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Oui oui, je le suis toujours ! Mais débordée.
Je m’introduis dans les lieux juste le temps de relayer deux informations intéressantes :
– Cancer et pesticides : le lien est à présent scientifiquement prouvé, on ne pourra plus arguer sur le doute pour faire passer n’importe quoi.
Amarante versus OGM : Monsanto est en perte de bénéfice et ça ne risque pas de s’améliorer avec les « super mauvaises herbes » qui ont acquis le gêne de résistance au Roundup… l’amarante a déjà convaincu des agriculteurs de revenir aux semences traditionnelles, pourvu que ça continue. (Cependant lisez la fin de l’article, intéressant quant au lobbying…)

Je n’ai pas (encore) vu ce documentaire autrichien mais ce qu’en dit cet article de Taïké Eilée trouvé sur agoravox me laisse penser que ce serait vraiment nécessaire que chacun puisse le voir…

Extraits « plic ploc » de l’article :

La palme du meilleur film « gore » 2007 revient à « We Feed The World » (« Le marché de la faim ») de Erwin Wagenhofer. Un film tellement effrayant qu’il n’est diffusé que dans six salles à Paris… Pas d’effets spéciaux. Pas de faux sang. Que du vrai. Avec nous, consommateurs, comme principaux acteurs. Et de vrais gens qui meurent. De la faute du « système » – autre nom de l’antique « destin ». Dans l’indifférence générale. La nôtre.

100 000 êtres humains meurent de faim ou de ses conséquences immédiates chaque jour dans le monde. 1 enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5 secondes de cette même cause. 842 millions d’hommes et de femmes souffrent de malnutrition chronique aggravée. Un chiffre en constante augmentation. Pourtant, il est avéré que l’agriculture mondiale peut, à l’heure actuelle, nourrir dans de bonnes conditions 12 milliards d’individus, soit près du double de la population mondiale ! Ces quelques chiffres aberrants font dire à Jean Ziegler , rapporteur spécial auprès des Nations unies sur le Droit à l’alimentation, que « chaque enfant qui, aujourd’hui, meurt de faim est, en réalité, assassiné« .

La faute à qui ? Au monde tel qu’il va. Et tel qu’il continuera vraisemblablement d’aller. La faute, selon Ziegler, aux « 500 multinationales qui contrôlent 52 % du PIB mondial« , « ne s’intéressent absolument pas au sort des pays dans lesquels elles sont implantées« , « mènent une politique de maximalisation des profits et assoient leur pouvoir par la corruption des dirigeants« .

A Vienne, en Autriche, on jette environ 2 millions de kilos de pain par an, pourtant parfaitement comestibles.
En Roumanie, deuxième producteur agricole européen, le leader mondial des ventes de semences, Pioneer, impose ses OGM, ses semences à utilisation unique, et détruit progressivement les modes de culture traditionnels.
Situation tout aussi absurde au Sénégal, où les paysans voient affluer sur leurs marchés, au tiers du prix local, les légumes et fruits européens subventionnés, qui les condamnent à ne pas pouvoir vivre de leurs propres productions.

Nous nous retrouvons dans une usine autrichienne qui fabrique des poulets, comme on fabriquerait des jouets ou des voitures. Une usine à bouffe, où l’animal en tant que tel n’existe plus. Fini l’animal qui a sa vie propre, et qu’un jour on chassera et tuera pour le manger. L’animal est ici nié dans son être, et d’emblée réduit à de la bouffe.

Tout commence dans des poulaillers géants, contenant jusqu’à 70 000 individus. Là, dans ces hangars sordides, poules et coqs se reproduisent. Les oeufs pondus sont placés dans des incubateurs. Puis dans de grandes caisses. Les poussins y éclosent, comprimés les uns contre les autres. Ensuite, comme n’importe quels objets dans une usine à la chaîne, ils suivent, sur des tapis roulants qui vont à toute vitesse, un parcours automatisé, durant lequel ils se font bringuebaler dans tous les sens. Ils atterrissent dans d’impressionnants hangars, où ils vont être gavés. A peine le temps de grandir qu’ils sont transportés à l’abattoir. Sans avoir jamais vu la lumière du jour. Sans avoir jamais gambadé en pleine nature. Sans avoir jamais « vécu ». Passons sur l’abattage lui-même, nouveau parcours à la chaîne sur tapis roulant, avec électrocution via passage de la tête dans un bassin liquide, et décapitation, jusqu’à l’arrivée finale du cadavre sous cellophane. Prêt à déguster. Ces images soulèvent le cœur et donneront, à n’en pas douter, quelques scrupules aux futurs consommateurs que nous sommes, lorsque nous nous retrouverons face à face avec un poulet sous cellophane au supermarché.

Ultime scène d’horreur du documentaire de Erwin Wagenhofer : la visite au PDG de Nestlé, Peter Brabeck. Celui qui dirige la plus importante multinationale alimentaire mondiale – et qui n’a pas dû voir le film qui précède son entrée en scène – nous assure que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que le monde n’a jamais été aussi riche, que chacun peut aujourd’hui avoir tout ce qu’il veut… Il nous assure que l’avenir appartient aux OGM, que le bio, ce n’est pas si bien que cela… Il se réjouit de ce que l’homme ait enfin réussi à vaincre la nature hostile, à la maîtriser, à la manipuler à sa guise, et nous promet que tout cela est sans danger ; preuve en est, les OGM n’ont, à ce jour, causé aucune maladie chez nos amis américains. Il s’étonne donc candidement de ce que certains affichent quelques états d’âme vis-à-vis des manières de faire des grandes entreprises transcontinentales qui dirigent le monde.

Mais ce n’est pas tout. Voici venue l’heure du grand frisson… Peter Brabeck s’interroge très sérieusement sur le prétendu droit de tous les hommes à bénéficier de l’eau ! Ce cher monsieur, bronzé aux U.V. (comme le souligne malicieusement Ziegler), qualifie d’extrémistes les ONG qui considèrent que chaque homme de ce monde a droit à l’eau, et se prononce, pour sa part, en faveur de la privatisation de cette dernière, en laquelle il voit une denrée alimentaire comme une autre, qui a donc une valeur marchande, un prix, et que seuls ceux qui pourront se la payer auront le droit de consommer. Pour les autres… Faudra s’adapter, j’imagine, être flexible… moderne…

(…)

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