Au 1er avril, par une journée ensoleillée, de nombreux jeunes se sont rassemblés en plein air dans un parc bruxellois.

La veille, un tribunal avait estimé illégales les mesures exceptionnelles prises par l’Etat concernant le covid. Cependant cela n’avait pas annulé les mesures pour autant, l’Etat a juste été condamné à y mettre bon ordre endéans les 30 jours sous peine d’astreinte.

Ce rassemblement était donc illégal, eu égard à ces mesures qui… l’étaient elles-mêmes ! Le Belgikistan est bien le pays du surréalisme.

La police n’y a pas été de main-morte, chargeant avec des chevaux, utilisant des canons à eau, des lacrymo, les « dispersant » deux heures durant… bref.

– C’est honteux ces jeunes qui ont été faire la fête au Bois de la Cambre.
– Oui, un pur scandale cette histoire !
– C’est vraiment des égoïstes, il faudrait les emmener visiter les soins intensifs.
– C’est des irresponsables etc.

Ces personnes outrées discutent dans une pièce où se trouvent 19 adultes et 2 enfants, de différents horizons, réunis pendant des heures, sans masque, avec juste une fenêtre entrouverte. A l’heure où la « bulle sociale » va s’élargir (le 8 mai) pour passer de 1 à… 2 personnes.

Question bonus : qui a pris le plus de risque entre ces personnes bien-pensantes et ces jeunes révoltés ?

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Réponse : les jeunes révoltés ont clairement pris le plus de risque pour leur santé, vu comment certains se sont faits piétinés par la police montée !!

(par contre si on parle de risque purement covid, je pense que la réunion à autant de personnes dans une pièce confinée gagne haut la main…)