Le savez-vous, chez ce peuple d’oiseaux,
La mode fut qu’on se coupât les ailes ;
Pourquoi de l’aile, on ne volait plus guère,
On mangeait trop et l’on marchait si peu
Que pour finir on se coupa les pattes.
Quant à chanter, le fait devint si rare
Que pour finir, on se coupa la gorge.

Bande-son : Metallica – The Unforgiven II

Bande-son : Véronique Sanson – La minute de silence

Quelle texture a le silence ?

Est-il lisse sous les doigts, granuleux, strié ? Régulier ou anarchique ?

Bande-son : Le poème harmonique – Blanche biche

Le jour de la fête nationale, beaucoup de gens « biberonnent »…

Moi aussi, mais pas de la même façon 😉

Il y avait bien une brave Margot dans les invités, seulement elle doit avoir l’âge de la Margot originale ^^

Peut-être que ce chaton, une fois sevré et soigné, rejoindra Miss & Bimini.

Un soir fort tard, trois étudiants – un Français et deux Belges – discutent de manière animée sur les différents accents et patois wallons, imitations à l’appui.

Le Français s’escrime ensuite un long moment à essayer de faire comprendre au Belge qu’il prononce mal le mot « poulailler ». En face, air perplexe : il n’entend pas la différence entre leurs deux façons de prononcer.

Quelques sièges plus loin, j’écoute les échanges surréalistes et je suis hilare. Le Belge finira par comprendre qu’il prononce « poule-à-lier » alors que son voisin articule « pou-la-yer ».

Cette scène valait son pesant de fientes 🙂

Dans le train du soir, une jeune fille tente sans succès d’ouvrir la porte de la toilette. Elle me demande si j’ai vu quelqu’un y entrer, je viens à peine d’arriver donc ne peux lui répondre. J’essaie à mon tour la poignée-bouton, mais la porte semble condamnée. Elle me dit que c’était déjà pareil à l’autre bout du wagon. Je lui suggère d’aller dans le suivant, en première classe ?

Une 2e puis une 3e tentent en vain d’y accéder. Arrive une petite dame toute fluette. Je m’apprête à lui dire que ce n’est pas la peine d’essayer, quand elle ouvre la porte du premier coup 😯 Je la félicite !

Vient ensuite un homme plutôt du genre sportif, qui ne parvient pas non plus à ouvrir la porte… il allait abandonner quand je lui ai dit de tirer plus fort. On a l’impression qu’on va tout casser, mais en fait non, ça marche.

Je crois que la SNCB devrait urgemment revoir son dispositif de fermeture de WC. Enfin au moins ils ont tous réussi à en ressortir :mrgreen:

Hier soir on avait droit à une douche gracieusement offerte par la SNCB. Pourtant ce n’étaient plus les grandes chaleurs.

Vous voyez les plaques métalliques ajourées permettant de ventiler les plafonds devant les portes ? Eh bien elles ont commencé à goutter sur nous depuis le centre, puis sur les bords…

Lorsque le train a freiné pour son entrée en gare, cela a fini en apothéose avec de joyeuses cascatelles !

En train on ne s’ennuie jamais 😉

Bande-son : Cœur de Pirate – Comme des enfants

Dr. CaSo a proposé un intéressant exercice :

Dans les commentaires, faites une liste d’environ dix (ou plus ou moins) objets, personnes, endroits, ou plats (ou autres) qui ont eu une grande place dans votre enfance. Des choses/personnes qui ont eu beaucoup d’importance ou un impact très important dans votre jeunesse (entre environ 3 et 12 ans). La trame sur laquelle ont été tissées vos jeunes années. Cela peut être des choses/personnes/lieux qui ont eu un impacte positif ou négatif sur votre vie.

J’ai trouvé ça apaisant de se replonger dans les souvenirs d’enfance, qu’ils soient tristes ou gais.

Au départ j’avais l’impression de ne pas me rappeler de grand chose mais c’est comme tirer sur un fil, un souvenir en fait ressurgir un autre et finalement j’ai eu du mal à arrêter !

Voici ma liste :

– Le potager et le verger dont mon père s’occupait à la place de notre vieille voisine, j’aimais beaucoup l’y aider même si les fourmis rouges ont mis un terme à ma vocation de jardinier
– Les visites à la bibliothèque dont nous revenions avec de telles piles dans les bras qu’on avait du mal à encore voir où on marchait ; la lecture avec la lampe de poche sous les draps, à l’affût des bruits de pas dans le couloir
– Les disputes incessantes avec ma grande sœur qui se montrait agressive et jalouse ; les seuls moments où nous nous entendions c’était pour se liguer contre nos parents :mrgreen:
– Les réveils avec sur le visage un gant de toilette passé à l’eau froide quand on ne se levait pas assez vite ; ça marche bien, j’ai vite pris le réflexe d’être debout dès la première sonnerie !
– Les stratégies et jeux que je mettais en place pour parvenir à éviter les câlins étouffants de ma mère
– Les histoires surréalistes et poétiques qu’inventait mon grand-père maternel, et les promenades en barque qu’on faisait sur l’étang où je manœuvrais toujours pour aller sous les branches basses des saules pleureurs (où il faisait semblant d’être incommodé ou affolé)
– Les disputes entre nos parents, ça m’inquiétait toujours beaucoup
– La vietnamienne sans dents qui est arrivée dans notre classe en cours d’année ; le prof que je me réjouissais d’avoir l’année suivante sauf qu’il est mort dans un accident juste avant l’été
– Les repas de famille à Noël chez mes grands-parents, la petite maison que construisait mon grand-père avec des biscuits allemands (autrement plus intéressant que la crèche ^^), les inévitables pulls tricotés multicolores qui nous faisaient horreur, les remerciements insupportables car obligés

– L’interdiction de manger certains aliments et l’impétigo à tartiner de crème
– L’ostracisme relatif à l’école car j’avais des lunettes, portais des vêtements démodés et étais première de classe ; j’ai toujours eu l’impression de mieux m’entendre avec les adultes qu’avec les autres enfants
– La – heureusement rare – corvée d’aller faire les magasins : je me planquais dans les rayons entre les vêtements qui pendaient, je détestais devoir essayer ce que ma mère choisissait, même si les vêtements habituels n’étaient pas mieux (des vieilleries récupérées de ma sœur, de cousins, de tantes, d’enfants de collègues et que sais-je)
– Le vieux piano d’une voisine qui me gardait le mercredi après-midi et sur lequel je « jouais » au hasard, ce qui m’a donné le goût de la musique et du piano en particulier / désespoir quand il a fallu suivre des cours de flûte car mes parents n’avaient ni les moyens ni la place pour un piano ; joie incommensurable lorsque pour mes 12 ans je reçus un piano pour lequel toute la famille avait cotisé (et même une voisine pourtant réputée très radine)
– Les « Lassen das Kind essen » de ma grand-mère qui nous pourrissait de bonbons etc. (ça ne m’a pas rendu service !)
– Les deux semaines de vacances en été, souvent à la montagne, et particulièrement celles dans le val d’Aoste ; mon père qui ne sait pas se rappeler des noms et invente toujours autre chose en inversant des syllabes à notre grand bonheur 🙂
– Les épinards-boulettes-pdt que j’écrasais et mélangeais joyeusement tout ensemble avec plein de gruyère ; le goût de la pâte à gâteau crue ; la grande bassine où cuisait la confiture et l’écume que j’avais le droit de déguster ensuite ; l’horreur des jours où ma mère préparait du poisson ou essayait de nous faire manger du cheval sans le dire
– Mon premier appareil photo, un truc minuscule dans lequel je pouvais mettre des films 12 vues avec un drôle de format ; je coupais systématiquement les pieds de mes sujets ^^

– La balançoire du jardin où on s’amusait à faire le cochon pendu
– L’écoute des disques 45 tours et 33 tours, assise sur le tapis du salon avec le livret illustré sur les genoux (La petite sirène, Pierre et le loup…)
– La prof de flamand qui m’avait prise en grippe car mes parents avaient demandé de ne pas devoir acheter le livre d’exercices mais d’avoir des photocopies (ils n’avaient pas les moyens), elle me l’a fait payer cher pendant deux ans et m’a éloignée de cette langue que jusque là j’aimais
– Les animaux domestiques, inépuisable source d’observation, d’inspiration et d’amour ; le lapin nain qui gambadait avec une longue laisse dans le jardin, le chat qui adorait se coucher dans le foin de la cage du lapin, les frayeurs lorsque des chiens du voisinage ont tenté par deux fois de manger le lapin…
– Le perfectionnisme de ma mère pour laquelle rien de ce qu’on faisait n’était jamais assez bon, même si vis-à-vis de l’extérieur du noyau familial elle se montrait toujours au contraire très fière de nous
– Les jeux, aventures et autres histoires inventées avec les petites voisines dans les terrains boisés abandonnés du quartier (aujourd’hui tous construits)
– Les stages sportifs dans les centres ADEPS qui m’ont permis de voir la gym sous un autre jour que l’horrible cours donné à l’école ! ils m’ont donné meilleure confiance dans mes capacités et m’ont aussi fait découvrir les joies de l’escalade
– Ma première infiltration ‘urbex’ le dernier jour d’école primaire ^^

Et vous ? 🙂

Bande-son : Françoiz Breut – Je ne veux pas quitter

Que faut-il choisir, que peut-on faire, quand toutes les options mènent à la souffrance ?

Bande-son : Amandine – Heart Tremor

Ne le dites à personne, mais la sagesse se trouve dans les sachets de thé à la cannelle.

On vient de m’envoyer cette petite BD sur la répartition des tâches et la charge mentale :
Fallait demander

Or justement ce matin dans le bus, j’ai été interpellée d’entendre l’animateur-radio poser une question pour le moins orientée : « aidez-vous votre épouse à la maison ? »
Ça m’a fait penser à cette histoire qui avait tourné sur le web…

Du problème d’avoir un blog référencé dans Gogol et de ne pas reconnaître ses propres photos… hum !

Bref, si tu reviens par ici, j’aimerais que tu me le dises.

Autant je peux repérer le petit détail que personne n’aura vu, autant je ne remarquerai pas que cette amie s’est coupé les cheveux, je ne reconnaîtrai plus tel collègue parce qu’il s’est rasé la moustache, je n’identifierai pas telle personne car croisée en dehors du contexte habituel… mais je ferai au contraire la bise à une inconnue dans le train en pensant que c’est une copine.

Bref je ne suis pas du tout physionomiste et mon sens de l’observation défaillant fait l’objet de gentilles mais régulières moqueries !

Si AàG me demande à quoi ressemble le passant qu’on vient de croiser, je serai bien en peine de lui répondre. Lui c’est l’inverse, il a une mémoire photographique et sera même capable de vous dire la couleur de ses yeux.

L’université de Cambridge a mis en ligne un test permettant d’estimer nos capacités de mémorisation faciale.

L’internaute moyen obtiendrait 80%. Sans surprise AàG a pulvérisé ce score en parvenant à 93%, et moi j’ai obtenu… 74% ! 😯 Je m’épate moi-même, ce n’est pas si loin de la moyenne !!
Au quotidien, serait-ce donc davantage un problème de concentration ou d’attention sélective ?

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