Bande-son : Lhasa de Sela – La Frontera

Ibones de Anayet

Après un trajet sans encombre et une très sympathique (mais trop courte !) visite à la Casa Mahie, nous finissons par arriver aux Pyrénées. Sur le bord de la route, un étrange panneau « bains de secours » me laissera perplexe…

Nous montons les lacets dans le brouillard, à la nuit tombante. Dès la frontière espagnole, les nuages se dissipent. Après avoir récupéré la clé carte de notre chambre, nous pique-niquons tardivement sur un banc de la place (du parking, devrais-je dire !).

Nous sommes samedi soir et nous aurons bien du mal à dormir, le bruit durera jusque 3h du matin… et à 6h10, réveil en fanfare par coups de klaxons. Dur dur !

Après le petit déjeuner, nous partons à la barrière d’Anayet (Corral de las Mulas, 1630m). Le parking est petit et déjà bien plein !

A partir de là, la route est barrée et nous devons monter à pied jusqu’à la station de ski (1800m). Je n’aime pas marcher sur le bitume, et encore moins en montagne, alors ces 2 km m’ont paru longs.

Là commence enfin le sentier. Après l’horrible paysage mutilé par les remontées mécaniques, la montagne s’offre sans fard.

La nature est généreuse 🙂

J’ai été très étonnée de découvrir à quel point les paysages étaient verts !

Je m’attendais à une végétation malingre, à un manque d’eau généralisé, d’autant plus côté sud… mais regardez-moi cette herbe ! 😀

Nous avons choisi une randonnée facile pour se mettre en jambes après cette année sédentaire journée et demi en voiture.

Nous nous dérouillons les muscles en remontant tranquillement le ruisseau.

Le seul contre-temps est le nombre d’arrêts photo :mrgreen:

Nous repérons déjà le départ de la variante par laquelle nous descendrons tout à l’heure :

Des terrains rouges apparaissent, contrastant fortement avec les rochers gris du pico Anayet (2545m).

Après 2h30 de marche à un rythme très cool, nous sommes au niveau des Ibones (lacs) d’Anayet, à 2230m d’altitude. Le pic du Midi d’Ossau s’y mire.

Avant l’eau se trouve un pâturage parcouru de multiples petits méandres.

Avec toujours ce contraste étonnant de couleurs…

Oh qui voilà ? Une sangsue !

Bon, finalement, je n’ai plus envie de nager 😆

Tiens mais qu’est-ce donc que ces points au loin ?

Quel plaisir de voir un troupeau de chevaux en liberté 🙂

On distingue la silhouette d’un randonneur sur la crête du Vertice d’Anayet (2559m). Il a encore du chemin avant d’atteindre le chapeau de basalte.

Une mer de nuages progresse côté français tandis que le ciel reste parfaitement dégagé côté espagnol.

De nombreux grimpeurs sont en train d’escalader cette paroi. L’Anayet est une ancienne cheminée volcanique jumelle de l’Ossau.

Après avoir baguenaudé et s’être empli du panorama, nous trouvons une micro-zone d’ombre pour pique-niquer. Le soleil tape fort !

Nous entamons ensuite la montée jusqu’au Cuello de Anayet (2404m).

Les marquages du GR sont discrets mais bien présents.

C’est dur de monter après le repas :mrgreen:

Voici le plateau d’où l’on vient :

De l’autre côté du col, surprise, un névé !

La France est toujours dans la purée de pois…

Impressionnant plissement ! 😯

Voici le chemin que nous avons pris :

Et voici le chemin grimpant au pic d’Anayet. Il comporte notamment, sur la fin, une cheminée de 20 mètres qui « ne présente pas de difficultés » mais est « réservée aux randonneurs expérimentés »… euh, qu’en comprendre ??

N’étant pas spécialement des montagnards aguerris, nous nous sommes abstenus.

Nous avons hésité à monter au Vertice (ci-dessus) qui est moins esthétique mais ne présente pas de difficulté…

C’est alors qu’une flemme terrible s’abattit, et nous décrétâmes en chœur que le panorama ne serait pas plus beau là-haut ! :mrgreen:

C’est vrai quoi, et puis il y avait bien trop de fleurs à photographier pour avoir le temps de continuer la grimpette 😆

En bref, 800 mètres de dénivelée c’était assez pour ce premier jour de marche.

La colonisation par les nuées se poursuit à vive allure et déborde même la frontière.

C’était hypnotisant de regarder l’ombre des nuages passer sur ces doux reliefs herbeux jonchés de rocs.

Nous voici à nouveau au pied du col.

Durant notre absence, nos copains les chevaux se sont dispersés sur le plateau.

Certains portent une clarine autour du cou.

C’est une belle après-midi et, sans que ce soit le métro, il y a pas mal de gens. Certains ont planté la tente.

Allez, venez, on va tous se rouler dans la poussière !

Celui-là m’aura fait peur, il était couché bizarrement et si parfaitement immobile que j’ai d’abord cru qu’il était mort ! Ah ces touristes, on ne peut même plus roupiller en paix…

Nous entamons le chemin du retour, qui ne suit pas la rivière et reste beaucoup plus en hauteur.

Sur la photo ci-dessus on voit bien les deux sentiers. A l’aller nous étions passés à droite de la colline centrale, tandis qu’au retour nous allons vers la Glera de Anayet.

Dans la mousse, je croise une sauterelle femelle et son impressionnant (mais inoffensif) oviscapte.

Mon premier lézard du séjour 🙂

Au loin nous apercevons les toits d’ardoise du village de Formigal.

Après la cabane, le chemin continue puis finit par se perdre.

Nous arrivons finalement au-dessus de la station de ski, alors on coupe à travers tout en mode sanglier !

Nous sommes de retour à la voiture peu avant 17h.

C’est long d’attendre 20h quand on a faim (n’est-ce pas Lilou ?). Nous finirons par manger une étrange pizza avec de la fausse mozzarella. Ça pèse sur l’estomac mais nous ne serons pas malades !