Ce matin dans le bus, j’ai entendu le journal parlé. L’animateur annonçait qu’il n’y avait pas eu d’incident lors de ce 21 juillet (fête nationale). Et vous savez quoi ? J’ai eu l’impression qu’il était autant déçu que soulagé.

On (*) crée un climat anxiogène, une tension, une attente… or l’attente a été vaine, on s’est préparé pour rien… c’est presque du gaspillage quoi ! Rien à raconter sur FB !

(*) je pense en première ligne aux médias et aux politiciens, mais sauf exception nous y participons tous à des degrés divers

C’est à peine si on a été informé que 56 personnes, dont 11 enfants, avaient encore été tuées. Ce seraient même 85 victimes selon d’autres sources. Principalement des femmes et des enfants.

Oh pas chez nous, ni chez nos voisins : des « civils » (le vocabulaire a une importance capitale, remarquez l’usage devenu généralisé de « migrants » en lieu et place de « réfugiés ») dans une « ville aux mains de l’EI ». Bref, des dégâts collatéraux.
Et bien sûr pas par nous : par la « coalition anti-Daech ». La Belgique et la France en font partie ? Ah merde !

Faut dire qu’ils ne s’y sont pas pris à la légère, ils ont effectué 18 « frappes » ce jour-là. Mais ça ne fera pas les gros titres pendant des semaines comme Paris, Bruxelles ou Nice. Y a même pas un journaliste mainstream qui fera un lien de possible cause à effet.