Proverbe breton : Kammed ha kammed, e reer tro ar bed.
Pas à pas, on fait le tour du monde.

Bande-son : Didier Squiban – An Skoliater

Cette visite n’était pas prévue mais nous trouvons juste un créneau horaire pour rejoindre Pleyben et faire la visite au pas de gymnastique.

Ça aurait été dommage de manquer cela !

Comme d’hab, le texte en italique provient du panneau d’information.

L’enclos typique est constitué de cinq éléments indissociables : l’église, le calvaire, l’ossuaire, la porte monumentale et le mur d’enceinte.

Chef d’œuvre de l’art religieux, l’enclos paroissial de Pleyben est, sans conteste, l’un des plus beaux et des plus complets de Bretagne.

Cet édifice remarquable, dont la construction date des 16e et 17e siècles, est classé Monument Historique.

Le calvaire édifié en 1555 et déplacé en 1738 fait partie des trois calvaires importants du Finistère (avec Notre Dame de Tronoën à Saint Guénolé et celui plus récent de Guimiliau), et prend des airs d’arc de triomphe.

On peut y admirer une trentaine de scènes de la vie du Christ, sculptées dans la pierre de Kersanton et étagées sur deux niveaux. Son aspect actuel date de 1743.

Les larmes de pierre…

La cène :

Ce calvaire est tellement riche !

Certaines sculptures sont malheureusement fort abîmées. Parfois on voit des réparations, plus ou moins heureuses.

Ma scène préférée :mrgreen:

Allez, deux petites dernières pour la route…

La splendide église Saint-Germain (1530-1690) est un édifice remarquable tant par son étendue que par le style de son architecture, singulier mélange de gothique et de style renaissance.

Cet édifice est dominé par deux clochers dont le plus majestueux est celui de droite.

Il s’agit d’une tour Renaissance couronnée par un dôme à lanternons.

L’entrée principale était interdite.

La statue dans cette niche représente St Germain.

Voici ce que mon maigre zoom a pu tirer du porche.

La galerie des apôtres :

Entrons !

A l’intérieur, la nef présente une voûte lambrissée, ses nervures et ses magnifiques sablières sont sculptées et peintes et représentent des scènes mythologiques ou sacrées.


Cadavre au serpent

Ces sablières polychromes datent de 1571.

La nef était bien sombre, jusqu’à ce que j’avise une minuterie payante. Par chance j’ai une pièce sur moi. Les photos ont tout de suite mieux été, après !

Des orgues construites à la fin du 17e siècle, il ne reste que le buffet. Le reste date de 1877.

Ces vitraux représentent l’un un Arbre de Jessé, l’autre Jésus et les Apôtres.

Sur le vitrail ci-dessous, on peut lire : Sainte Catherine flagellée par ordre de Maximin II est guérie. Les roues qui devaient la déchirer se brisent. Enfin l’empereur lui fait trancher la tête. Son corps fut transporté par les anges au mont Sinaï.

La légende du bas est : Sainte Catherine confond les plus célèbres philosophes d’Alexandrie. Plusieurs se convertissent. Elle répond à Maximin : j’ai employé mon temps à la connaissance de la vérité et reconnu la vanité de vos idoles.

Détail sur les paysages d’un autre vitrail :

Le confessionnal :

Les portes rouges…

J’ai bien aimé l’érosion qui transparaît sur certaines pierres.

Tout le long de la façade, des sculptures agrémentent le mur : fleur, tête, soleil, calice, etc.

Cette photo d’ensemble est non retouchée et donc fort déformée, mais la tentative de redressement faite par AàG donnait une impression massive et trapue qui n’était pas du plus bel effet donc j’ai abandonné…

Il est temps d’aller manger ! Ce sera notre première rencontre avec l’auberge du Menez, à St Rivoal.

C’est un endroit agréable et chaleureux où sont exposées des œuvres et où l’on mange… divinement.