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Königssee l’enchanteur (partie 1)

C’est le premier vrai jour de beau temps aussi nous décidons d’aller voir le lac des rois, le Königssee, dans le parc national de Berchtesgaden.

Nous prenons la route vers Schönau et nous garons sur l’immense parking du Bayerische Seenschifffahrt. De là on doit parcourir une rue densément commerçante jusqu’à l’embarcadère, où nous devons d’abord faire la file pour prendre nos billets (et il vaut mieux arriver tôt !).

En effet, le lac s’accède principalement par bateau car ses flancs sont extrêmements pentus. Une sorte de fjord 🙂

Pour vous donner une idée des hauteurs, le Watzmann (2713m) domine le Königssee de plus de 2000 mètres !

Nous glissons silencieusement sur l’eau grâce aux moteurs électriques qui équipent les embarcations (depuis 1909 !) pour protéger l’eau – très pure – du lac de la pollution.

Un arrêt peut se faire sur demande à Kessel, où se trouve un départ de sentier. Nous y débarquerons deux marcheurs.

Il y a – relativement – peu de chemin de randonnées car les reliefs ne facilitent pas l’accès au lac, qui est par ailleurs très étendu (20km de long).

Durant la traversée, nous avons droit à moultes explications de la part du guide et même… un concert 🙂
N’allez pas croire qu’il était seul, un vrai orchestre l’accompagnait, ou presque !

Le bateau s’arrête face au « mur de l’écho »… le rendu est réellement époustouflant et magique. Nous retenions tous notre souffle, émerveillés.

Nous ne nous lassons pas du paysage et avons du mal à nous imaginer qu’il y a par endroit près de 200m de profondeur en-dessous de nous !

Nous commençons à voir poindre notre première destination au loin.

Il y a encore de la neige dans l’ombre des montagnes.

Certains passagers sont un peu agités et stressés, d’autres le prennent de manière très stoïque voire désabusée 😆


(ils sont trois)

Après une bonne demi-heure de navigation, voici donc la célèbre église à bulbes (aussi appelés oignons) de Sankt Bartholomä, qui sera dans quelques minutes sous le feu du soleil.

Elle se trouve sur une péninsule, Hirschau, formée par les débris des montagnes qui se sont accumulés dans ce « delta » pendant des milliers d’années.

A vrai dire, rien que le débarcadère suffit déjà à me ravir les pupilles ! Prenez une belle eau transparente, ajoutez quelques canards en lévitation, saupoudrez le tout de montagnes et hop, vous avez une ddc qui sautille :mrgreen:

Voici l’intérieur de la chapelle :

La première chapelle à cet endroit date de 1134. Le pavillon de chasse la jouxtant remonte à la même époque. Tous deux ont été remaniés dans le style baroque vers la fin du 17e siècle.

Au « port », les bateaux se succèdent, déversant leurs flots de touristes.

Tout est tellement tentant que nous hésitons : par où commencer ? Argh !

Nous longeons d’abord la rive d’Hirschau avant de rentrer à l’intérieur des terres.

Comme nous sommes des chats, nous ne savons pas ce que nous voulons…

…et retournons vers le lac !

Il nous attire comme un aimant.

Bon désolée on a un peu mitraillé mais on ne savait pas quelle lumière et quelle densité de visiteurs on aurait à notre retour !

Nous parvenons à nous arracher à notre fascination et repartons vers le côté montagnes.

Nous décidons de monter à la Eiskapelle, un glacier qui ne fond jamais totalement même en été.

Comme j’aimerais voir le même paysage au printemps, avec les prairies toutes fleuries ! (pas que ce soit moche à la fin de l’été hein 😉 )

Un large chemin carrossable et sans dénivelée traverse la forêt jusqu’au lit du Eisbach.

La chaleur est forte lorsque nous quittons l’ombre des arbres !

Un pont permet de traverser la rivière et d’atteindre la petite Kapelle St. Johann und Paul.

De là part un sentier qui monte dans la forêt occupant le flanc de la montagne.

Il y a régulièrement des bancs et nous ne nous en priverons pas. J’adore l’ambiance de ces forêts en clair obscur 🙂

A un moment le paysage se « débouche » et on découvre au loin notre destination. Les deux personnages en contre-jour dans le lit de la rivière donnent l’échelle.

J’adore ce genre de panneau, je l’aurais bien pris pour décorer notre maison 😆 Mortal danger!

Il est vrai que le chemin n’est plus très clair après, il y a des cairns partout… et donc ils ne servent plus à rien.

Et puis des empilements de cailloux dans un lit de rivière majoritairement à sec, il faut vraiment faire attention pour les voir.

Tenez, sur cette photo il y en a plein :

On cherche un peu avant de réussir à franchir les bras de la rivière en gardant nos pieds au sec.

Bien sûr il est strictement déconseillé de s’aventurer sur ou sous le glacier, un effondrement pouvant avoir lieu à tout moment.

Youhou, AàG, t’as entendu ?

Bon ben en attendant de voir réapparaître monsieur, je photographie. Moi j’suis une poltronne, et puis il pleut trop là-dedans pour que je m’y engage !

Les photos prises par AàG dans le ventre de ce premier glacier étant moins réussies que celles du second, je ne vous en mets qu’une :

Il va falloir un petit temps pour que mes lunettes se désembuent avant de pouvoir poursuivre ^^

Voici la deuxième « chapelle de glace », de taille beaucoup plus réduite :

Je trouve qu’on dirait un animal ramassé sur lui-même… apeuré ou prêt à bondir ?

La version d’AàG s’appelle « la bouche de la montagne » 😉

Ici AàG permet de vous donner l’échelle de cette « bouche » :

Et voici ses photos du tunnel de glace.

Tout au fond, il débouche sur le flanc de la montagne :

J’aime bien le côté art abstrait de celle-ci 🙂

La « pluvieuse » sortie :

Pendant ce temps, je ne suis pas restée les bras croisés, j’ai fait la connaissance de la flore locale…

…sans oublier la faune 🙂

Dans un milieu aussi rocailleux, les abeilles ne doivent pas avoir beaucoup de fleurs à se mettre sous la langue !

Nous redescendons au pas de charge à St Bartholomé (non sans se paumer un peu au départ) car AàG a FAIM – et ça c’est terrible je vous raconte pas, il est aussi pire que Bimini 😆

La suite de la journée au prochain épisode !

Trajet en voiture depuis la Belgique, visite de l’île de Reichenau, de Constance et sa cathédrale, petit tour à Radolfzell

Je résume les deux premiers jours en une seule note, le premier étant consacré à la route.

A peine partis de chez nous, nous tombons dans un monstrueux embouteillage sur l’E411… ça commence bien ! On a l’impression qu’on ne parviendra jamais à destination. Mais une fois la frontière passée, le trajet se déroule beaucoup mieux et nous arriverons sans problème dans un petit village faisant partie de Meersburg, un peu en retrait du Bodensee (lac de Constance). La veille (mieux vaut tard que jamais !), nous avions pu y retenir une chambre par l’intermédiaire de ma mère qui parle allemand.

S’il y a une citation à retenir du trajet, ce sera AàG plaisantant devant le nombre de panneaux mentionnant ce nom : « Toutes les routes mènent à Ausfahrt » 😆 (ausfahrt signifiant « sortie » en allemand)

La logeuse ne parle pas un mot d’anglais mais avec mes quelques mots d’allemand, mes souvenirs de néerlandais et le langage universel des mains, nous parvenons à nous comprendre 🙂 Nous mangerons tout près, à Ahausen, dans un petit restaurant tenu par un ex-Strasbourgeois établi depuis près de 40 ans en Allemagne. AàG n’avait pas tout compris, aussi à la fin du repas quand le patron vient nous saluer, il s’exclame admiratif « Vous parlez vraiment très bien français ! » :mrgreen:

Comme il n’y a pas de petit déjeuner inclus, nous nous permettons le luxe de ne pas mettre de réveil. Étant donné la présence de volets et l’extrême calme de cette habitation, ni lumière ni bruit ne nous réveilleront et nous dormirons comme des loirs durant tout notre séjour dans cette chambre. Ça tombe bien car nous avions pas mal de sommeil à récupérer…

Le temps est couvert ce matin, nous n’aurons pas un beau ciel bleu pour illuminer le lac. Les couleurs des photos seront ternes mais au moins il ne pleut pas !

Une cafetière nous permet de parer au plus pressé (donner de la caféine à AàG ! vital !) et ensuite nous allons choisir quelques douceurs dans une boulangerie où la vendeuse a l’air particulièrement dépressive. En route vers Reichenau Insel, également appelée l’île aux légumes. En effet, le microclimat permet une importante culture maraîchère et fruitière sur cette île de 4.3km².

La route est continue, on ne se rend pas vraiment compte que c’est une île car Napoléon III fit construire une digue jusqu’à la terre ferme. Des allées de peupliers bordent la route et la piste cyclable.

Nous nous garons à Mittelzell, le plus gros des trois bourgs de l’île. Nous faisons le tour extérieur de l’abbaye Sainte Marie (Münster St. Maria und Markus) et son jardin de simples, la visite de l’intérieur sera pour plus tard (nous sommes dimanche matin).

Nous prendrons un chemin de promenade jusqu’à la pointe nord-ouest de l’île. Le plus souvent nous longeons le lac. Il y a des arbres magnifiques, et certains semblent nous suivre du regard…

De temps à autre un coureur portant dossard nous dépasse. Des hauts-parleurs au loin crachent leurs encouragements et les noms des arrivants au relai. J’ignore combien de tours de circuit ils doivent faire, des gens leur tendent des gobelets d’eau et des éponges dégoulinantes qu’ils prennent sans ralentir et jettent quelques mètres plus loin.

J’ignorais qu’il y avait des espèces de crocus à floraison automnale, aussi cela m’a surprise de tomber sur cette prairie fleurie !

Dans une véritable mer de choux, nous apercevons l’église Saints Pierre et Paul à Niederzell 🙂

Ces anciennes peintures murales datent du début du XIIe siècle. Une chapelle transformée en musée est également visitable. Nous nous enfuyons lorsqu’un car de touristes arrive.

Reichenau possède un très riche et long (plus d’un millénaire !) passé monastique. On peut encore admirer trois églises bâties entre les IXe et XIe siècles. L’île est classée au patrimoine mondial de l’humanité.

Le sentier continue au milieu des pommiers, poiriers, noyers, cognassiers, pruniers, etc. mais aussi des plants de tomates, des choux, des salades, des vignes, etc.

Le maraîchage est omniprésent et nous penserons souvent à Delf & Fred durant cette journée ! Les serres (où nous verrons notamment des aubergines) alternent avec les champs, c’est un peu mélancolique sous le ciel gris mais non dépourvu de charme…

Voilà des photos bien de saison ! Certaines variétés de courges sont rigolotes avec leur petit chapeau, leurs « pustules » ou leurs formes exta-terrestres 🙂

Pour terminer cette série de légumes, les splendides artichauts fleuris…

Souvent au bord de la route on trouve une petite table avec des raviers remplis de prunes à vendre, ou autre récolte… Parfois quelqu’un attend à côté, souvent une simple tirelire est là pour recueillir les sous des honnêtes passants acquéreurs ! Je n’oserais jamais imaginer ça chez nous, hélas 😦

Nous pique-niquons sur un banc entourant le tronc d’un arbre majestueux. C’est la fin du wynendaele que nous avions emporté, ouf, il commençait à empuantir le coffre ! :mrgreen: Un petit détour aux toilettes (d’un état irréprochable et dans lesquelles se trouve la liste des autres toilettes publiques de l’île si on a envie de toutes les visiter !) et ensuite nous retournons vers l’abbatiale Sainte Marie.

La nef est large et très sobre avec ses piliers carrés et ses voûtes romanes. Son plafond est un berceau en bois.

Plusieurs détails tranchent avec cette apparente simplicité, comme la grille en fer forgé très ouvragée, ou encore le plafond.

Le chœur est très plaisant avec son style gothique flamboyant. Paradoxalement c’est la partie la plus ancienne de l’église : il fut consacré en 816 (la nef date quant à elle du XIIe siècle).

J’ai bien aimé balancer le bénitier, en bronze (?) tout comme les fonts baptismaux.

Une copine qui nous attendait dehors 😉

Nous n’avons fait que passer à Oberzell, nous n’avons donc pas visité la 3e église, St-Georges.

Nous partons à présent pour la ville de Constance (Konstanz) et trouvons sans peine à nous garer dans un parking périphérique (gratuit le dimanche). Il y avait là plusieurs vélos personnalisés de bien sympathique manière, je vous présente le vélo girafe 😀

Constance a été fondée par les Romains. Elle a subi peu de dégâts durant la dernière guerre du fait de la Suisse voisine.

Nous déambulons dans la vieille ville piétonne. Les façades peintes sont légion.

Il y a de très originales fontaines dans Constance. Voici la Karl Steuer Brunnen, fontaine en bronze dédiée à Karl Steuer. Elle fut créée par Grabert sur le thème du carnaval (inauguration en 1998).

La cathédrale Notre-Dame de Constance (Konstanzer Münster) n’était pas aisée à photographier, pour l’extérieur je vous renvoie à cette photo (wikipedia).

Ses pierres en grès ont fort souffert de la pollution. Durant ces 20 dernières années les rénovations se sont succédées.

Voici la nef avec ses massives mais néanmoins élégantes colonnes. Taillées d’un seul bloc, leur grès provient de Rorschach (le lieu, pas le psychiatre 🙂 ). L’orgue vient de Bonn et date des années ’50.

Durant toute la belle saison, les plateformes des tours sont accessibles aux visiteurs. On voit même un peu les cloches au passage 🙂

Cela donne un beau panorama sur la ville :

On peut même encore monter d’un cran via l’escalier ci-dessous, et ainsi accéder aux « balcons » de la tour.

Nous avons vu un zeppelin se promener dans les cieux, ça avance vite !

Nous croyions que ce pont sur le Rhin constituait la frontière avec la Suisse, mais si on en croit les cartes il y a encore un tout petit bout de territoire allemand de l’autre côté.

Sur cette dernière photo, on aperçoit le sommet de la Tour du Rhin (Rheinturm), dont vous trouverez une belle photo ici (prise de la rive opposée).

A présent rejoignons le plancher des vaches !

Nous avons marché jusqu’au Rhin et ensuite longé l’eau jusqu’au port de Constance. Le ciel s’était dégagé et les terrasses étaient bondées. Nous n’avons pas pris de photo de l’imposante statue tournante Impéria, qui à notre avis défigure le port plutôt que l’embellir.

Dans le parc et dans la ville, plein de barrières et d’animations : un triathlon a lieu… décidément, c’est la journée ! AàG, voyant passer plein d’enfants avec des ballons remplis d’hélium (cette hérésie), ne put résister à la tentation et chercha partout où était le stand qui en distribuait !

Pour en terminer avec Constance, voici quelques images qui donnent une vision (partielle) de la fontaine de l’empereur (Kaiserbrunnenvue générale). Avec son côté ludique et irrévérencieux, je l’ai adorée 😀


Lapinou à tresses avec queue de poisson

Les artistes Barbara & Gernot Rumpf y ont caché plein de références au passé de Constance, par exemple le paon à trois têtes représente l’église avec ses trois papes (cfr. le concile de Constance qui mit fin au grand schisme d’occident au XVe siècle).

La fontaine proprement dite date de 1897 et fut conçue par Hans Bauer. Elle « a perdu ses statues d’origine dans les années ’40 » comme il est pudiquement fait état sur les sites d’information touristique. On peut imaginer que la guerre n’est pas étrangère à cette perte.

A ceux qui se rendent à Constance, je signale l’existence d’un fichier pdf proposant deux tours de la ville avec les explications s’y rapportant (en français).

Nous nous rendons ensuite à Radolfzell, petite ville située sur la partie du lac de Constance nommée Untersee et même plus précisément Zellersee. Le ciel est à présent radieux !

Avant de visiter l’église, AàG lâche son ballon… qui s’est accroché et a bien failli rester prisonnier avant de finalement s’envoler pour de bon.

Comme l’a doctement fait remarquer une fillette de 8 ans qui le connaît bien : « AàG c’est comme un enfant mais en plus gros » (sic) 😆

Pour rejoindre le lac nous devons traverser la gare, zone pas très intéressante. La lumière est devenue magnifique et beaucoup de monde profite de ce soleil qui fut le grand absent de la journée. Nous avons faim mais nous avons envie de rester ici, AàG va donc chercher des pizzas pendant que j’attends qu’un banc se libère !

On a eu la « vaisselle » nettoyée gratos 😆

A un endroit de la rive, des galets ont été assemblés en sculptures verticales. Cela forme des cairns très aériens, c’est joli.

Le soleil se couche sur le lac, et c’est simplement beau.

Nous faisons une longue promenade digestive jusqu’au cap sud-est mais nous ne parviendrons pas au bout de la pointe, la lumière diminue trop, il faut songer à faire demi-tour avant que la nuit ne tombe complètement.

Ça traîne un peu sur le retour, le mal de pieds se fait sentir car nous avons pas mal crapahuté sur le bitume aujourd’hui et je n’avais pas mis mes chaussures de rando.

Nous arrivons juste à temps pour saisir la tour de l’église à l’heure bleue…

Sur la route du retour, je me ferai arrêter par la Polizei pour un contrôle des papiers. Tout juste 24h qu’on est là, ça ne traîne pas 😯

A quelques kilomètres de notre destination, notre petite route de campagne est soudain barrée. Heureusement je ne roulais pas trop vite car dans la nuit, ça surprend ! Nous avions déjà remarqué non sans perplexité ces grandes barrières. Quel but servent-elles ? Aucune idée. Nous avons fait beaucoup d’hypothèses là-dessus : route inondable ? migration de batraciens ? réquisition pendant les récoltes ? neige ? circulation locale uniquement entre certains heures ? Mystère et boule de gomme !

Un horaire est indiqué sur un panneau, mais malgré qu’on était dans la ‘mauvaise’ plage horaire elles étaient grandes ouvertes la veille lorsque nous étions passés. Pourquoi est-ce différent aujourd’hui ? Avant de faire demi-tour et de s’en remettre à Josette (notre GPS), je teste une possibilité qui m’est venue à l’esprit : j’avance le nez de la voiture tout contre la barrière… et magie, elle s’ouvre 😀 Bon je n’y comprends toujours rien mais au moins nous dormirons dans notre lit ce soir !

Vendredi 15 septembre 2006 – Mines de sel

Après une bonne nuit chez la famille Rettenbacher (et un super petit déjeuner), nous partons pour Hallstatt la romantique. C’est une toute petite ville coincée entre son lac et un versant escarpé de la montagne (Dachstein). La partie ancienne est un village piéton construit sur la pente. On y accède par un tunnel routier sur le bord duquel se trouvent répartis quelques parkings. De là une série d’escaliers mène sur la « grand-place ». La première chose que nous voyons est donc un ensemble de toits, dont la plupart sont constitués de bardeaux de bois (le lien est pour Patriarch 😉 ). Deux personnes travaillent sur le toit supérieur, les voyez-vous ?

Le temps n’est pas au beau fixe et l’eau est très agitée sur le grand lac. Les vagues sont rapides et impressionnantes, les canards sont ballottés dans tous les sens, on se demande comment ils ne sont pas malades… pour un peu ils feraient des bonds ! Dans ces conditions, ce n’est pas facile de leur donner du pain – car cette fois-ci, j’ai prévu le stock, non mais oh ! Ils peinent sérieusement à attraper les morceaux ^^

Une de nos premières rencontres dans le village est un chat qui se fait mettre à la porte d’une boucherie 🙂 Lui et son petit copain (trop timide pour être pris en photo !) appartiennent à la maison voisine, qui a d’ailleurs construit dans son jardin une étroite passerelle en bois qui s’élève le long des réserves de bois, fait un coude et monte ensuite jusqu’à la fenêtre du premier étage !

Au coin de la place, un restaurant recycle ses machines à café d’une façon originale…

Nous visitons ensuite une église protestante néo-romane sur laquelle se trouve un panneau assez surprenant, que nous avons déjà vu à de multiples reprises au cours de notre séjour. Il y est écrit en allemand, anglais, français et russe que ce bâtiment est un bien culturel et qu’il est sous la protection de la Convention de La Haye en cas de conflit armé !

Nous montons ensuite à l’église catholique « Katholische Pfarrkirche » par des chemins étroits et un peu raides, fréquentés qui plus est par d’étranges personnages :

L’église est entourée d’un cimetière décoré très esthétiquement.

Il y a énormément de sculptures sur bois.

Vu le manque de terrains disponibles, les bornes de pierre délimitant les tombes doivent être enlevées pour pouvoir descendre un cercueil.

Le cimetière était d’ailleurs tellement exigu que très vite il s’est retrouvé plein. Un ossuaire a donc été aménagé dans la St Michaelskapelle. Vers 1600, on a commencé à y transférer les vieux ossements (principalement crânes, tibias et fémurs).

Ce petit ossuaire paroissial accueille ainsi près de 2000 crânes, dont environ 600 ont été peints avec le nom, la date de décès et une guirlande de végétaux caractérisant symboliquement le défunt : rose, laurier, lierre ou chêne.

Ces peintures sont faites avec beaucoup de respect pour le mort et correspondent en quelques sortes à des prières.

Actuellement, seuls les habitants qui le mentionnent explicitement rejoindront l’ossuaire, et seulement après 10 ou 20 ans d’inhumation.

En-dessous de l’église devait se trouver un autre ossuaire, ou du moins c’est ce qu’on en a déduit, car les dalles composant le sol comportent une tête de mort en relief et on voit dans la falaise des aérations qui laissent à penser que la crypte s’enfonce profondément. Un vitrail a été relégué dans le premier niveau sous l’église :

Je n’ai malheureusement pas d’autre photo de l’intérieur de l’église, il y avait trop de gens et pas assez de lumière.

J’aimais beaucoup sa porte d’entrée, très travaillée. Le sens du détail se retrouve jusque dans le robinet du cimetière !

L’élévation de l’église nous offre une très belle vue sur le village et le lac, ainsi que sur le temple protestant. A noter que leurs cloches ne sont pas synchronisées 😉

On s’enfile de petits chemins au hasard, et ici où là un détail attire mon œil sur les façades…

…et notamment une inscription « 20 C+M+B 06 » tracée à la craie sur presque toutes les portes d’entrée. Nous l’avons vue un peu partout en Autriche sans savoir ce que cela signifiait jusqu’à présent. C’est en fait le signe que le curé a béni cette maison. L’inscription comporte l’année de la bénédiction et le C+M+B signifie Christus Mansionem Benedicat : que le Christ bénisse cette maison.

On remonte à la voiture pour pique-niquer, il y a énormément de vent. S’ensuit une grande séance de nourrissage de toutes les bêtes à plumes que nous croisons : les plongeurs fuligules, colverts, cygnes… et même des moinouilles !

On achète pas mal de souvenirs en sel gemme, cela nous vaut un trajet supplémentaire vers la voiture car c’est lourd et volumineux. Je commence à en avoir ma claque de tous ces escaliers, mes mollets ont deux semaines difficiles derrière eux et ils sentent le retour à l’écurie qui approche !

L’après-midi sera consacrée au chemin des mines, le Soleleitungsweg. Il y a le funiculaire de Salzberg qui permet d’accéder directement à la mine touristique, mais cela ne nous intéresse pas. Sur l’IGN (affichée dans la rue !), il y a d’ailleurs une belle mine indiquée sur le « chemin des radins » (traduction : chemin qui boycotte un téléphérique). Mes mollets grommellent un peu mais c’est parti mon kiki, 600m de dénivelé dans la forêt.

Ce n’est pas désagréable quoi qu’un peu monotone. On croise régulièrement des pipelines de saumure, dont certains ne sont plus que des vestiges en triste état. Nous arrivons à une grosse maison abandonnée, dont la cave comportait un atelier et une petite forge. Ce bâtiment est lié à la mine Franz Jozef, dont l’entrée monumentale se trouve de l’autre côté du sentier. Quel dommage qu’on ne puisse pas la visiter !

Nous dépassons l’arrivée du funiculaire, à partir d’ici c’est une route revêtue de bitume. Dans la forêt nous repérons des vestiges (treuil, borne pour délimiter les concessions…) Nous passons devant la mine-musée Salzbergwerk : Kaiserin Christina Stollen. Là aussi, l’entrée donne bien envie, mais les tralalas touristiques ne nous tentent vraiment pas.

Nous poursuivons le chemin, sur lequel nous rencontrons de nombreuses entrées de mines, certaines semblent liées au musée, d’autres semblent gérées par le groupe Salinen Austria, que ce soit pour du pompage, de la ventilation ou de l’extraction nous n’en savons rien… Il est mignon son petit « chapeau » vous ne trouvez pas ?

La route est de plus en plus raide. Vient un tronçon comme je n’en ai jamais vu, une pente pareille c’est de la démence !!! Je ne sais pas combien de pourcentages cela faisait, mais ça doit être plus que limite pour les voitures. On n’en croyait pas nos yeux (par contre on en a cru nos mollets).

La ballade continue plusieurs heures, toujours en mode « montée ». D’après l’IGN on est à présent 1100 mètres au-dessus du niveau du lac. Les entrées de mine deviennent de plus en plus espacées, on fatigue et on se lasse. Je me demande si toutes ces entrées sont reliées de l’intérieur, si cela ne forme qu’un seul réseau ou pas…

Nous faisons le trajet du retour sous la pluie, du coup on s’autorise un thé avec une sacher torte dans un restaurant le long du lac. Une fois l’estomac plein, le moral va déjà mieux même si on est toujours trempé comme une soupe !

On reprend la voiture vers Abtenau, où nous prendrons notre repas au Gasthof Post. Tout se passe bien si ce n’est que… ils sont en train de fêter bruyamment un anniversaire de mariage (les noces d’or je crois) !! Woulalah l’ambiance de bal musette autrichien, on s’en serait voulu de rater ça 😀

Lundi 11 septembre 2006 – La photo que tout le monde attendait

(Enfin quand je dis tout le monde, c’est surtout Ido et le Nabot !)
Mais tout d’abord, le fameux épisode du petit déjeuner à la frühstückspension Häuslhof de Kaprun :

A l’heure mentionnée pour le petit déjeuner, nous descendons dans la salle dédiée, qui se trouve quasi en face de la porte de la logeuse. On l’entend vaquer à ses occupations mais personne ne vient. Sur la table se trouvent déjà 4 petits pains pas frais et une assiette de charcuterie qui suinte, je ne sais pas depuis combien de temps elle est ainsi mise à la disposition des mouches mais le morceau de beurre est déjà tout mou. Avec cela, nous avons droit à UNE mini-confiture par personne… cette fois c’est sûr, nous n’allons pas grossir. Quels radins dans cette pension.

Je fais le trajet une deuxième fois (j’avais oublié quelque chose dans la chambre) et je descends l’escalier le moins discrètement possible. On parle ensuite assez fort. Toujours personne. Bon c’est pas tout ça mais on a des choses à faire aujourd’hui, alors je vais chercher la carafe de jus d’orange derrière le comptoir et je nous sers. Il est infect, mais alors à un point que je n’avais jamais rencontré : je ne parviens même pas à boire plus que deux gorgées !

Interlude : quelques photos de nature pour s’apaiser ^^

Toujours derrière le comptoir, j’avais aperçu une cafetière avec un reste de vieux café tenu au chaud. Là encore, je nous sers. C’est… buvable. AàG teste le saucisson de jambon, mais il est immonde. Ayant repéré les réserves de confiote sur une étagère, je puise allègrement dedans pour faire passer le pain. Oh dites donc le pactole, y avait même des mini-nutella cachés dans le tas !!

Nous avons presque fini de déjeuner quand la logeuse daigne enfin se soucier de nous. Elle nous dit bonjour du bout des lèvres et demande si on veut du café, je réponds froidement « We have. » Elle insiste pour la forme en nous demandant si on n’en veut pas « du frais »… Ben tiens, c’est un peu tard pour y penser, alors je lui répète en articulant sèchement « We have. »

Cette personne nous fait payer le prix fort pour un service plus que minable et une nuit bruyante, or le rôle de gentille pigeonne ne me convient guère. On remonte dans la chambre, on fait nos bagages et on s’en va. Quand je vais lui remettre le prix convenu sans mot dire, elle ne montre pas un seul signe de surprise et ne nous demande pas pourquoi on part déjà (on lui avait dit la veille qu’on resterait au minimum deux nuits, sans doute trois). C’est dommage, j’aurais bien voulu qu’elle nous demande où on allait à présent. Juste pour le plaisir de pouvoir lui répondre « Kaprun ».

Interlude bis : quelques photos de nature pour s’apaiser

On trouve le point central d’information touristique, plus complet que celui de la veille. Quelques « zimmers » situées dans des endroits a priori calmes sont moins chères, on décide d’aller voir leurs abords avant de choisir. Nous voulons expédier cela assez rapidement pour ne pas que le programme d’aujourd’hui en souffre trop. Le premier logement est une ferme située tout en haut d’une série de lacets, au milieu des pâtures, mais… juste à côté d’une antenne GSM. Nous nous apprêtons à aller sonner à la porte quand je remarque un chat famélique et craintif sur le seuil. Je ne veux pas loger chez des gens qui ne nourrissent pas leur chat. Nous repartons.

A mi-chemin des lacets se trouve la maison « Haus Sonne ». La vieille dame ne nous laisse pas rentrer chez elle avant qu’on ne lui dise combien de nuits on resterait. Or elle ne comprend rien à mon mauvais allemand ni à notre langage des signes. Elle finit par demander en anglais mais… elle ne comprend pas la réponse !! Finalement elle nous fait voir les chambres, la première qu’elle nous montre est relativement récente et ensoleillée mais donne sur la façade principale, on entend fort les camions qui passent sur la nationale en contrebas. Nous parvenons (par miracle) à lui faire comprendre et elle nous montre une chambre sur le côté, vieillotte mais plus calme. On lui fait signe que c’est ok.

On revient avec les bagages, elle nous tend la clé… de la première chambre ! On lui dit qu’on veut la numéro 3. Elle fait signe que non, elle ne comprend pas. On insiste, elle finit par capter et nous donner la bonne clé. Rha je sens que la communication va être pénible dites donc… Voilà-t’y pas qu’elle nous dit que son mari va reculer la voiture pour qu’on puisse ranger la nôtre sur le côté de la maison. Euh non mais on n’est pas en vacances pour passer la journée dans la chambre, hein, on s’en va, là !!

La journée peut enfin commencer. Nous allons au Kitzsteinhorn : 3 cabines téléphériques successives nous emmènent jusqu’à la Gipfelstation (3029 m). Là-haut, ça skie ferme !

Après avoir apprécié les superbes vues qui s’offrent à nous, nous empruntons le « panorama tunnel ». Il s’agit d’un tunnel piéton creusé dans la roche, qui descend jusqu’à un point de vue inférieur. De là on peut se promener dans la neige sur un sentier balisé le long des pistes.

Beaucoup de regards convergent vers un point bien précis… Je crois que ça se passe de commentaires ! En plus ils sont restés là longtemps et elle a fini encore moins habillée que ça… elle est bonne pour une pneumonie.

Ce qui est particulièrement marquant, c’est qu’il y a beaucoup de touristes musulmans en cet endroit et, pendant que les femmes voilées, couvertes des pieds à la tête, admirent les montagnes… devinez vers où se tourne le regard de leurs maris :-/


Reconnaissez-vous les deux lacs de barrage de Kaprun ?

On pique-nique sur un rocher, certains me regardent bizarrement… bah quoi, vous n’avez jamais vu quelqu’un éplucher un concombre ?

Ah oui j’avais oublié de vous dire : leurs panneaux de signalisation des dangers sont très imagés, on a beaucoup aimé ^^

On remonte ensuite avec le « shuttle », une petite cabine sur rail qui navette entre la station et les pistes.

Le téléphérique nous descend à la station inférieure, hors neige.

Il me reste un peu de pain alors les chevaux s’en régalent, enfin un surtout qui est tellement gourmand qu’il viendrait bien fouiller lui-même mon sac pour être sûr que je n’aie rien oublié !

On se promène un peu, on s’arrête à hauteur d’une jolie cascade et là, miracle : marmotte à babord !! Parce qu’il faut quand même préciser que dans ces Alpes autrichiennes, nous n’aurons pas vu grand monde au niveau de la faune comme telle (sorry private joke inside).

Un chat géant a fait ses griffes sur cette montagne dans un lointain passé…

Je m’approche, la marmotte prend peur et se cache dans son terrier. Quelques minutes de patience et hop, la revoilà en train de se chauffer au soleil sur son rocher. Ce petit jeu se répète plusieurs fois et je dois finir à plat ventre pour prendre ce pauvre cliché avec le zoom à fond… pfff !

Ah non pardon c’était pas celle-là 😀 La voici :

Nous reprenons le téléphérique, le hasard fait que, sur les centaines de cabine qui tournent, nous tombons sur la même qu’à l’aller. On la reconnaît car on a euh, disons « aménagé » son bandeau de pub dans un élégant auto-collage façon pâte feuilletée 🙂

L’après-midi n’est pas encore tout à fait finie aussi nous nous rendons à Zell am See.

Il s’agit d’une grosse bourgade qui possède deux centres et se trouve le long d’un très grand lac. Ce dernier est magnifique… et ses occupants aussi, jugez plutôt !

Canards et moinouilles, cygnes et fripouilles… Malheureusement, je n’ai plus de pain et c’est une très grave situation pour moi. Tant de becs qui quémandent et rien à leur donner !! Argh 😦


Heureusement tout le monde n’a pas mon étourderie !

Il y a des canards noirs aux yeux jaune orangé qui nous épatent par leurs longues apnées. Ils plongent sous l’eau pour fouiller le fond du lac avec leur bec. Impressionnant. Je pense que ce sont des fuligules (morillon ?). Une photo plus reconnaissable de la bestiole se trouve ici. En cours de nettoyage, cela donne :

Une autre espèce en plein lavage ;-p

Nous nous promenons également un peu en ville mais l’ambiance est trop bourgeoise à notre goût.

Nous préférons nous écarter et aller manger à Piesendorf. Un repas sans prétention mais tout à fait correct, avec une shoko banan-torte en dessert. Une colonie d’enfants débarque peu après mais ils sont (relativement 😉 ) sages !

Mardi 05 septembre 2006 – Zugspitze & Eibsee

La nuit se passe très mal : je ne me sens pas bien, j’ai chaud et mal au ventre… arriva ce qui devait arriver : en plein milieu de la nuit, je galope vers la toilette pour réétudier plus en détail le menu de la veille. Heureusement que nous n’avons plus de voisins de chambre, se faire réveiller par quelqu’un qui vomi c’est pas glop… Le matin, fatiguée, je me fais un tout petit déjeuner histoire de ne pas partir le ventre vide. Autant dire que ça contraste avec les matins précédents ^^

En route vers le Zugspitze : le téléphérique du Pitztal nous a posé un lapin mais celui-ci, on ne le laissera pas se défiler ! Il va y avoir énormément de photos pour cette journée, c’est « la pire » du séjour je crois à ce point de vue… impossible de faire un tri plus sélectif !

Le sommet du Zugspitze a la particularité d’être à cheval entre l’Autriche et l’Allemagne (son téléphérique jumeau part de Garmisch-Partenkirchen). Le prix de la montée est salé, mais il faut avouer que ça en vaut la peine : la cabine nous emmène à près de 3000m, et comme nous avons de la chance nous serons au-dessus de la mer de nuages !

La montée est vertigineuse, involontairement on ne peut s’empêcher d’examiner les câbles avec quelque anxiété ^^ Heureusement mon déjeuner a décidé de rester en place !

Le paysage de sapins se décharne progressivement avec l’altitude, la rocaille et bientôt la neige nous tendent les bras…

Nous sentons la température fraîchir et voilà les 6°C annoncés dans la vallée qui se manifestent. Le temps est cependant idéalement ensoleillé.

Je m’amuse à nourrir les craves, qui sont tout sauf timides. Ces oiseaux sont tellement habitués aux touristes qu’ils viennent presque piquer le bout de pain dans nos mains avant qu’on le lance…

Je suis admirative quant à leur façon de rattraper au vol la moindre miette, leur vol reste d’une précision extrême malgré les fortes bourrasques de vent. Ce ne sont pas les seuls à résister au vent d’ailleurs !

Nous passons de longs moments à explorer toutes les terrasses du refuge d’altitude, qui se partage lui aussi entre l’Allemagne et l’Autriche.

Chaque orientation donne lieu à un mitraillage photographique conséquent ;-p

Nous sortons ensuite pour escalader le véritable sommet du Zugspitze, qui se trouve juste à côté.

Le décor est impressionnant car aucun sommet n’est plus haut que nous. Des randonneurs sont en train de manger leurs sandwiches à côté de drapeaux tibétains, sentiment d’irréalité…

Nous ne faisons pas de grande promenade car le moindre pas est essoufflant à cette hauteur, et puis je suis toujours un peu patraque de cette nuit. En fait les environs sont assez mornes (trop minéral).

Le refuge en lui-même illustre parfaitement la différence entre ses deux pays. Du côté autrichien se trouvent des œuvres d’art moderne (très présent partout où nous sommes allés dans le Tyrol) tandis que du côté allemand, la terrasse est envahie de tables recouvertes de saucisses et de bières ^^

Après s’être largement rassasié les yeux, nous redescendons dans la vallée en début d’après-midi, avec une idée derrière la tête. Vu de là-haut, un certain lac nous a beaucoup tenté et je voudrais y passer ma « convalescence »… mais d’abord, rassasions notre estomac !

J’ai repéré un banc libre dans une prairie, à l’ombre d’un sapin se trouvant quasi en dessous du départ du téléphérique. Nous pique-niquons tranquillement et une sorte de gros moustique nous accompagne : il « mange » une vieille tranche de pain (jetée pour les oiseaux) pendant toute la durée de notre repas !

On remarque un technicien qui vaque à ses occupations sur le dessus d’une cabine, on pense à une intervention ponctuelle… et soudain la cabine part, avec le gars sur son toit ! Ebahis, on se demande si c’est normal… mais oui, ça en a bien l’air ! Le téléphérique s’arrête lorsque le technicien arrive à hauteur du premier pylône (qui est très loin en fait), le gars descend dessus et la cabine repart sans lui.

Le Eibsee est du côté allemand, il nous faut donc faire tout le tour de la montagne en voiture. « Vue du ciel », la couleur de ce lac m’avait attirée comme un aimant. Tiendra-t’il ses promesses au sol ? Je vous laisse en juger…

La route qui y mène est un cul-de-sac. Arrivés au bout, une voiture est arrêtée et discute avec un piéton bizarre. Je déboîte pour passer à côté, mais le piéton décidément antipathique m’arrête et me demande :
« parking ? »
« euh ?! yes »
« 2,50 euros »
« ah ! no ! »

Je trouve ça un peu crapuleux de devoir payer pour passer trois petites heures au bord du lac, si ça se trouve ce gars s’est improvisé caissier de parking et n’a aucune autorité pour ce faire. J’ai donc fait un beau demi-tour (même pas crapuleux) et je suis partie me garer plus loin. Beaucoup plus loin car, bien sûr, tous les bords de route sont interdits au stationnement, sans qu’une raison valable ne transparaisse. Pur hasard !

Enfin bref, après ce petit accès de mauvaise humeur, nous parvenons enfin au bord du lac… dont le merveilleux bleu-vert transparent nous fait oublier illico presto l’affreux jojo !!

C’est la vue de ce lac qui me donnera envie d’enfin toucher l’appareil photo, car jusque là c’est AàG qui a quasi tout fait…

On commence par une promenade le long de l’eau, sur un petit sentier forestier très agréable. L’ombre est la bienvenue, il fait toujours étouffant.

Nous trouvons une zone à peu près déserte et nous nous y installons pour faire trempette. C’était très exactement là :

L’eau est un peu froide, c’est toujours un mauvais moment à passer que de devoir se mouiller petit à petit… mais une fois qu’on y est, rhââ que c’est gai !

Il fait bon et c’est un plaisir de nager un peu, même si c’est en T-shirt ^^ Plus loin, des pédalos et des petits voiliers font les foufous, l’ambiance est propice à la détente…

Quelques canards se font un plaisir, que dis-je, un devoir ! de finir nos restes de pain.

Après la baignade nous laissons le soleil nous sécher sur les rochers, j’en profite pour noter quelques éléments du compte-rendu avant de tout oublier.

Nous passerons une fin d’après-midi très agréable au bord de ce lac, qui nous rappelle notre journée à Plitvice la Merveilleuse.

C’est à regret que nous quittons le lac, dont les yeux peinent à se détacher. Nous allons souper à Arzl im Pitztal, un repas assez quelconque mais qui nous permet de découvrir les « germknödel ». Nous avions entraperçu ce dessert sur des tables du refuge et son aspect très étrange avait immanquablement titillé notre curiosté de chat ! Ce n’était pas très bon, en fait… une pâte « crue » (??) fourrée aux pruneaux et saupoudrée de graines de pavot, le tout nageant dans de la crème vanille. Très lourd et pas très goûteux.

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