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Proverbe breton : Ur sac’h goullo ne chom ket en e sav.
Un sac vide ne reste pas debout.

Bande-son : Joe Hisaichi – Ashitaka & San

Suite de notre promenade à Huelgoat :

Nous passons entre deux grands rochers et arrivons sur le plateau abritant le Camp d’Artus. Il s’agit d’un oppidum gaulois exceptionnellement étendu (32 ha) dont une petite partie a, dans un second temps, été « surfortifiée » : les remparts ont été surélevés jusqu’à 4m ou plus.

Ce fut probablement la capitale des Osismes. Il est entouré de fossés, talus, tours et bien sûr d’un murus gallicus – dont vous pouvez voir la structure en fin de cette note.

Vu que le ciel s’est remis à la pluie, nous n’avons pas de photo de ce lieu. Vous trouverez sur cette page des plans et croquis ainsi que des photos des fouilles.

J’y ai appris que le camp n’était pas classé aux monuments historiques… c’est incompréhensible !! 👿

Le chemin traverse le camp et la forêt, nous ramenant vers la rivière d’Argent via une parallèle au Sentier du Clair Ruisseau.


Logis d’un korrigan

La pluie cesse, nous arrivons sur le Sentier des Amoureux.

Êtes-vous prêt à descendre dans la grotte du diable ?

Ce trou aurait servi de cache à Marion du Faouët, bandit de grand chemin au 18e siècle.

Cette robin des bois du Finistère aurait eu jusque 40 brigands sous ses ordres.

L’eau coule toujours à grands fracas dans le gouffre, un point de vue sécurisé a été aménagé.

Le diable en personne nous accueille mais le franchissement des portes de l’enfer ne sera pas encore pour aujourd’hui, remontons à la surface !

Nous repassons près de la Roche Tremblante. Maintenant que la météo le permet, je prends le temps de photographier l’impressionnant escalier qui y mène, taillé dans la roche.

Tiens, encore de la rhubarbe géante (gunnera) !

Nous allons à présent suivre une rigole (« ruisseau de la mine ») de 3km amenant l’eau du lac d’Huelgoat aux anciennes mines de plomb argentifère. La galène contient ici 55% de plomb et 0.2% d’argent.

Ces filons étaient vraisemblablement déjà exploités du temps des Celtes.

Le lac d’Huelgoat fut précisément créé au 16e siècle pour les besoins en eau de la mine de Locmaria-Berrien. L’apogée eut lieu à la fin du 18e siècle, c’était paraît-il « la plus grande mine du royaume » pour ce minerai mais j’ignore si c’est en taille d’exploitation (plan) ou en production (annuellement 650 tonnes de plomb et 1,6 tonne d’argent).

Lors de notre visite, comme vous pouvez le constater, le canal était à sec.

Nous arrivons sur le carreau. De grandes haldes sont visibles.

L’entrée de l’ancienne « galerie des charioteurs » est de hauteur très modeste – enfin on ignore la profondeur de boue !

Elle servait tant pour l’exhaure que pour l’évacuation du minerai sur de petits chariots. Le minerai était également sorti par puits grâce une machine à molette actionné par des chevaux.


Ruine de la maison des ingénieurs

La mine ferma en 1866, il y eut quelques tentatives de reprise jusqu’en 1934 mais sans succès.

Voici (ce qu’il reste de) la reconstitution de l’ancienne machine hydraulique alimentées par le canal. L’originale faisait 13m de diamètre.

Nous continuons à monter la pente et à rencontrer divers vestiges (puits, laveries, etc.).

Sauf erreur de ma part il s’agit de l’arrivée du « canal supérieur » :

La « galerie de l’aqueduc » est accessible sur 2 mètres.

Les eaux alimentant la machine de Junker (pompe à colonne d’eau) entraient par là et permettaient d’évacuer 220 m³/h d’eau depuis une profondeur de 230m.

Vous trouverez tous les détails concernant cette exploitation minière sur le site de l’ASAM.

Nous retournons dans la forêt d’Huelgoat où deux chiens se mettent à nous suivre sans qu’on puisse déterminer où sont leurs maîtres ❗

Ça va durer un bout de temps…

On finit par conclure qu’ils doivent être du coin et divaguer à leur aise.

Ce n’est qu’en arrivant au moulin que nos nouveaux copains choisiront de s’attacher à d’autres touristes… à notre grand soulagement !


Moulin du Chaos

Nous rejoignons ensuite l’auberge du Menez à St Rivoal. Nous avions expressément fait un repas trèèès symbolique à midi, histoire de se garder de la place tellement leurs plats sont délicieux et gargantuesques :miam:

Nous nous retrouvons à essayer de traduire le menu à un groupe d’Anglais, c’était assez rigolo 🙂


Le Champignon

C’est là que j’ai craqué. Et que du coup, le lendemain matin, au lieu de partir gentiment sur le chemin du retour, nous ferons un aller-retour express (façon de parler, car on est tombé dans une « opération escargot » !) à Quimper pour rencontrer Edouard Cribier et emporter une repro d’un tableau qui était exposé à l’auberge…

Voici qui clôt nos aventures bretonnes !

Proverbe breton : Arabat barnañ re vuan, Gant aon d’en em varnañ e-unan.
Il ne faut pas juger trop vite, de peur de se juger soi-même.

Bande-son : Joe Hisaichi – Mononoke Hime

Aujourd’hui le temps est légèrement bruineux et cela tombe très bien : nous aurons Huelgoat, le « bois d’en haut », un des restes de la forêt de Brocéliande, pour nous tout seuls ou presque !

Nous commençons par la célèbre « Roche Tremblante ». Si on se positionne bien, on parvient effectivement à faire trembler cet autocar de 7m de long et plus de 100 tonnes. Un Anglais nous demandera « Seriously ?? » 😆

Beaucoup de rochers du chaos ont disparu durant le 19e siècle suite aux actions des carriers, la roche tremblante elle-même y échappa de peu. La crêperie actuelle est située à l’emplacement des anciennes carrières.

Nous poursuivons ensuite vers le « ménage de la Vierge ». Y a pas à dire, j’aime bien son sens du rangement :mrgreen:

Nous longeons la rivière d’Argent (Stêr Arc’Hant), également nommée Fao. On voit dans la mousse les traces de passage des touristes.

Nous arrivons à hauteur du gué appelé le Pont Rouge. Le niveau de la rivière est bas et la dalle supérieure sort largement de l’eau.

Il est difficile de le reconnaître par rapport aux photos d’époque !

Nous suivons toujours l’allée Violette, du nom de l’ingénieur qui la traça.

Nous quittons ensuite la rivière d’Argent pour obliquer dans les bois.

Toujours ces bons vieux « panneaux Michelin » !

La forêt est magnifique, nous nous emplissons les yeux de vert.

Un escalier mène à la grotte d’Artus. Il existe diverses interprétations sur le sens d’Artus, certains y lisant « Arthur » et d’autres « artos » (ours, symbole royal des Celtes). Pour ces derniers, « Arthur » désignerait donc la fonction de roi, sans référence à la légende arthurienne.

De nos jours la grotte est rapidement éboulée.

L’eau ne s’arrête jamais d’œuvrer…

Nous poursuivons le sentier du Clair Ruisseau.

Nous atteignons la Mare aux Sangliers, où nous en surprenons un en plein bain 😆

Ah toute cette mousse, ça me donne une folle envie de pattouner !

Petite séance photo avec l’aimable participation des perles de pluie.

Bon alors je vous préviens, le reste de cette note, ce n’est QUE ça :mrgreen:

Là je me suis amusée à essayer d’avoir net le reflet de la fougère dans la goutte et je ne suis pas fâchée du résultat.

Vert et orange… rajoutons un peu de rose, voulez-vous ?

Cette toile d’araignée était un vrai tapis de perles brillantes !

Je m’amuse beaucoup…

La contribution d’AàG à la série :

Cela s’appelle passer entre les gouttes.

Une touche de jaune grâce aux épineux ajoncs. Oui oui AàG, j’arrive !

Une dernière pour la route.

Pour poursuivre le voyage, il suffit de suivre le guide !

Proverbe breton : Kammed ha kammed, e reer tro ar bed.
Pas à pas, on fait le tour du monde.

Bande-son : Didier Squiban – An Skoliater

Cette visite n’était pas prévue mais nous trouvons juste un créneau horaire pour rejoindre Pleyben et faire la visite au pas de gymnastique.

Ça aurait été dommage de manquer cela !

Comme d’hab, le texte en italique provient du panneau d’information.

L’enclos typique est constitué de cinq éléments indissociables : l’église, le calvaire, l’ossuaire, la porte monumentale et le mur d’enceinte.

Chef d’œuvre de l’art religieux, l’enclos paroissial de Pleyben est, sans conteste, l’un des plus beaux et des plus complets de Bretagne.

Cet édifice remarquable, dont la construction date des 16e et 17e siècles, est classé Monument Historique.

Le calvaire édifié en 1555 et déplacé en 1738 fait partie des trois calvaires importants du Finistère (avec Notre Dame de Tronoën à Saint Guénolé et celui plus récent de Guimiliau), et prend des airs d’arc de triomphe.

On peut y admirer une trentaine de scènes de la vie du Christ, sculptées dans la pierre de Kersanton et étagées sur deux niveaux. Son aspect actuel date de 1743.

Les larmes de pierre…

La cène :

Ce calvaire est tellement riche !

Certaines sculptures sont malheureusement fort abîmées. Parfois on voit des réparations, plus ou moins heureuses.

Ma scène préférée :mrgreen:

Allez, deux petites dernières pour la route…

La splendide église Saint-Germain (1530-1690) est un édifice remarquable tant par son étendue que par le style de son architecture, singulier mélange de gothique et de style renaissance.

Cet édifice est dominé par deux clochers dont le plus majestueux est celui de droite.

Il s’agit d’une tour Renaissance couronnée par un dôme à lanternons.

L’entrée principale était interdite.

La statue dans cette niche représente St Germain.

Voici ce que mon maigre zoom a pu tirer du porche.

La galerie des apôtres :

Entrons !

A l’intérieur, la nef présente une voûte lambrissée, ses nervures et ses magnifiques sablières sont sculptées et peintes et représentent des scènes mythologiques ou sacrées.


Cadavre au serpent

Ces sablières polychromes datent de 1571.

La nef était bien sombre, jusqu’à ce que j’avise une minuterie payante. Par chance j’ai une pièce sur moi. Les photos ont tout de suite mieux été, après !

Des orgues construites à la fin du 17e siècle, il ne reste que le buffet. Le reste date de 1877.

Ces vitraux représentent l’un un Arbre de Jessé, l’autre Jésus et les Apôtres.

Sur le vitrail ci-dessous, on peut lire : Sainte Catherine flagellée par ordre de Maximin II est guérie. Les roues qui devaient la déchirer se brisent. Enfin l’empereur lui fait trancher la tête. Son corps fut transporté par les anges au mont Sinaï.

La légende du bas est : Sainte Catherine confond les plus célèbres philosophes d’Alexandrie. Plusieurs se convertissent. Elle répond à Maximin : j’ai employé mon temps à la connaissance de la vérité et reconnu la vanité de vos idoles.

Détail sur les paysages d’un autre vitrail :

Le confessionnal :

Les portes rouges…

J’ai bien aimé l’érosion qui transparaît sur certaines pierres.

Tout le long de la façade, des sculptures agrémentent le mur : fleur, tête, soleil, calice, etc.

Cette photo d’ensemble est non retouchée et donc fort déformée, mais la tentative de redressement faite par AàG donnait une impression massive et trapue qui n’était pas du plus bel effet donc j’ai abandonné…

Il est temps d’aller manger ! Ce sera notre première rencontre avec l’auberge du Menez, à St Rivoal.

C’est un endroit agréable et chaleureux où sont exposées des œuvres et où l’on mange… divinement.

Proverbe breton : A bep liv, marc’h mat. A bep bro, tud vat.
De toutes couleurs, il y a bon cheval. De tous pays, il y a bonnes gens.

Bande-son : Didier Squiban – Suite de gavottes des montagnes

Cette après-midi nous partons à la découverte des montagnes bretonnes : les monts d’Arrée, dans le parc naturel régional d’Armorique.

D’une mer de hautes herbes desséchées et de fougères, formant la lande, sort une crête de sombres crocs schisteux.

Le ciel nuageux est parfait pour ce type de paysage, le rendant par moment fantasmagorique.

Roc’h Trévezel serait le second point culminant de Bretagne ; une controverse semble exister à ce sujet.

Au loin on aperçoit l’émetteur de Roc’h Trédudon. Il fait 225m de haut.

On peut également deviner la centrale nucléaire de Brennilis, dans les biens nommés marais de l’enfer (Yeun Elez) occupés en partie par le lac-réservoir de St Michel.

Posée sur une faille et une nappe phréatique, elle est à l’arrêt depuis 1985.

Démantèlement tellement dément, comme le scandaient les banderoles… il y en a encore au moins pour 10 ans.

Un demi-milliard y sera allègrement passé.

Panorama sur les bois et champs alentours :

Les bruyères en fleurs ajoutent au paysage une touche de vieux rose.

Parfois les couleurs deviennent presque fauves.

On s’attend à croiser un korrigan au détour de chaque rocher 😉

Car il y en a qui habitent les parages, pour sûr !

Dans ce lieu sans arbre, des branches torturées de houx.

Comme adieu à Roc’h Trevezel, je ne résiste pas au plaisir de partager cette poétique citation découverte grâce à wikipedia :

« J’aimerais vous montrer les monts chauves de l’Arrée, les sentiers blancs qui conduisent à des manoirs poignardés, les chemins qui s’enroulent autour des hameaux bleus. C’est un pays de brumes et de vents en bataille, avec des toponymes aussi fluides que des ondées, aussi sonores que des gongs. »
Xavier Grall, Les vents m’ont dit

Nous nous rendons ensuite au « mont-st-michel » des terres, c’est-à-dire la montagne St Michel de Brasparts (menez Mikael-an-Are).

Sa forme est reconnaissable de loin.

Ce mont pelé, culminant à 380m, était une colline sacrée du temps des druides.

Son sommet aurait abrité un temple celte voué au culte du soleil.

Le lieu et sa charge symbolique furent bien sûr récupérés au profit du christianisme.

Une chapelle très simple, dédiée à St Michel, fut consacrée en 1677 soit 5 ans après la décision de sa construction.
Les bergers la fréquentaient beaucoup.

Après la Révolution, la chapelle était en ruines. Elle fut restaurée en 1820, à la fin d’une longue épidémie.

Aujourd’hui, l’intérieur est vide.

Un autel de fortune, avec pour toute croix deux piquets de bois reliés par une rubalise. Des cailloux, quelques fleurs séchées.

Le petit clocheton, seule coquetterie de cette chapelle.

L’inscription gravée au-dessus de la porte serait : Yves Le Colleoc, Merguillou, Thomas Brone : Fabriques 1674.

J’ai bien aimé ces tournicota-tournicotons 🙂

Des vestiges d’installations allemandes datant de la seconde guerre mondiale sont encore visibles.

Omniprésence des landes.

Si nous ne traînons pas, il nous reste tout juste le temps, en cette fin d’après-midi, d’aller visiter Pleyben !

Proverbe breton : Bezet hir pe bezet berr e-barzh ar c’hreiz emañ an hanter.
Que ce soit long ou court, c’est au milieu qu’est la moitié.

Bande-son : Didier Squiban – Ar Baradoz

Lors de cette rando, nous avions été jusqu’à la pointe de Dinan mais pas jusqu’à la pointe de Pen-Hir et ses célèbres Tas de Pois.

C’est en voiture que nous nous y rendons ce matin, après avoir définitivement quitté notre logement. La logeuse nous aura retardés jusqu’au bout et nous ne sommes pas fâchés d’aller voir ailleurs.

La mer d’Iroise se trouve 70m en-dessous de la croix de Pen-Hir, monument aux « Bretons de la France libre » – je me demande comment un truc pareil a pu se retrouver inscrit aux monuments historiques.

Sur le trajet, nous nous arrêterons à une biscuiterie pour faire le plein de souvenirs à offrir.

Ensuite, cap sur l’enclos paroissial de Commana !

Comme d’hab, lorsque le texte est en italique, il s’agit du contenu du panneau d’information.

Nous sommes au pied du clocher le plus haut perché de Bretagne. Culminant à plus de 300m, la cime n’est pas loin d’approcher les crêtes des Monts d’Arrée, et elle s’y intègre heureusement par son austérité voulue, sans balustrade ni clochetons (1592).

Le puissant appareil des murs, la rustique porte monumentale et la sobre façade de l’ossuaire (1677-1687) dégagent la même force; une force qui naît de la simplicité des lignes et de la qualité des matériaux extraits des carrières toutes proches, la grosse ardoise de montagne et le rude granit de Plounéour-Ménez.

La seule concession à l’ornement semble être le lanternon couronnant le remarquable porche (1645-1653).

Mais l’emploi exclusif du granit limite ici encore les possibilités décoratives : le kersanton se limite à deux chapiteaux corinthiens et aux trois statues (Joseph, Marie, et au somment saint Derrien, patron de la paroisse). L’architecture n’en ressort que mieux, dans une rigueur d’épure.

A l’intérieur, les niches vides elles-mêmes s’accommodent sans mal de l’absence – sans doute originelle – des statues des apôtres.


Un indice de la consécration lointaine de ce lieu au dieu des chats.

L’ensemble porte la main d’un maître : Roland Doré s’il faut ainsi comprendre la série de lettres DRHMF (Doré hoc monumentum fecit). Doré, en tout cas, a signé l’un des deux calvaires (1624).

Et pourtant, cette église aux dehors rudes abrite, dans un contraste baroque, le retable de bois le plus spectaculaire de toute la Bretagne. Sur 8 mètres de large et 6 mètres de haut, les boiseries rouge, brun et or du retable Sainte-Anne (1682) sont d’une exceptionnelle générosité.

Sortent également de l’ordinaire le baldaquin des fonts baptismaux (1683) et le retable des Cinq Plaies du Christ.

La perfection technique du premier (avec ses figures féminines très allongées), l’exubérance quasi profane du second sont bien dans la manière des sculpteurs de la Marine de Brest qui mettaient volontiers leur talent, entre deux chantiers de navires, au service des riches paroisses toilières.

A vrai dire, nous avons trouvé cet enclos… pour ainsi dire abandonné. Le granit n’est pas riant, il faut avouer.

Rouille et capillaires des murailles, deux grands classiques des endroits en friche.

L’ossuaire est dans le mur ouest de l’enclos et comporte quatre bénitiers.

Il est à présent temps de casser la croûte et de déposer les bagages à notre prochain logement, situé à Botmeur.

Proverbe breton : Dibaot hent kaer na vez meinek ha gwenodenn na vez dreinek.
Rare la belle route qui ne soit caillouteuse ni le sentier qui ne soit épineux.

Bande-son : Françoiz Breut – La chanson d’Hélène

Après cette 1ère partie, nous voici donc au fort de Cornouaille, classé monument historique depuis 2013.

Panneau d’information :
Construite de 1690 à 1695, la batterie de Cornouaille croisait ses feux avec celle du Mengant, participant ainsi à la défense du goulet de Brest. Composée d’un terre-plein elliptique d’environ 150m, elle est complétée en 1813 par une tour modèle n°1 puis modifiée en 1888 par creusement d’une batterie de rupture équipée de pièces de 32 cm destinées à faire feu au ras de l’eau.

La plateforme revégétalisée est magnifique ❤

Photo volontairement éclaircie pour bien distinguer le fond dans l’ombre :

Il s’agit de la fameuse batterie de rupture ayant été creusée dans le roc sous le terre-plein. Vues plongeantes :

On peut descendre voir cela de plus près par l’intérieur. Un tunnel, je n’y résiste pas !

Pour une fois c’est AàG qui a succombé à l’attrait de la rouille 😉

La marée nous empêche d’accéder aux embrasures côté mer (photo ici).

Masquées par les rochers, elles sont quasiment invisibles pour les navires…

Voyez-vous le conduit remontant la falaise ? Je l’identifierais comme une cheminée d’évacuation du gaz.

Malgré l’état de ruine avancé, ce ne sont pas les recoins sympathiques qui manquent.

Il est temps de s’enfuir car il y a tout un troupeau d’adolescents qui débarque en beuglant ! Les lieux perdent soudain singulièrement de leur charme :mrgreen:

En haut de la falaise, nous arrivons sur une route et bénéficions d’une belle vue sur le fort. En agrandissant la photo, on peut distinguer le groupe d’élèves et leur prof… c’est sympa, comme excursion scolaire !

Sur le haut de la falaise se trouve l’amer de la pointe de Cornouaille. Nous tombons ensuite sur la batterie haute.

Il faut la mériter, le sentier qui y mène a disparu sous les ronces :mrgreen: Et en plus, elle est fermée.

Panneau explicatif :
Construction de 1813, pouvant abriter 60 hommes, standardisée, comprenant les magasins à poudre, à vivres, le logement des canonniers et qui serviraient de réduit défensif aux batteries basses. Elle était équipée de 4 canons de 24 ou de 16 à chaque angle de la plate-forme supérieure.

Nous poursuivons le chemin en direction de l’îlot des Capucins. Le coin est rempli de vestiges militaires, on fait trois pas et on tombe sur le suivant…

Cette salle dissimulée derrière des rideaux de lierres et de lianes était particulièrement grande et belle, la photo ne lui rend pas justice 😦 Nous bénéficiions pourtant d’une lumière et de couleurs admirables.

Attention au serpent !

Au détour d’une pointe, nous voyons apparaître le célèbre fort des Capucins.

Je sais, je mets trop de photos, mais il est tellement esthétique ❤

Le site est classé monument historique et son accès est réglementé.

Le pont date de 1860 +/- 1 an (selon les sources).

Le fort quant à lui date de 1848, comme en témoigne cette dalle gravée.

Un amateur de street art a laissé quelques fresques à l’humour grinçant dans les magasins et casernement.

Ça ne vous donne pas envie ?

Ici aussi, une batterie de rupture tirant à gros calibre à fleur d’eau a été installée en 1888. La géométrie des lieux est typique, on commence à la connaître !

Au pied de l’escalier se trouve un magasin à poudre dont la double paroi est en fort mauvais état et dont l’accès est interdit par une grille. Au fond il devait accéder à un puits reliant la surface.

Remontons prendre l’air et explorer les bâtiments de surface, ou du moins ce qu’il en reste.

Quittons le poste d’observation et empruntons cet escalier en pierres taillées. Delf, tu fermes les yeux ok ?

Le massif rocheux de l’îlot a été largement entaillé pour établir les diverses constructions, mais l’arête centrale a été maintenue telle quelle pour servir de parados et de masque.

Nous voici donc sur le « toit » !

Des charnières qui ont un peu vécu…

Un beau panorama s’offre à nos yeux admiratifs.

Il est temps de quitter les lieux.

Une longue route de retour nous attend.

Nous ne sommes pas fâchés d’arriver enfin à la voiture !

Nos estomacs grondent et nous filons à Camaret-sur-mer (Kameled) manger une horrible pizza.


Chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour et Tour Vauban

Proverbe breton : Klev ar gaoter o sarmon d’ar pod-houarn !
Écoute le chaudron sermonner la marmite !

Bande-son : Françoiz Breut – Si tu disais

La nuit fut bruyante, la logeuse ayant fait la fête dans son salon (sous les chambres). De plus elle est à nouveau en retard pour le petit déjeuner.

Pour retrouver le moral, nous faisons un crochet par le marché qui se trouve devant l’église de Crozon. Nous prenons des fraises de Plougastel et des petites tomates « cœur de pigeon ». De vrais bonbons, comme dit le maraîcher !


Tour-modèle n°1 type 1811

Nous allons à la pointe des Espagnols (ils en furent chassés en 1594), dans la presqu’île de Roscanvel.

La position est stratégique, ce goulet donnant accès à la rade de Brest.

Des vestiges de fortifications sont encore visibles, comme ci-dessus.

Nous empruntons un sentier pour descendre les 60 mètres de la falaise et voir… ce qui peut encore l’être.

Nous arrivons au fort Robert.


Char Panhard de reconnaissance

Texte du panneau d’information :

L’ensemble était constitué d’une batterie basse (1697) croisant le feu avec la batterie du Mengant sur l’autre rive avec poudrière et casernement, d’une batterie de rupture sous roc (1888) armée de 2 canons de 320mm qui avait pour mission de perforer la cuirasse des navires en dessous de la ligne de flottaison, d’une batterie haute (1888) avec 6 canons, poste de commandement et de télémétrie.

Le site n’est pas aménagé pour les visites, il est complètement laissé à l’abandon. Et ma foi j’aime autant, il n’en a que plus de charme 🙂

Voici une vue d’ensemble de la caserne défensive.

Jeu de perspective :

Ici la ruine menace, ce mur éventré aurait-il subi une explosion ? Étrange, vu son orientation.

Pour votre chambre, vous préférez une fenêtre avec vue sur falaise ou vue sur ciel ?

Attention le lieu est fortement gardienné !! Et ils ne rigolent pas, AàG en frissonne encore :

Pour la suite, mieux vaut avoir une lampe… comme je suis une lumière, pas de souci 😉

J’ai adoré cet escalier creusé en pleine roche ❤

Oh, quel drôle de poisson que voilà !

Non ce n’est pas une torpille je vous rassure… même s’il y avait effectivement un tube lance-torpille installée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.


Cheminée d’aération

La géométrie des lieux sera semblable dans tous les fortins militaires que nous aurons l’occasion de visiter.

Vous reprendrez bien un peu de feuilleté ?

Ces échelles mènent à une coupole de tir, vu leur état nous nous sommes abstenus d’y monter. L’air marin corrode…

Vu de l’extérieur, l’installation est discrète :

AàG s’est métamorphosé en Cernunnos et cette fois le sortilège n’est pas de ma main !

Nous nous empiffrons de fraises et de tomates pique-niquons et poursuivons notre balade. Certains vestiges sont protégés par des grilles, parfois en raison de l’état de délabrement, parfois pour les chauve-souris.

Je suppose qu’il n’est pas exclu qu’il reste quelques obus en cours de déminage à droite ou à gauche, comme c’était encore le cas en 2006.

Entre lande à bruyères et mer de fougères…

Les gardes sont toujours nombreux et effrayants. Ils sont tellement puissants qu’ils parviennent à faire pencher la mer !

Oh mais dis donc, tu as vu ce qu’il y a en contre-bas ?

Je veux y aller !!

Dis-moi gracieux papillon, où est le chemin d’accès ?


Thecla du bouleau

Pfff, on ne peut plus faire confiance à personne, cette enflure nous a envoyés dans les épineux et les toiles d’araignées géantes pour rien ! Évidemment, lui, il vole au-dessus !

Nous trouvons finalement un petit escalier dont le départ est caché dans la végétation près du poste d’observation.

Et voici enfin le Graal ! J’ai nommé le fort de Cornouaille, récemment classé monument historique.

Le vent fait danser les herbes folles tandis que nous partons explorer notre nouveau terrain de jeu.

A suivre !

Proverbe breton : N’hall ket ar wezenn kaout bleuñv hag avaloù.
L’arbre ne peut avoir (à la fois) des fleurs et des pommes.

Bande-son : TwarresWhy


Mémorial de l’aéronautique navale

La nuit à la chambre d’hôte de Crozon fut moyenne et lorsque nous arrivons au petit déjeuner, plusieurs personnes sont déjà là à attendre. La logeuse est en retard… ce n’est qu’à 10h que nous pourrons enfin partir pour le cap de la Chèvre (Beg Penn ar Roz), sous un temps couvert.


Le « tas de pois » dans la purée de pois

Cette randonnée jusqu’à la pointe de Dinan (Beg Dinn) était un sorte de pèlerinage pour moi. Il y a environ 20 ans, j’avais fait cette promenade avec ma meilleure amie, mes parents devaient nous retrouver à l’arrivée… nous pensions en avoir pour 20-30 minutes suite à un panneau indicateur dont un plaisantin avait effacé un chiffre :mrgreen:

En réalité il y a 8,3 km « de parking à parking » – mais pas en voiture 😉

Et bien évidemment, quand on fait des tours et détours sur cette côte fractale, on se retrouve facilement à plus de 10 !

La lande a fort souffert de la surfréquentation des lieux, le sol s’est retrouvé nu, livré à l’érosion. Des mesures de restauration – notamment à travers la canalisation des touristes dans les sentiers – ont permis aux bruyères et autres ajoncs de reprendre du poil de la bête.

Il y a cependant encore des soucis manifestes à certains endroits car dès qu’on s’éloigne un peu du sémaphore, les sentiers redeviennent « libres ».

Les épineux, quand il y en a, aident à garder le troupeau sur le bon chemin 😉

Le ciel reste très nuageux et nous ne croiserons que peu de monde sur les falaises.

Peu après la pointe de Kerroux (Beg Geo Velen), nous arrivons aux plages : Kerdreux, la Palue puis Lostmarc’h.

A marée basse, elles ne forment qu’une seule grande plage tandis qu’à marée haute elles sont séparées par les pointes de Kerdra et de Lostmarc’h.

Le surf y est autorisé mais pas la baignade, à cause d’un dangereux phénomène naturel : les baïnes.

Ce sont des dépressions qui se creusent dans le sable et peuvent atteindre plusieurs mètres de profondeur. Elles génèrent des courants qui entraînent au large tout nageur, même aguerri.


Panicaut de mer ou chardon des dunes

Il semble qu’ici aussi la végétation souffre. Les dunes ont besoin d’un coup de pouce pour se revégétaliser.


Rocher de Guénéron

Après tous ces rocs, qu’il est doux de marcher pieds nus dans le sable frais !


Cave canem !

Nous retrouvons des « miroirs » comme à Cléder.

Avec toujours le « tas de pois » en toile de fond.

Le ciel devient plus sombre, offrant des ambiances intéressantes.

Si une ligne semble apparaître sur certaines photos, ce n’est pas un hasard.

J’ai juste sauvé les Français de la noyade, et la France d’une invasion anglaise :mrgreen:

Quelques bunkers en bout de grève témoignent du passé militaire.

Nous quittons temporairement le niveau de la mer. Ce doit être dans ces environs que nous avons essayé de nous abriter du vent pour pique-niquer sans se retrouver gelés.

Ramener une photo oui, un galet non !

Je ne sais plus comment on appelle ces formations… des allées de géants même si ce n’est pas volcanique ?

Vu le temps je n’ai quasiment pas sorti mon appareil de la journée (presque toutes les photos sont d’AàG) mais devant ces belles fleurs je n’ai pas pu résister.

Les pins maritimes ont le vertige, ils préfèrent rester loin de la falaise 😉

Le lieu devient ensuite plus minéral. La pointe de Dinan s’offre à nos regards.

Et voici le « château » de Dinan (Kastell Dinn), accessible par un pont-levis une belle arche en pierres :

Ces sentiers de chèvre me faisaient de l’œil mais AàG n’a pas voulu qu’on y aille ! C’est scandaleux ! 👿

Tout ça sous prétexte qu’il était déjà tard, qu’on était fatigué et qu’on avait encore tout le retour à faire…


Château de Dinan et tas de pois

Certes on a bien mis facilement 4h30 à arriver ici, mais le retour est toujours plus court : moins de photos, pas de pause repas…

Optimiste, je parie qu’on est à la voiture pour 18h. Ça veut dire un retour en 2h30.

AàG est tellement confiant dans l’impossibilité de ma proposition, qu’il parie spontanément une heure de massage si je gagne.

Si j’avais besoin d’une motivation, je l’ai trouvée ! 😆

Le soleil daigne faire son apparition. Le ciel bleu nous offre une atmosphère et des couleurs très différentes.

Selon l’endroit où se portent nos yeux, le contraste est saisissant :

AàG mitraille fébrilement le panorama…

…finalement, je ne suis pas sûre qu’on fera moins de photos durant le retour !

Je galope sur les sentiers sans l’attendre, c’est pas tout ça mais j’ai un pari à gagner, moi :mrgreen:

Des murets de pierre sèche sont encore visibles au sud du Cap de la Chèvre. Ces éléments structurants du paysage n’existent que depuis le partage des terres communes, à partir de la seconde moitié du 19e siècle. Ils sont liés à l’obligation, dans les actes de partage, de délimiter les parcelles par des murets, à la périphérie des villages. Ces parcs entourés de murets rendaient la surveillance des troupeaux plus facile. (source)

AàG fait tout ce qu’il peut pour nous retarder mais…

…le sémaphore est déjà en vue ! Youhou !

Je gagne mon pari haut la main 🙂

Nous rentrons à Crozon, nous allons voir l’église qui nous paraît très sombre. Nous ne trouvons pas de restaurant et retournons au port du Fret.

Le Presbytère étant fermé, nous allons au Moulin du Chat. Les galettes y sont grosses mais moins savoureuses…

Proverbe breton : Evel ur c’harlantez a bompad war un alar oc’h arat
Comme une guirlande d’apparat sur une charrue qui laboure.

Bande-son : Dawn Penn – No no no

Pas de panneau d’information cette fois, j’ai dû oublier de le photographier 😉

Avec son clocher tronqué, l’église de Lampaul est facilement reconnaissable. La foudre a amputé la flèche de 18m et elle est restée telle quelle depuis 1809.

La tour reste imposante :

Le porche est plus ancien (1533) et comporte une statue de St Michel et St Léon, les deux tueurs de dragon :

Le calvaire représente le Christ entouré des bon et mauvais larrons. A ses pieds, deux anges portent un calice.

Les apôtres verdissent un peu mais sont bien conservés :

Celui-là fait un peu Scream, vous ne trouvez pas ? 😆

Ma porte préférée, représentant un arbre (ou plutôt une vigne) et des oiseaux.

Si l’extérieur de cette église est simple, il n’en va pas du tout de même à l’intérieur !

Voici la nef et sa poutre de gloire polychrome du 16e siècle :

Détails sur l’ornementation des clés de voûte :

Les fonts baptismaux avec leur peinture « imitation marbre » et l’oiseau dévoreur de raisins dorés :

L’orgue et les stalles :

Cette expressive mise au tombeau se trouvait initialement dans l’ancien ossuaire.

Plus modernes, ces vitraux et ces cierges électriques ! Une leçon venant de St Thégonnec peut-être ?

Pour en savoir plus sur cet enclos paroissial, cliquez ici ou (notamment pour les retables).

Nous pique-niquons sous un lavoir qui nous abrite gracieusement de la pluie et nous rendons ensuite au Faou, labellisé « petit cité de caractère » comme Tréguier.

Il y a quelques jolies demeures (maisons à pans de bois parées d’ardoises), mais la météo ne nous donnera pas le loisir de les photographier. C’est tout juste si nous bénéficions d’une brève éclaircie en arrivant près du port.

La pierre jaune de Logonna fut utilisée pour l’église St Sauveur, cela donne une belle couleur ocre à ses murs :

Comme c’était notre 5e église de la journée, on commençait doucement à saturer et on a fait un tour plutôt rapide…

Nous filons ensuite sur Crozon. Nous croisons des personnes cherchant un logement, apparemment tout est complet… nous sommes soulagés d’avoir une réservation.

La logeuse est hyper speedée et le resto qu’elle nous indique est fermé, nous allons donc… au Presbytère du Fret ! Non, rassurez-vous, on en a fini avec les visites : ce petit bâtiment perdu au fond d’une impasse près du port a été reconverti en crêperie. Et quelle crêperie 🙂

Un chat se charge de l’accueil devant le resto, la salle est petite et simple, rustique et chaleureuse, avec des murs remplis de piécettes qui tiennent en équilibre.

Les crêpes sont faites devant nous et se révéleront délicieuses, très fines et croustillantes (la Frétoise mmmmmh !). Le serveur et le cuistot sont sympas, l’ambiance musicale varie entre les débuts de Tiersen et la bande-son que je vous ai donnée en début de post… une très bonne soirée 🙂

Proverbe breton : E-touez ar muiañ drein ar gaerañ rozenn.
C’est là où il y a le plus d’épines qu’on trouve la plus belle rose.

Bande-son : Anthony Moreau – Valse n°1

Le temps se gâte…

Lorsque le texte est en italique, il s’agit du contenu du panneau d’information.

L’ancêtre des grands clochers (XIVe siècle, sur des fondements plus anciens), l’aînée des portes triomphales (vers 1450), l’ancienneté inhabituelle du porche (milieu du XVe s.), les peintures murales de la nef… L’enclos de La Martyre nous fait remonter aux origines médiévales des « grands enclos ».

On peut monter au-dessus de la porte par un chemin de ronde.

Détails sur le calvaire à trois croix :

Le bon et le mauvais larrons :

Pourquoi une telle précocité ? Peut-être parce que nous sommes dans un « lieu de mémoire » : celui du martyre du roi Salomon de Bretagne (874) dont l’église conserve les reliques.

Mais surtout parce que s’est développée ici une foire de rayonnement international jusqu’au XVIIe siècle.

Chaque mois de juillet, le bourg attire des marchands venus de tout l’Ouest mais aussi de Flandres, d’Angleterre sinon d’ailleurs.

La grand verrière du chœur ne s’inspire-t-elle pas d’une œuvre d’un graveur allemand, Iost de Necker, dont le verrier a reproduit fidèlement la signature ?

A partir du XIVe siècle, les revenus de la foire, le mécénat conjoint des ducs de Bretagne et des Rohan autorisent des réalisations ambitieuses : le clocher s’inspire des flèches de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.

La caryatide :

Le porche, que l’usure du temps et les restes de polychromie rendent particulièrement émouvant, est riche de détails d’une grande finesse : le sourire de la Vierge couchée du tympan, mais aussi cet ange annonçant la naissance du Christ aux bergers, dont l’un joue de la crosse…

Les apôtres dans leur niche :

Et pourtant, l’intérieur du porche réserve la surprise d’un bénitier où l’Ankou armé d’un dard – la Mort – emporte la tête d’un jeune homme.

L’œuvre provient de l’ossuaire voisin (1619) et elle en illustre la leçon, inscrite en breton sur la sombre et belle façade Renaissance : « La mort, le jugement, l’Enfer froid, quand l’homme y songe, il doit trembler ».

La suite de la citation est : « Fou est celui dont l’esprit ne médite, sachant qu’il faut trépasser ».

Après le sourire du Moyen-Âge, les angoisses du XVIIe siècle… à condition de ne pas oublier que l’intérieur de l’église vient compléter le message : les couleurs et les dorures des vitraux et des retables veulent évoquer, de manière anticipée, les splendeurs de l’Au-delà.

Comme à St-Pol-de-Léon, nous retrouvons deux colonnades réputées, vu leurs différences de diamètre, former un lithophone :

Vue arrière depuis le cimetière :


1699

Pour en savoir plus sur cet enclos, cliquez ici ou .

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