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Bande-son : King Crimson – I Talk to The Wind

Les lacs de Néouvielle et le barrage de Cap de Long

Nous voici donc de retour en France. Nous avons décidé d’aller dans la réserve naturelle du Néouvielle, dont nous avions vu de magnifiques photos enneigées chez nos logeurs.

La Route des Lacs (D929) est longue. Le tronçon final (D177) est fermé à la montée à partir de 9h30. Nous nous garons à près de 2150m d’altitude sur le parking payant, déjà bien plein de bagnoles.

A vrai dire je suis surprise qu’ils appellent cela une réserve naturelle car il y a beaucoup de gens en train de pêcher, de cueillir des myrtilles, d’arracher (mycélium compris 😦 ) des champignons, etc. Cela nous énerve.

Un panneau annonce que les chiens, même en laisse, ne sont pas autorisés (il y a une « garderie » apparemment). Sauf que ce n’est absolument pas respecté, là non plus !

Il y a énormément d’arbres morts 😦

Le temps est nuageux, le paysage extrêmement minéral, et les chemins deviennent rapidement mal balisés – mais attention, il ne faut pas sortir des sentiers !! Ah ah !

Le niveau du lac de barrage d’Aubert est très bas. Des travaux d’étanchéité sont en cours et on entend au loin les pelleteuses s’activer sur la digue.

Ça nous insupporte de nous retrouver soudain au milieu de plein de personnes… en plus des Français 😛 Ce serait moins pire des Espagnols, au moins je ne comprendrais pas ce qu’ils disent !

Ce petit accès de sauvagerie nous pousse à nous éloigner des lacs et prendre de la hauteur.

Bref avec tout cela je suis de mauvais pelage, comme dit AàG ! En plus le chemin n’est pas facilement marchable car plein de pierres mobiles. Pas idéal pour mes chevilles. Quand il traverse des pierriers stabilisés (artificiellement) ça va bien.

Oui AàG a droit à une nouvelle tête à chaque fois, mais moi je suis un chat et je le reste ! 🙂

On passe de l’autre côté du col et tout de suite il y a nettement moins de monde, ouf.

Par contre ça reste un gros tas de cailloux, au propre comme au figuré !

C’est peut-être parce que la journée a mal commencé mais le paysage ne me séduit pas… je le trouve monotone et inintéressant.

En revoyant les photos deux ans plus tard je reconnais que c’est un peu sévère, mais c’est le ressenti que j’ai noté ce soir-là.

Dans la descente nous perdons le sentier en suivant des cairns trompeurs. C’est particulièrement galère pour progresser car, avec les buissons rampants, on ne voit pas les cailloux sur lesquels on pose les pieds. Mes chevilles me donnent des « avertissements ».

Je ne sors quasiment pas mon appareil photo, je suis totalement déprimée.

AàG propose de « couper » hors piste vers le col de Madamète ou de rebrousser chemin vers le col de l’Hourquette d’Aubert.

Fatiguée, je tombe plusieurs fois sur ce mauvais terrain. Je parviens même à m’étaler gracieusement, presque au ralenti, sur les buis !

Bref il est grand temps de faire une pause, ce que nous ferons au bord du lac Nère.

Ce coin n’est pas trop mal, avec tous ses laquets.

Cette langue de terre qui s’enfonce dans l’eau du lac d’Estagnol est esthétique.

Nous poursuivons notre marche arrière et remontons au col (alt. 2498m).

Nous faisons un petit détour par le lac d’Aumar, longé par le GR 10 et bien plus sympa que son voisin – et encore on a eu de la chance, le lac d’Aubert s’est retrouvé totalement vide quelques semaines plus tard.

Il y a moins de touristes que ce matin et l’endroit me plaît nettement plus. Au moins il y a un peu de vert !

C’est presque bucolique même si la faune et la flore de cette réserve nous auront paru fort mis à mal.

Nous redescendons ensuite au lac d’Orédon, 6 km plus bas.

Un cheval vient d’aller y boire une bonne lampée.

Ici aussi le niveau est bas, c’est logique car il est alimenté par le lac de Cap de Long auquel le lac d’Aubert sert de réserve. Enfin si j’ai bien compris !

On s’amuse des empreintes d’oiseau délicatement imprimées dans la boue.

Nous reprenons ensuite la D929 jusqu’au bout : le lac de Cap de Long, 2e plus grande retenue des Pyrénées françaises.

Son alimentation est un sacré bazar !

Il est arrivé un « petit » souci au chemin qui le borde… La taille des véhicules vous donne l’échelle de l’effondrement.

Vue sur le lac d’Orédon en contrebas:

C’est la fin de la journée, on se promène tranquillement sur le barrage. La première partie de la digue n’est pas haute, on s’amuse à descendre jusqu’au tunnel (qui sert surtout de toilette manifestement).

La seconde partie est bien plus vertigineuse.

Ci-dessus une autre vue sur l’effondrement. C’est tombé à gros grains.

Nous roulons jusqu’à Saint-Larry-Soulan, le gros bourg du coin. On y découvre en flânant un carillon de 12 cloches coulées sur place par Paccard, fondeur à Annecy.

Les deux anciennes cloches en airain exposées sous le carillon ont été mises à jour lors de la construction d’immeubles. Elles avaient été enterrées à 1m50 pour les protéger de la destruction.

La petite fait 300kg et date de la fin 13e – début 14e siècle. Elle porte la poétique inscription Jésus de Nazareth, je suis la voix qui invite à la fête.

La plus grosse fait 500kg et porte la date de 1507 ainsi qu’une inscription plus longue mais moins joyeuse.

Comme les bons restos sont fermés et que nous n’avons pas envie d’aller dans un snack, nous rejoignons Aragnouet pour dîner au sympathique « relais de Néouvielle ». Sa décoration est originale, jusqu’aux assiettes posées sur des vinyles !

Plusieurs personnes de la chambre d’hôte y viendront également, ainsi que la logeuse. Les plats nous réjouissent les papilles et nous découvrons la délicieuse frênette (cidre de frêne) dont nous ramènerons deux bouteilles 🙂

Au moment de quitter, le restaurateur nous hèle « Hep, vous n’allez pas partir comme ça ! » Ah ? Allez zou, il nous sert un petit génépi local ! J’y tremperai juste les lèvres, trop fort pour moi et puis je conduis… AàG se dévouera 😉

Bande-son : Carlos Gardel – Volver

Lacs Bachimaña et Bramatuero

Cette nuit fut encore assez bruyante. Ce doit être la norme espagnole mais nous n’y sommes guère habitués !

Ce matin à la boulangerie le grizzli m’a souri quand on a voulu reprendre un morceau du bon gâteau au noix et noisettes de la veille 🙂

Nous allons randonner côté espagnol aujourd’hui, dans la Valle de Tena et plus précisément aux Baños de Panticosa (Bains de Panticosa, altitude 1637m). On se gare à côté de l’ibón (lac) de los Baños. Ici toutes les rues ont le même nom : Calle Balneario ! On se pose des questions quant à la localisation du départ du (bon) sentier.

Nous croisons deux gars qui cherchent sans succès de l’eau, le comble dans une station thermale ! Il faut dire que cette station balnéaire est assez étrange, on dirait qu’elle est à la fois à moitié abandonnée et à moitié en construction. Un peu glauque mais ce n’est pas pour nous déplaire 🙂

Nous montons à l’ombre des arbres et trouvons le mirador del Salto del Pino (belvédère du Saut du Pin) sur le village et la haute cascade logiquement appelée Cascada del Pino 😉

Tandis que la chaleur nous accable déjà, un lézard profite du soleil.

Les cascades se succèdent, c’est un chemin agréable le long du río Caldarés.

Les plantes sèchent, nous aussi !

Car oui, là c’est terminé, l’ombre chérie…

Ce pont est à hauteur d’un embranchement de sentiers. Il permet une éventuelle variante pour le retour.

Depuis le départ la pente est gentille et maintenant le sentier sillonne presque à plat…

…sauf que là ça va changer puisqu’on arrive dans le fond d’un cirque rocheux !

Ci-dessus la cascada del Fraile.

Vue sur le vallon parcouru :

Il y a donc inévitablement un raidillon final pour atteindre le refuge. En plein cagnard de midi, on déguste !

Nous sommes au Embalse de Bachimaña Bajo, le réservoir du Bachimaña inférieur. Il est équipé d’une jolie petite vanne manuelle.

Nous n’irons pas voir le nouveau refuge de 2012 (alt. 2177m), qui ressemble trop à un hôtel à notre goût, et préférons continuer le GR11.

Le barrage et son déversoir de trop-plein ont fière allure.

Nous arrivons au Embalse de Bachimaña Alto – dois-je vous traduire ? 😉

Le lac supérieur est énorme… il est presque écrasant, dans son écrin minéral.

Comme d’habitude les ambiances rendues par nos deux appareils sont contrastées :

Avez-vous vu la cabane en pierres au milieu de ces photos ? 😉

Ici on la distingue un peu mieux :

Le niveau de l’eau est manifestement plus bas que par le passé, découvrant des rochers que la végétation n’a pas encore colonisés.

Le GR suit la rive à bonne hauteur et nous sommes toujours en quête désespérée de notre Saint Graal : de l’ombre pour pique-niquer. On cuit !

Nous trouverons finalement une micro-zone ombragée entre deux rochers et en ferons notre affaire. On ne peut pas être trop exigeant dans les parages ! C’est pas grave, nous avons des tomato rosa pour nous consoler 🙂

Nous devons quitter le GR11 et avons quelques problèmes pour trouver l’autre chemin, qu’on avait pourtant bien aperçu de loin. Nous suivons quelques cairns, comme le signalaient les descriptifs, puis plus rien… oups !

Après la traversée de ce ruisseau nous retrouverons le bon sentier.

Les éclaboussures de ces mini-chutes nous apportent une appréciable fraîcheur. Bon ok j’avoue, j’ai carrément immergé l’espèce de bandana qui m’évite l’insolation crânienne ^^

On avait déjà repéré à distance que des filets d’eau détrempaient ce flanc de montagne…

…car la végétation y est soudain luxuriante, fleurs et mousse à gogo !

Enfin « mousse » est un terme impropre. Quelqu’un sait ce que c’est ?

Pour les fleurs mauves et roses je pense identifier :
– casque-de-Jupiter (aconit napel)
– adénostyle à feuilles d’alliaire

Reprenons le chemin !

J’aime ces gros rochers lissés et arrondis :

Au loin le parcours de l’affluent suivant se devine au vert soutenu de ses rives… ok et à la cascade aussi, je vous l’accorde ! 😉

Regard en arrière sur le Bachimaña et son îlot central.

Notre objectif est enfin visible : la fine barre rosée horizontale est le barrage de l’ibón de Bramatuero Bajo (alt. 2300m). Cliquez pour agrandir si vous ne la voyez pas 😉

On aperçoit en contrebas l’ancienne cabane-refuge de Bachimaña, un bel abri en pierres.

Et nous voici enfin au pied du barrage du lac Bramatuero inférieur !

Rha, une étendue d’eau fraîche ! Bonheur !

Je m’allonge de tout mon long sur la margelle pour tremper bras, jambes, cheveux… c’est presque douloureux tellement c’est froid !

Comme ces photos compromettantes le montrent, AàG n’est pas en reste 😉

On contemple le panorama, les pieds dans l’eau…

…et on n’a aucune envie de repartir tellement on est bien.

Il faut cependant bien se décider à un moment ! Nous n’avons plus le courage temps de rejoindre le Bramatuero Alto. Ça promettait d’être beau et on était curieux de voir la drôle de « tente en bois » mais la chaleur nous a liquéfiés.

S’il y a une prochaine fois, je tenterais bien la boucle des Pics d’Enfer ❤ (rando d’un autre calibre !)

Nous redescendons voir le vieux refuge et tentons l’aventure de longer le lac par son côté Est, histoire de varier les plaisirs.

Au début, tout va bien ! Des cairns marquent un semblant d’itinéraire. Puis plus rien… mais ça ne passe pas trop mal au ras de l’eau. De toute façon, il serait difficile de se perdre 😉

Par la suite les choses se compliquent car il y a une barre rocheuse à franchir ! Nous y entrapercevrons quelques chamois. Par chance un câble a été installé pour aider le passage. Si vous agrandissez la photo ci-dessous, vous le distinguerez (horizontal en haut, descendant sur la droite).

Les rochers dessinent des racines d’arbre 🙂

Suivant la suggestion d’elPadawan, l’anonymat d’AàG sera cette fois préservé grâce à un ours des Pyrénées – je n’ai pas dû trop retoucher l’image :mrgreen:

Ça crache plus que ce midi !

Nous longeons le Bachimaña Bajo par le côté Est également, là il n’y a aucun souci de cheminement.

Au niveau du pont on hésite à prendre une alternative dont le nom nous fait rire (camino por los machos, sentier muletier ?) mais selon AàG ça remonte et ça rallonge, or il est tard et nous sommes ‘crevettes’.

Le chemin de retour est tranquille bien qu’assez fatigant car tapissé de grosses pierres qui roulent sous les pieds. A 19h nous sommes de retour aux Bains et sacrifions un melon en guise d’apéro.

Nous mangerons un repas simple, gras bon et pas cher à l’Hostal Centro de Sallent de Gállego… et en dessert nous nous installons confortablement sur la place pour déguster le ‘pastis‘ (non, pas l’alcool !) de Mahie 🙂

Bande-son : Juliette – Fina Estampa

Lac d’Artouste et refuge d’Arrémoulit

Vous souvenez-vous de la centrale électrique d’Artouste photographiée hier soir ? Aujourd’hui nous allons monter à la source, si je puis dire 😉

Excepté une bagarre de chats, cette nuit fut calme. Nous profitons de la fraîcheur matinale pour rendre visite à Fermín Arrudi Urieta, el gigante aragonés.

La commune de Sallent de Gállego lui rend hommage à travers une statue représentant ce géant de 2m29, qui était également musicien (multi-instruments) autodidacte.

Afin de préserver son anonymat, AàG est représenté (à son grand désarroi) en Christophe Colomb.

En sortant de la boulangerie, je dis à AàG : maintenant nous avons la preuve de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ! 😆

Nous nous rendons ensuite en France, à Fabrèges dans la vallée d’Ossau. De là part la télécabine de la Sagette qui nous emmènera sans effort de 1240m jusqu’à 1930m d’altitude.


Spéciale dédicace 😉

A la gare de la Sagette, on monte ensuite dans le « petit train d’Artouste ». Cette ligne à voie étroite (500mm d’écartement) compte parmi les plus hautes d’Europe avec une altitude maximale de 1940m.

Elle commence par le « tunnel de l’Ours », d’une longueur de 375m.

Avant d’être reconverti en train touristique, ce chemin de fer a servi à la construction et l’entretien du barrage d’Artouste. Plus d’info ici.

La ligne serpente pas mal ! Les rayons de courbure imposent une vitesse réduite et il nous faudra presque 1h pour parcourir les ~10km de voie ferrée.

Il n’y a aucune route dans la vallée du Soussouéou (y a-t-il besoin de préciser que j’adore ce nom ? 😀 ).

Oh, des resquilleurs ! Nous les regardons avec envie, nous avions longuement hésité à faire de même (ce qui est strictement interdit patati patata) vu l’allergie d’AàG aux trains touristiques…

Finalement nous nous sommes dit que l’aller/retour à pied prendrait trop de temps, nous empêchant d’aller beaucoup plus loin que le lac.

Depuis le terminus, un large chemin avec des marches permet de franchir les 90m de dénivelée restant pour rejoindre le lac d’Artouste, qui flirte avec les 2000m d’altitude.

A gauche, on entraperçoit le barrage :

Comme d’hab, le rendu des couleurs est très différent entre nos deux APN…

Les touristes sont un liquide. Si si, ils prennent la forme des lieux dans lesquels on les déverse !

Comme la foule ce n’est pas notre truc, nous préférons reporter notre visite du barrage à ce soir et commencer directement à s’éloigner en longeant la berge du lac.

Au loin, en haut, au chaud, un troupeau. Tout près, en bas, au frais, des têtards.

Nous marchons plein sud et le soleil cogne déjà bien.

Cette avancée de roches me fait penser à une grosse patte de fauve :

Le miroitement est hypnotisant.

Au bout du lac, des vaches paissent en toute liberté.

Fini le plat, il est l’heure de monter !

Au croisement nous prenons la direction sud-est. Nous ferons une boucle et reviendrons par l’autre côté.

Le refuge est en vue, tout en haut à droite :

Il subsiste quelques névés à hauteur des lacs d’Arrémoulit.

Le refuge d’Arrémoulit (ou « d’Arrémoulie » comme il est écrit sur la plaque du Club Alpin Français) se situe à 2305m.

Je pense que le dortoir est trop petit car une grande tente est dressée dehors et le téléphone n’arrête pas de sonner pour des réservations.

Nous pique-niquons en alternant l’ombre et le soleil, ayant trop froid dans l’une et brûlant dans l’autre ! Le chocolat chaud n’est pas bon et les toilettes folkloriques nous font regretter les pipi-nature :mrgreen:

J’aime bien l’aménagement qu’ils ont fait pour le débordement.

Ici on aperçoit la tente-dortoir dressée à côté du refuge :

Nous hésitons à faire demi-tour ou à monter vers le lac d’Arrious. En effet, emprunter le passage d’Orteig nous permettrait de faire une boucle… seulement cette section escarpée est notée comme étant réservée à des randonneurs expérimentés.

Le gardien du refuge nous confirme qu’il ne faut pas avoir le vertige, mais qu’il ne faut pas de matériel.

Nous décidons d’aller en juger par nous-mêmes. Au pire on devrait avoir le temps de faire demi-tour… enfin on l’espère, car l’heure de départ du dernier petit train est 17h15.

Sinon il faudra qu’on se tape les 10km à pattes, et qu’on redescende sous le téléphérique à la lampe frontale. Y a pas mort d’homme, mais si on peut éviter ce serait mieux !


Lac et refuge d’Arrémoulit


Lac d’Artouste

On approche du passage découvert par Jacques Orteig en 1883. Ce raccourci à flanc de paroi rocheuse permet de rejoindre le refuge d’Arrémoulit depuis le col d’Arrious sans redescendre jusqu’au lac d’Artouste.

La vue est impressionnante…

Élargi et équipé d’une main-courante, le passage d’Orteig ne pose aucune difficulté. On avait entendu des personnes évoquer des passages à franchir « assis » (pour ne pas basculer dans le vide), je n’ai rien vu de tel !

Si la roche était mouillée ou s’il y avait du brouillard, ce serait autre chose.

Le sentier descend ensuite au lac d’Arrious.

Intrigué par le chenal, AàG va explorer le petit tunnel creusé derrière le batardeau.

C’est une prise d’eau qui donne sur le flanc droit ci-dessus. Ainsi le débordement du lac d’Arrious alimente le lac d’Artouste.

Sur la gauche se trouve le pic du lac d’Arrious, à ne pas confondre avec le pic d’Arrious.

Nous croisons des randonneurs flamands avec qui j’échange quelques mots.

Nous allons à présent redescendre au lac d’Artouste.

En face, le chemin parcouru ce matin :

Au niveau timing on a de la marge, on peut se permettre de mitrailler 😉

Je n’aurai pas photographié tellement de fleurs, aujourd’hui… je me rattraperai les prochains jours 😉

On retrouve nos copines qui n’ont pas beaucoup bougé !

Prenons le temps de nous promener sur le barrage, puisque nous ne l’avons pas fait tout à l’heure. Il n’y a plus personne à présent, c’est parfait.

Au loin nous voyons un petit train partir.

Texte du panneau explicatif : Le barrage d’Artouste est un ouvrage entièrement maçonné avec des moëllons de granit extraits des carrières souterraines situées sous vos pieds, et taillés sur place.
Les blocs étaient amenés par quatre téléphériques appelés « Blondins », jusqu’aux ouvriers qui montaient ainsi mètre par mètre cet ouvrage digne des bâtisseurs de pyramide !!

Nous rejoignons la gare. Vu l’affluence, ils doivent affréter deux trains. Le premier part blindé, le second quasi vide. Devinez lequel on a pris ? :mrgreen:

A plusieurs reprises ils appellent un groupe de 3 campeurs qui aurait dû rentrer ce soir-là. Malgré le retard avec lequel nous sommes partis, ils manquent toujours à l’appel…

Cette fois, c’est moi qui monte côté vide. Chacun son tour !

Le trajet s’effectue plus rapidement qu’à l’aller.

Nous croisons des télécabines « Val Thorens », c’est rigolo. Espérons que ce soit de la seconde main de bonne qualité ! ^^

A 18h30 nous sommes revenus au parking. Un hélicoptère n’arrête pas de faire des allers-retours.

Nous roulons jusqu’au col du Pourtalet. Il y a là un supermercado où nous achetons de quoi pique-niquer : gazpacho, tortilla…

Nous nous promenons ensuite dans les environs mais le brouillard et surtout les aboiements furieux de chiens de berger nous feront faire demi-tour.

Ce n’est pas le genre d’avertissement qu’il faut prendre à la légère si on tient à ses mollets !

Retour au bercail et tartinade d’aloe vera :mrgreen:

Bande-son: Lhasa de Sela – Con Toda Palabra

Lacs de Bious et d’Ayous

Sur cette place minérale qui résonne, il suffit d’un seul nuisible pour empêcher tout le monde de dormir. Enfin quand je dis « tout le monde », nous étions peut-être les seuls à essayer de dormir à cette heure-là ! A 23h15 je me résous à fermer les fenêtres pour atténuer le bruit même si c’est notre seule source de fraîcheur, la chambre étant sous les toits…

A 8h dans la salle du petit déjeuner, c’est le désert. On attend et on fait un peu de bruit mais personne ne vient, l’hôtelier semble avoir une panne de réveil. Nous montons chercher nos sacs à dos et au retour nous avons la bonne surprise de constater qu’une dame est en train de mettre les tables, nous ne devrons pas partir le ventre vide !

Nous passons la frontière française et roulons jusqu’au lac de Bious, que je m’amuse à rebaptiser Bisou.

A cette époque de l’année, on peut se garer directement là-haut, au bout de la D231. Altitude approximative du parking : 1420m.

Nous longeons le lac jusqu’au pont de Bious (alt. 1538m).

Là deux possibilités s’offrent à nous : continuer à suivre le gave (= ruisseau) de Bious dans les prairies ou emprunter le GR10 qui monte dans les bois.

Le soleil tape déjà fort et nous profitons avec délice de la protection offerte par les arbres.

La photo en ombres et lumières ne rend pas mérite à ce sentier qui était réellement charmant !

Petit à petit nous gagnons en altitude et la végétation change d’aspect, se faisant plus discrète.

Nous arrivons au premier des lacs d’Ayous : le lac Roumassot (alt. 1845m).

Il est temps de sortir à mon tour l’appareil photo 🙂

Le sentier remonte ensuite le long d’une cascade.

Décidément même ici il y a des nuisances sonores !

Un hélicoptère fait d’incessants va-et-vient, lourdement chargé à ce qu’il semble.

Nous avions aperçu ces big-bags en bas, sur les berges du lac de Bious-Artigues.

Y aurait-il un chantier de construction là-haut ?

En fait non, il s’agit du ravitaillement du refuge.

Nous arrivons au petit lac du Miey, dont le nom est doux comme un miaulement.

J’aime cet arbre solitaire et haut perché.

Par rapport à la précédente randonnée, vous voyez à présent l’autre face du pic du Midi d’Ossau.

Mon Lumix est comme moi, il apprécie particulièrement les verts 😉

Tandis qu’AàG essaie d’enregistrer les clapotis, je capture un soleil éphémère.

A noter la présence d’un étrange mini-radeau couvert, servant à une étude scientifique.

Nous sommes à présent au lac Gentau (alt. 1947m), le plus grand des trois lacs d’Ayous.

Le gros châlet en bois qu’on aperçoit à l’arrière-plan est le refuge d’Ayous (alt. 1982m).

Le lac Gentau est magnifique ❤

Notre attention est attirée par un nuage de « points blancs » venant du col d’Ayous :

Nous suivons régulièrement l’avancée du troupeau car vu la suite du paysage, on se dit qu’ils vont inévitablement tomber sur un os :

Autour du lac l’ambiance est paisible.

Le troupeau arrive au point difficile à franchir. Ils nous font penser à des Lemmings !

Les premiers bloquent, pendant ce temps des éclaireurs franchissent le passage à différents niveaux et soudain tout le monde s’y met, ils sont parachutistes et grimpeurs par nature 🙂

AàG rejoint la chaîne humaine qui transfère les victuailles (conserves et autres cannettes) jusqu’aux soubassements du refuge. Il y a de la bouffe basque dans le tas, avis aux amateurs !

Ensuite nous pique-niquons à l’ombre avant de reprendre tranquillement notre chemin, alourdis par la digestion.

J’en étais à peu près ici dans mon récit quand wordpress a mystérieusement fait disparaître tout le contenu de mon brouillon, révisions incluses… ô joie ! 👿

Nous montons plein sud, à l’est du pic de Larry.

Nous voici au lac Bersau (alt. 2082m).

Sa particularité est d’avoir une presqu’île… et lors de notre passage, elle était habitée 🙂

AàG aurait bien voulu enregistrer le son des clarines dont certains chevaux étaient équipés.

Ils ne se sont pas montrés très coopératifs : une fois le matériel sorti, ils n’ont plus fait un seul bruit :mrgreen:

On passe au pied du pic Castérau et son drôle de profil. La version d’AàG :

Ma version, avec les cairns :

Des randonneurs font une curieuse remarque montrant qu’ils prennent AàG pour un photographe pro ?! Pourtant il n’a pas de gros pare-soleil (private joke) :mrgreen:

C’est plein de petites mares… moi qui craignais que les Pyrénées ne soient desséchées !

Nous sommes au plus haut de notre promenade, il est temps de redescendre et de boucler la boucle.

Nous allons rejoindre le lac Castérau qu’on aperçoit en contrebas.

Un pêcheur est installé là, cela nous étonne ?!

Juste derrière le lac, un panorama ouvert s’offre sur les prairies parcourues par le gave de Bious.

AàG s’efface devant un randonneur plus rapide que nous : « On vous laisse passer en premier car les vautours jettent des pierres sur les touristes ! » 😆

Le monsieur nous apprend que les silhouettes planant au loin près de la falaise sont des aigles.

Un dernier chardon pour la route ?

Ce n’est pas de refus, répondit le bourdon !

Avant de rejoindre le gave, nous avons l’œil attiré par un cadavre de vache déposé au soleil. Nourrissage des vautours ?

Nous quittons le chemin pour suivre de petites gorges et tombons sur un cochon qui se promène et se roule à son aise non loin d’une cabane.

On a déjà vu beaucoup d’animaux divaguer en montagne, mais un cochon c’est une première !!

Il y a les moutons du clan rouge et les moutons du clan vert.

Tout ce beau monde profite grassement des pâturages.

Près du pont se trouvent vaches, veaux et chevaux.

Il y a même des ânes !

Petit regard en arrière…

Nous quittons le pont de Bious et nous enfonçons dans le sous-bois.

J’aime bien le symbole du parc national dans son écrin moussu.

Le tour du lac de Bious se révèle décevant car le chemin reste en hauteur, est complètement défoncé par les sabots et n’offre aucune vue.

Bon on ne va pas se plaindre qu’il y ait de la végétation non plus 🙂

Franchissement du barrage avec ses fenêtres de trop-plein.

Vue sur le pied du barrage :

De petits chevaux divaguent non loin du parking, où nous revenons à 18h18.


Conduites forcées

Après la centrale électrique d’Artouste nous faisons un crochet par Fabrèges afin de repérer les lieux et les horaires d’une prochaine balade.


Vos vallées puent le gasoil, le ricard, le tourisme et la démagogie politique. Je suis reparti en Slovénie.

Nous repassons le col du Pourtalet et cherchons une farmacia et un supermercado. Nous repartons lestés d’un gel d’aloe vera pour mon coup de soleil ainsi que de quoi pique-niquer demain.

Nous mangerons à el Rincón de Mariano, qui se trouve bien à Sallent de Gállego. Nous aurons parfois des difficultés à localiser les différents restaurants de la région car sur les sites « d’avis » ils sont tous indiqués comme étant à Formigal !

Le service est très rapide et nous pouvons ensuite nous occuper des chats sur la plaza 🙂

Cette fois, au lieu de Sardy, nous partirons d’Epiry (les Quatre Vents) pour arriver à Montreuillon en suivant la rigole d’Yonne.

Nous en profitons pour aller voir la tour d’Epiry – de loin, car elle est non visitable et située en propriété privée. Cette grande tour carrée est surnommée « Tour Vauban » mais ce n’est pas lui qui l’a conçue. Son épouse était originaire d’Epiry et cette tour du 15e siècle appartenait à sa famille. Aussi, ce fut simplement le domicile du maréchal durant ses rares congés, avant qu’il n’acquière le chateau de Bazoches.

La plaque en marbre fut posée sur la façade par Napoléon Ier, en hommage à Vauban.

Nous voilà partis, sous les gouttes comme la veille, et donc je ne sortirai pas mon appareil photo de la journée – ah si, une exception le soir, vous verrez à quel sujet…

Le chemin à prendre pour rejoindre la rigole d’Yonne est très boueux. Ca met tout de suite dans l’ambiance !

Il fait plus froid qu’hier et la pluie ne faiblit pas, que du contraire. Il y a quelques nappes de brume.

Tout est silencieux. Nous sommes seuls.

Nous avions promis au logeur, grand fan de champignons, de prêter attention aux spécimens que nous rencontrerions.


De la famille des clavaires ?


Anthurus d’Archer

Ce champignon rouge en forme de pieuvre (ou d’étoile de mer, comme vous préférez !) est originaire d’Océanie. La façon dont il est parvenu en France n’est pas clairement établie.

En tous cas il dégage une odeur épouvantable et n’est pas comestible !

L’arche formée par les branches des arbres ne suffit pas à nous éviter la douche (froide, la douche).

AàG ne pensait pas avoir autant raison en disant « la seconde semaine sera sous le signe de l’eau » 😆

Nous arrivons au but de notre promenade, l’aqueduc de Montreuillon. Haut de 33 mètres et long de 152m, il possède 13 arches et a été construit en 1841.

Prière de ne pas glisser. Ni d’un côté ni de l’autre, d’ailleurs !

Vues panoramiques sur la campagne humide et brumeuse – oh yeah.

Vues depuis l’autre côté de l’aqueduc – à noter qu’il n’y a de petit pont métallique qu’à une seule extrémité, il faut bien choisir son côté dès le départ.

Un sentier descend sur la grand-route, nous préférons continuer à suivre le canal dans les bois.

Au niveau de la Roche Ménard, on croise une petite route qui descend mais on continue, avant de s’apercevoir que nous faisons fausse route : on est bien trop haut par rapport aux maisons, il n’y a plus de jonction possible.

Hop demi-tour sous la drache et on descend dans le village dire bonjour à la rivière.


L’Yonne gonflée par les précipitations

Le seul endroit abrité que nous trouvons pour pique-niquer, c’est une aubette de bus. Ca devient une habitude 😆

Nous avons à nouveau reçu un sac de tomates de notre logeur, et elles sont toujours aussi délicieuses… Ah si seulement on pouvait avoir les mêmes chez nous !!

Avec l’immobilité on a encore plus froid, alors on décide d’entrer dans le café d’en face. Leur chocolat est dégueulasse mais au moins il est chaud. On effectue le retour au pas de course : on n’a plus rien de sec, on grelotte, bref c’est un peu trop galère !

On aura cependant la chance de voir deux cincles plongeurs faire des rase-mottes au-dessus de l’eau. Ils fuient un peu plus loin à chaque fois que nous nous rapprochons, le petit jeu dure un moment ! Ils sont trop vifs et trop distants pour les photographier.

Sur la route nous apercevons un autre petit aqueduc que nous ne connaissions pas.

Je laisse AàG y monter seul, je suis indécollable du chauffage de la voiture !

Nous allons ensuite au lac de Pannecière.

C’est le plus grand lac du parc du Morvan et c’est là le départ du canal (communément appelé « rigole d’Yonne ») d’alimentation du canal du Nivernais.

Ce barrage à voûtes multiples (ou « multivoûtes ») est muni de douze contreforts. Il a été conçu suite aux grandes inondations de Paris (1910), pour mieux contrôler les crues des affluents de la Seine.

Les variations annuelles de niveau de ce lac-réservoir, qui permet à la fois l’écrêtement des crues en hiver et le soutien d’étiage en été, vont jusqu’à 25 mètres.

La longueur du barrage dépasse les 350m et sa hauteur atteint quasiment les 50 mètres.

Nous n’aimons pas du tout cet endroit : il appartient à la Ville de Paris et franchement ça se ressent, c’est grillages et caméras partout…

Le logeur nous avait conseillé de monter jusqu’à la chapelle du Banquet pour le panorama, mais vu le temps brouillardeux (et notre manque de courage il faut bien le dire) on laisse tomber.

On se rabat sur l’église de Corbigny, qui possède quelques beaux vitraux et statues.

Il cesse enfin de pleuvoir et je finalise quelques cartes postales avec des timbres durement acquis au bar-tabac du coin. La tenancière m’engueule presque, parce que c’est un service gratuit qu’elle rend. C’est ma faute, peut-être ?

Ensuite elle n’arrive pas à faire correctement l’addition pour les quelques malheureux timbres en question… bon je suis pas malhonnête je le lui dis 🙄

L’honorable abbaye de Corbigny a été défigurée avec enthousiasme par un américain nommé Lawrence Weiner. Il appelle les méfaits oeuvres qu’il commet réalise des « sculptures ». Celle-ci s’appelle « au pays » et date de 2009. (Merci vos impôts !)

Je sors mon APN. AàG me dit « Noooon, tu ne vas pas photographier CA ? »
Et si !!

Extraits du panneau explicatif (sais pas ce qu’ils avaient fumé !!) :

Les oeuvres de Lawrence Weiner, qu’il nomme sculptures, se présentent sous la forme d’énoncés qui désignent des objets et des actions qui se construisent dans l’esprit du spectateur. Quelles que soient leurs formes (objets, phrases, éditions), elles se présentent comme des témoignages d’expériences que l’artiste a tentées concernant la nature, les priorités, le comportement de matérieux, d’objets ou de phénomènes. C’est cette dimension matérielle qui distingue son travail de l’art conceptuel dont il a été une figure fondatrice majeure, ayant participé à l’émergence et aux fondements de ce courant au cours des années soixante.

(…)

La proposition de Lawrence Weiner se déploie à la fois à l’extérieur de l’abbaye, sur sa façade sud, comme en écho à la pierre de fondation du monument située à fleur de terre sur le pavillon du couchant, et à l’intérieur, dans l’escalier monumental. Elle consiste, dans les deux cas, en une phrase inscrite directement sur le mur, en dialogue avec l’architecture, le territoire et le spectateur. Les couleurs utilisées par l’artistes, jaune, bleu et rouge, rappellent tout autant celles du drapeau de la Bourgogne que celles des toits vernissés de la région. Ainsi, l’oeuvre s’intègre-t-elle dans l’histoire et le patrimoine culturel régional tout en référant au bâtiment de l’abbaye, porteur d’un projet culturel contemporain.

Tournée vers la ville, l’oeuvre s’adresse aux habitants de Corbigny et aux visiteurs, leur propose le texte comme un refrain à fredonner et opère une transition entre l’extérieur et l’intérieur de l’abbaye où la même inscription, organisée autour de l’oculus, se retrouve sur le mur de l’escalier monumental. Sur la façade, les mots viennent s’inscrire sur les bandeaux horizontaux qui séparent les deux niveaux, tout en introduisent un léger décalage avec le rythme régulier des ouvertures. En réponse à l’architecture classique du XVIIIe siècle, l’intervention de l’artiste marque son propre rythme, revendiquant ainsi sa modernité.

Alors ok j’ai un certain parti pris contre l’art « moderne » mais là, quand même… ça n’a rien d’original ni de moderne, il suffit de regarder la mairie, qui possède des bandeaux similaires (avec les mots ‘liberté’, ‘égalité’, ‘fraternité’ et ‘république française’), sur deux étages également, pour comprendre d’où est venue son inspiration…

Ensuite nous allons souper au Bistrot comme le premier jour, mais cette fois nous avions réservé. En effet, le mercredi est le jour de fermeture dans le coin, et nous voulions nous assurer d’avoir une place. Enfin, deux places. C’est mieux.

S’ensuit une chasse aux moustiques dans la chambre en guise d’exercice digestif !

(et non le « saut de l’archange », ainsi que je l’avais compris la première fois qu’AàG m’en a parlé !)

Après une discussion sur le bouddhisme, nous quittons définitivement notre sympathique chambre d’hôte pour aller loger du côté de Decize.

Sur la route de Château-Chinon, nous décidons de faire la promenade le long de la Canche, une petite rivière traversant un massif granitique dans des gorges boisées. Nous nous garons au barrage, c’est-à-dire que nous prendrons le sentier dans le sens descendant. Il n’y a pas un souffle de vent, l’eau est un miroir…

Quelques détails techniques au sujet du barrage de la Canche : construit vers 1920, nationalisé en 1946, il s’agit d’un barrage-poids haut de 7,5m et long d’une septantaine de mètres. Cette retenue a une capacité d’environ 24000 m³ d’eau. En cas de crue, un siphon s’amorce.

La conduite jusqu’aux turbo-alternateurs fait 1,66 km pour un dénivelé de 106m, elle n’est en conduite forcée que sur les 415 derniers mètres. Le débit de 2,5m³/s permet une production annuelle moyenne de 3,2 millions de kWh (soit la consommation électrique de 1300 habitants).

Un paisible sentier de randonnée musarde entre pierres et rivière. L’ombre des arbres est agréable et le murmure joyeux de l’eau nous accompagne.

Arrivés à un croisement, nous décidons de nous écarter du ruisseau pour aller voir la fameuse cheminée d’équilibre qui a été construite à la jonction entre la galerie en béton à faible pente et la conduite forcée en acier plongeant vers l’usine hydroélectrique.

Cette cheminée permet de se prémunir des « coups de bélier » – surpressions générées lorsqu’on ferme la vanne de pied (juste avant les turbines) – en évacuant le surplus d’eau jusqu’à la fermeture de la vanne de tête (en amont, au niveau du barrage).

Nous comprenons soudain pourquoi le logeur nous a dit que la promenade semblait « dangereuse » car d’autres touristes qu’il avait hébergés étaient tombés à l’eau… il y a en fait deux passages à gué qui, selon le niveau de la rivière, peuvent s’avérer faciles ou délicats !

Vu mon sens de l’équilibre et ma faculté à toujours glisser là où il ne le faut pas, AàG m’attend de l’autre côté avec l’appareil photo prêt à mitrailler. Heureusement mon esprit de contradiction me fera passer à sec !

J’avoue, je n’ai pas su choisir entre ces deux vues :

Les cascades de la Canche sont sans prétention mais photogéniques. La forêt de ravin montrera brièvement à AàG un de ses hôtes, le circaète Jean-le-Blanc. Sa présence indique que les lieux sont riches en reptiles.

Nous ne verrons malheureusement pas de cincles plongeurs, ces oiseaux qui savent nager avant d’apprendre à voler !

Nous verrons quelques groupes de marcheur, mais il semble que tout le monde ait pris le sentier dans l’autre sens que nous, c’est-à-dire en montant.

Nous recroisons la conduite forcée et arrivons, peu de temps après, à la petite usine hydroélectrique. Elle n’était pas en fonctionnement lors de notre passage.

Il est temps de rebrousser chemin, et donc de remonter ce que nous avons descendu.

Dans ce sens-ci, les panneaux d’avertissement sont plus nombreux et plus explicites. J’ai beaucoup apprécié le « Ne nous laissons pas emporter ! » :mrgreen:

Évidemment, il faut repasser les gués… AàG n’attend que cela, il aurait bien aidé le sort en me poussant mais il sait que j’aurais été généreuse en éclaboussures 😛

A mi-remontée, on s’accorde une pause « apéro » – faut pas déconner tout de même, ok c’est pas les Alpes mais après les visites pépères des autres jours, ça creuse… 😆

Revenus à la voiture, on s’aperçoit que le clébard d’un groupe de promeneurs a gentiment baptisé notre voiture 🙄 C’est super pour pique-niquer.

En repartant, nous ferons un bref arrêt aux Bardiaux pour visiter les ruines d’un ancien théâtre gallo-romain qui a la particularité d’être rural. C’était probablement un village-relais avec beaucoup de passage.

Aujourd’hui comme hier, ciel bleu et soleil écrasant. Nous allons jusqu’à Blanzy pour visiter, bien au frais, le musée des mines. AàG l’avait parcouru il y a bien longtemps et en avait gardé un bon souvenir.

En chemin, quelques photos d’une petite église et de son tympan :

Sur l’horaire affiché, le musée minier devrait être ouvert – sauf qu’il ne l’est pas. Pourtant nous sommes la semaine à cheval sur août et septembre… mais c’est déjà « hors saison » pour la Bourgogne !

Il nous reste à regarder, à travers la grille, le chevalement métallique et le matériel roulant exposé…

En plan B, nous nous tournons vers les plans d’eau de la région, en espérant y trouver un peu de fraîcheur et de calme. Il y a justement le barrage de la Sorme à proximité.

Notre stupide GPS nous prétend même qu’on peut le traverser et continuer notre route en voiture. Ah ah ! C’est une blagueuse la Josette, et je dois dire que malgré le panneau ‘cul-de-sac’ tout au début de la longue route, on a quand même espéré…

Le lac de la Sorme est la plus grande réserve d’eau potable de Saône-et-Loire. Et forcément, tout y est interdit – sauf les moustiques.

On visite ensuite Montcenis mais nous ne nous y attarderons pas car la circulation là-dedans à l’heure de pointe en tant que piéton relève du suicide.

Le seul restaurant qui s’y trouve est trop auriculaire pour nous et il faut bien se résoudre à aller jusqu’au Creusot vu l’ampleur des souffrances gargouillements exprimés par nos estomacs.

Bon alors le Creusot… on a passé notre temps à se demander : tu crois que c’est le centre, ici ? On a trouvé l’église et, bien qu’elles soient réputées être au milieu du village, euh… il n’y a pas vraiment de centre-ville à proprement parler, apparemment.

Une bordée de restaurants longe la place, on se laissera avoir par les dénominations trop belles pour être vraies d’un des établissements… On a été servi trop vite pour que ce ne soit pas suspect et, en fait de « méga », ma salade de chèvre était plutôt « micro ». Les feuilles de salade étaient tellement pas lavées que je n’ai rapidement plus osé y toucher. Nos voisins de table avaient choisi des gros morceaux de viande avec frites, ils ont également été servi une minute chrono après avoir passé commande.

Après avoir manifesté notre mécontentement vis-à-vis de la qualité de nos plats à la serveuse – qui a tout de même fait semblant d’être désolée pendant un quart de seconde, bel effort – nous sommes allés prendre le dessert à la terrasse… du restaurant d’à côté :mrgreen:

La Marmolada, Punta Rocca, les fortifications militaires d’altitude et le lac de barrage Fedaia

La route est longue et sinueuse pour rejoindre la Marmolada à partir de La Villa. Mais la destination en vaut la peine. D’ailleurs j’ai eu un mal fou à trier les photos !

La Marmolada est le point culminant des Dolomites (Punta Penia, alt. 3343m). Pour ceux qui ont un doute : non, son nom n’a rien à voir avec les marmottes, mais est lié à sa roche apparentée au marbre !

Nous y montons en téléphérique au départ de Malga Ciapela (alt. 1450m).

En l’espace de 3 minutes, nous arrivons à la station intermédiaire située 900m plus haut : Antermoja (alt. 2350m). Il ne nous est pas loisible de sortir de la station à ce niveau, c’est uniquement une « correspondance ».


Punta Rocca

Après un dénivelée supplémentaire de 600m nous voici à Serauta (alt. 2950m) où se trouve un refuge et un petit musée de la guerre. Le changement de température commence à se faire sentir, à cette altitude ! Les neiges éternelles commencent…

Un dernier téléphérique nous emmènera 315m plus haut, au petit refuge de Punta Rocca (alt. 3265m). Une « grotte de la madonne » kitchissime y est aménagée.

La Marmolada est le seul glacier notable subsistant dans les Dolomites.

Aux abords du refuge se trouvent les habituels panneaux « humoristiques »…

La panorama est splendide et le beau temps est avec nous. Les rayons du soleil nous réchauffent, on sent moins l’air glacé.

Nous avons vue sur le lac de barrage nommé Fedaia, ses eaux ont une magnifique couleur bleu-vert.

Nous passerons toute la matinée à profiter des lieux et à mitrailler… on ne sait plus où donner de la tête :mrgreen:

Nous descendons à la station inférieure, Serauta, où la température est déjà un peu plus clémente. Cela nous permet d’envisager un pic-nic dehors, reste à trouver un endroit abrité du vent (et des gens).

Près du refuge part un grand tunnel en tôle permettant aux engins de rejoindre les pistes de ski à partir de leur garage.

Le point de vue est tout aussi beau d’ici… une deuxième séance photo s’impose !

Nous avons la bonne surprise de découvrir, en contrebas du refuge, un massif rocheux un peu spécial… Un panneau d’information du ministère de la défense donne le ton !

C’est près de l’observatoire que nous établirons notre camp de base pour l’opération « Mangeaille ». Manque de chance, l’ennemi choisit ce moment pour sortir de son antre… à comprendre un marteau-piqueur XXL commence à détruire un muret, causant un boucan effroyable.

Des chemins sont aménagés pour permettre de visiter tous les recoins de ces fortifications italiennes.

Corps de garde, poste de commandement, postes d’observation, postes de tir, baraques (dortoirs, réfectoires, etc.) en bois ou creusées dans la roche, magasins, infirmeries, postes de contrôle, stations téléphériques… rien ne manque !

On progresse en s’aidant du « fil de vie » (filin métallique) souvent présent. Les grimpeurs bien outillés y accrochent leur mousqueton mais ce n’est pas à franchement parler nécessaire pour la sécurité, à moins d’être fatigué ou d’avoir le vertige (coucou Delf 😉 ).

Là j’ai pas réussi à choisir entre les deux, du coup vous avez droit à la version avec et sans AàG 😛

J’ai adoré ces petits sentiers très ludiques, ainsi que toutes ces petites et grandes cavernes…

Ici, de grands échelons constitués de barres de fer plantées dans le rocher permettent de rejoindre un discret poste d’observation.

Ci-dessous les restes d’un poste d’artillerie.


L’ombre du dragon

En se retournant, on a une vue d’ensemble du refuge de Serauta et de l’engin de chantier dont le bruit résonne toujours jusqu’à nous.

On se promet d’aller jeter un œil au lac de Fedaia qui nous nargue toujours, dans la vallée…

S’ensuit un passage qu’AàG n’appréciera pas du tout, avec de petites plaques de tôles fort espacées surplombant le vide (t’es toujours là, Delf ?)

Ces fortifications italiennes sont très étendues, c’est impressionnant.

Tout au bout se trouve une station téléphérique utilisée pour l’approvisionnement (nourriture, munitions, etc.) ainsi que l’arrivée de la via ferrata créée par les militaires pour rejoindre leurs positions. Un panneau nous informe qu’elle est actuellement « en entretien ».

C’est le moment d’entamer le chemin du retour, qui est différent puisqu’il s’agit d’une boucle.

Près du refuge, le monstre est toujours à l’œuvre. Ca fait 2h qu’il nous casse les oreilles. Ah, le calme de la montagne…

Une dernière découverte, une caverne boisée avec des étagères, peut-être le logement des officiers ?

Nous reprenons le téléphérique, avec toujours le changement de cabine au niveau intermédiaire… et voici la dernière ligne droite :

Prêts ? C’est parti !

En bas la chaleur nous tombe dessus avec violence. La voiture est d’ailleurs un four.
Un rapide regard sur la carte et nous partons vers le lac de barrage admiré du haut.

Au passage, nous croiserons un panneau « parc naturel de la marmotte »… ah la la, il n’y a pas assez d’heures dans une journée !

C’est un étrange « double barrage » : une retenue arrière empêche le lac de Fedaia d’épouser le fond de vallée, tandis qu’à l’avant se trouve un « vrai » barrage mais tout aussi bizarre car formant un W asymétrique (visible ici).

Le lac est longé d’un côté par une route fréquentée, et de l’autre par une ancienne route non circulée sauf service.


Les semi-tunnels végétalisés de la grand’route

Nous observons avec amusement des jeunes gens téméraires en train de plonger les orteils dans l’eau froide…

…à grands renforts de cris douloureux 😆

Même le chien finira par se laisser convaincre ! On ne voit plus que les têtes qui dépassent.

Cela semble être un lieu de promenade apprécié, nous croisons beaucoup de petits groupes à pied ou à vélo.

J’aime beaucoup les vieilles glissières de sécurité complètement rouillées.

Encore quelques épilobes pour Koridwen 😉

Nous voici parvenus au barrage proprement dit. La structure en W semble être conçue pour s’appuyer sur la petite colline centrale.

Le lac est désormais plongé dans l’ombre… Nous souperons à Arraba, où nous serons servis au lance-pierre.

14 septembre 2008 – Le barrage de Valgrisenche et le refuge Bezzi

La nuit fut bonne grâce à l’extrême discrétion des occupants de l’autre chambre. Le petit déjeuner fut un peu piteux (pas de pain frais, et quasi pas de pain tout court en fait), mais étant donné que la logeuse était revenue la veille de vacances on se dit qu’elle a fait avec ce qu’elle avait sous la main…

Le temps est maussade mais sec, nous partons pour Valgrisenche que notre logeuse nous décrit comme étant (par ce temps) une vallée grise et dépressive, parfaite pour abriter un loup-garou. Ma foi, ça ne nous dérange pas !

Le barrage de Beauregard (diga di Beauregard) fut construit dans les années ’50, sa particularité est… d’être aux deux tiers vide ! L’ancien village fut englouti, la vallée inondée, et tout cela pour rien ou presque.

A noter que ce niveau minimum suffit malgré tout à faire fonctionner la centrale hydroélectrique. Des travaux sont en cours, ils espèrent pouvoir remonter le niveau du lac de Beauregard (alimenté par la Dora di Valgrisenche).

Un chemin de promenade descend là où devrait se trouver l’eau. Il mène à une énorme canalisation souterraine (une seconde conduite forcée ?) qui réverbère les sons d’étrange façon. Le sentier se poursuit le long du lac et puis soudain nous tombons sur une zone où le terrain s’est effondré, et le chemin avec. On poursuit encore un peu mais bientôt le demi-tour s’imposera.

Nous reprenons la voiture et tentons la route Est. Elle est conforme à mes souvenirs c’est-à-dire étroite et en très mauvais état ! Par contre il y a une nouveauté, c’est que la route se retrouve barrée. En fait ils n’autorisent le premier tronçon que parce qu’il mène au départ d’une route qui remonte le flanc de la vallée.

Nous re-demi-tourisons donc pour emprunter la route Ouest. Arrivés à Plan Rocher, nous descendons les lacets vers le village de Surier, ou plutôt ce qu’il en reste.

Une course de montagne a lieu aujourd’hui, nous voyons passer de temps à autre un courageux concurrent avec un dossard. Nous nous garons avec difficulté, il y a énormément de voitures. Aussitôt le comité d’accueil arrive…

Le village, maintenant, c’est chez eux ! Ils n’hésitent pas à passer le museau à travers la fenêtre d’une voiture et à réveiller ainsi son occupant.

L’accès aux maisons abandonnées est assez gadoueux car une source transforme les anciens passages en autant de ruisseaux.

Une maison est fermée, son rez-de-chaussée abrite l’étable du ténor Monsieur l’Ane, qui n’a manifestement pas droit à la liberté de gambader (et il proteste vigoureusement). Il n’y a que Madame l’Anesse et ses deux petits ânons qui sont venus nous dire bonjour.

Entre temps, la météo ne s’est pas améliorée… Nous pique-niquons dans la voiture pour s’abriter du froid et du vent (et de l’appétit sans borne des ânes !!).
Irons-nous dans la montagne ? Ou à Uselères ?

Finalement c’est la montagne qui l’emporte. Un large chemin remonte la Dora di Valgrisenche jusqu’au rifugio Mario Bezzi (alt. 2284m). Cela nous fait une dénivelée de 500m pour une durée annoncée de 2h, tout à fait dans nos cordes pour cette après-midi.

C’est ce chemin que les participants à la course descendent, avant de remonter sur l’autre versant.
Seuls ou en groupe, courant ou marchant, équipés façon high-tech ou lambda, les concurrents défilent…

Enjambant la rivière, un tunnel de glace subsiste, piteux témoin d’une grandeur passée. Etant donné que je suis déjà frigorifiée, la traversée du tunnel ne me tente pas. Mais AàG n’y résiste évidemment pas !

A mi-parcours, la vallée devient plus encaissée et le large chemin carrossable fait place à un petit sentier de randonnée plus dans nos goûts. Un petit téléphérique à matériel permet de desservir le refuge à partir de ce point.

Nous avons la surprise de reconnaître en un des coureurs notre précédent logeur, le sympathique Walter Seguin ! Nous discutons un peu, il nous apprend que le départ de la course se fait non pas « en troupeau » mais dans un large créneau horaire, au choix de chacun.

Nous arrivons à hauteur de la neige et le refuge Bezzi est en vue, toujours dans les nuages.

Après un bon chocolat chaud bien épais, nous sommes revigorés. Je joue pendant un bout de temps avec Leïla, un vieux persan habitant au refuge et ne dédaignant pas sortir mettre ses pattes dans la neige !

D’ici s’ouvrent de nombreuses randonnées plus sérieuses, mais nous n’avons plus assez de temps pour nous y engager aujourd’hui, il faudra revenir…

Nous traversons le petit torrent en amont du refuge, pour retourner via l’autre flanc du vallon. Ici, impossible de se perdre, il suffit de suivre le câble du téléphérique ! Et à l’aller, nous avions repéré l’autre pont permettant le croisement… ouf, pas de mésaventure en vue !

Je soupçonne la gentille dame du refuge d’avoir mis dans mon chocolat chaud autre chose que du lait… C’est la première fois que je descends un sentier de rando en courant comme une chèvre ! (avec mes chevilles, oui oui, les mêmes, je n’en ai pas changé depuis…)

AàG a beaucoup ri, sauf qu’il a quand même fait plusieurs tentatives -infructueuses- pour m’arrêter, par peur que l’épisode breton ne se reproduise… mais je savais que rien ne pouvait m’arriver, je me sentais super bien, top confiance en moi et mes petons ! 😀 (c’est dingue comme un choco chaud peut faire de l’effet, vous en conviendrez !)


Alpe Sasse de Ponton m. 2047 s.l.m.

Ci-dessus quelques bâtisses servant actuellement aux bergers (j’imagine).
L’abréviation « slm » signifie Sul Livello del Mare.

Ensuite nous avons repris la voiture pour rejoindre le pied du barrage. Malheureusement, les étages les plus intrigants (photos ci-dessus) sont interdits d’accès… seule la promenade grillagée est possible. Elle donne accès à des voies d’escalade :

Nous tournons un peu à la recherche d’un restaurant mais nous ne trouvons rien, nous repartons donc vers Aymavilles.

Au passage, nous nous arrêterons pour regarder (de loin) la centrale hydroélectrique de Champagne (Centrale di Champagni 1), du côté de Villeneuve. Ce monument industriel de la « Belle Epoque » a été construit en 1921. La centrale n°2 est plus récente et d’architecture plus moderne.

Malheureusement il est trop tard pour les visites… on doit se contenter de regarder à travers les grilles.

A Villeneuve se trouvent quelques reliefs d’anciens haut-fourneaux :

Nous retournons manger au même endroit que la veille (pas d’autre opportunité valable sur notre route) et hop… au dodo !

8 septembre 2008 – La haute vallée de Bionaz-Valpelline

Après un petit-déjeuner toujours aussi plantureux, nous partons aujourd’hui à la découverte de la diga (barrage) de Bionaz. Valpelline est un peu excentrée par rapport aux vallées que nous comptons visiter dans la suite du programme, et son lac de barrage nécessite du beau temps pour que ses couleurs se révèlent. Ca tombe bien, le soleil et le ciel bleu ne nous feront pas défaut !

Les couleurs des photos ne rendent pas vraiment justice à la couleur de l’eau, qui était d’un turquoise pétant.

Au début du barrage Place Moulin se trouve ce que nous avons supposé être l’ancien trop-plein. Les contre-poids ont été démontés. Il reste une monumentale galerie, non-visitable bien sûr.

Des fleurs pour Koridwen :

Le sentier de randonnée qui va jusqu’au refuge de Prarayer longe tout d’abord le lac de barrage.

Dans les zones d’ombre, il y a encore des flaques gelées.

Comme c’est notre premier jour « sportif », nous avons choisi une rando facile. La température agréable ainsi que les paysages nous rendent ces heures de marche encore plus agréables.

Au fond de la vallée, le lac se rétrécit et laisse place à quelques habitations. C’est également là que se situe le refuge de Prarayer (alt. 2005m) mais nous ne nous y arrêterons pas.

De multiples numéros de sentiers sont indiqués, nous décidons un peu au hasard en essayant d’aller « vers le glacier » même si l’objectif est hors de notre portée.

En remontant la rivière, nous faisons notre première rencontre bovine :

Le fermier et son chien sont en train de déplacer le troupeau. Elles en profitent pour baptiser le pont 🙂

Un dernier regard vers le lac, avant de continuer à monter…

Il est bientôt midi et il commence à faire très chaud, heureusement nous sommes toujours dans une zone boisée et l’air venant de la rivière reste frais. Nous pique-niquerons sur un gros rocher, à l’ombre d’un (sa?)pin d’âge respectable.

Suivant les balisages jaunes, nous remontons des affluents toujours plus petits. Comme d’habitude, leur eau vive et transparente nous y fait plonger les doigts, et comme d’habitude également, nous les en retirons glacés !

Nous arrivons dans un alpage parcouru de frémissants ruisseaux et bordé de généreux buissons de myrtilles… une pause s’impose 🙂

Au loin le glacier nous nargue toujours… il ne semble pas beaucoup plus proche !

Au bout de l’alpage, un troupeau de vaches et une petite maison en construction.

Nous redescendons vers le pont de la rivière pour aller voir un arbre qui est renseigné comme ‘remarquable’.

Nous sommes au milieu de l’après-midi et petit à petit nous retournons sur nos pas.

Ci-dessus les eaux grises d’un torrent qui se jettent dans le lac de barrage.

Nous irons ensuite au hameau nommé « Glassier », dont le nom ne tient pas ses promesses… mais il y a là une très belle cascade. Sur la route de retour, nous prendrons deux autostoppeurs : des randonneurs flamands qui avaient un peu présumé de leur force.

Nous irons manger à Ollomont, dans une pizzeria très familiale où étonnamment on ne nous fera pas payer le couvert. Comme c’était bon et pas cher, ça nous réconcilie avec les restaurants italiens après le fiasco d’Aoste 😉

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