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Nous sommes enfin dans le Finistère !

Première visite, la cathédrale Saint-Paul-Aurélien à St-Pol-de-Léon. Nous arrivons par le chevet.

Cette basilique-cathédrale a été construite entre les 13e et 16e siècles.

Les deux tours ont des clochers différents.

Tout est en granit, excepté la nef qui est en pierre de Caen. Elle fait 16m de haut.

Les peintures de la croisée du transept sont mises en valeur par un éclairage particulier.

Quelques détails sur les pierres sculptées :

Les styles disparates semblent indiquer plusieurs époques (voire, pour certaines, des reconstitutions modernes ?)

L’orgue est anglais et porte la date de 1658.


Saint Antoine et son cochon

Les fonts baptismaux et la rosace :

Ne me demandez pas qui c’est, en tous cas il n’a pas l’air sympa et ses dents sont acérées !

Le choeur possède 66 stalles en chêne du 16e siècle.

Détail sur le dais :

Ces sculptures sur bois sont de vrais chefs-d’oeuvre.

Le nez des personnages est souvent cassé.

Les miséricordes (voir l’origine de ce nom) s’inspirent de sujets très variés, religieux comme profanes.

Un ours enchaîné :

Certains s’emmerdaient pendant les offices et faisaient des graffitis (ah ces jeunes, j’vous jure !).

Le premier appuie-main ressemble, je trouve, à un canard musicien.

Le second, ci-dessus, est un « Johnny ». Les johnnies partaient, de Roscoff, vendre leurs oignons en porte-à-porte en Angleterre. Nous sommes ici dans la ceinture dorée propice aux cultures maraîchères.

Les dragons se retrouvent souvent dans les décorations (avis aux chasseurs, il y en aurait 41) car Saint Pol Aurélien aurait débarrassé l’île de Batz d’un de ces spécimens… Merde et la biodiversité alors ?

Selon certaines hypothèses, ces colonnades (ci-dessus et ci-dessous) seraient des lithophones

Les vitraux présentent aussi bien des thèmes classiques que marins (la pêche miraculeuse).

Détails sur un échassier (grue cendrée ?) et sur les poissons agonisant oO’

Voici les étagères de la nuit :

Des crânes sont contenus dans ces 34 « boîtes à chef » en bois peint. Les autres os étaient rassemblés dans un charnier. Cette coutume permettait de faire de la place pour les nouveaux défunts.

Voici une copie de la cloche celtique Hir-glaz que St Paul Aurélien aurait trouvée dans le ventre d’un poisson.

Il n’y a rien à faire, ces affiches me font toujours sourire… (désolée pour les reflets)

Nous finissons par la tombe de Marie-Amice Picard, dont la curieuse histoire de « martyrologe vivant » est racontée sur un panneau explicatif.

Nous retournerons pique-niquer près de la voiture puis irons nous promener dans les rues de St-Pol. Le temps s’est couvert. Voici les lavoirs alimentés par la fontaine de la gloire (Lenn-Ar-Gloar).

La ville est riche en patrimoine architectural mais ni le ciel nuageux ni les rues étroites et pleines de voitures ne sont propices à la photographie.

Cette échauguette d’angle est celle de la maison prébendale de la Grand Rue. Elle date du 18e siècle et est aussi appelée hôtel de Kermenguy.

Nous allons ensuite à la chapelle Notre-Dame du Kreisker, qui n’a rien d’une chapelle au sens usuel ! Sa flèche de 78m est la plus haute de Bretagne. Ce n’est pas la façade la plus aisée à prendre en photo, mais on voit bien la tour de granit.

Malheureusement pour nous, les visites du clocher (qui n’a plus de cloches) ne sont possibles que jusque fin août 😦

En fait l’intérieur est vide et assez délabré. C’est déprimant.

Ce retable date du 17e siècle, comme la chaire.

Détails :

Le triforium dans lequel j’aurais bien été me balader ^^

Ces vitraux modernes ne sont pas du tout à mon goût…

Nous partons déposer les bagages dans notre nouvelle chambre d’hôtes à Sibiril, avant d’aller visiter Roscoff qui sera le sujet de la prochaine note.

Et d’ici là, n’oubliez pas ! 😆

L’île Grande n’est pas si grande que ça, et pas si île non plus : elle est reliée au continent par un pont depuis 1891.

Nous traversons l’île et nous garons près des anciennes carrières de granit, où se trouve la station ornithologique de la Ligue pour la protection des oiseaux. Le centre n’est pas visitable mais on peut approcher les volières extérieures.

Une longue langue de roches s’enfonce dans la mer, c’est la pointe de Toul-ar-Staon – enfin je pense, car selon les cartes c’est parfois elle ou parfois sa voisine du sud-ouest qui porte ce nom !

Nous allons aussi loin que nous le pouvons pour admirer de plus près la force des vagues.

A un moment je m’arrête, je ne suis pas tranquille car la mer est montante or un passage bas va se faire envahir dans notre dos si nous continuons. Pis je suis pieds-nus et tous les mini-coquillages incrustés sur les rochers commencent à me faire mal.

AàG me laisse son sac et continue, tandis que moi… je fais le guet !

C’est hypnotisant de regarder la mer progresser insensiblement, vague après vague.

Je remonte les affaires au fur et à mesure, à un moment avec trop de précipitation ou trop peu d’attention je ne sais, en tous cas mon pied heurte soudain un rocher… Ouatcha ! Mon petit orteil a dégusté, on se sent vivre !

Bientôt il va falloir se mouiller les pieds pour repasser. Je crie pour qu’AàG m’entende mais c’est peine perdue avec le fracas des vagues. Heureusement il revient bientôt et parvient à faire un beau saut, presque à sec !

J’examine mon pied pour voir les dégâts, il n’y a pas grand chose d’apparent, ça saigne juste un peu. Je remets mes sandales et revient en grommelant claudiquant.

Une fois de retour près de la station, nous allons photographier les maints et maints cairns.

Il y en a à perte de vue, c’est impressionnant.

Autant dire qu’après les récentes tempêtes, il ne doit pas y en avoir un seul qui soit resté debout 😦

J’enlève à nouveau mes chaussures, ça me fait moins mal pieds-nus finalement.

Certains ont essayé des formes de land art plus… horizontales, dirons-nous.

Ca fait un peu « géoglyphes de Nazca » version miniature, ne trouvez-vous pas ? :mrgreen:

Tous les mêmes et pourtant chacun si différent…

Bon stop, là ça devient de l’abus, faut parvenir à s’arrêter 😆

Juste une petite dernière ? Bon allez, d’accord !

Nous allons jusqu’à la plage pour mettre les pieds dans l’eau.

Ca vous tente une partie de dé ? Ne le lancez pas sur mon pied siouplé !

Ces ruines furent initialement une maison de goémoniers, qui servit ensuite d’abri pour les carriers et fut finalement transformée en auberge de jeunesse.

Il semble que ce bâtiment fut utilisé comme cible d’entraînement par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.

Nous nous installons aussi confortablement que possible sur les rochers, et c’est parti pour le ballet !

Ca va, vous n’avez pas le mal de mer ? Le blog ne tangue pas trop ?

J’espère que vous entendez le bruit des vagues et goûtez l’air salé par les embruns…

Bon, il faut bien décider à s’arracher de là à un moment ou un autre…

Nous repassons devant les volières de revalidation de la LPO.

Les copains viennent rendre visite aux jeunots, sympa non ?

Nous allons au centre-ville de Perros-Guirec. Je trouve une pharmacie encore ouverte et montre mon petit orteil gonflé, rouge avec une belle barre violette. Il est au mieux contusionné, au pire cassé. De toute façon ça ne change rien au traitement.

La pharmacienne est de très bon conseil étant donné qu’elle-même s’est cassé deux orteils récemment en allant sur l’île de Bréhat !

Nous cherchons ensuite un restaurant ouvert, « normal » et avec des prix décents. Eh bien, nous n’aurions jamais cru que ce serait une telle galère 😯

Nous en profitons au passage pour visiter l’intéressante église de Saint Jacques.

Nous commençons à descendre des rues au hasard et on finit par se paumer complètement. On arrive sur un gros boulevard que l’on suit et qui tourne… Résultat, on revient à notre point de départ une heure plus tard ! C’est mon orteil qui est content ! (et l’estomac d’AàG :mrgreen: )

Finalement nous décidons avoir assez vu Perros-Guirec comme ça, et malgré l’heure tardive nous reprenons la voiture pour – espérer – manger à Tréguier. Nous y trouverons une petite pizzeria qui a au moins le mérite d’avoir innové dans le nom de ses pizzas : voulez-vous commander un virement ? un IBAN ? une « parrain » ? 😆

Nous arrivons juste à temps dans notre chambre d’hôte pour voir un brouillard engloutir la cathédrale St-Tugdual dans la nuit 🙂

Trajet en voiture depuis la Belgique, visite de l’île de Reichenau, de Constance et sa cathédrale, petit tour à Radolfzell

Je résume les deux premiers jours en une seule note, le premier étant consacré à la route.

A peine partis de chez nous, nous tombons dans un monstrueux embouteillage sur l’E411… ça commence bien ! On a l’impression qu’on ne parviendra jamais à destination. Mais une fois la frontière passée, le trajet se déroule beaucoup mieux et nous arriverons sans problème dans un petit village faisant partie de Meersburg, un peu en retrait du Bodensee (lac de Constance). La veille (mieux vaut tard que jamais !), nous avions pu y retenir une chambre par l’intermédiaire de ma mère qui parle allemand.

S’il y a une citation à retenir du trajet, ce sera AàG plaisantant devant le nombre de panneaux mentionnant ce nom : « Toutes les routes mènent à Ausfahrt » 😆 (ausfahrt signifiant « sortie » en allemand)

La logeuse ne parle pas un mot d’anglais mais avec mes quelques mots d’allemand, mes souvenirs de néerlandais et le langage universel des mains, nous parvenons à nous comprendre 🙂 Nous mangerons tout près, à Ahausen, dans un petit restaurant tenu par un ex-Strasbourgeois établi depuis près de 40 ans en Allemagne. AàG n’avait pas tout compris, aussi à la fin du repas quand le patron vient nous saluer, il s’exclame admiratif « Vous parlez vraiment très bien français ! » :mrgreen:

Comme il n’y a pas de petit déjeuner inclus, nous nous permettons le luxe de ne pas mettre de réveil. Étant donné la présence de volets et l’extrême calme de cette habitation, ni lumière ni bruit ne nous réveilleront et nous dormirons comme des loirs durant tout notre séjour dans cette chambre. Ça tombe bien car nous avions pas mal de sommeil à récupérer…

Le temps est couvert ce matin, nous n’aurons pas un beau ciel bleu pour illuminer le lac. Les couleurs des photos seront ternes mais au moins il ne pleut pas !

Une cafetière nous permet de parer au plus pressé (donner de la caféine à AàG ! vital !) et ensuite nous allons choisir quelques douceurs dans une boulangerie où la vendeuse a l’air particulièrement dépressive. En route vers Reichenau Insel, également appelée l’île aux légumes. En effet, le microclimat permet une importante culture maraîchère et fruitière sur cette île de 4.3km².

La route est continue, on ne se rend pas vraiment compte que c’est une île car Napoléon III fit construire une digue jusqu’à la terre ferme. Des allées de peupliers bordent la route et la piste cyclable.

Nous nous garons à Mittelzell, le plus gros des trois bourgs de l’île. Nous faisons le tour extérieur de l’abbaye Sainte Marie (Münster St. Maria und Markus) et son jardin de simples, la visite de l’intérieur sera pour plus tard (nous sommes dimanche matin).

Nous prendrons un chemin de promenade jusqu’à la pointe nord-ouest de l’île. Le plus souvent nous longeons le lac. Il y a des arbres magnifiques, et certains semblent nous suivre du regard…

De temps à autre un coureur portant dossard nous dépasse. Des hauts-parleurs au loin crachent leurs encouragements et les noms des arrivants au relai. J’ignore combien de tours de circuit ils doivent faire, des gens leur tendent des gobelets d’eau et des éponges dégoulinantes qu’ils prennent sans ralentir et jettent quelques mètres plus loin.

J’ignorais qu’il y avait des espèces de crocus à floraison automnale, aussi cela m’a surprise de tomber sur cette prairie fleurie !

Dans une véritable mer de choux, nous apercevons l’église Saints Pierre et Paul à Niederzell 🙂

Ces anciennes peintures murales datent du début du XIIe siècle. Une chapelle transformée en musée est également visitable. Nous nous enfuyons lorsqu’un car de touristes arrive.

Reichenau possède un très riche et long (plus d’un millénaire !) passé monastique. On peut encore admirer trois églises bâties entre les IXe et XIe siècles. L’île est classée au patrimoine mondial de l’humanité.

Le sentier continue au milieu des pommiers, poiriers, noyers, cognassiers, pruniers, etc. mais aussi des plants de tomates, des choux, des salades, des vignes, etc.

Le maraîchage est omniprésent et nous penserons souvent à Delf & Fred durant cette journée ! Les serres (où nous verrons notamment des aubergines) alternent avec les champs, c’est un peu mélancolique sous le ciel gris mais non dépourvu de charme…

Voilà des photos bien de saison ! Certaines variétés de courges sont rigolotes avec leur petit chapeau, leurs « pustules » ou leurs formes exta-terrestres 🙂

Pour terminer cette série de légumes, les splendides artichauts fleuris…

Souvent au bord de la route on trouve une petite table avec des raviers remplis de prunes à vendre, ou autre récolte… Parfois quelqu’un attend à côté, souvent une simple tirelire est là pour recueillir les sous des honnêtes passants acquéreurs ! Je n’oserais jamais imaginer ça chez nous, hélas 😦

Nous pique-niquons sur un banc entourant le tronc d’un arbre majestueux. C’est la fin du wynendaele que nous avions emporté, ouf, il commençait à empuantir le coffre ! :mrgreen: Un petit détour aux toilettes (d’un état irréprochable et dans lesquelles se trouve la liste des autres toilettes publiques de l’île si on a envie de toutes les visiter !) et ensuite nous retournons vers l’abbatiale Sainte Marie.

La nef est large et très sobre avec ses piliers carrés et ses voûtes romanes. Son plafond est un berceau en bois.

Plusieurs détails tranchent avec cette apparente simplicité, comme la grille en fer forgé très ouvragée, ou encore le plafond.

Le chœur est très plaisant avec son style gothique flamboyant. Paradoxalement c’est la partie la plus ancienne de l’église : il fut consacré en 816 (la nef date quant à elle du XIIe siècle).

J’ai bien aimé balancer le bénitier, en bronze (?) tout comme les fonts baptismaux.

Une copine qui nous attendait dehors 😉

Nous n’avons fait que passer à Oberzell, nous n’avons donc pas visité la 3e église, St-Georges.

Nous partons à présent pour la ville de Constance (Konstanz) et trouvons sans peine à nous garer dans un parking périphérique (gratuit le dimanche). Il y avait là plusieurs vélos personnalisés de bien sympathique manière, je vous présente le vélo girafe 😀

Constance a été fondée par les Romains. Elle a subi peu de dégâts durant la dernière guerre du fait de la Suisse voisine.

Nous déambulons dans la vieille ville piétonne. Les façades peintes sont légion.

Il y a de très originales fontaines dans Constance. Voici la Karl Steuer Brunnen, fontaine en bronze dédiée à Karl Steuer. Elle fut créée par Grabert sur le thème du carnaval (inauguration en 1998).

La cathédrale Notre-Dame de Constance (Konstanzer Münster) n’était pas aisée à photographier, pour l’extérieur je vous renvoie à cette photo (wikipedia).

Ses pierres en grès ont fort souffert de la pollution. Durant ces 20 dernières années les rénovations se sont succédées.

Voici la nef avec ses massives mais néanmoins élégantes colonnes. Taillées d’un seul bloc, leur grès provient de Rorschach (le lieu, pas le psychiatre 🙂 ). L’orgue vient de Bonn et date des années ’50.

Durant toute la belle saison, les plateformes des tours sont accessibles aux visiteurs. On voit même un peu les cloches au passage 🙂

Cela donne un beau panorama sur la ville :

On peut même encore monter d’un cran via l’escalier ci-dessous, et ainsi accéder aux « balcons » de la tour.

Nous avons vu un zeppelin se promener dans les cieux, ça avance vite !

Nous croyions que ce pont sur le Rhin constituait la frontière avec la Suisse, mais si on en croit les cartes il y a encore un tout petit bout de territoire allemand de l’autre côté.

Sur cette dernière photo, on aperçoit le sommet de la Tour du Rhin (Rheinturm), dont vous trouverez une belle photo ici (prise de la rive opposée).

A présent rejoignons le plancher des vaches !

Nous avons marché jusqu’au Rhin et ensuite longé l’eau jusqu’au port de Constance. Le ciel s’était dégagé et les terrasses étaient bondées. Nous n’avons pas pris de photo de l’imposante statue tournante Impéria, qui à notre avis défigure le port plutôt que l’embellir.

Dans le parc et dans la ville, plein de barrières et d’animations : un triathlon a lieu… décidément, c’est la journée ! AàG, voyant passer plein d’enfants avec des ballons remplis d’hélium (cette hérésie), ne put résister à la tentation et chercha partout où était le stand qui en distribuait !

Pour en terminer avec Constance, voici quelques images qui donnent une vision (partielle) de la fontaine de l’empereur (Kaiserbrunnenvue générale). Avec son côté ludique et irrévérencieux, je l’ai adorée 😀


Lapinou à tresses avec queue de poisson

Les artistes Barbara & Gernot Rumpf y ont caché plein de références au passé de Constance, par exemple le paon à trois têtes représente l’église avec ses trois papes (cfr. le concile de Constance qui mit fin au grand schisme d’occident au XVe siècle).

La fontaine proprement dite date de 1897 et fut conçue par Hans Bauer. Elle « a perdu ses statues d’origine dans les années ’40 » comme il est pudiquement fait état sur les sites d’information touristique. On peut imaginer que la guerre n’est pas étrangère à cette perte.

A ceux qui se rendent à Constance, je signale l’existence d’un fichier pdf proposant deux tours de la ville avec les explications s’y rapportant (en français).

Nous nous rendons ensuite à Radolfzell, petite ville située sur la partie du lac de Constance nommée Untersee et même plus précisément Zellersee. Le ciel est à présent radieux !

Avant de visiter l’église, AàG lâche son ballon… qui s’est accroché et a bien failli rester prisonnier avant de finalement s’envoler pour de bon.

Comme l’a doctement fait remarquer une fillette de 8 ans qui le connaît bien : « AàG c’est comme un enfant mais en plus gros » (sic) 😆

Pour rejoindre le lac nous devons traverser la gare, zone pas très intéressante. La lumière est devenue magnifique et beaucoup de monde profite de ce soleil qui fut le grand absent de la journée. Nous avons faim mais nous avons envie de rester ici, AàG va donc chercher des pizzas pendant que j’attends qu’un banc se libère !

On a eu la « vaisselle » nettoyée gratos 😆

A un endroit de la rive, des galets ont été assemblés en sculptures verticales. Cela forme des cairns très aériens, c’est joli.

Le soleil se couche sur le lac, et c’est simplement beau.

Nous faisons une longue promenade digestive jusqu’au cap sud-est mais nous ne parviendrons pas au bout de la pointe, la lumière diminue trop, il faut songer à faire demi-tour avant que la nuit ne tombe complètement.

Ça traîne un peu sur le retour, le mal de pieds se fait sentir car nous avons pas mal crapahuté sur le bitume aujourd’hui et je n’avais pas mis mes chaussures de rando.

Nous arrivons juste à temps pour saisir la tour de l’église à l’heure bleue…

Sur la route du retour, je me ferai arrêter par la Polizei pour un contrôle des papiers. Tout juste 24h qu’on est là, ça ne traîne pas 😯

A quelques kilomètres de notre destination, notre petite route de campagne est soudain barrée. Heureusement je ne roulais pas trop vite car dans la nuit, ça surprend ! Nous avions déjà remarqué non sans perplexité ces grandes barrières. Quel but servent-elles ? Aucune idée. Nous avons fait beaucoup d’hypothèses là-dessus : route inondable ? migration de batraciens ? réquisition pendant les récoltes ? neige ? circulation locale uniquement entre certains heures ? Mystère et boule de gomme !

Un horaire est indiqué sur un panneau, mais malgré qu’on était dans la ‘mauvaise’ plage horaire elles étaient grandes ouvertes la veille lorsque nous étions passés. Pourquoi est-ce différent aujourd’hui ? Avant de faire demi-tour et de s’en remettre à Josette (notre GPS), je teste une possibilité qui m’est venue à l’esprit : j’avance le nez de la voiture tout contre la barrière… et magie, elle s’ouvre 😀 Bon je n’y comprends toujours rien mais au moins nous dormirons dans notre lit ce soir !

Vu la nuit épouvantable à la chambre d’hôtes, nous décidons d’écourter nos vacances d’un jour et de rentrer immédiatement au Belgikistan via Reims. Le petit déjeuner fut… tendu.

Alors je vous le dis tout de suite, je vais pas vous refaire l’historique de la Cité des Rois, c’est vraiment juste histoire de se rincer l’œil avec quelques photos.

Déjà, on n’a pas eu de chance, pour fêter les 800 ans de la cathédrale (en mai) ils n’ont rien trouvé de mieux que de la défigurer en mettant un immense compte à rebours et plein de chapiteaux devant. Juste le jour où on venait, bien sûr.

Je crois que j’ai râlé assez fort pour qu’on m’entende au moins jusqu’à l’office de tourisme.

Du coup, les spectacles et autres festivités ont attiré plein de gens et on n’avait même pas les lieux pour nous tout seul, c’est honteux.

Oui, je suis un peu de mauvais poil quand je ne dors pas assez.

On a fait le tour de la nef au pas de charge, pas franchement charmés (la foule, ça n’aide pas).

Il y a tout de même de belles rosaces, bien que les vitraux soient un peu sombres.

C’est fou mais, après une petite recherche sur gogol, je ne compte plus le nombre de saints décapités portant leur tête entre leurs mains 😯

On les appelle les saint(e)s céphalophores.

Après ceci, il ne manquait plus que les marchands envahissent le temple. C’est chose faite.

Quelques photos de l’architecture extérieure, prises depuis la cour du palais du Tau.

Un petit tour dans le centre-ville et ses rues bondées, bordées de cafés hors de prix, achève de nous convaincre de rentrer au plus vite à la maison.

A la chambre d’hôte, notre logeur dispose de plein de fiches de randonnée. Nous arrêterons notre choix sur une promenade à Uchon, la « perle du Morvan ».

On se gare dans un endroit pas très sympathique : en gros, il est interdit de tout ! On peine un peu à trouver le début du circuit, la fiche n’étant pas très loquace sur ce point.

Le chemin part dans les bois et nous marchons ensuite sur la digue d’un étang artificiel. Lorsque le chemin passe à travers les prairies à vaches, il fait une chaleur accablante et d’impressionnants nuages de mouches s’envolent des ronciers à notre approche.

Le signal d’Uchon est un chaos granitique et la carte est parsemée de noms qui titillent l’imagination : la griffe du diable, les rochers du carnaval, la pierre qui croûle, etc.

On se croirait en Bretagne, vous ne trouvez pas ? Ci-dessous, le Nez de Chien.

Le point de vue doit être magnifique lorsqu’il n’y a pas de brume de chaleur. Nous pique-niquons dans les sous-bois proches du départ des parapentes.

Étant donné que la promenade suit bien trop souvent les routes goudronnées à notre goût et que les autres formations rocheuses sont trop loin pour que ce soit compatible avec la suite de notre programme, nous décidons, chaleur aidant, de nous arrêter là.

Un rigolo a tagué sur le mur : « old usine -> attention à l’homme tout nu sur un tigre avec un fusil à pompe » 😆

On se rend ensuite à Autun, où nous ne verrons pas le quart de ce que nous aurions aimé voir, suite à un imprévisible imprévu (si si) !

C’est tout un sport de se garer à Autun lorsqu’il y a la foire sur la place du Champ de Mars. Nous rejoignons en premier lieu la ville haute, où se trouve la cathédrale St Lazare.

Bâtie au 12ème siècle dans le style roman, elle est réputée pour ses sculptures et notamment son tympan qui vient d’être restauré.

Ce tympan a été sauvé de la Révolution française par les chanoines qui l’avaient plâtré une vingtaine d’années auparavant… car ils le trouvaient de mauvais goût !

Cette représentation du jugement dernier fut sculptée ou plus vraisemblablement commandée par un certain Gislebert.

Nous faisons le tour extérieur de la cathédrale. Sa flèche de 80m de haut a été construite en 1469 par le fils du chancelier Rolin, pour remplacer un clocher roman (qui avait reçu la foudre).

On aperçoit ci-dessous la jolie fontaine de Saint Lazare.

On s’empresse de visiter l’intérieur car les heures d’ouverture approchent doucement de leur fin. La nef est en voûte brisée.

Il y a des bizarreries comme ce chemin en hauteur empruntant un curieux pont oblique en bois.

Il est écrit :

On ne marche pas
sur une tombe


même celle d’un évêque

désolé de devoir le rappeler aux visiteurs indélicats

Et là je me marre, parce que pendant des siècles les nefs ont justement été « pavées » de tombes, mais bon… ils ne sont plus à une contradiction près ! :mrgreen:

Les chapiteaux historiés ornant les colonnes montrent la fuite en Egypte (ci-dessus), la pendaison de Judas, etc.

Ceux se trouvant à l’extérieur sont évidemment moins bien préservés :

AàG, qui s’était éloigné pour photographier un autre coin de la cathédrale, s’approche de moi quand soudain nous nous figeons tous deux. Un drôle de piaillement se fait entendre, nous cherchons à l’identifier et à trouver sa provenance…

Sous la semelle d’AàG, le bout du bout de l’extrémité de la fin de l’aile d’une chauve-souris 😯 Elle nous crie son mécontentement, nous la ramassons (à l’aide de ma boîte à lunette) et la mettons sur un mur, à un endroit où elle risque moins de se faire écraser qu’en plein milieu de la nef latérale !

Aussitôt elle escalade le mur en s’aidant de ses ‘pouces’ (les petites griffes au milieu de ses ailes), pour aller se cacher derrière un immense tableau. Elle n’a pas l’air blessée, mais ne vole pas. Serait-elle tombée du haut plafond, et encore sous le choc ??

Il nous reste la salle capitulaire à voir. On décide de finir notre visite et de revenir voir ensuite.

La pauvre a redégringolé depuis sa cachette… elle n’est donc vraiment pas en forme. Je vais à l’office du tourisme, qui se trouve juste en face, pour demander quelle association locale s’occupe de ce genre d’affaire, mais la dame ne connaît absolument pas et ne trouve rien sur internet. Elle n’a pas non plus de petite boîte en carton mais me conseille le bar-restaurant voisin, où ils me donnent gentiment une grande boîte plastique semi-transparente.

Il y a un magasin de pêche à l’autre bout de la ville, nous décidons d’y aller dare-dare avant la fermeture pour acheter des ténébrions (vers de farine). Par chance ils en avaient, mais que des gros. La pipistrelle (?), évidemment pas habituée à ce type de nourriture, n’en veut pas et commence à être très agitée et agressive. Elle a peur et nous craignons qu’elle ne s’épuise à force de tourner dans cette grande boîte lumineuse.

Sur le retour, à mi-chemin, nous nous arrêtons dans un cabinet vétérinaire (qui a tout d’une boutique animalière). Nous y recevons enfin les coordonnées d’une association qui s’occupe de revalidation de faune sauvage ! Et la miss finit par être mise au noir dans un petit carton à sa taille. Au téléphone, on nous promet qu’ils vont joindre leur correspondant local le plus rapidement possible. Comme 3/4h après nous n’avons toujours aucune nouvelle, nous rappelons Athenas, et notre interlocuteur nous apprend qu’il n’a malheureusement pas encore réussi à le joindre.

La véto n’est pas hyper enthousiasmée par nos démarches mais accepte de garder la chauve-souris jusqu’à ce que l’association vienne la chercher, soit le soir-même soit le lendemain matin.

Nous retournons jusqu’à la cathédrale car AàG s’est rendu compte, en feuilletant les livres mis à disposition dans la salle d’attente, qu’il n’avait pas vu un chapiteau dont le thème l’intéressait tout particulièrement. Sur le trajet, je plaisante sur le fait qu’on va en trouver une deuxième… et bingo !! A peine entrés, je vois un cadavre de chauve-souris par terre. A l’extérieur, au niveau de la porte d’entrée, une troisième chauve-souris se traîne et n’a pas l’air dans son assiette. J’en verrai une quatrième toute desséchée à l’intérieur… Y a une épidémie ou quoi ??

A notre sortie, la demoiselle est montée hors de notre portée. Nous retournons jusqu’au cabinet vétérinaire car c’est le seul endroit où j’avais repéré des cabines téléphoniques. On prévient l’association qu’il serait intéressant de faire le tour complet de la cathédrale lorsqu’ils viendront… on ne peut guère faire plus 😦

Avec tout ça, la nuit tombe… nous n’aurons rien vu d’Autun (et pourtant qu’est-ce que j’ai mal aux pieds :mrgreen: ). Adieu la tour des Ursulines, les portes romaines, le temple de Janus, le théâtre romain, la cascade de Brisecou et la mystérieuse pyramide

Et le pire, le comble, de cette fin sombre… c’est qu’on n’a même pas pensé à lui tirer le portrait, à cette charmante chauve-souris !

Samedi 16 septembre 2006 – Etape en Allemagne

C’est le grand jour, celui du départ. Etant donné la fatigue engendrée par la route, nous avons décidé de faire une étape en Allemagne et d’en profiter pour visiter « Ulmer Münster ». (désolée pour la distorsion, c’est un panoramique recomposé)

AàG tenait à cette visite car la cathédrale d’Ulm possède le plus haut clocher du monde, à plus de 160 mètres. Je ne vous dis pas le nombre de marches qu’il faut se taper… il y en aurait 768, mais j’avoue que je n’ai pas compté pour vérifier ! Bref, encore une durée journée pour messieurs les mollets 😉

Première difficulté : s’y retrouver dans cette p*** de ville de m*** !!! Grmbl, excusez-moi, la logique de la signalisation allemande nous a quelques fois échappée.

Seconde difficulté : ne pas se faire étouffer par les dizaines de touristes qui foncent comme des bœufs en demandant ironiquement « vous habitez ici ? » dès qu’on a le malheur de s’arrêter cinq secondes pour admirer la vue par une meurtrière.

Faut dire que les escaliers taillés en colimaçon dans la pierre ne sont pas larges du tout. On ne peut y évoluer qu’à une seule personne de front. Enfin, normalement. Mais le touriste moyen, il n’en a rien à foutre de t’écraser la gueule sur la paroi voire de te marcher dessus en te crevant un œil au passage. Du moment qu’il puisse passer. Lui.

Un étroit couloir à un étage intermédiaire permet d’admirer fugacement les cloches. On arrive ensuite à une terrasse un peu plus large. Tout est balisé et grillagé de partout, c’est un peu dommage.

Les gargouilles sont nombreuses. A en voir certaines, on se dit qu’il y en a qui ne devaient pas porter leur belle-mère dans leur cœur ^^

Vient ensuite la plus haute terrasse, au centre de laquelle un escalier encore plus étroit permet de rejoindre le sommet.

Au « terminus », une minuscule plateforme annulaire sur laquelle on est serré comme des petits pois permet d’admirer les toits de la ville à plus de 160 mètres de hauteur.

Pas grand-chose d’autre malheureusement vu l’espèce de brume (chaleur, pollution ?)… mais bon c’est déjà pas mal !

J’ai énormément de mal à gérer cette foule, si ça continue je vais péter un plomb alors je descends à toute allure, laissant AàG se débrouiller pour ses photos (moi je n’ai même pas pris d’appareil, j’étais trop sur les nerfs !).

Autant dire que je ne suis pas dans un état d’esprit très zen pour la visite de l’intérieur de la cathédrale. De plus un « surveillant » nous fait le reproche d’utiliser un pied photo (car il fait fort sombre et nous devons poser quelques secondes). Il nous dit que c’est interdit, qu’il faut utiliser le flash. Alors là, c’est bien la plus grosse connerie entendue sur la journée !! Dans tous les lieux visités, on demande toujours de ne pas utiliser le flash, qui abîme les peintures, etc. oO
Bref, on n’en voit pas la moitié qu’on ressort déjà de là, trop énervés pour avoir envie de continuer.

On s’enfile la rue commerçante piétonne jusqu’au parking souterrain et, après une halte boulangeriesque, nous partons en quête de Das original Schoko Müsli (mit feiner Schokolade) von Kölln !!

Nous prenons pour ce faire des nationales, c’est plus court en distance mais plus long en temps – quoi que ! car il y avait en permanence des travaux sur l’autoroute. Dans la plupart des villages traversés, ils n’ont de la marque Kölln que des flocons d’avoine. Certains ont aussi du Müsli, mais tous sauf celui que je cherche ! Au fur et à mesure qu’on s’enfonce vers Stuttgart, les régions deviennent de plus en plus pauvres et on ne rencontre plus que des hard discounts.

Après je ne sais combien de supermarchés et mini-markets en tous genre visités (peut-être une douzaine ??), le découragement atteint son apogée. Il commence à se faire tard, les magasins ferment tôt ici et nous devons petit à petit songer à un hébergement. Nous passons à hauteur d’un bled quand nous voyons l’enseigne d’une chaîne de magasins où il y avait généralement du Muesli-mais-pas-au-chocolat. Bon allez, c’est le magasin de la dernière chance ! Dans une tentative désespérée, nous sortons de la nationale pour essayer de rejoindre l’enseigne. AàG me dit : si tu en trouves, tu en prends au moins 30kg hein. Et tu donnes 10% au dieu des écureuils. Nan, je lui donne un flocon d’avoine par paquet :-p

Miracle ! Alleluïa ! Il y a des boîtes de Choco-Mu ! Je vois déjà trois paquets de 2 kg ! Je ne savais même pas que ça existait, les paquets de 2 kg, je n’avais jamais vu des boîtes de plus de 750g oO AàG pousse le vice à aller demander à un employé s’il ne leur reste pas d’autres boîtes en stock, mais non… On va chercher un cadd*e que l’on remplit avec tout le Choco-Mu du rayon. La caissière doit halluciner en nous voyant arriver, on en a plus de 10 kg ^^

On essaie ensuite de trouver une chambre. Pas évident du tout, la première maison est pleine et nous en conseille une autre, qui réclame un prix absolument dingue : un truc du style 70 euros la nuit (sans petit déjeuner) alors qu’elle a l’air d’un confort très moyen et en plus elle est coincée entre la grand route et le chemin de fer ! Calme assuré…

Nous allons dans un village voisin, Plochingen, mais là aussi les prix sont plus élevés que dans les pires zones touristiques autrichiennes ! Serait-ce dû à la proximité de Stuttgart ? Nous entrons dans un restaurant qui tient quelques petites chambres, c’est déjà un peu plus raisonnable mais toujours trop pour nous. Le patron, sympa et compréhensif, nous indique les deux autres logements à proximité et nous dit qu’on peut toujours revenir chez lui si on ne trouve rien d’autre.

On se rend à l’hôtel qui est tout proche, mais rien qu’à voir ses trois étoiles on se doute déjà que ce ne sera pas pour nous. On s’en voudrait de ne pas essayer, surtout qu’il a l’air complètement vide. A la réception on nous annonce un tarif de 80 euros la nuit, sans petit déjeuner. Je me mets à rire, je ne peux pas m’en empêcher car je nous imagine déjà passer la nuit dans la voiture, tandis qu’AàG décline l’offre. L’employé de l’accueil nous dit alors qu’il peut descendre à 70 euros, nous le remercions pour son geste mais cela reste en dehors de notre budget.

L’autre hébergement indiqué semble compliqué à atteindre et nous n’avons pas envie de reprendre la voiture pour nous perdre dans la nuit. Nous finissons donc par retourner à l’auberge, où le gentil patron a également pitié de la jeunesse et nous fera une petite diminution de prix ! Pour l’en remercier, nous soupons chez lui, c’est ce qui s’appelle une situation « win-win » je suppose… Ce sera tout de même la nuit la plus chère de notre séjour.

Tôt le lendemain, nous repartons vers notre Belgitude sous une pluie battante et, mis à part un monumental plantage dans les autoroutes à Karlsruhe (qui nous contraint à naviguer à la boussole !!), le trajet du retour se passe sans encombre.

Un moment comique lorsque nous arrivons au tronçon autoroutier qui traverse la forêt des kilomètres durant, avec quelques aires de repos très espacées et complètement vides mises à part deux ou trois tables de pique-nique. Nous sommes en train de manger peinards quand tout un car de touristes s’arrête. Que viennent-ils faire dans un coin aussi paumé ? D’habitude, un bus, ça s’arrête dans les grandes aires avec station service, restaurant et tout le toutim… Nous comprenons quand nous voyons plein de papys et de mamys qui descendent du car et se ruent sur le moindre buisson 😀 Il y en a même qui vont dans la maigre plate-bande qui sépare l’aire de repos de l’autoroute et exposent vaillamment leurs fesses à tous les automobilistes de passage ^^

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