Je ne sais pas trop comment j’en suis venue à établir ce parallèle qui m’a soudain sauté aux yeux.
Et, non, je ne suis pas en train de dire que les bébés sont des tumeurs.

N’allez pas croire que mon cerveau pédale dans la choucroute. Enfin quoi que ce soit possible vu comme cette note est décousue.

Ce que je voulais dire est de l’ordre de la constatation sociale :
– toutes les conversations tournent autour de cela
– votre corps ne vous appartient plus
– vous êtes « résumé » à cela
– chacun a son idée sur ce qui se développe en vous et ce qu’il faudrait que vous fassiez, mangiez, évitiez, etc.
– vous subissez une hyper-médicalisation dont l’utilité n’est pas forcément évidente
– consciemment ou non tout le monde pense déjà à la « délivrance » *insérez votre tabou après le bip sonore*

Bref. Mon Papa a eu sa première chimiothérapie hier. Ma sœur et moi fouillons les tréfonds du web, des dernières publications scientifiques aux témoignages les plus farfelus. Parce que quand un médecin annonce « je ne peux pas vous guérir », ben vous n’avez rien à perdre à essayer.

*terminez par la touche dièse*

Comme ce blog n’a pas vocation à devenir un champ de bataille et que j’ai besoin de me vider la tête de temps en temps pour ne pas la perdre complètement, ne vous étonnez pas si soudain, en plein milieu du schmilblick, une note plus légère vient se poser tel un délicat papillon sur une bouse de vache fumante.

Me replonger dans la rédaction des compte-rendus de nos vacances 2014 me fait du bien et je sens que je vais bientôt porter aux nues un nouvel outil psychothérapeutique révolutionnaire : le démontage de toit et le portage de tuiles.