Un chat sur les genoux, Einaudi (découvert chez Dame Ambre) dans les oreilles, je profite des 17°C offerts par cette nouvelle maison qui n’est plus en papier. Bien sûr nous pourrions chauffer plus, mais à quoi bon ? Sous terre nous sommes confortables avec bien moins… tant qu’on bouge. Nous sommes faits pour cela, pas pour rester les fesses vissées sur une chaise de bureau toute la journée.

Je ne bouge plus assez. Il y a cette fatigue qui me plombe corps et âme, il y a aussi cette maladresse, ces douleurs éparses et ces maux de tête devenus réguliers. Le moral oscille, le moral vacille. Je vis au-dessus de mes forces, j’emprunte à ce futur qui peut-être ne sera pas, et quand j’ai un moment « à moi », peu importent les retards à combler, le besoin impérieux et vital de ne rien faire me saisit soudain.

Je pense à lui, je pense à elle, mon cœur est empli de gratitude pour tout ce que ces personnes m’apportent, j’aimerais le leur exprimer, leur rendre la pareille… et m’en sens bien incapable. Dehors les branches nues dansent mélancoliquement et ma gorge se serre. Pourquoi veut-on toujours plus alors qu’on est incapable d’accepter pleinement ce qui nous est offert ?

J’ai envie de fuite, j’ai envie de confrontation, j’ai envie de partir, j’ai envie de rester, j’ai envie de tendresse, j’ai envie de solitude, j’ai envie de faire face, j’ai envie d’abandonner, j’ai envie d’échanges, j’ai envie de silence. Bref, je ne sais plus où j’en suis.

Demain, peut-être.