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Proverbe breton : Klev ar gaoter o sarmon d’ar pod-houarn !
Écoute le chaudron sermonner la marmite !

Bande-son : Françoiz Breut – Si tu disais

La nuit fut bruyante, la logeuse ayant fait la fête dans son salon (sous les chambres). De plus elle est à nouveau en retard pour le petit déjeuner.

Pour retrouver le moral, nous faisons un crochet par le marché qui se trouve devant l’église de Crozon. Nous prenons des fraises de Plougastel et des petites tomates « cœur de pigeon ». De vrais bonbons, comme dit le maraîcher !


Tour-modèle n°1 type 1811

Nous allons à la pointe des Espagnols (ils en furent chassés en 1594), dans la presqu’île de Roscanvel.

La position est stratégique, ce goulet donnant accès à la rade de Brest.

Des vestiges de fortifications sont encore visibles, comme ci-dessus.

Nous empruntons un sentier pour descendre les 60 mètres de la falaise et voir… ce qui peut encore l’être.

Nous arrivons au fort Robert.


Char Panhard de reconnaissance

Texte du panneau d’information :

L’ensemble était constitué d’une batterie basse (1697) croisant le feu avec la batterie du Mengant sur l’autre rive avec poudrière et casernement, d’une batterie de rupture sous roc (1888) armée de 2 canons de 320mm qui avait pour mission de perforer la cuirasse des navires en dessous de la ligne de flottaison, d’une batterie haute (1888) avec 6 canons, poste de commandement et de télémétrie.

Le site n’est pas aménagé pour les visites, il est complètement laissé à l’abandon. Et ma foi j’aime autant, il n’en a que plus de charme 🙂

Voici une vue d’ensemble de la caserne défensive.

Jeu de perspective :

Ici la ruine menace, ce mur éventré aurait-il subi une explosion ? Étrange, vu son orientation.

Pour votre chambre, vous préférez une fenêtre avec vue sur falaise ou vue sur ciel ?

Attention le lieu est fortement gardienné !! Et ils ne rigolent pas, AàG en frissonne encore :

Pour la suite, mieux vaut avoir une lampe… comme je suis une lumière, pas de souci 😉

J’ai adoré cet escalier creusé en pleine roche ❤

Oh, quel drôle de poisson que voilà !

Non ce n’est pas une torpille je vous rassure… même s’il y avait effectivement un tube lance-torpille installée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.


Cheminée d’aération

La géométrie des lieux sera semblable dans tous les fortins militaires que nous aurons l’occasion de visiter.

Vous reprendrez bien un peu de feuilleté ?

Ces échelles mènent à une coupole de tir, vu leur état nous nous sommes abstenus d’y monter. L’air marin corrode…

Vu de l’extérieur, l’installation est discrète :

AàG s’est métamorphosé en Cernunnos et cette fois le sortilège n’est pas de ma main !

Nous nous empiffrons de fraises et de tomates pique-niquons et poursuivons notre balade. Certains vestiges sont protégés par des grilles, parfois en raison de l’état de délabrement, parfois pour les chauve-souris.

Je suppose qu’il n’est pas exclu qu’il reste quelques obus en cours de déminage à droite ou à gauche, comme c’était encore le cas en 2006.

Entre lande à bruyères et mer de fougères…

Les gardes sont toujours nombreux et effrayants. Ils sont tellement puissants qu’ils parviennent à faire pencher la mer !

Oh mais dis donc, tu as vu ce qu’il y a en contre-bas ?

Je veux y aller !!

Dis-moi gracieux papillon, où est le chemin d’accès ?


Thecla du bouleau

Pfff, on ne peut plus faire confiance à personne, cette enflure nous a envoyés dans les épineux et les toiles d’araignées géantes pour rien ! Évidemment, lui, il vole au-dessus !

Nous trouvons finalement un petit escalier dont le départ est caché dans la végétation près du poste d’observation.

Et voici enfin le Graal ! J’ai nommé le fort de Cornouaille, récemment classé monument historique.

Le vent fait danser les herbes folles tandis que nous partons explorer notre nouveau terrain de jeu.

A suivre !

Bah oui, comme je suis une grande sensible, je me désensibilise 😛


Faut pas croire que ce soit facile et inné de butiner

Ça va être un brin longuet mais je récapitule la saga pour les allergiques en recherche d’informations :

Suite au petit incident (+/- 40 piqûres) que j’ai eu lors de mon premier enruchement fin mai 2011, j’ai fait une réaction « généralisée » mais extrêmement légère et retardée de plusieurs heures – tension, température, sensation de malaise, un poil d’oppression à la respiration durant un moment (peut-être psychosomatique ?) – rien de spectaculaire. Même pas mal ! mais qu’est-ce que ça chatouille…


J’t’aurai, étamine de ta mère !

J’ai même failli ne pas investiguer et continuer comme si de rien n’était, c’est plus par acquis de conscience qu’autre chose que je l’ai signalé à mon allergologue à l’occasion d’un contrôle annuel, quelques mois plus tard. La prise de sang a révélé une allergie au venin d’abeille, j’étais à 9,22 U/ml (au lieu de < 0,10). Et meeerde.

Bon en réalité j'ai été chanceuse. Un choc anaphylactique est complètement imprévisible : même si on a déjà eu 1000 piqûres sans aucun problème, ça peut être la 1001ème… En fait, selon la fréquence et les doses qu'on reçoit, on peut aussi bien se "vacciner", que devenir allergique ! Heureusement le corps commence souvent par un "avertissement", qui est la réaction locale.


Ceci est un avertissement

Mon allergologue ne m’a jamais demandé d’arrêter l’apiculture (ne pas aller au devant d’échecs certains, c’est une bonne stratégie 😛 ), mais au vu des résultats de mes analyses sanguines il a lourdement insisté pour que je me « vaccine ». La désensibilisation au venin d’abeille est une de celles qui marche le mieux, avec 90% de réussite.

A contre-cœur j’ai fait taire ma mauvaise foi et me suis résolue à suivre son conseil et écouter le signal de mon corps. J’ai pris rendez-vous avec le service des soins intensifs pour lancer la cure en novembre 2011. Le protocole se déroule sur deux journées (par le passé c’était même 3, argh). Ils injectent en sous-cutanée (par exemple dans les épaules), chaque heure, une dose de moins en moins diluée de venin, en surveillant en permanence le cœur, la tension et l’oxygène dans le sang. La capacité pulmonaire est également testée après chaque injection – mais j’ai de gros doutes sur le gadget qui leur a permis de mesurer ça 😆


Ouais j’ai perdu une antenne, j’suis trop une warrior et d’abord j’te tire la langue

Ensuite, toutes les 4 à 6 semaines (max. 8 semaines d’écart), on réalise à l’hôpital une injection d’entretien (un « rappel ») qui correspond à la dernière dose reçue lors du lancement, équivalent à 3 piqûres d’abeille. On attend 1/2h sur place après, pour surveiller une éventuelle réaction.

Selon ce que j’ai compris, à la fin du processus (qui dure minimum 3 ans), on ne devient pas « risque zéro » face au choc anaphylactique, on revient simplement au même risque que tout le monde face à une piqûre d’abeille.

D’ici à ce que ma désensibilisation soit achevée, j’ai en permanence avec moi une seringue auto-injectable d’adrénaline (épinéphrine) au cas où. J’ai encore jamais dû me la jouer façon Pulp Fiction, rassurez-vous. Je prends aussi un antihistaminique quasiment tous les matins pour mes autres allergies.

Et là, Dieu dit « Que les emmerdes soient », et les emmerdes furent.


Tournée générale de gnons

Mon premier rappel a eu lieu dans ce même hôpital, à la consultation de mon allergologue. Jetons un voile pudique sur tout le bordel que ça a été avant d’arriver à poser le pied dans son bureau. Il m’a fait l’injection et m’a prié de patienter les 30 minutes réglementaires dans le couloir. Je me surveille donc moi-même ! Au bout d’un quart d’heure il est revenu et m’a dit que je pouvais partir. Je n’ai rien objecté, ça m’arrangeait bien pour attraper mon train, sinon j’aurais dû poireauter une demi-heure à la gare et j’étais déjà suffisamment gavée.

Avec les trajets, les formalités, son retard, etc. ça m’a pris 1/2 journée complète… pour moins d’une demi-heure utile ! J’avais les nerfs à fleur de peau ce jour-là, et les larmes au bord des cils. Je manque de temps pour plein de choses alors le voir gaspillé ainsi, ça m’a rendue malade. De même que l’idée de perdre 10 demi-jours de congé par an juste pour ça. Oui je suis radine avec mes jours de congé, farpaitement, j’en ai BESOIN c’est vital. Bref je me suis dit qu’il fallait que je trouve une alternative moins chronophage et si possible plus respectueuse de l’humain que cette machinerie monstrueuse dans laquelle je m’étais sentie si mal.


Bon fini de rire, j’vous laisse j’ai du pollen à récolter

Mon allergologue, compréhensif, m’a dit : pas de souci, du moment que vous le faites en milieu hospitalier et pas dans un cabinet privé car il faut être proche des urgences. J’ai répondu OK, ça ne me semblait pas être une condition difficile à respecter. Ah ah, naïve que j’étais !

J’ai téléphoné à l’hôpital près de chez moi pour voir s’ils pouvaient me faire cette injection en « hôpital de jour ». Ma requête était manifestement exotique car mon interlocutrice ne savait pas trop quoi me répondre, m’a dit que je devais au préalable prendre rendez-vous avec un allergologue chez eux. J’ai été tout miel en répondant que c’était inutile car j’avais déjà un protocole établi par mon docteur et je ne voulais pas en changer en cours de traitement… mais apparemment ils avaient besoin d’avoir un référant interne afin de porter la responsabilité de l’acte. Soit ! Sauf que rapidement il est apparu que, même ainsi, cela n’allait pas être possible car figurez-vous que les injections sous-cutanées n’ont pas de code pour la compta… elles ne sont donc pas facturables… résultat : désolée du coup on ne peut pas le faire

Selon elle, il fallait impérativement que je prenne un rendez-vous chez le docteur à chaque fois. Pourquoi diable surcharger les consultations des spécialistes avec ce genre d’acte ? Sans parler de la sécurité sociale… j’ai trouvé ça assez révoltant, illogique et irrespectueux. Ensuite j’ai un peu perdu cela de vue, puis j’ai attrapé une bonne grosse grippe durant quinze jours.


Timide

J’ai pris mon courage à deux mains et me suis rendue à l’entrée des urgences pour leur demander si je pouvais me faire l’injection là. L’ambulancier a été un peu surpris et a dit « oh bah oui pas de problème ! » puis il a réfléchi – erreur funeste – et ajouté « mais allez voir si vous ne pouvez pas plutôt le faire dans la salle d’attente plutôt qu’ici dans le couloir, ce sera plus confortable pour vous et plus pratique pour nous si on doit vous évacuer sur une civière« .

J’ai donc été reposer ma question à l’accueil des urgences, et une fois encore la guichetière ne savait pas trop quoi faire ni comment réagir. Elle a fini par me dire, pas trop à l’aise, « d’accord mais je vais quand même prendre note de votre identité et du produit ainsi s’il y a un souci tout sera déjà encodé« . Nickel, ça me va ! J’étais tellement soulagée d’avoir enfin trouvé une solution… ô joie et allégresse ! Sauf qu’à ce moment-là, une doctoresse est passée, et l’autre en a profité pour lui refiler la patate chaude.


L’intruse

Le verdict est tombé : « pas question, si vous faites ça ici c’est notre responsabilité alors on le fait dans les règles de l’art, vous attendez votre tour et on va dans un box monitoré« . Je lui ai expliqué que j’avais déjà passé deux jours sous monitoring pour lancer la cure et que ce n’était plus nécessaire de sortir l’artillerie lourde, ce n’était qu’un petit entretien, vous savez, comme chez le garagiste. Autant pisser dans un violon (et pour une fille c’est vachement difficile). « Mais enfin pourquoi n’allez-vous pas à l’hôpital de jour ? » Ah ah ! Je lui ai expliqué la fin de non-recevoir surréaliste que j’avais reçue suite à l’impossibilité de facturer, elle a halluciné… mais n’a pas revu sa position pour autant.

Je n’ai pas voulu accepter son deal : c’est abusif, mon cas n’a rien d’urgent et ne justifie en aucun cas d’encombrer la liste d’attente des urgences, d’occuper un lit et de prendre inutilement le précieux temps des médecins urgentistes. Sans compter que je n’ai nulle envie d’attendre 3h là. Désemparée pour ne pas dire désespérée de me retrouver face à des murs partout, je lui ai dit combien j’avais la sensation d’être entre le marteau et l’enclume, avec personne qui n’osait prendre la responsabilité de ces rappels, et que j’allais finir par devoir me piquer sur leur parking ! (je ne pensais pas si bien dire) Elle m’a répondu paisiblement que là ce ne serait pas de leur responsabilité.

Le délai des 8 semaines expirait et, faute de mieux, je me suis retrouvée dans le cabinet de mon généraliste :-s Je lui ai demandé comment il réagirait si je faisais un choc suite à l’injection : je ferais le 112 pour appeler une ambulance. Hum, je n’étais pas à mon aise, surtout qu’il est un peu bègue alors sous le coup de l’émotion, passer l’appel… je préfère pas savoir ce que ça donnerait. Il est très gentil et voulait bien continuer, il le faisait déjà avec d’autres personnes, mais ça contrevenait aux recommandations qui m’avaient été faites et par prudence je n’ai pas voulu continuer ainsi.


Gare au vertige

Et voilà comment, depuis deux ans et demi, je me retrouve sur ce parking avec AàG. Finalement il faut reconnaître que c’est très pratique : pas de rendez-vous à prendre, pas de temps perdu… mais ça reste un pis-aller et je suis amère de la façon dont on a été réduit à cette solution. Du coup je me console en profitant éhontément du meilleur glacier du Belgikistan. Bah quoi ? Le froid c’est bon pour la douleur.

Quand je m’injecte le venin ça chauffe et gonfle pendant plusieurs jours, même si maintenant je commence à voir la différence. Après seulement 5 rappels, ma prise de sang s’était déjà spectaculairement améliorée. Après un an et demi mon taux sanguin d’allergènes avait chuté de manière tellement drastique que mon allergologue a demandé au labo s’il n’y avait pas une erreur.

Curieusement les résultats de cette année ont de nouveau augmenté, je me demande si ce n’est pas à cause de la piqûre que j’ai eue dans le cou dernièrement. La première « vraie » piqûre depuis l’accident… Le venin en poudre n’aurait-il pas tout à fait les mêmes caractéristiques que celui tout frais tout chaud sortant du dard de mes fifilles ?


Conciliabule : et tu te rends compte, là elle me dit que bzz bzzz…

Vous aurez compris que ce qui est le plus pénible pour moi dans la désensibilisation, ce ne sont pas les piqûres… c’est le corps médical.
Tous à se mettre la ceinture et les bretelles jusqu’à ce que le patient finisse par s’étrangler dedans ! Sans oublier l’argent qui est le nerf de la guerre.


J’suis pas très nette mais mignonne

Trajet en voiture depuis la Belgique, visite de l’île de Reichenau, de Constance et sa cathédrale, petit tour à Radolfzell

Je résume les deux premiers jours en une seule note, le premier étant consacré à la route.

A peine partis de chez nous, nous tombons dans un monstrueux embouteillage sur l’E411… ça commence bien ! On a l’impression qu’on ne parviendra jamais à destination. Mais une fois la frontière passée, le trajet se déroule beaucoup mieux et nous arriverons sans problème dans un petit village faisant partie de Meersburg, un peu en retrait du Bodensee (lac de Constance). La veille (mieux vaut tard que jamais !), nous avions pu y retenir une chambre par l’intermédiaire de ma mère qui parle allemand.

S’il y a une citation à retenir du trajet, ce sera AàG plaisantant devant le nombre de panneaux mentionnant ce nom : « Toutes les routes mènent à Ausfahrt » 😆 (ausfahrt signifiant « sortie » en allemand)

La logeuse ne parle pas un mot d’anglais mais avec mes quelques mots d’allemand, mes souvenirs de néerlandais et le langage universel des mains, nous parvenons à nous comprendre 🙂 Nous mangerons tout près, à Ahausen, dans un petit restaurant tenu par un ex-Strasbourgeois établi depuis près de 40 ans en Allemagne. AàG n’avait pas tout compris, aussi à la fin du repas quand le patron vient nous saluer, il s’exclame admiratif « Vous parlez vraiment très bien français ! » :mrgreen:

Comme il n’y a pas de petit déjeuner inclus, nous nous permettons le luxe de ne pas mettre de réveil. Étant donné la présence de volets et l’extrême calme de cette habitation, ni lumière ni bruit ne nous réveilleront et nous dormirons comme des loirs durant tout notre séjour dans cette chambre. Ça tombe bien car nous avions pas mal de sommeil à récupérer…

Le temps est couvert ce matin, nous n’aurons pas un beau ciel bleu pour illuminer le lac. Les couleurs des photos seront ternes mais au moins il ne pleut pas !

Une cafetière nous permet de parer au plus pressé (donner de la caféine à AàG ! vital !) et ensuite nous allons choisir quelques douceurs dans une boulangerie où la vendeuse a l’air particulièrement dépressive. En route vers Reichenau Insel, également appelée l’île aux légumes. En effet, le microclimat permet une importante culture maraîchère et fruitière sur cette île de 4.3km².

La route est continue, on ne se rend pas vraiment compte que c’est une île car Napoléon III fit construire une digue jusqu’à la terre ferme. Des allées de peupliers bordent la route et la piste cyclable.

Nous nous garons à Mittelzell, le plus gros des trois bourgs de l’île. Nous faisons le tour extérieur de l’abbaye Sainte Marie (Münster St. Maria und Markus) et son jardin de simples, la visite de l’intérieur sera pour plus tard (nous sommes dimanche matin).

Nous prendrons un chemin de promenade jusqu’à la pointe nord-ouest de l’île. Le plus souvent nous longeons le lac. Il y a des arbres magnifiques, et certains semblent nous suivre du regard…

De temps à autre un coureur portant dossard nous dépasse. Des hauts-parleurs au loin crachent leurs encouragements et les noms des arrivants au relai. J’ignore combien de tours de circuit ils doivent faire, des gens leur tendent des gobelets d’eau et des éponges dégoulinantes qu’ils prennent sans ralentir et jettent quelques mètres plus loin.

J’ignorais qu’il y avait des espèces de crocus à floraison automnale, aussi cela m’a surprise de tomber sur cette prairie fleurie !

Dans une véritable mer de choux, nous apercevons l’église Saints Pierre et Paul à Niederzell 🙂

Ces anciennes peintures murales datent du début du XIIe siècle. Une chapelle transformée en musée est également visitable. Nous nous enfuyons lorsqu’un car de touristes arrive.

Reichenau possède un très riche et long (plus d’un millénaire !) passé monastique. On peut encore admirer trois églises bâties entre les IXe et XIe siècles. L’île est classée au patrimoine mondial de l’humanité.

Le sentier continue au milieu des pommiers, poiriers, noyers, cognassiers, pruniers, etc. mais aussi des plants de tomates, des choux, des salades, des vignes, etc.

Le maraîchage est omniprésent et nous penserons souvent à Delf & Fred durant cette journée ! Les serres (où nous verrons notamment des aubergines) alternent avec les champs, c’est un peu mélancolique sous le ciel gris mais non dépourvu de charme…

Voilà des photos bien de saison ! Certaines variétés de courges sont rigolotes avec leur petit chapeau, leurs « pustules » ou leurs formes exta-terrestres 🙂

Pour terminer cette série de légumes, les splendides artichauts fleuris…

Souvent au bord de la route on trouve une petite table avec des raviers remplis de prunes à vendre, ou autre récolte… Parfois quelqu’un attend à côté, souvent une simple tirelire est là pour recueillir les sous des honnêtes passants acquéreurs ! Je n’oserais jamais imaginer ça chez nous, hélas 😦

Nous pique-niquons sur un banc entourant le tronc d’un arbre majestueux. C’est la fin du wynendaele que nous avions emporté, ouf, il commençait à empuantir le coffre ! :mrgreen: Un petit détour aux toilettes (d’un état irréprochable et dans lesquelles se trouve la liste des autres toilettes publiques de l’île si on a envie de toutes les visiter !) et ensuite nous retournons vers l’abbatiale Sainte Marie.

La nef est large et très sobre avec ses piliers carrés et ses voûtes romanes. Son plafond est un berceau en bois.

Plusieurs détails tranchent avec cette apparente simplicité, comme la grille en fer forgé très ouvragée, ou encore le plafond.

Le chœur est très plaisant avec son style gothique flamboyant. Paradoxalement c’est la partie la plus ancienne de l’église : il fut consacré en 816 (la nef date quant à elle du XIIe siècle).

J’ai bien aimé balancer le bénitier, en bronze (?) tout comme les fonts baptismaux.

Une copine qui nous attendait dehors 😉

Nous n’avons fait que passer à Oberzell, nous n’avons donc pas visité la 3e église, St-Georges.

Nous partons à présent pour la ville de Constance (Konstanz) et trouvons sans peine à nous garer dans un parking périphérique (gratuit le dimanche). Il y avait là plusieurs vélos personnalisés de bien sympathique manière, je vous présente le vélo girafe 😀

Constance a été fondée par les Romains. Elle a subi peu de dégâts durant la dernière guerre du fait de la Suisse voisine.

Nous déambulons dans la vieille ville piétonne. Les façades peintes sont légion.

Il y a de très originales fontaines dans Constance. Voici la Karl Steuer Brunnen, fontaine en bronze dédiée à Karl Steuer. Elle fut créée par Grabert sur le thème du carnaval (inauguration en 1998).

La cathédrale Notre-Dame de Constance (Konstanzer Münster) n’était pas aisée à photographier, pour l’extérieur je vous renvoie à cette photo (wikipedia).

Ses pierres en grès ont fort souffert de la pollution. Durant ces 20 dernières années les rénovations se sont succédées.

Voici la nef avec ses massives mais néanmoins élégantes colonnes. Taillées d’un seul bloc, leur grès provient de Rorschach (le lieu, pas le psychiatre 🙂 ). L’orgue vient de Bonn et date des années ’50.

Durant toute la belle saison, les plateformes des tours sont accessibles aux visiteurs. On voit même un peu les cloches au passage 🙂

Cela donne un beau panorama sur la ville :

On peut même encore monter d’un cran via l’escalier ci-dessous, et ainsi accéder aux « balcons » de la tour.

Nous avons vu un zeppelin se promener dans les cieux, ça avance vite !

Nous croyions que ce pont sur le Rhin constituait la frontière avec la Suisse, mais si on en croit les cartes il y a encore un tout petit bout de territoire allemand de l’autre côté.

Sur cette dernière photo, on aperçoit le sommet de la Tour du Rhin (Rheinturm), dont vous trouverez une belle photo ici (prise de la rive opposée).

A présent rejoignons le plancher des vaches !

Nous avons marché jusqu’au Rhin et ensuite longé l’eau jusqu’au port de Constance. Le ciel s’était dégagé et les terrasses étaient bondées. Nous n’avons pas pris de photo de l’imposante statue tournante Impéria, qui à notre avis défigure le port plutôt que l’embellir.

Dans le parc et dans la ville, plein de barrières et d’animations : un triathlon a lieu… décidément, c’est la journée ! AàG, voyant passer plein d’enfants avec des ballons remplis d’hélium (cette hérésie), ne put résister à la tentation et chercha partout où était le stand qui en distribuait !

Pour en terminer avec Constance, voici quelques images qui donnent une vision (partielle) de la fontaine de l’empereur (Kaiserbrunnenvue générale). Avec son côté ludique et irrévérencieux, je l’ai adorée 😀


Lapinou à tresses avec queue de poisson

Les artistes Barbara & Gernot Rumpf y ont caché plein de références au passé de Constance, par exemple le paon à trois têtes représente l’église avec ses trois papes (cfr. le concile de Constance qui mit fin au grand schisme d’occident au XVe siècle).

La fontaine proprement dite date de 1897 et fut conçue par Hans Bauer. Elle « a perdu ses statues d’origine dans les années ’40 » comme il est pudiquement fait état sur les sites d’information touristique. On peut imaginer que la guerre n’est pas étrangère à cette perte.

A ceux qui se rendent à Constance, je signale l’existence d’un fichier pdf proposant deux tours de la ville avec les explications s’y rapportant (en français).

Nous nous rendons ensuite à Radolfzell, petite ville située sur la partie du lac de Constance nommée Untersee et même plus précisément Zellersee. Le ciel est à présent radieux !

Avant de visiter l’église, AàG lâche son ballon… qui s’est accroché et a bien failli rester prisonnier avant de finalement s’envoler pour de bon.

Comme l’a doctement fait remarquer une fillette de 8 ans qui le connaît bien : « AàG c’est comme un enfant mais en plus gros » (sic) 😆

Pour rejoindre le lac nous devons traverser la gare, zone pas très intéressante. La lumière est devenue magnifique et beaucoup de monde profite de ce soleil qui fut le grand absent de la journée. Nous avons faim mais nous avons envie de rester ici, AàG va donc chercher des pizzas pendant que j’attends qu’un banc se libère !

On a eu la « vaisselle » nettoyée gratos 😆

A un endroit de la rive, des galets ont été assemblés en sculptures verticales. Cela forme des cairns très aériens, c’est joli.

Le soleil se couche sur le lac, et c’est simplement beau.

Nous faisons une longue promenade digestive jusqu’au cap sud-est mais nous ne parviendrons pas au bout de la pointe, la lumière diminue trop, il faut songer à faire demi-tour avant que la nuit ne tombe complètement.

Ça traîne un peu sur le retour, le mal de pieds se fait sentir car nous avons pas mal crapahuté sur le bitume aujourd’hui et je n’avais pas mis mes chaussures de rando.

Nous arrivons juste à temps pour saisir la tour de l’église à l’heure bleue…

Sur la route du retour, je me ferai arrêter par la Polizei pour un contrôle des papiers. Tout juste 24h qu’on est là, ça ne traîne pas 😯

A quelques kilomètres de notre destination, notre petite route de campagne est soudain barrée. Heureusement je ne roulais pas trop vite car dans la nuit, ça surprend ! Nous avions déjà remarqué non sans perplexité ces grandes barrières. Quel but servent-elles ? Aucune idée. Nous avons fait beaucoup d’hypothèses là-dessus : route inondable ? migration de batraciens ? réquisition pendant les récoltes ? neige ? circulation locale uniquement entre certains heures ? Mystère et boule de gomme !

Un horaire est indiqué sur un panneau, mais malgré qu’on était dans la ‘mauvaise’ plage horaire elles étaient grandes ouvertes la veille lorsque nous étions passés. Pourquoi est-ce différent aujourd’hui ? Avant de faire demi-tour et de s’en remettre à Josette (notre GPS), je teste une possibilité qui m’est venue à l’esprit : j’avance le nez de la voiture tout contre la barrière… et magie, elle s’ouvre 😀 Bon je n’y comprends toujours rien mais au moins nous dormirons dans notre lit ce soir !

Gorges de Vikos (côté Vikos) et sources de la rivière Voïdomatis

Mes notes de ce jour commencent par « Toujours fourbus, mais pas encore malades » 😆
En effet, ni la cuisine ni le soleil ne sont encore venus à bout de nous, même si le second est particulièrement fourbe !

Sur la route de Vikos (Βίκου), nous avons l’occasion de photographier les lacets de la veille, vers Papigko :

Nous nous garons sur la place de l’église. On s’attendait à un village bouffé par le tourisme mais en fait, c’est minuscule et il n’y a personne !

Nous trouvons sans peine le début du sentier qui s’enfonce dans le canyon.

Le soleil tape déjà très dur.

La descente, bien qu’elle soit moins grande et moins raide, est dans un sens plus impressionnante qu’à Monodendri car ici la vue est dégagée.

Nous apercevons les fameuses sources de la ‘potami’ Voïdomatis (ποτάμι Βοϊδομάτης). Enfin de l’eau, nous avons hâte !

Seulement contrairement à ce que nous croyions, le chemin ne se dirige pas par là, il s’enfonce directement dans la gorge.

Nous avions bien vu un embranchement, mais le sentier ne semblait pas balisé et ça nous semblait être trop haut pour pouvoir correspondre.

Nous prenons l’embranchement suivant, beaucoup plus bas. C’est un sentier qui devient de moins en moins marqué, jusqu’à se perdre dans les pierriers et les fourrés d’épineux. Nous voilà bien !

Bon on va suivre le lit de la rivière, au moins on ne se perdra pas et il n’y aura pas de ronciers. Nous venons de tout là-haut :

Nous arrivons au petit bâtiment blanc que nous avions repéré d’en haut. Il est divisé en plusieurs parties : habitation délabrée servant de squat aux randonneurs en perdition, étable (terra incognita) et une chapelle très sombre.

La chapelle est à moitié creusée dans le sol, avec une curieuse porte étroite et très basse, presque une chatière !

On remarque deux époques différentes au niveau de la peinture murale.

Il y a même Jonas se faisant avaler par la baleine 🙂

Bon c’est pas tout ça mais nous étions venus pour l’eau !

La rivière tient toutes ses promesses…

Cette couleur et cette transparence sont réellement hypnotisantes !

Par contre ne vous avisez pas de mettre les doigts dedans ! Ça fait mal tellement c’est glacé 😯

Je m’attendais à une grosse résurgence mais il semble que l’eau sourd directement du sol entre les petits cailloux. Ca fait de petites bulles, c’est rigolo 🙂

Avec la fraîcheur de l’eau et de l’ombre, c’est un endroit très appréciable.

Tiens, une habitante 🙂

Très bon choix de cadre de vie, petite !

On ne se lasse pas des lieux, émerveillés…

Tiens, une copine !

Le soleil joue à cache-cache dans le feuillage…

Ah mais toute la famille Grenouille est là, je vois 🙂

Ah tiens non, celui-ci n’est pas une grenouille mais plutôt un crapaud – après transformation bien sûr ! :mrgreen:

Il s’amusera à faire des ricochets jusqu’à éclabousser l’énorme nuage de moustiques qui flotte au-dessus de l’eau et qu’on peut apercevoir sur certaines photos.

Après avoir retardé le départ une paire de fois, il faut bien se décider à reprendre notre chemin. Nous voulons rejoindre l’endroit où nous nous étions arrêtés près du ruisseau Klima.

Nous suivons plusieurs fausses pistes, des sentiers qui finissent par se perdre complètement dans la végétation. On découvre ce qui est manifestement le « coin toilettes » 😆

Finalement, en face de l’église, nous trouverons un chemin empierré qui nous fait remonter jusqu’au premier embranchement. Bon en gros, on a remonté tout ça pour le redescendre aussitôt, mais c’est pas grave !

Nous ne quittons pas le chemin, qui est parfois empierré, parfois non. Les fourrés ont tendance à se refermer dessus à certains endroits. Globalement je le trouve moins bien balisé qu’en venant de Monodendri.

Il y a pas mal de passages au soleil, nous cuisons et dégoulinons. C’est difficilement supportable pour deux chicons belgikistanais !

On trouve deux gros cailloux à l’ombre près de la rivière à sec, on fait tomber la chemise les chaussures et on s’assied pour pique-niquer.

Dis, AàG, tu crois que l’odeur de notre pot de miel va attirer l’ours ? Et pourquoi que c’est moi qui le porte dans mon sac, d’abord, hein ??

Peu après être repartis, nous arrivons dans la grande zone de forêt et son ombre bienveillante. Sauvés !

Nous croisons une famille faisant la traversée, ils nous demandent si c’est encore loin. En tout nous aurons bien croisé une douzaine de personnes durant la journée. (Combien l’ours en aura-t-il mangé ?)

Rencontre avec un arbre-serpent…

Le paysage ne varie plus, on marche, on marche, on marche… à chaque tournant on croit arriver au point de jonction !

Le soleil progresse et la fatigue aussi, vu le trajet de retour il serait prudent de ne pas trop tarder à faire demi-tour. Allez, on s’accorde encore une demi-heure… ce serait trop frustrant de ne pas y arriver !

Tu crois qu’il est où, l’ours ? Ça se réveille pas vers 15h, un ours ?

Ah, voilà enfin notre point de repère ! Le kern que j’avais dressé il y a trois jours :

AàG s’était juré « d’ériger un monument à la fatigue » si on y arrivait 😆

Chose promise, chose due :

Bon c’est pas tout ça mais on n’est pas d’ici ! Entamons le long retour…

Heureusement la lumière a tourné et nous sommes à l’ombre beaucoup plus souvent.

Les montagnes sont écrasantes.

A la demande d’AàG, je photographie le « traditional cutoir » du coin :

Moelleux assuré !

Il ne reste plus que la grande montée finale à nous coltiner.

Tiens on dirait qu’une des fillettes s’est chopé une insolation… belle flaque de vomi !

Cette vue est très célèbre mais les cartes postales trichent en associant les couleurs d’automne des arbres à une belle pelouse verte devant l’église :mrgreen:

Retour au village de Vikos, bien harassés.

Il est 18h30, nous décidons de retourner à Ano Pedina.

Au loin, une épaisse fumée annonce un feu de forêt en montagne… AàG demande au logeur si on en parle aux nouvelles, il rit de notre candeur : c’est une chose tellement courante ici, presque quotidienne hélas.

Et contrairement à ce qui existe en France, les routes grecques s’arrêtent très bas dans les montagnes, il n’y a pas d’accès pompiers et que très peu de réservoirs d’eau prévus pour les incendies.

Nous retournons à la taverne du bas, car nous y avions mangé correctement et ils étaient sympas. Las, AàG reçoit des frites qui sont encore crues à l’intérieur… bon on dira que c’est une coutume locale !

Un bout de saucisse atterrit en contre-bas sur le trottoir, pour le guide. Mais il arrivera trop tard, un autre voyant son manège s’est dit qu’il devait y avoir un gros lot à tirer dans le coin et lui a coupé l’herbe sous les pattes :mrgreen:

En remerciement, nous aurons droit au concert d’un quatuor canin cette nuit !

Les villages fantômes

Aujourd’hui ciel nuageux et chaleur d’avant orage, on ne va pas quitter les abords du logement. Sur notre carte, deux hameaux sont perdus en plein milieu de la forêt et nous sommes curieux d’aller les voir.

La carte mentionne les chemins qui s’y rendent. On trouve laborieusement le départ du premier chemin, derrière le cimetière, mais il s’efface ensuite très rapidement. Notre plan est flambant neuf mais son relevé cartographique doit dater !!

Nous voilà au beau milieu de la végétation, à galérer dans les pentes, jusqu’à tomber sur la rivière. Le chemin est sensé la traverser, mais nulle part nous ne verrons de gué. On traverse donc « comme on peut » !

On navigue à la boussole et on tombe sur le hameau peu de temps après. Certaines maisons sont complètement à l’état de ruines.

D’autres semblent de prime abord en bon état…

…mais ce n’est qu’une question d’angle de vue !

Une minuscule maison, constituée d’une seule petite pièce (avec cave et grenier de même superficie), porte la date de 1932 sous sa poutre faîtière.

A l’intérieur se trouvent encore une penderie avec ce qui devait être la veste du dimanche, et le lit avec son matelas rembourré de paille. Deux chaises complètent cet ameublement de fortune.

Le sol est jonché de quelques vieux souliers et papiers : journaux, images pieuses, factures… un peu de tout !

Un ancien lavoir attend toujours dehors… il sert à présent de bac à orties.

J’aime beaucoup les vieux murs en pierre… toujours bien droits bien dignes.

Un autre élément qu’on retrouve aussi souvent que les chaussures orphelines, ce sont les ustensiles de cuisine, de la poêle à la cafetière italienne en passant par les couverts, et les bocaux & bouteilles en verre – parfois carrément de grosses touries.

Avoir le ciel comme toit…

Il y a encore des rideaux et une bénédiction (?) accrochée au mur.

Nous supposons que cet endroit a été abandonné suite aux fameuses inondations déjà évoquées.
Le seul habitant des lieux :

On dit au revoir au village et on essaie de rejoindre la civilisation… j’ai bien dit essayer !

En mode sanglier, on coupe à travers tout : les pentes et les arbres, les orties et les ronces, et même des passages « marécageux » où j’ai bien failli à mon tour abandonner une chaussure !

On pique-nique près de la voiture et on s’attaque ensuite au deuxième hameau, moins facile d’accès car plus enfoncé dans la forêt. Normalement le chemin qui y allait devait partir du premier, et on a bien vu ce matin qu’il avait complètement disparu.

On s’enfonce via un large chemin de pêcheur, qui n’est pas repris sur notre carte et qui ne va pas dans la bonne direction, mais qui nous permettra au moins de progresser facilement vers la rivière.

Au début de ce chemin se trouve cette habitation abandonnée. Notez bien le panneau « interdiction de stationner » !

Plus loin, une étrange structure de type ‘télébenne’… le câble file à travers la végétation vers le lointain. C’est intrigant !

Nous quittons le chemin pour suivre une trace d’origine indéterminée mais dont l’orientation nous convient. De temps à autre, nous trouvons des bâtiments isolés ou plutôt ce qu’il en reste.

Globalement nous suivons la même direction que ce fameux câble de monte-charge, qui est un très bon repère. Il faut parfois s’en écarter pour traverser des ravins ou passer de petites barres rocheuses, mais nous finissons par tomber sur la « station » inférieure, où nous sommes accueillis chaleureusement :

A partir de là, on suit les coulées d’animaux et on utilise la boussole en se basant sur la situation de la rivière, dont on entend le bruit à notre droite.

Cela fait environ 2h que nous marchons quand les premières maisons se révèlent enfin.

Ce hameau est en fait composé de deux-trois groupes de quelques maisons chacun. Nous sommes normalement au niveau le plus bas, il faut petit à petit remonter la pente en espérant tomber sur les autres.

La petite maisonnette en bois était-elle une toilette ou un rangement d’outils, je ne sais pas !

L’une d’entre elle est particulièrement bien conservée. On tente d’imaginer à quoi pouvait ressembler la vie ici à travers les éléments qui ont traversé le temps…

Dans presque tous les lieux vus, l’endroit du foyer était une petite pièce entourée de banquettes et dans les murs étaient creusées des étagères supportant divers récipients en verre. Entre le feu et la cheminée, une structure en branches de bois : pour du fumage de jambon ?

Autre chose typique, ce que j’appellerais spontanément le « four à pain » même si je n’ai aucune idée de la fonction de cette chose !! Il s’agit de ce « coffre » en pierre situé dans le coin de la pièce. Son ouverture est de l’autre côté du mur et il n’y a pas de cheminée.

On retrouve un peu partout le même modèle de lavoir. Ici il est comme neuf.
L’escalier est praticable et en haut on peut encore accéder aux chambres.

Dans la chambre matrimoniale, le matelas était rempli de fanes de maïs séchées. On peut également voir un lit-cage pour enfant en bas-âge.

Dans une autre pièce, un matelas bourré de plumes de poule et quelques valises antiques… avec bien sûr là aussi des boîtes à chaussures, dont quelques spécimens sont éparpillés dans le fouillis.

Quelle fut l’histoire de ce jeune homme à la fine moustache ?

A voir la façade, on pourrait encore croire qu’elle est habitée. Mais les seuls habitants sont ici des guêpes.

Cette maison est attachante parce qu’elle n’est pas encore tout à fait morte… son pouls palpite encore faiblement sous la poussière.

Un dernier regard… mais elle ne nous livrera pas ses mystères.

On remonte encore d’un niveau, en suivant la plus forte pente. Une dernière bâtisse s’offre à nous, mais n’a pas le même charme. Et toujours ce « four à pain » !

Vers 17h, on remonte pleine pente en suivant une coulée et on finit par tomber assez rapidement sur une vieille route encore carrossable, près d’une maison encore habitée (pour combien de temps, ne peut-on s’empêcher de songer).

Nous retournons à la trattoria si accueillante de l’avant-veille, mais le contraste est grand : la serveuse est d’une humeur de chien et les plats sont à l’avenant. En quittant, nous apercevons ‘notre’ Allemand au bar… impossible de ne pas se croiser, dans ces petits villages !

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