L’idée que je pourrais un jour rester bloquée au fond d’une grotte ou d’une mine m’a bien sûr déjà effleuré l’esprit. Plus qu’effleuré, même ! Le risque n’est pas nul et ce n’est pas pour rien que je quitte rarement mon sac – mon « enclume » comme dit AàG – où se trouve un minimum de survie.

Mais là je dois dire que je ne m’y attendais pas. Absolument pas. Rester enfermée un soir dans le sas d’une banque, ça fait plutôt VDM !!

Par chance, vu les perturbations horaires amenées par les jours fériés, le gérant avait placardé sa carte de visite, où se trouve son numéro de mobile. Par chance j’avais un GSM sur moi. Deux autres clients sont arrivés et m’ont tenu compagnie de l’autre côté de la vitre blindée.

Quinze longues minutes plus tard, le directeur d’agence arrivait. Las, sa clé n’a rien pu faire, elle doit agir sur l’alarme uniquement, c’est une porte sans clé. Il a dû appeler le service de sécurité qui, après avoir compris le problème, a tenté différentes manœuvres à distance, sans succès… avant de trouver la bonne méthode pour déverrouiller l’entrée du sas et que je ne sois enfin libérée.

J’étais presque cuite, un vrai sauna. Il s’est excusé de la mésaventure, je lui ai répondu : « Je savais qu’on était prisonnier des banques mais je ne pensais pas à ce point ! »

Ça a duré presque 1/2h, ce n’était pas le moment de faire un malaise ou qu’il y ait un départ de feu. La morale de cette histoire : il va falloir que je rajoute un cale-porte à mon kit de survie !!