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Proverbe breton : Dibaot hent kaer na vez meinek ha gwenodenn na vez dreinek.
Rare la belle route qui ne soit caillouteuse ni le sentier qui ne soit épineux.

Bande-son : Françoiz Breut – La chanson d’Hélène

Après cette 1ère partie, nous voici donc au fort de Cornouaille, classé monument historique depuis 2013.

Panneau d’information :
Construite de 1690 à 1695, la batterie de Cornouaille croisait ses feux avec celle du Mengant, participant ainsi à la défense du goulet de Brest. Composée d’un terre-plein elliptique d’environ 150m, elle est complétée en 1813 par une tour modèle n°1 puis modifiée en 1888 par creusement d’une batterie de rupture équipée de pièces de 32 cm destinées à faire feu au ras de l’eau.

La plateforme revégétalisée est magnifique ❤

Photo volontairement éclaircie pour bien distinguer le fond dans l’ombre :

Il s’agit de la fameuse batterie de rupture ayant été creusée dans le roc sous le terre-plein. Vues plongeantes :

On peut descendre voir cela de plus près par l’intérieur. Un tunnel, je n’y résiste pas !

Pour une fois c’est AàG qui a succombé à l’attrait de la rouille 😉

La marée nous empêche d’accéder aux embrasures côté mer (photo ici).

Masquées par les rochers, elles sont quasiment invisibles pour les navires…

Voyez-vous le conduit remontant la falaise ? Je l’identifierais comme une cheminée d’évacuation du gaz.

Malgré l’état de ruine avancé, ce ne sont pas les recoins sympathiques qui manquent.

Il est temps de s’enfuir car il y a tout un troupeau d’adolescents qui débarque en beuglant ! Les lieux perdent soudain singulièrement de leur charme :mrgreen:

En haut de la falaise, nous arrivons sur une route et bénéficions d’une belle vue sur le fort. En agrandissant la photo, on peut distinguer le groupe d’élèves et leur prof… c’est sympa, comme excursion scolaire !

Sur le haut de la falaise se trouve l’amer de la pointe de Cornouaille. Nous tombons ensuite sur la batterie haute.

Il faut la mériter, le sentier qui y mène a disparu sous les ronces :mrgreen: Et en plus, elle est fermée.

Panneau explicatif :
Construction de 1813, pouvant abriter 60 hommes, standardisée, comprenant les magasins à poudre, à vivres, le logement des canonniers et qui serviraient de réduit défensif aux batteries basses. Elle était équipée de 4 canons de 24 ou de 16 à chaque angle de la plate-forme supérieure.

Nous poursuivons le chemin en direction de l’îlot des Capucins. Le coin est rempli de vestiges militaires, on fait trois pas et on tombe sur le suivant…

Cette salle dissimulée derrière des rideaux de lierres et de lianes était particulièrement grande et belle, la photo ne lui rend pas justice 😦 Nous bénéficiions pourtant d’une lumière et de couleurs admirables.

Attention au serpent !

Au détour d’une pointe, nous voyons apparaître le célèbre fort des Capucins.

Je sais, je mets trop de photos, mais il est tellement esthétique ❤

Le site est classé monument historique et son accès est réglementé.

Le pont date de 1860 +/- 1 an (selon les sources).

Le fort quant à lui date de 1848, comme en témoigne cette dalle gravée.

Un amateur de street art a laissé quelques fresques à l’humour grinçant dans les magasins et casernement.

Ça ne vous donne pas envie ?

Ici aussi, une batterie de rupture tirant à gros calibre à fleur d’eau a été installée en 1888. La géométrie des lieux est typique, on commence à la connaître !

Au pied de l’escalier se trouve un magasin à poudre dont la double paroi est en fort mauvais état et dont l’accès est interdit par une grille. Au fond il devait accéder à un puits reliant la surface.

Remontons prendre l’air et explorer les bâtiments de surface, ou du moins ce qu’il en reste.

Quittons le poste d’observation et empruntons cet escalier en pierres taillées. Delf, tu fermes les yeux ok ?

Le massif rocheux de l’îlot a été largement entaillé pour établir les diverses constructions, mais l’arête centrale a été maintenue telle quelle pour servir de parados et de masque.

Nous voici donc sur le « toit » !

Des charnières qui ont un peu vécu…

Un beau panorama s’offre à nos yeux admiratifs.

Il est temps de quitter les lieux.

Une longue route de retour nous attend.

Nous ne sommes pas fâchés d’arriver enfin à la voiture !

Nos estomacs grondent et nous filons à Camaret-sur-mer (Kameled) manger une horrible pizza.


Chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour et Tour Vauban

Proverbe breton : Klev ar gaoter o sarmon d’ar pod-houarn !
Écoute le chaudron sermonner la marmite !

Bande-son : Françoiz Breut – Si tu disais

La nuit fut bruyante, la logeuse ayant fait la fête dans son salon (sous les chambres). De plus elle est à nouveau en retard pour le petit déjeuner.

Pour retrouver le moral, nous faisons un crochet par le marché qui se trouve devant l’église de Crozon. Nous prenons des fraises de Plougastel et des petites tomates « cœur de pigeon ». De vrais bonbons, comme dit le maraîcher !


Tour-modèle n°1 type 1811

Nous allons à la pointe des Espagnols (ils en furent chassés en 1594), dans la presqu’île de Roscanvel.

La position est stratégique, ce goulet donnant accès à la rade de Brest.

Des vestiges de fortifications sont encore visibles, comme ci-dessus.

Nous empruntons un sentier pour descendre les 60 mètres de la falaise et voir… ce qui peut encore l’être.

Nous arrivons au fort Robert.


Char Panhard de reconnaissance

Texte du panneau d’information :

L’ensemble était constitué d’une batterie basse (1697) croisant le feu avec la batterie du Mengant sur l’autre rive avec poudrière et casernement, d’une batterie de rupture sous roc (1888) armée de 2 canons de 320mm qui avait pour mission de perforer la cuirasse des navires en dessous de la ligne de flottaison, d’une batterie haute (1888) avec 6 canons, poste de commandement et de télémétrie.

Le site n’est pas aménagé pour les visites, il est complètement laissé à l’abandon. Et ma foi j’aime autant, il n’en a que plus de charme 🙂

Voici une vue d’ensemble de la caserne défensive.

Jeu de perspective :

Ici la ruine menace, ce mur éventré aurait-il subi une explosion ? Étrange, vu son orientation.

Pour votre chambre, vous préférez une fenêtre avec vue sur falaise ou vue sur ciel ?

Attention le lieu est fortement gardienné !! Et ils ne rigolent pas, AàG en frissonne encore :

Pour la suite, mieux vaut avoir une lampe… comme je suis une lumière, pas de souci 😉

J’ai adoré cet escalier creusé en pleine roche ❤

Oh, quel drôle de poisson que voilà !

Non ce n’est pas une torpille je vous rassure… même s’il y avait effectivement un tube lance-torpille installée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.


Cheminée d’aération

La géométrie des lieux sera semblable dans tous les fortins militaires que nous aurons l’occasion de visiter.

Vous reprendrez bien un peu de feuilleté ?

Ces échelles mènent à une coupole de tir, vu leur état nous nous sommes abstenus d’y monter. L’air marin corrode…

Vu de l’extérieur, l’installation est discrète :

AàG s’est métamorphosé en Cernunnos et cette fois le sortilège n’est pas de ma main !

Nous nous empiffrons de fraises et de tomates pique-niquons et poursuivons notre balade. Certains vestiges sont protégés par des grilles, parfois en raison de l’état de délabrement, parfois pour les chauve-souris.

Je suppose qu’il n’est pas exclu qu’il reste quelques obus en cours de déminage à droite ou à gauche, comme c’était encore le cas en 2006.

Entre lande à bruyères et mer de fougères…

Les gardes sont toujours nombreux et effrayants. Ils sont tellement puissants qu’ils parviennent à faire pencher la mer !

Oh mais dis donc, tu as vu ce qu’il y a en contre-bas ?

Je veux y aller !!

Dis-moi gracieux papillon, où est le chemin d’accès ?


Thecla du bouleau

Pfff, on ne peut plus faire confiance à personne, cette enflure nous a envoyés dans les épineux et les toiles d’araignées géantes pour rien ! Évidemment, lui, il vole au-dessus !

Nous trouvons finalement un petit escalier dont le départ est caché dans la végétation près du poste d’observation.

Et voici enfin le Graal ! J’ai nommé le fort de Cornouaille, récemment classé monument historique.

Le vent fait danser les herbes folles tandis que nous partons explorer notre nouveau terrain de jeu.

A suivre !

Dans le réveil matin, dans la montre, dans les télécommandes, dans le gsm, dans le gps, dans le lecteur mp3, dans la lampe torche, dans l’appareil photo, dans la voiture télécommandée, dans la station météo portable, dans la carte postale qui chante « Happy Birthday », dans le porte-clés lumineux… bref dans énormément d’objets tant utiles que superflus (et à peu près dans tous les jouets pour enfants de nos jours 🙄 )… il y a des piles, batteries, accumulateurs qu’il ne fait pas bon éparpiller dans la nature.

Aussi, l’Europe, dès 1991, a imposé la collecte des piles et accumulateurs portables, industriels ou automobiles contenant du plomb, du mercure ou du cadmium. Mais, fin des années 90, le mercure a disparu des piles basiques, la directive ne visait donc plus que les batteries au plomb industrielles ou automobiles, les accumulateurs nickel cadmium utilisés dans l’outillage électroportatif ou les systèmes de secours et de sécurité, et les piles boutons au mercure. Trois filières de recyclage distinctes, spécifiques, difficiles à mettre en place, qui n’intéressaient plus les banales piles de tous les jours, ce qui a moyennement motivé certains pays à transposer la directive ou la mettre réellement en vigueur.

D’où la directive de 2006. Celle-ci couvre l’ensemble des piles, rend les producteurs responsables des coûts liés à la collecte, au traitement et au recyclage et fixe un objectif en terme de collecte : 25 % pour 2012 et au moins 45 % pour 2015. Un chiffre qui aurait pu être plus ambitieux, mais dans un souci de réalisme, un compromis (à la belge ») a été trouvé pour que les douze « nouveaux » pays de l’Union puissent y arriver… L’ennui c’est qu’au plus bas on place ses ambitions, au moins les pays sont motivés pour se bouger.

En 2009, à trois ans de la première échéance, l’Association des recycleurs de piles et batteries (Ebra) tire la sonnette d’alarme et l’oreille des mauvais élèves. L’Ebra, qui représente de 85 à 90 % du marché du recyclage de piles, a placardé ses chiffres de 2008.

On apprend ainsi que sur les 188 750 tonnes de batteries mises sur le marché, il n’y en a que 27 627 tonnes qui ont été traitées (14,5 %), soit un pourcent de plus que l’année précédente. Selon E. Beaurepaire secrétaire général de l’Ebra, « il y a trois grandes catégories de pays. Il y a ceux qui, comme la Belgique, la France, l’Allemagne, ont historiquement déjà mis en place des choses et qui ont relativement de facilités à remplir les quotas. Une deuxième catégorie de pays, ce sont ceux, comme l’Irlande, la Grèce, l’Espagne qui sont dans une tendance qui devrait leur permettre d’atteindre cet objectif de 25 % en 2012. Il reste une troisième catégorie avec des pays très en retard, avec deux cas distincts. D’abord des pays historiques de l’Union : la Finlande, le Royaume-Uni et l’Italie. Dans ces pays, même la directive de 91 était peu ou mal appliquée. Dernier cas de figure : tous les pays entrant de l’Union européenne qui y travaillent depuis peu. »

L’Association des recycleurs de piles espère que son baromètre poussera les retardataires à la collecte et se dit évidemment prêt, par la voix de son secrétaire général, a absorber le surplus de travail : « On nous annoncerait demain, même par l’opération du Saint-Esprit, qu’il y aurait 50 000 tonnes de piles collectées, nous, on a aucun problème. La capacité, c’est un faux problème. Les recycleurs, c’est des industriels, s’il faut développer les unités, ils sauront le faire. Aujourd’hui, on est largement excédentaires en capacité. »

Quand vos piles rechargeables sont usées, pensez à les rapporter dans les nombreux points de collecte… et espérons que le Saint-Esprit opère, donc !!


NB : en parlant mercure, j’ai complété l’article sur l’éclairage intérieur.

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