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…des prairies, des lumières, des textures douces comme une aquarelle

…des couleurs, des chênes, des ronces, du houx, des cathédrales végétales

…de l’eau vive qui cascade, de la rosée, des ruisseaux

…des bestioles qui volent, qui rampent, et certaines qui miaulent aussi 😉

…des fleurs semées ou sauvages

…des fougères de toutes sortes et de toutes couleurs

…des pierres entassées naturellement ou non


(j’y vois clairement un orang-outan)

…de la mousse, des champignons

…beaucoup de champignons

…et ceux qui les disséminent


Bande-son : Neil Halstead – Hey Daydreamer

Proverbe breton : E-touez ar muiañ drein ar gaerañ rozenn.
C’est là où il y a le plus d’épines qu’on trouve la plus belle rose.

Bande-son : Anthony Moreau – Valse n°1

Le temps se gâte…

Lorsque le texte est en italique, il s’agit du contenu du panneau d’information.

L’ancêtre des grands clochers (XIVe siècle, sur des fondements plus anciens), l’aînée des portes triomphales (vers 1450), l’ancienneté inhabituelle du porche (milieu du XVe s.), les peintures murales de la nef… L’enclos de La Martyre nous fait remonter aux origines médiévales des « grands enclos ».

On peut monter au-dessus de la porte par un chemin de ronde.

Détails sur le calvaire à trois croix :

Le bon et le mauvais larrons :

Pourquoi une telle précocité ? Peut-être parce que nous sommes dans un « lieu de mémoire » : celui du martyre du roi Salomon de Bretagne (874) dont l’église conserve les reliques.

Mais surtout parce que s’est développée ici une foire de rayonnement international jusqu’au XVIIe siècle.

Chaque mois de juillet, le bourg attire des marchands venus de tout l’Ouest mais aussi de Flandres, d’Angleterre sinon d’ailleurs.

La grand verrière du chœur ne s’inspire-t-elle pas d’une œuvre d’un graveur allemand, Iost de Necker, dont le verrier a reproduit fidèlement la signature ?

A partir du XIVe siècle, les revenus de la foire, le mécénat conjoint des ducs de Bretagne et des Rohan autorisent des réalisations ambitieuses : le clocher s’inspire des flèches de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.

La caryatide :

Le porche, que l’usure du temps et les restes de polychromie rendent particulièrement émouvant, est riche de détails d’une grande finesse : le sourire de la Vierge couchée du tympan, mais aussi cet ange annonçant la naissance du Christ aux bergers, dont l’un joue de la crosse…

Les apôtres dans leur niche :

Et pourtant, l’intérieur du porche réserve la surprise d’un bénitier où l’Ankou armé d’un dard – la Mort – emporte la tête d’un jeune homme.

L’œuvre provient de l’ossuaire voisin (1619) et elle en illustre la leçon, inscrite en breton sur la sombre et belle façade Renaissance : « La mort, le jugement, l’Enfer froid, quand l’homme y songe, il doit trembler ».

La suite de la citation est : « Fou est celui dont l’esprit ne médite, sachant qu’il faut trépasser ».

Après le sourire du Moyen-Âge, les angoisses du XVIIe siècle… à condition de ne pas oublier que l’intérieur de l’église vient compléter le message : les couleurs et les dorures des vitraux et des retables veulent évoquer, de manière anticipée, les splendeurs de l’Au-delà.

Comme à St-Pol-de-Léon, nous retrouvons deux colonnades réputées, vu leurs différences de diamètre, former un lithophone :

Vue arrière depuis le cimetière :


1699

Pour en savoir plus sur cet enclos, cliquez ici ou .

L’église de Ramsau, la mine de sel de Berchtesgaden, l’Almbachklamm et Hallein

Nous sommes réveillés – comme d’habitude dans cette zimmer – vers 6h30, à cause de la lumière et du bruit.

Nous commençons par la visite de l’église de Ramsau.

Elle est mondialement connue grâce aux fabriquants de puzzle allemands 😉

Voici donc nos versions à AàG et à moi, on s’est amusé à prendre un cadrage proche des puzzles (les voitures en plus, pour ma version !)

L’intérieur est classique, et plutôt sobre pour la région.

Sous un autre angle de vue, cela donne :

Nous partons visiter la mine de sel de Berchtesgaden (salzbergwerk). C’est une grosse machinerie touristique sans âme, dont l’entrée est plutôt chère pour ce que c’est. Disons-le tout de go : cette visite nous a fort déçus et déplu.

On nous impose le port de vêtements (qui n’ont aucune fonction sécuritaire) dont nous ne voulions pas, on monte par groupes de +/- 50 sur des petits trains, cheese pour la photo de groupe et ensuite on pénètre enfin dans les galeries aseptisées. Elles sont éclairées par des euh, « leds artistiques », dirons-nous. Bref, on ne verra pas grand-chose de la mine.

Tout est minuté, les explications sont données au pas de course car le groupe suivant est déjà en approche. On n’a même pas le temps de lire correctement les panneaux ni de voir toutes les photos exposées. Faut bien avaler les 4000 visiteurs par jour ! Il y a une salle style « didactique interactive » mais, avec tellement de personnes dans le groupe, on ne voit in fine quasiment aucun des modules proposés (tous ne fonctionnent d’ailleurs plus).

Le seul moment sympa est l’arrivée dans la belle grande « salle cathédrale » (17m de haut) et la descente qu’on y fait sur des tobbogans en bois très pentus. AàG avait repéré l’endroit de la descente où une photo automatique était prise (avec le flash on ne pouvait pas la louper), alors il a préparé sa plus belle grimace… Je peux vous dire qu’à la sortie, la photo était très remarquée parmi les centaines alignées 😆

On arrive ensuite au lac salé souterrain qu’on va traverser sur une barge. Nous avons le droit de l’admirer un bref moment avec une lumière qui la met en valeur, puis terminé : ici aussi le dingue de show laser a frappé. Durant la traversée, plutôt qu’un bel éclairage permettant de distinguer la salle et le lac proprement dits, nous ne verrons que des éclairs zigzaguants et des formes géométriques partant dans tous les sens ! Horrible et décevant « son & lumière » !

Quand je lis qu’ils ont payé 8,4 millions d’euros en 2007 pour cet aménagement de merde de 650 malheureux mètres de galerie… 😯
No comment !

Nous pique-niquons le long d’un chemin en compagnie de corneilles et mettons ensuite le cap sur l’Almbachklamm.

Le parking y est difficile mais gratuit (je le précise car c’est exceptionnel !).

Cette gorge est plus longue que la précédente, mais le débit de la rivière est plutôt réduit et il y a pas mal de monde (même si sur les photos on s’arrange généralement pour attendre un creux 🙂 ).

L’eau a comme toujours une belle transparence légèrement turquoise.

Je n’ai pas pu choisir entre la version aérienne (celle d’AàG) et la version aquatique (la mienne) :

Certains passages sont creusés dans la roche.

Ces belles vasques donneraient envie de s’y baigner si l’eau n’était si froide (on y a trempé les pieds, si si !)

Cascade après cascade nous remontons l’Almbach

Pour ceux qui préfèrent l’option douche plutôt que baignoire :

Sur la fin le chemin devient horizontal.

Sur le retour, nous descendrons au pied d’une passerelle.

Vues du dessous :

Le lieu en inspire certains 😉

Silence, on creuse !

Une splendide chute d’eau dont on ne voyait pas le sommet :

Spéciale dédicace 😛

Nous partons à présent de l’autre côté de la frontière, à Hallein en Autriche. La ville ne nous a pas semblée fort entretenue, il y a des bars à djeuns et sinon pas grand chose.


La rivière Salzach

Il y a exactement le même bordel au niveau mine de sel, ça semble être la même société qui a commis les deux projets.

Près de la frontière nous nous arrêterons à un restaurant pour demander s’ils ont du sacher torte. La réponse est qu’ils n’en ont pas mais qu’ils ont un gâteau au chocolat qui y ressemble, juste que ce n’est pas la recette originale… Tu parles ! C’était immangeable et aucun goût de chocolat ! 👿

Nous ferons une petite promenade digestive près de l’église de Ramsau et hop, au dodo !

Berchtesgaden

Le petit déjeuner est toujours aussi bien ! Et le chat roux aussi 🙂

Il est tombé en amour avec la carpette de la voiture, qu’est-ce qu’il a pu se rouler dessus dans tous les sens et y faire ses griffes avec grand bonheur ! Il serait bien parti avec nous… ça aura au moins servi à dérider notre logeuse.

La météo n’a pas fort changé par rapport à hier mais ce n’est pas grave : cette journée est principalement consacrée au long trajet jusqu’à Berchtesgaden, à l’extrême sud-est de la Bavière. Une déviation sur la route de Münich nous fera perdre pas mal de temps et nous nous retrouvons à pique-niquer sur une aire d’autoroute hyper bruyante (genre avec 2 mètres de gazon pour séparer des voies).

Au centre de Berchtesgaden nous trouvons un premier office de tourisme où nous localisons une zimmer potentiellement intéressante. Pour y arriver, il faut monter une rue étroite dont la pente est indiquée à 24% ! Je crois que je n’avais jamais vu une route automobile aussi pentue…

La mauvaise nouvelle est que c’est belegt, la bonne nouvelle est qu’il y a un second office de tourisme dans cette partie de la ville. La dame tire certes une drôle de tête quand on lui annonce la fourchette de notre budget, mais finalement elle nous trouve assez rapidement une chambre pour 5 nuits – ohne Balkon (sans balcon), il est vrai que ça semble important ici, mais nous on s’en fiche !

C’est un peu excentré par rapport au centre-ville, ce qui n’est pas pour nous déplaire. C’est en retrait par rapport à la Alpenstraße donc nous ne devrions pas avoir trop de nuisances routières.

Nous pouvons à présent profiter de cette fin d’après-midi pour découvrir Berchtesgaden. Nous commencerons par la ville haute et la Franziskanerkirche.

L’usage des crânes dans la décoration (ainsi que le type de pierre) nous fera penser à Salzbourg, qui n’est d’ailleurs qu’à 30 km d’ici.

Cette belle pierre rosée se retrouve ailleurs dans la ville.
Nous monterons ensuite sur la colline d’en face à la plus récente Christuskirche (dont nous ne ferons pas de photo) pour bénéficier du point de vue.

Dans la vieille ville, les façades peintes foisonnent autant que les terrasses.

Rien n’est laissé au hasard, l’artiste a même peint l’ombre des personnages et des cadres de fenêtres.

A côté de la Rathaus se trouve la Pfarrkirche St. Andreas (St André).

On y retrouve différents blasons ornés de crânes.

La voisine directe est la Stiftskirche St. Peter und Johannes der Täufer (collégiale St Pierre et St Jean-Baptiste) avec ses deux tours massives.

La porte moderne est d’un tout autre style mais l’ensemble garde une certaine harmonie (même si l’enfant du milieu est glauque en gros plan !)

Dans le narthex sont affichés les avis de décès et de naissances. La couleur chaude des pierres contraste avec l’intérieur de la nef.

J’ai beaucoup aimé l’idée de cet arbre de lumière 🙂 En photo ça rend moins bien, malheureusement.

Il est temps de nous mettre en quête d’un restaurant.

AàG commandera – sans trop le savoir – un truc énorme, un demi-jambon ! On emporte discrètement ce qu’il ne parvient pas à finir, au cas où on croiserait un chat sur le chemin du retour :mrgreen:

Il y a du Meerrettich (raifort) fraîchement râpé en accompagnement de mon plat, ça déchire ! 🙂

Nous chercherons désespérément du sachertorte dans tous les établissements de la ville, on ira même jusqu’à s’installer dans un 4 étoiles qui l’a à sa carte, mais en vain… snif !

Nous revenons dans la ville basse par le cimetière illuminé. Il fait déjà nuit mais AàG tente la photo sans pied.

Un chat croise notre route et n’en croit pas sa chance en voyant atterrir à côté de lui un vrai festin, il s’en empare à pleine gueule et détale aussitôt avec son butin ! 😆

Au logement, c’est grande soirée bruyante dans le salon qui se situe juste sous notre chambre… Heureusement nos logeurs sont civilisés et s’arrêtent vers 22h. La lumière nous réveillera ensuite à 6h40 (il n’y a pas de volets et, qui plus est, un ancêtre de velux se trouve juste au-dessus du lit). Et puis on aura de la compagnie…

17 septembre 2008 – Châtel-Argent et les cascades de Lillaz

Ce matin la logeuse Elena est là, donc on n’a pas droit à la confiture d’abricots maison de la Mamma. Il n’y a même plus de chocolat, snif. De toute façon c’est notre dernier jour à la Casa Buillet. Normalement nous devrions quitter la région pour aller du côté de Breuil-Cervinia… mais le Gran Paradiso agit tel un aimant et nous décidons de passer les derniers jours de nos vacances ici. Seulement nous aimerions trouver un meilleur logement (et surtout un meilleur petit-déjeuner).

Nous partons à Villeneuve sous un beau ciel bleu, nous avons rendez-vous avec le Moyen-Age en personne.
Un large chemin piéton pavé monte aux ruines du château qui siège sur le rocher : Châtel-Argent. Nous allons d’abord voir l’église voisine et son cimetière, où se trouve notamment la tombe d’Emile Chanoux, résistant antifasciste et fervent défenseur de l’identité valdôtaine.

Il est encore tôt et les lieux sont déserts. Le soleil et la tranquillité sont des conditions parfaites pour visiter ce castello.
Au départ il n’y avait qu’une tour aux murs épais. L’aspect actuel du château date des 12ème et 13ème siècles mais il y eut probablement une fortification de cette position stratégique dès l’époque romaine.


Au premier plan, la chapelle Ste Colombe, fermée pour travaux


La porte d’entrée se trouvait en hauteur… plus facile à défendre, mais moins pratique pour les chats 😛

Le nom de « châtel-argent » vient du fait qu’on y battait la monnaie pour la Maison de Savoie.

Remarquez le chemin de ronde pentu, dont les pierres forment un escalier qui suit la pente de la colline et les créneaux des murailles.

La tour fait 9 mètres de diamètre à l’extérieur et 5.5 mètres à l’intérieur. L’épaisseur des murs est donc de 1,75m. Sa hauteur est de 15m.

Le site est pour l’instant en travaux, mais ils semblent être arrêtés. La chapelle Sainte-Colombe est complètement inaccessible avec ses échafaudages.
Nous profitons de l’échelle pour examiner l’intérieur de la tour, qui a bien entendu perdu ses planchers.

Bien que fort abîmées par le temps, les ruines de Châtel-Argent restent impressionnantes. Ci-dessous on distingue encore le chemin de ronde suspendu.

Nous allons poser nos bagages à notre nouveau logement, toujours à Aymavilles. Il s’agit du 14 frazione La Cleyraz, chez Sergio Laffranc. Les prix raisonnables et le coin isolé nous ont attirés. C’est une vieille dame puant le tabac qui nous accueille et nous montre une minuscule chambre vieillotte où le lit tient à peine. La salle de bain est du même acabit. Mais bon, ce n’est que pour dormir, et il n’y a heureusement pas d’odeur de cigarette dans la chambre. On ne va quand même pas passer la journée à chercher une autre chambre d’hôte. Et puis attention, il y a « vue sur le château », madame !!

Nous faisons quelques courses et mangeons dans le parc qui jouxte le cimetière. Il y a des tables de pic-nic, des moineaux, du soleil… Après cela, nous nous engageons sur la route de Cogne. Nous passons devant la cascade de la rivière Nomenon, qui nous fait toujours rire.
Plus loin, un lieu en contre-bas de la voirie avait éveillé notre curiosité en passant précédemment. Pas facile de se garer entre les lacets et les tunnels, avec les voitures qui foncent… cette fois-ci sera la bonne.

Ils dérivent une partie du torrent Grand Eyvia, je ne sais pas à quelles fins (hydroélectricité ?).

Le courant est vif, il ne s’agit pas de laisser échapper le cache de l’objectif ! Les flots impétueux et glacés ont une magnifique nuance turquoise…

On suit le flot canalisé jusqu’à un tunnel-pont, ensuite il passe en aérien et il ne nous est plus possible de le longer. Il s’engouffre sous un plancher de bois et disparaît sous la route. Je suppose qu’il se transforme en conduite forcée.

C’est un peu frustrant. Nous continuons ensuite vers Cogne, que nous dépassons pour rejoindre Lillaz (alt. 1617m) et ses célèbres cascades. Ils ont transformé le chemin qui s’y rend en un intéressant parcours géologique. Ils ont dressé là une bonne quantité de roches de natures différentes avec les explications s’y référant. Vraiment une bonne idée, je trouve !

Nous parvenons au pied de la première cascade et commençons à photographier. C’est une maigre chute.
Comme si un bus venait de débarquer, nous voyons une foule arriver… nous remontons vite la rivière vers la 2ème cascade, histoire de pouvoir prendre quelques vues avant que cela ne devienne impossible.

Cette seconde chute est beaucoup plus esthétique et possède un beau bassin. La couleur de l’eau a toujours ce fascinant bleu-vert. C’est vraiment très attirant… Mais n’écoutez pas cette sirène, la température aurait tôt fait de vous dégriser !


Vue plongeante (du haut vers le bas, donc)

Nous avons eu de la chance avec les autres touristes, ils ne sont pas montés. Il faut dire que le chemin des cascades possède, plus haut, une toute petite portion de chemin inaccessible aux personnes moins valides. Quelques fers à béton plantés dans la roche permettent de monter une « grande marche ». Mais ce n’est pas cela qui les a arrêtés, la pente de la montée initiale a suffit à les décourager.

Nous irons paresser un peu au pied de cette dernière grande cascade, allongés sur les immenses rochers verts, pieds nus. Après quelques ricochets, nous redescendrons. Le désœuvrement est un art que nous ne possédons décidément pas (sauf au bureau bien sûr 😛 ).

Nous voulions acheter des souvenirs à Cogne, mais tout est chiuso (fermé). Les magasins sont encore en pause de midi, ils ne rouvriront pour la plupart que vers 15h. Nous n’allons pas rester à attendre les bras croisés. Nous décidons de monter vers le musée minier alpin, installé sur l’ancien carreau de la mine. Ils exploitaient le fer dans ces montagnes.

Malheureusement là aussi nous trouverons porte close, et pas que pour le temps du repas ou de la sieste : le musée est temporairement fermé pour travaux. Du coup nous irons faire une petite balade dans la montagne en prenant un chemin de randonnée au hasard !

Le soir, nous irons manger au restaurant La Pinèta sur la route d’Ozein. Ils commencent à bien connaître nos têtes… Ensuite nous irons rejoindre notre « bed and breakfast », fraz. La Cleyraz. C’est pire que je ne le pensais : je n’avais pas mes lunettes tout à l’heure, en visitant. L’endroit se révèle sale en plus d’être petit et vétuste. Rien que prendre une douche est déjà un supplice. La nuit fut pénible.

La photo ci-dessous montre du gratte-cul (gratacul ou rosa canina), fruit de l’églantier (rosier sauvage). Son petit nom scientifique est cynorrhodon. On en fait de la confiture 🙂

Vendredi 15 septembre 2006 – Mines de sel

Après une bonne nuit chez la famille Rettenbacher (et un super petit déjeuner), nous partons pour Hallstatt la romantique. C’est une toute petite ville coincée entre son lac et un versant escarpé de la montagne (Dachstein). La partie ancienne est un village piéton construit sur la pente. On y accède par un tunnel routier sur le bord duquel se trouvent répartis quelques parkings. De là une série d’escaliers mène sur la « grand-place ». La première chose que nous voyons est donc un ensemble de toits, dont la plupart sont constitués de bardeaux de bois (le lien est pour Patriarch 😉 ). Deux personnes travaillent sur le toit supérieur, les voyez-vous ?

Le temps n’est pas au beau fixe et l’eau est très agitée sur le grand lac. Les vagues sont rapides et impressionnantes, les canards sont ballottés dans tous les sens, on se demande comment ils ne sont pas malades… pour un peu ils feraient des bonds ! Dans ces conditions, ce n’est pas facile de leur donner du pain – car cette fois-ci, j’ai prévu le stock, non mais oh ! Ils peinent sérieusement à attraper les morceaux ^^

Une de nos premières rencontres dans le village est un chat qui se fait mettre à la porte d’une boucherie 🙂 Lui et son petit copain (trop timide pour être pris en photo !) appartiennent à la maison voisine, qui a d’ailleurs construit dans son jardin une étroite passerelle en bois qui s’élève le long des réserves de bois, fait un coude et monte ensuite jusqu’à la fenêtre du premier étage !

Au coin de la place, un restaurant recycle ses machines à café d’une façon originale…

Nous visitons ensuite une église protestante néo-romane sur laquelle se trouve un panneau assez surprenant, que nous avons déjà vu à de multiples reprises au cours de notre séjour. Il y est écrit en allemand, anglais, français et russe que ce bâtiment est un bien culturel et qu’il est sous la protection de la Convention de La Haye en cas de conflit armé !

Nous montons ensuite à l’église catholique « Katholische Pfarrkirche » par des chemins étroits et un peu raides, fréquentés qui plus est par d’étranges personnages :

L’église est entourée d’un cimetière décoré très esthétiquement.

Il y a énormément de sculptures sur bois.

Vu le manque de terrains disponibles, les bornes de pierre délimitant les tombes doivent être enlevées pour pouvoir descendre un cercueil.

Le cimetière était d’ailleurs tellement exigu que très vite il s’est retrouvé plein. Un ossuaire a donc été aménagé dans la St Michaelskapelle. Vers 1600, on a commencé à y transférer les vieux ossements (principalement crânes, tibias et fémurs).

Ce petit ossuaire paroissial accueille ainsi près de 2000 crânes, dont environ 600 ont été peints avec le nom, la date de décès et une guirlande de végétaux caractérisant symboliquement le défunt : rose, laurier, lierre ou chêne.

Ces peintures sont faites avec beaucoup de respect pour le mort et correspondent en quelques sortes à des prières.

Actuellement, seuls les habitants qui le mentionnent explicitement rejoindront l’ossuaire, et seulement après 10 ou 20 ans d’inhumation.

En-dessous de l’église devait se trouver un autre ossuaire, ou du moins c’est ce qu’on en a déduit, car les dalles composant le sol comportent une tête de mort en relief et on voit dans la falaise des aérations qui laissent à penser que la crypte s’enfonce profondément. Un vitrail a été relégué dans le premier niveau sous l’église :

Je n’ai malheureusement pas d’autre photo de l’intérieur de l’église, il y avait trop de gens et pas assez de lumière.

J’aimais beaucoup sa porte d’entrée, très travaillée. Le sens du détail se retrouve jusque dans le robinet du cimetière !

L’élévation de l’église nous offre une très belle vue sur le village et le lac, ainsi que sur le temple protestant. A noter que leurs cloches ne sont pas synchronisées 😉

On s’enfile de petits chemins au hasard, et ici où là un détail attire mon œil sur les façades…

…et notamment une inscription « 20 C+M+B 06 » tracée à la craie sur presque toutes les portes d’entrée. Nous l’avons vue un peu partout en Autriche sans savoir ce que cela signifiait jusqu’à présent. C’est en fait le signe que le curé a béni cette maison. L’inscription comporte l’année de la bénédiction et le C+M+B signifie Christus Mansionem Benedicat : que le Christ bénisse cette maison.

On remonte à la voiture pour pique-niquer, il y a énormément de vent. S’ensuit une grande séance de nourrissage de toutes les bêtes à plumes que nous croisons : les plongeurs fuligules, colverts, cygnes… et même des moinouilles !

On achète pas mal de souvenirs en sel gemme, cela nous vaut un trajet supplémentaire vers la voiture car c’est lourd et volumineux. Je commence à en avoir ma claque de tous ces escaliers, mes mollets ont deux semaines difficiles derrière eux et ils sentent le retour à l’écurie qui approche !

L’après-midi sera consacrée au chemin des mines, le Soleleitungsweg. Il y a le funiculaire de Salzberg qui permet d’accéder directement à la mine touristique, mais cela ne nous intéresse pas. Sur l’IGN (affichée dans la rue !), il y a d’ailleurs une belle mine indiquée sur le « chemin des radins » (traduction : chemin qui boycotte un téléphérique). Mes mollets grommellent un peu mais c’est parti mon kiki, 600m de dénivelé dans la forêt.

Ce n’est pas désagréable quoi qu’un peu monotone. On croise régulièrement des pipelines de saumure, dont certains ne sont plus que des vestiges en triste état. Nous arrivons à une grosse maison abandonnée, dont la cave comportait un atelier et une petite forge. Ce bâtiment est lié à la mine Franz Jozef, dont l’entrée monumentale se trouve de l’autre côté du sentier. Quel dommage qu’on ne puisse pas la visiter !

Nous dépassons l’arrivée du funiculaire, à partir d’ici c’est une route revêtue de bitume. Dans la forêt nous repérons des vestiges (treuil, borne pour délimiter les concessions…) Nous passons devant la mine-musée Salzbergwerk : Kaiserin Christina Stollen. Là aussi, l’entrée donne bien envie, mais les tralalas touristiques ne nous tentent vraiment pas.

Nous poursuivons le chemin, sur lequel nous rencontrons de nombreuses entrées de mines, certaines semblent liées au musée, d’autres semblent gérées par le groupe Salinen Austria, que ce soit pour du pompage, de la ventilation ou de l’extraction nous n’en savons rien… Il est mignon son petit « chapeau » vous ne trouvez pas ?

La route est de plus en plus raide. Vient un tronçon comme je n’en ai jamais vu, une pente pareille c’est de la démence !!! Je ne sais pas combien de pourcentages cela faisait, mais ça doit être plus que limite pour les voitures. On n’en croyait pas nos yeux (par contre on en a cru nos mollets).

La ballade continue plusieurs heures, toujours en mode « montée ». D’après l’IGN on est à présent 1100 mètres au-dessus du niveau du lac. Les entrées de mine deviennent de plus en plus espacées, on fatigue et on se lasse. Je me demande si toutes ces entrées sont reliées de l’intérieur, si cela ne forme qu’un seul réseau ou pas…

Nous faisons le trajet du retour sous la pluie, du coup on s’autorise un thé avec une sacher torte dans un restaurant le long du lac. Une fois l’estomac plein, le moral va déjà mieux même si on est toujours trempé comme une soupe !

On reprend la voiture vers Abtenau, où nous prendrons notre repas au Gasthof Post. Tout se passe bien si ce n’est que… ils sont en train de fêter bruyamment un anniversaire de mariage (les noces d’or je crois) !! Woulalah l’ambiance de bal musette autrichien, on s’en serait voulu de rater ça 😀

Jeudi 14 septembre 2006 – Salzburg, le bagne

Aujourd’hui il est prévu de visiter la ville de Salzburg. J’y vais un peu à reculons, je n’aime pas trop les villes et après avoir vu Vienne il y a quelques années, j’ai l’impression que celle-ci ne peut m’apparaître que fade…

La nuit au Gästehaus Rettenbacher se passe bien, et la logeuse est aux petits soins pour nous pendant que nous dévorons ses confitures maison et les petits pains qu’elle nous réchauffe au four, mmmmh ! Bien qu’elle ne parle quasiment pas anglais, nous parvenons à échanger un peu et elle nous donne une astuce pour aller moins cher en bus jusqu’à Salzbourg.

Finalement, au vu des horaires, nous n’utiliserons pas cette astuce et nous irons en voiture jusqu’à Rehhof. On se gare dans une petite rue tranquille et on rejoint ensuite l’arrêt de bus. Nous n’avons pas longtemps à attendre et le PostBus nous emmène directement jusqu’à la Mirabellplatz.

Cela donne une étrange impression, ces gros boulevards, cette circulation… tout un stress latent que je me prends en plein. J’avais oublié tout cela au creux des montagnes. Ca ne me manquait pas :-s

Nous gagnons rapidement la vieille ville (plus ou moins) piétonne. Il y a énormément de touristes, notamment asiatiques. Tout le monde se bouscule sans faire le moins du monde attention aux autres, l’ambiance est oppressante. Dans les rues commerçantes, remplies d’enseigne en fer forgé, les prix sont abominablement élevés. Ce n’est pas ici que nous trouverons des souvenirs à ramener…

Au détour d’un coin de rue, la petite musique de nuit de Mozart nous tombe dans l’oreille. Un groupe russe composé de trois balalaïkas et un accordéon (!) interprète plusieurs grands succès « classiques ». Malgré l’exotisme des instruments par rapport aux compositions d’origine, leurs adaptations sont superbes. Ils jouent avec talent et passion, et nous leur achetons un CD pour les encourager.

Nous ne savions pas que la mort nous attendait au tournant…

Les églises sont présentes en nombre. Nous en visitons quelques unes mais j’ai eu la flemme de noter les noms. Je suis nulle en vocabulaire religieux alors ne m’en voulez pas si je confonds certains termes… Je sais que nous avons vu la cathédrale (Dom) et sa crypte (sans intérêt).

La symbolique de la décoration fait très souvent référence à notre sort final commun…

Ce style peut paraître morbide ou de mauvais goût, mais la philosophie sous-jacente est somme toute assez saine, la mort ne doit pas être un tabou.

Il y a également des peintures plus « classiques » et les célèbres chérubins chers à Juliette – poutiniii !!

Nous avons également visité la basilique St Pierre, aussi appelée l’abbatiale bénédictine, dont la décoration de style « rococo » ne m’a pas tellement plu.

Par contre sa grille en fer forgé était magnifique.

Je ne sais plus si c’est dans l’église franciscaine ou celle des capucins que nous avons vu des imitations de nuages particulièrement kitsch ? Nous avons raté le tombeau de Paracelse, qui se trouve près de l’église St Sébastien… enfin on l’a peut-être vu, mais sans « tilter ».

Les plafonds et coupoles sont particulièrement somptueux. Le contraste est parfois saisissant avec les lustres « modernes ».

Encore une autre, que je suis incapable de nommer…

…avec des nichées de petits « poutinis » dans tous les coins ^^

Ce que j’aime, ce sont les endroits un peu plus sobres… où on peut encore parfois admirer les anciennes peintures qui couvraient les colonnes.

On décide de faire un repas de gâteaux (je sais c’est honteux) et nous refranchissons la rivière Salzach en quête d’un Sacher Torte. Nous passons devant la maison de Mozart sans nous y arrêter. Il n’aimait pas Salzbourg et je le comprends de plus en plus.

Sur le boulevard, de petits salons de dégustation offrent des pâtisseries. Nous en avisons une qui possède quelques minuscules tables dehors, dont une est encore libre, par chance. Ca fera l’affaire ! Nous nous y installons et je m’apprête à aller commander au comptoir quand deux gars qui fument comme des pompiers (la cigarette me rend malade) s’approchent. Le premier me cause en autrichien alors évidemment je ne comprends pas. Il me montre une chaise, j’interprète cela comme une demande de nous l’emprunter et j’acquiesce. Les deux gars s’installent ! Tout de suite nous réagissons en leur disant que nous ne partions pas, que nous utilisons cette table. Entre deux bouffées de cigarette, il me crache agressivement que nous sommes deux, ils sont deux, la table a quatre chaises et donc ils y restent. Devant cette logique imparable et vu l’apparence pas très nette des gars, nous levons le camp après avoir montré assez clairement notre désapprobation, ce qui nous vaut (ce que je suppose être) quelques insultes en prime ! Je précise que la table avait à peine la surface nécessaire pour poser deux tasses de café et deux sous-tasses.

Dans une « konditorei » un peu plus loin, nous nous rendons directement à l’intérieur pour choisir. Le couloir entre le comptoir et les tables est étroit. Nous hésitons sur le choix car il n’y a pas de sachertorte. Une serveuse passe en trombe et me bouscule tellement violemment que j’en tombe presque. Pas un geste, pas un regard, pas une excuse… c’est « normal », quoi. Nous fuyons immédiatement les lieux, furieux. C’est quoi cette ville de malpolis ? Deux semaines dans les villages de montagne et nous serions déjà inadaptés aux villes ?!

Nous marcherons longuement sans trouver notre bonheur. Finalement, le salon de thé d’un hôtel fera l’affaire. Les gâteaux ne sont pas exceptionnels (ce n’est que de l’air) mais ils sont tout à fait comestibles et, cerise sur le gâteau, les serveurs et serveuses sont polis et presque souriants. Ca nous change.

Nous allons ensuite nous promener sur d’anciennes fortifications verdoyantes qui donnent un beau point de vue sur le centre ancien. Le chemin monte alors du coup il y a moins de touristes, ça nous permet de respirer un peu.

Nous passons devant un musée contemporain sur le porche duquel un prototype de voiture est exhibé à grand renfort de bimbos exposant leurs seins et leurs fesses. Le tableau forme un tel stéréotype que ça me donne envie de vomir. Heureusement nous n’avons avalé que de l’air ce midi !

Nous jetons subrepticement nos trognons de pomme dans la forêt, c’est très mal et nous en rions beaucoup. Nous sommes vraiment des vandales ! [Si vous ne comprenez pas c’est normal, c’est simplement qu’un voyageur ayant jeté son restant de pomme dans la montagne s’était fait copieusement engueuler et l’avait relaté dans son carnet de voyage.]

Après une rencontre fortuite avec un chat dans une clairière, nous redescendons vers la vieille ville (aldstadt) par un bel escalier couvert. Un impressionnant orgue noirci est incrusté dans la paroi d’un bâtiment, à l’extérieur. La photo ne donne rien alors je ne vous l’ai pas mise.

Nous visitons une église et nous y recroisons la même mendiante que ce matin. Il s’agit d’une jeune fille (habillée bien plus richement que nous !) qui va « chercher le client » à l’intérieur même des églises, ne terminant son flot de paroles que lorsque sa proie (généralement une vieille dame qui était en train de se recueillir) a cédé. Je suis outrée par ce procédé. Dans la première église, elle avait fini par se faire repérer et une religieuse l’avait raccompagnée jusqu’à la porte d’un air très mécontent. La soi-disant mendiante, nullement intimidée, a retrouvé une de ses copines qui l’attendait dehors et toutes deux se sont immédiatement fondues dans la foule. Cette fois-ci même scénario, je vois bien que la dame à qui elle s’en est prise n’arrive pas à s’en défaire. Dans une vaine tentative d’intimidation, je m’approche en fusillant du regard la pseudo-mendiante. L’effrontée me reconnaît et soutient mon regard tout en continuant sa litanie destinée à la dame. Celle-ci n’est pas dupe mais cède pour avoir la paix… c’est vraiment crapuleux.

Un peu plus loin, un couple de japonais fait un tour de calèche en costume de jeunes mariés. Ils passent, radieux, devant les affreuses pubs géantes prétextant la présence d’échafaudages pour défigurer le Dom (cathédrale)… cfr. 4 photos plus haut. Cette ville est étourdissante. Je n’ai pas du tout aimé m’y balader. Pour parler crûment et partialement, Salzburg me donne l’impression d’une ville de bourgeois complexés de ne pas être des aristos, et voulant de ce fait péter plus haut que son c..locher. (Enfin, ses clochers.)

Nous terminons nos visites touristiques par le Petersfriedhof (cimetière St-Pierre), endroit à peine moins mouvementé. La décoration des sépultures et la richesse de leurs symboliques sont impressionnantes.

Une sculpture qui m’a spécialement attirée :

Nous ne résistons pas à l’annonce de « catacombes » mais il s’agit tout juste de quelques petites galeries creusées dans la falaise.

Malgré tout l’endroit est agréable. Comme l’entrée est payante, il y a moins de touristes et l’ambiance est un peu plus adaptée aux lieux.

Suit un moment de calme et de silence dans le Mirabell Garten, un jardin public possédant une jolie fontaine et où nous mangeons une viennoiserie qui ne mérite pas son nom. Dernière quête : trouver le bon arrêt de bus pour rentrer à la pension. En effet, vu les travaux à la place Mirabelle, l’arrêt est déplacé. C’est assez épique de comprendre les instructions en allemand pour se rendre au bon endroit… mais nous sommes motivés à relever le défi ! 😉

Rentrés à bon port, il est temps de songer au souper. Au centre de Golling, nous hésitons un moment puis rentrons dans un restaurant possédant à l’arrière un jardin assez sympathique. Malheureusement le serveur l’est beaucoup moins (une porte de prison serait plus aimable), et le menu se révèle quasiment immangeable. Le pire repas que nous ayons eu pendant ces vacances. De plus on a failli partir sans payer tellement il nous a fait attendre longtemps après l’addition. Disons que ça clôture en beauté cette journée de merde.

Pour conclure, petit clin d’oeil aux pigeons salzbourgeois 😉

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