totales de CO2 sont estimées à 350 milliards de tonnes », conclut Chris Field. La vie sur Terre va devenir tout simplement… impossible.

Article complet : Le climat chauffe les esprits américains, Le Soir, 14.02.2009

Doucement mais sûrement la forêt amazonienne brésilienne perd du terrain. En douze mois, la végétation tropicale a encore reculé de 11 968 km2 (comptez 700.000 km² rien que pour ces 30 dernières années, chiffres du Monde), soit une accélération du rythme de la déforestation de 3,8 % en un an. Le ministre de l’environnement du Brésil, Carlos Minc, considère pourtant que « la déforestation est stabilisée« .

L’essentiel des destructions (de l’ordre de 80%, chiffres du Monde) est illégal . La législation actuelle ne parvient à arrêter ni les tronçonneuses ni les incendies volontaires (22.000 incendies en 2007, chiffres du Monde), et les défenseurs de l’environnement se mobilisent aujourd’hui pour empêcher la révision du Code forestier, qui pourrait, disent-ils, être fatale à la forêt. Ils ont face à eux le puissant lobby de l’agrobusiness, qui assure manquer de terres pour répondre à la demande. (NdDDC : la demande de quoi ? de soja transgénique ? d’agrocarburants ?)

A Brasilia, le Congrès discute actuellement de la diminution de la « réserve légale » instaurée par le Code forestier, cette part de végétation sauvage que tout propriétaire doit préserver, sur une parcelle située dans le bassin amazonien. Cette réserve passerait de 80 % à 50 % de la surface. Le Sénat a approuvé cette disposition en décembre 2007, au lendemain de la conférence sur le climat de Bali. La commission de l’environnement de la Chambre des députés, dominée par des représentants du monde rural, pourrait l’imiter avant la fin de l’année, mais les débats y sont tendus. (…)

« Le gouvernement doit clarifier sa position, estime José Sarney Junior, député du Parti vert et membre de la commission parlementaire, car il hésite entre laisser la frontière agricole avancer sur la forêt et préserver le rôle d’une région qui rend service à la planète entière. » L’importance du secteur agricole, premier exportateur mondial de soja et de viande, a cependant souvent incité les autorités de Brasilia à donner raison au monde rural. (…)

Dans le nouveau projet, les ruralistas (lobby agricole) ont pour l’instant obtenu la possibilité de replanter sur la partie déboisée des espèces dites « exotiques », étrangères au milieu naturel, par exemple des palmiers qui assureraient un bon rendement aux propriétaires. Ceci au grand dam des écologistes.

Ce sont les Etats brésiliens de l’Amazonie, rongés par l’agriculture intensive, qui battent les records de déforestation. Cette année, la moitié des destructions a eu lieu dans l’Etat du Para. Selon le ministère de l’environnement, seules 3 des 36 municipalités où se concentrent l’abattage des arbres et la lutte contre la déforestation ont respecté la loi de 80 %. Brasil Novo n’a conservé que 17,47 % de sa forêt. (…)

« Le point de non-retour en Amazonie est proche, estime Gilvan Sampaio, de l’Institut national de recherche spatiale, qui observe par satellite la déforestation. Si 30 % de la forêt étaient encore détruits, cet écosystème cesserait d’exister, remplacé par un autre – une sorte de savane. » Au rythme actuel, la moitié des arbres aura disparu en 2050.

Autres chiffres :
Réserves d’eau : 23 % de l’eau potable de la planète.
Emission de CO2 du Brésil : 1 milliard de tonnes en 2004, dont 75 % sont dus aux brûlis de la forêt.

Lire l’article complet sur Le Monde.

C’est un article un peu long (3 pages), mais je vous conseille vivement sa lecture intégrale dans Le Monde du 27 juin. Il a été rédigé par Laurent Carpentier. En voici quelques extraits :

Sur les rochers du Cap Fréhel, ce printemps, ils étaient 3 fois moins nombreux qu’il y a 2 ans. Ailleurs, ils modifient leurs itinéraires de migration, ils décalent leurs périodes de reproduction, ils changent leur régime alimentaire. Les bouleversements du mode de vie des oiseaux constituent l’un des meilleurs indicateurs des évolutions climatiques en cours. Et tous les signaux sont en train de passer au rouge. Les temps changent, et comme nombre d’espèces de volatiles, les hommes vont aussi devoir s’adapter.

Le phytoplancton est parti le premier. Parce que les eaux de la mer du Nord s’étaient réchauffées d’un petit degré, ces micro-organismes marins ont subitement migré vers des fonds plus rigoureux. Le zooplancton l’a suivi. Et puis dans leurs sillages, on a vu s’en aller le lançon, ce « poisson-fourrage » dont se nourrissent les gros poissons et les oiseaux marins… Parmi les vastes colonies de mouettes tridactyles, de guillemots et de pingouins, de sternes et de fous de Bassan qui peuplent les côtes britanniques, souffla un vent de panique. Les oiseaux, poussant de plus en plus loin leur maigre pêche, perdirent leurs forces. Pénurie alimentaire, échec de la reproduction, révoltes de la faim… La désolation fit place à l’effroi : goélands et labbes – ces superprédateurs incapables de pêcher eux-mêmes –, se mirent en colère et, affamés, se jetèrent sur les œufs, les poussins, et même sur ces maudites mouettes qui rentraient bredouilles. Guerre et famine… Un jour de 2004, quand les ornithologues écossais revinrent sur la falaise qu’ils étudiaient, il n’y avait plus d’oiseaux.

Il a beau avoir toujours son sourire en coin, on lit l’inquiétude dans les yeux de Bernard Cadiou. Ses jumelles pendent, désœuvrées : ici, dans les Côtes-d’Armor, la face nord-ouest de la Grande Fauconnière, ce rocher de granit rouge sculpté par les vents en contrebas du cap Fréhel, habituellement peuplée de dizaines de couples de cormorans huppés, est bien déserte. Seules quelques silhouettes noires et débonnaires, au cou hautain et au bec souligné de jaune trônent sur les trop rares amas de brindilles et d’algues. « On dénombrait quelque 350 couples il y a deux ans. Aujourd’hui, il y en a trois fois moins… Et, alors que les cormorans commencent à s’accoupler dès février, cette année on n’a vu le premier œuf que le 21 avril… La forte tempête que nous avons eue le 11 mars ne peut à elle seule expliquer le phénomène. Même les nids qui sont abrités du vent n’ont pas reçu de nouveaux locataires… »

(…)

Pour ceux qui s’inquiéteraient de savoir quelles sont les conséquences du réchauffement climatique, les oiseaux – qu’ils soient marins, migrateurs ou hibernants – sont un indicateur riche d’enseignements quant à la rapidité des évolutions en cours. Le phytoplancton est parti le premier, puis le lançon, puis les cormorans… Et puis qui ? Un simple degré d’augmentation de la température et c’est tout un écosystème qui s’effondre. Quand on sait que les climatologues du GIEC font état dans leur rapport d’une possible élévation des températures de 1,8 à 4 °C au cours du siècle à venir, on imagine le grand chambardement qui se prépare dans cette nature où les êtres vivants, nous compris, sont interdépendants ! Et les climatologues savent que, quand bien même les objectifs de réduction des gaz à effet de serre annoncés par les grandes nations seraient atteints – ce qui est déjà en soi largement improbable vu la révolution énergétique que cela suppose –, la durée de vie de ces gaz ne permet pas d’imaginer un redressement miracle et rapide de la situation.

Les oiseaux sont des alarmes qui ne cessent de se déclencher. C’est l’hirondelle qui n’annonce plus le printemps parce qu’elle préfère passer l’hiver dans son étable, la cigogne qui s’est en grande partie sédentarisée, c’est l’échasse blanche qui s’implante au nord de la Loire et le héron garde-bœuf, pensionnaire de Camargue, qui batifole aujourd’hui en baie de Somme… C’est l’inséparable de Fischer, un petit perroquet d’Afrique tropicale, qui s’installe près de Nice, ou encore la grive que les chasseurs attendent désespérément lorsqu’elle hésite à quitter ses froides terres de Scandinavie. En 1989, la communauté scientifique française s’est dotée d’un outil de surveillance territoriale des volatiles, le programme Stoc (Suivi temporel des oiseaux commun). En 2006, 18 ans après sa mise en place, on constate que les communautés d’oiseaux se sont déplacées de 124 km vers le nord !

(…)

« La recherche a beaucoup souffert d’une dérive moléculariste qui s’est faite au détriment de l’entomologie de terrain, moins confortable et moins gratifiante« , écrit le climatologue Jean-Pierre Besancenot dans « Notre santé à l’épreuve du changement climatique » (Delachaux et Niestlé, 2007). Ce qui est vrai pour les insectes l’est aussi pour les oiseaux. « Il n’y a plus personne pour observer le vivant« , regrette Philippe J. Dubois. La biologie moléculaire a raflé tous les crédits de la recherche. Et quand il s’agit aujourd’hui de surveiller et de connaître le comportement et les mouvements des insectes – ces importants vecteurs de maladies pour l’homme –, la phénologie des plantes – ces formidables indicateurs de l’état de santé de la planète –, ou l’évolution d’oiseaux qui prennent de plein fouet les bouleversements environnementaux, on en appelle à la bonne volonté publique. L’Observatoire des saisons, l’Observatoire des papillons des jardins, Phénoclim… grâce à Internet, chacun est aujourd’hui invité à faire la vigie de cette nature en danger.

Le programme de Stoc met ainsi à contribution plus de 1000 ornithologues amateurs, chacun étant chargé d’une parcelle de territoire à observer, noter, étudier au fil des ans selon des protocoles établis par une équipe de chercheurs. « Outre le déplacement significatif des populations d’oiseaux vers le nord, les résultats de ce suivi sont riches d’informations, constate Romain Julliard, biologiste de la conservation, qui est au Muséum national d’histoire naturelle un des responsables du programme. On voit ainsi deux tendances se dégager : la première, c’est que d’une part les effectifs des espèces spécialistes – qu’elles soient agricoles, comme les perdrix, les linottes, ou les alouettes ; ou forestières comme les mésanges boréales et les pouillots – baissent au profit d’espèces généralistes comme le pigeon ramier… La seconde, c’est que les espèces habituellement situées au Nord dégringolent alors que celles ordinairement situées au Sud sont en hausse. » (…) C’est là que Romain Julliard et ses collègues officient au chevet de ces espèces en mutation. Bousculées par le climat, certes, mais pas uniquement. L’urbanisation galopante, la disparition progressive des bois, des prés, des marais leur est une menace bien plus immédiate. Comme l’est l’empoisonnement des sols par les « intrants » – engrais et pesticides en tout genre. « L’équilibre naturel est une image d’Epinal, sourit Romain Julliard. En réalité, nous sommes dans des systèmes très dynamiques, et facilement déséquilibrés… Mais ce qui est rassurant, voyez-vous, quand on étudie les oiseaux, c’est de voir que les choses sont réversibles. Au Danemark, où l’on a largement diminué le recours aux engrais, les alouettes sont revenues… »

(…)

Extraits de l’article « Un climatologue de la NASA accuse les pétroliers de « crime contre l’humanité et la nature », Le Monde, 25.06.2008

Jeudi 23 juin 1988, sous une canicule inédite, le climatologue James Hansen témoignait devant une commission parlementaire du Congrès des Etats-Unis. Il annonçait être certain à « 99 % » que le climat terrestre était entré dans une période de réchauffement provoqué par les activités humaines.

Très médiatisée, l’intervention est demeurée dans les annales comme l’entrée du changement climatique dans le débat public… Invité par des représentants démocrates, lundi 23 juin, à s’exprimer à nouveau devant une commission du Congrès, James Hansen, 67 ans, a réitéré ses avertissements.

Son intervention dresse d’abord l’état des lieux des connaissances sur le climat. Selon le directeur du Goddard Institute for Space Studies – l’un des principaux laboratoires de sciences climatiques de la NASA –, la machine climatique est proche d’un « dangereux point de bascule« . Il faut, dit-il, réformer les pratiques agricoles et forestières, taxer le carbone, établir un moratoire sur la construction de nouvelles centrales à charbon et bannir complètement ces dernières, à l’échelle mondiale, d’ici à 2030.

Le chercheur prédit une élévation du niveau des mers d’environ 2m à la fin de ce siècle si rien n’est entrepris pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Surtout, M. Hansen dénonce « le vaste décalage entre ce qui est compris par la communauté scientifique compétente et ce qui est connu par les décideurs et le grand public« . Pour expliquer le peu d’actions entreprises depuis vingt ans pour entraver le changement climatique, il met en cause les « intérêts particuliers » privilégiant leurs « profits à court terme« .

« Des sociétés ayant leurs intérêts dans les combustibles fossiles ont propagé le doute sur le réchauffement, de la même manière que les cigarettiers avaient cherché à discréditer le lien entre la consommation de tabac et le cancer. Les PDG de ces sociétés savent ce qu’ils font et connaissent les conséquences sur le long terme d’un scénario business as usual. A mon avis, ces dirigeants devraient être poursuivis pour crime contre l’humanité et la nature. »

(…)

Un petit mot en passant : si vous vous sentez concernés par le changement climatique et le traité européen, n’hésitez pas à aller signer la lettre ouverte aux parlementaires belges, le Grappe a prolongé cette action jusqu’au 14 décembre 2007 !

Edit : Nous avons notre mot à dire !
Il s’agit d’un appel pour mettre en place une consultation populaire en Belgique, vous pouvez soutenir l’appel en signant sur la page web.

Appel du 13 décembre : ce 13 décembre, rendez-vous pour ceux qui le peuvent au 201, Blvd de la 2e armée britannique à Forest (devant l’usine) à 17h.

Un petit post technique, pour voir ce que ça donne… merci Dilettante !

Tu te veux chercheur de vérités, on te croit libertairerespire, tu n’es pas un martien.
Regarde ta webtv et prête attention à cette chanson qui tourne dans ta tête comme un petit vélo : I have a dream… Le rêve d’un monde différent où une politique systémique garantirait le respect de environnement.

Tu as le pouvoir de changer le monde et d’influencer l’avenir du climat.

La décroissance ou l’altercroissance s’écrivent sur papier recyclé : la priorité est la lutte contre la pauvreté grâce au simulateur crédit. Ensuite un développement durable est nécessaire et passe notamment par la construction écolo, l’utilisation de produits écolo… sans oublier les réflexions critiques et les débat constructifs sur les nano techno et ogm et le nucléaire avec ceux qui n’ont pas les mêmes idées que toi.

Non je ne parle pas des fromages belges mais de l’actualité de ces derniers mois… allez mettons, au hasard, depuis fin 2006, date clé pour la disparition des notes dans 20six – c’est pas beau de se moquer, je sais 😉

Le réchauffement climatique de plus en plus visible, extraits de La Libre, par Anne Chaon, novembre 2006.

« Ce qu’on a prévu depuis 1990 se vérifie aujourd’hui: un trajectoire d’environ +0,2°C par décennie. Le réchauffement est en outre devenu plus visible. Les sceptiques de l’effet de serre voient leurs arguments se réduire comme peau de chagrin« , note le climatologue J. Jouzel, membre du Giec.

Ainsi, le retrait de la banquise au pôle nord, la fonte des glaciers au Groenland et du pergélisol (permafrost) en Sibérie, sont autant de phénomènes constatés. « Rien qu’Europe, on a perdu en 30 ans 2 millions de km2 de surface enneigée en hiver« , reprend J. Jouzel.

Certains scénarios, notamment français, prenant en compte une réduction des émissions de gaz à effet de serre montrent qu’en les stabilisant dès aujourd’hui (ce qui n’est pas le cas), la température continuerait d’augmenter jusqu’en 2300 en raison de l’inertie du climat.

« Ils montrent aussi que l’homme peut agir à une échelle d’une centaine d’années et que ça peut se traduire, au bout du compte, par un degré d’écart« , relève M. Planton.

Le réchauffement met en péril l’économie mondiale, extraits de Le Monde, par Marc Roche, octobre 2006.

Le Royaume-Uni s’affiche désormais comme l’un des champions de la lutte contre les effets du réchauffement climatique. Au service d’une politique qui se veut résolue, le rapport Stern alerte sur les risques d’une récession économique « d’une ampleur catastrophique » si rien n’était rapidement engagé à l’échelle de la planète contre l’effet de serre.

L’originalité de ce document de plus de 600 pages est d’offrir une évaluation chiffrée – particulièrement inquiétante – de ce que coûterait une absence d’engagement de l’humanité tout entière face à cette menace.

A écouter Sir Nicholas, le produit intérieur brut mondial (PIB), pourrait subir, d’ici à la fin du siècle, une baisse, « très grave« , comprise entre 5 % et 20 %. Le prix à payer pour ce ralentissement s’élèverait à plus de 3 700 milliards de livres (5 500 milliards d’euros).

Les inondations, la fonte des glaciers, la baisse des ressources en eau provoquées par ces changements environnementaux pourraient conduire à « la migration » de dizaines, voire même de centaines, de millions de « réfugiés climatiques » dans certaines parties du monde, souvent les plus pauvres comme les zones côtières et l’Afrique subsaharienne.

Les dangers pointés par cette expertise ne sont pas neufs, même si le coût annoncé de leurs conséquences est de nature à frapper les esprits. En fait, le but du rapport Stern est de contrecarrer les arguments souvent avancés par les Etats les plus pollueurs de la planète – les Etats-Unis, mais aussi l’Inde et la Chine -, selon lesquels la lutte contre le réchauffement pénaliserait leur essor économique.

Faux. Selon Sir Nicholas, la réduction dès aujourd’hui des émissions de gaz à effet de serre ne pénaliserait pas le PIB de plus de 1 %.

« Le réchauffement climatique n’est plus seulement du ressort des spécialistes de la protection de l’environnement et des scientifiques, souligne B. Darkin. Ce rapport met la responsabilité de l’action fermement dans le camp des artisans de la politique étrangère et économique. »

Sans changement, les poissons pourraient disparaître des océans d’ici à 2050, extraits de Le Monde, novembre 2006.

Pour la 1ère fois, une étude, publiée dans Science , s’intéresse aux conséquences de la pollution et de la pêche excessive sur le milieu marin. Ses conclusions sont catastrophiques : si rien n’est fait, la quasi-totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation auront disparu des océans avant 2050.

Pour cette étude, les scientifiques ont fait la synthèse de toutes les données couvrant 1000 ans d’histoire marine, celles provenant d’études dans 48 zones marines protégées et des statistiques mondiales sur la pêche de 1950 à 2003. Un travail mené pendant 4 ans.

Ainsi, aujourd’hui déjà, « 29 % des espèces de poissons et de crustacés sont en passe de disparaître« , précise M. Worm, ajoutant que « les prises de pêche de ces espèces ont diminué de 90 % » ces dernières années. Un exemple : celui de la morue du nord de l’Atlantique qui a déjà atteint le point de non-retour. Elle est désormais considérée comme quasiment éteinte.

Ces scientifiques expliquent que la perte de biodiversité réduit profondément la capacité des océans à produire poissons et crustacés, à résister au développement des parasites comme certaines algues, ainsi qu’à produire de l’oxygène et à filtrer les substances polluantes. « L’océan est un grand recycleur, il absorbe les égoûts et les recycle en substances nutritives, il retire les toxines de l’eau, produit de la nourriture et transforme le CO2 en élément de nutrition et en oxygène« , souligne S. Palumbi, biologiste.



Quatre mesures pour sauver la planète
, extraits de Le Monde, octobre 2006.

Alarmiste, le rapport Stern n’est pas pour autant défaitiste. Il n’est pas trop tard pour éviter une catastrophe planétaire à condition d’engager sans plus attendre une action vigoureuse. Cette action, insiste-t-il, est exigée de tous les pays, riches ou pauvres : même si les nations développées décident de réduire leurs rejets de gaz à effet de serre de 60 % à 80 % d’ici 2050, les pays en développement devront, eux aussi, contribuer à l’effort général.

Il faut maintenant passer à la vitesse supérieure : l’approche isolée ne suffit plus, le changement climatique appelle une intervention internationale, assise sur des objectifs communs à long terme et adossée à des accords-cadres.

Le rapport Stern préconise d’agir autour de quatre idées-forces : les permis d’émission, la coopération technique, la lutte contre la déforestation et l’adaptation.

Climat : les Etats approuvent le rapport Stern, sans être prêts à amplifier leur action, extraits de Le Monde, par Gaëlle Dupont, novembre 2006.

Après l’alerte lancée par l’économiste Sir Nicholas Stern sur les conséquences dramatiques prévisibles du réchauffement climatique, les politiques prendront-ils à leur tour la mesure de l’ampleur des changements nécessaires pour inverser la tendance ?

Les réactions dans le monde et en France permettent d’en douter, tant chacun campe sur ses positions, à quelques jours du démarrage de la 12e conférence internationale sur le climat.

Alors que le rapport Stern évoque un impact comparable à celui des guerres mondiales ou à la crise économique de 1929, les Etats-Unis, premier pays émetteur de gaz à effet de serre (GES) au monde, se bornent à constater que « le gouvernement américain a produit une foule d’analyses économiques sur la question des changements climatiques. Le rapport Stern contribue à son tour à cet effort« .

Alors que les pays signataires doivent réduire leurs émissions de 5 % d’ici à 2012, les émissions américaines ont augmenté de 15,8 % depuis 1990. Celles du Canada, signataire du protocole, ont augmenté de 30 %. Le gouvernement conservateur envisage d’ailleurs de s’en retirer.

« Pour éviter le pire et maintenir le réchauffement global en deçà de 2 degrés, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de 80 % d’ici 2050« , rappelle M. Creach, du Réseau Action Climat. « Les décisions politiques ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, ajoute O. Louchard. Les citoyens doivent s’approprier cette question, afin de faire pression sur les décideurs et d’obtenir des mesures fortes.« 

J’en parlais encore ce matin : à Bruxelles, les températures ont été anormalement élevées cet automne, et le sont toujours : nous sommes 10 à 15°C au-dessus des moyennes saisonnières. Je pense qu’on a déjà battu le dernier record de température pour le mois de janvier alors que nous ne sommes qu’au début du mois…

article du 05/12/2006 :
En Allemagne, la chaleur retarde l’entrée en hibernation des chauves-souris, et les oiseaux migrateurs n’envisagent pas leur départ vers le sud.
En Pologne, ce sont les bruyères qui ont repris leur floraison dans les bois autour de Varsovie.
En Suède et en Finlande, les ours ont renoncé à commencer leur hibernation, alors que la capitale de la Norvège, Oslo, reste désespérément privée de neige.

article du 08/12/2006 :
« Nous constatons les températures les plus élevées depuis 1877, date des premières statistiques russes en la matière« , a indiqué le directeur du Service météorologique de Russie, Roman Vilfand. Les températures qui oscillent depuis plusieurs jours entre de 6° et 8° dans la journée sont de 8 à 10 degrés au-dessus de la norme, selon ce responsable. Le 1er décembre, la température moyenne a été seulement de deux ou trois degrés inférieure à celle enregistrée le 1er juillet, qui avait alors connu un pic de fraîcheur.
A Moscou, où des champignons sont apparus dans les parcs, les ours du zoo ne sont toujours pas rentrés en hibernation et les canards mandarins, trompés par une douceur surprise, sont en pleine saison des amours.

article du 15/12/2006 :
Des phénomènes étranges se passent en Russie, si redoutée pour ses froids sibériens.
Des dizaines d’ours blancs sèment la panique dans la région de Tchoukotka, dans le nord de l’Extrême-Orient russe, poussés vers les villages à la recherche de nourriture.
« La glace n’est pas suffisamment solide sur la côte arctique, ce qui empêche les ours de pêcher et les oblige à chercher leur nourriture près des humains », explique un expert de l’Institut de recherches sur l’océan Pacifique, Anatoli Kotchnev.
En Sibérie, la glace a fondu sur le fleuve Enisseï entraînant une débâcle sur une distance de 250 km.
Au zoo de Moscou, les oiseaux s’accouplent comme si le printemps était déjà arrivé tandis que le couple d’ours bruns Mouchir et Rosa souffre d’insomnies en attendant la neige pour hiberner.

article du 05/01/2007 :
Quatre des vingt ours noirs du zoo de Saint-Félicien sont sortis de leur hibernation en raison du temps doux.
Selon la guide naturaliste Josée Perron, les ours sont des bêtes faciles à réveiller, car ils sont semi-hibernants. Mais leur réveil est un événement rare dans la région, qui a d’habitude un climat assez froid pour leur permettre de dormir tout l’hiver dans leur tanière.

article du 06/01/2007 :
Les ours polaires sont en train de jeter le trouble dans la politique environnementale du gouvernement Bush. Le secrétaire à l’Intérieur a proposé la semaine dernière leur inscription sur la liste des espèces menacées en raison de l’étiolement de la banquise. Il s’est dit « inquiet que leur habitat puisse littéralement être en train de fondre » . La décision finale d’inscription sur la liste doit intervenir dans un an.
C’est la première fois que le gouvernement cite le réchauffement climatique comme un phénomène susceptible de menacer la survie d’une espèce. Le secrétaire à l’Intérieur s’est refusé à établir un lien entre les gaz à effet de serre et le réchauffement.
C’est une plainte déposée en justice par trois organisations écologiques qui a abouti à la proposition du gouvernement. Celui-ci avait jusqu’au 27 décembre pour engager la procédure d’inscription des ours sur la liste des espèces menacées. Il a attendu le dernier moment. « En cas de réponse négative, nous aurions intenté un procès, explique Kassie Siegel. Le gouvernement se devait de fonder sa décision sur les études scientifiques disponibles, en dehors de toute considération politique ou économique. »

Une dépêche d’aujourd’hui nous informe cependant que :
Avec deux mois de retard, les ours bruns d’un des parcs zoologiques les plus populaires de Suède sont finalement tous entrés en hibernation malgré des températures toujours anormalement élevées en cette saison. « Ils sont tous endormis à présent bien que le sol ne soit pas gelé« , a déclaré Lennart Sundén, directeur du parc Kolmaarden Safari à environ 150 km au sud de Stockholm. Les 10 ours bruns du zoo ont finalement trouvé le sommeil à cause du manque de jour qui les rend moins actifs, a précisé M.Sundén.

Ca va Moukmouk, pas trop d’insomnies ?

Commentaires récents

Alain dans En mode colibri
Jennifer.muller dans Rigole d’Yonne : l…
Zia Darma dans En mode colibri
Alain dans En mode colibri
Hervé dans En mode colibri

Archives

Conditions d’utilisation

Vous pouvez utiliser les textes et photos de ce site à condition que vous en citiez/linkiez la source et que l'usage ne soit pas dégradant.
Aucune utilisation à des fins publicitaires (i.e. commerciales, politiques, etc.) n'est autorisée.
Si vous souhaitez utiliser une photo à des fins privées (fond d'écran, etc.) : servez-vous, c'est fait pour !!

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.