Proverbe breton : Evel ur c’harlantez a bompad war un alar oc’h arat
Comme une guirlande d’apparat sur une charrue qui laboure.

Bande-son : Dawn Penn – No no no

Pas de panneau d’information cette fois, j’ai dû oublier de le photographier 😉

Avec son clocher tronqué, l’église de Lampaul est facilement reconnaissable. La foudre a amputé la flèche de 18m et elle est restée telle quelle depuis 1809.

La tour reste imposante :

Le porche est plus ancien (1533) et comporte une statue de St Michel et St Léon, les deux tueurs de dragon :

Le calvaire représente le Christ entouré des bon et mauvais larrons. A ses pieds, deux anges portent un calice.

Les apôtres verdissent un peu mais sont bien conservés :

Celui-là fait un peu Scream, vous ne trouvez pas ? 😆

Ma porte préférée, représentant un arbre (ou plutôt une vigne) et des oiseaux.

Si l’extérieur de cette église est simple, il n’en va pas du tout de même à l’intérieur !

Voici la nef et sa poutre de gloire polychrome du 16e siècle :

Détails sur l’ornementation des clés de voûte :

Les fonts baptismaux avec leur peinture « imitation marbre » et l’oiseau dévoreur de raisins dorés :

L’orgue et les stalles :

Cette expressive mise au tombeau se trouvait initialement dans l’ancien ossuaire.

Plus modernes, ces vitraux et ces cierges électriques ! Une leçon venant de St Thégonnec peut-être ?

Pour en savoir plus sur cet enclos paroissial, cliquez ici ou (notamment pour les retables).

Nous pique-niquons sous un lavoir qui nous abrite gracieusement de la pluie et nous rendons ensuite au Faou, labellisé « petit cité de caractère » comme Tréguier.

Il y a quelques jolies demeures (maisons à pans de bois parées d’ardoises), mais la météo ne nous donnera pas le loisir de les photographier. C’est tout juste si nous bénéficions d’une brève éclaircie en arrivant près du port.

La pierre jaune de Logonna fut utilisée pour l’église St Sauveur, cela donne une belle couleur ocre à ses murs :

Comme c’était notre 5e église de la journée, on commençait doucement à saturer et on a fait un tour plutôt rapide…

Nous filons ensuite sur Crozon. Nous croisons des personnes cherchant un logement, apparemment tout est complet… nous sommes soulagés d’avoir une réservation.

La logeuse est hyper speedée et le resto qu’elle nous indique est fermé, nous allons donc… au Presbytère du Fret ! Non, rassurez-vous, on en a fini avec les visites : ce petit bâtiment perdu au fond d’une impasse près du port a été reconverti en crêperie. Et quelle crêperie 🙂

Un chat se charge de l’accueil devant le resto, la salle est petite et simple, rustique et chaleureuse, avec des murs remplis de piécettes qui tiennent en équilibre.

Les crêpes sont faites devant nous et se révéleront délicieuses, très fines et croustillantes (la Frétoise mmmmmh !). Le serveur et le cuistot sont sympas, l’ambiance musicale varie entre les débuts de Tiersen et la bande-son que je vous ai donnée en début de post… une très bonne soirée 🙂