Proverbe breton : E-touez ar muiañ drein ar gaerañ rozenn.
C’est là où il y a le plus d’épines qu’on trouve la plus belle rose.

Bande-son : Anthony Moreau – Valse n°1

Le temps se gâte…

Lorsque le texte est en italique, il s’agit du contenu du panneau d’information.

L’ancêtre des grands clochers (XIVe siècle, sur des fondements plus anciens), l’aînée des portes triomphales (vers 1450), l’ancienneté inhabituelle du porche (milieu du XVe s.), les peintures murales de la nef… L’enclos de La Martyre nous fait remonter aux origines médiévales des « grands enclos ».

On peut monter au-dessus de la porte par un chemin de ronde.

Détails sur le calvaire à trois croix :

Le bon et le mauvais larrons :

Pourquoi une telle précocité ? Peut-être parce que nous sommes dans un « lieu de mémoire » : celui du martyre du roi Salomon de Bretagne (874) dont l’église conserve les reliques.

Mais surtout parce que s’est développée ici une foire de rayonnement international jusqu’au XVIIe siècle.

Chaque mois de juillet, le bourg attire des marchands venus de tout l’Ouest mais aussi de Flandres, d’Angleterre sinon d’ailleurs.

La grand verrière du chœur ne s’inspire-t-elle pas d’une œuvre d’un graveur allemand, Iost de Necker, dont le verrier a reproduit fidèlement la signature ?

A partir du XIVe siècle, les revenus de la foire, le mécénat conjoint des ducs de Bretagne et des Rohan autorisent des réalisations ambitieuses : le clocher s’inspire des flèches de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.

La caryatide :

Le porche, que l’usure du temps et les restes de polychromie rendent particulièrement émouvant, est riche de détails d’une grande finesse : le sourire de la Vierge couchée du tympan, mais aussi cet ange annonçant la naissance du Christ aux bergers, dont l’un joue de la crosse…

Les apôtres dans leur niche :

Et pourtant, l’intérieur du porche réserve la surprise d’un bénitier où l’Ankou armé d’un dard – la Mort – emporte la tête d’un jeune homme.

L’œuvre provient de l’ossuaire voisin (1619) et elle en illustre la leçon, inscrite en breton sur la sombre et belle façade Renaissance : « La mort, le jugement, l’Enfer froid, quand l’homme y songe, il doit trembler ».

La suite de la citation est : « Fou est celui dont l’esprit ne médite, sachant qu’il faut trépasser ».

Après le sourire du Moyen-Âge, les angoisses du XVIIe siècle… à condition de ne pas oublier que l’intérieur de l’église vient compléter le message : les couleurs et les dorures des vitraux et des retables veulent évoquer, de manière anticipée, les splendeurs de l’Au-delà.

Comme à St-Pol-de-Léon, nous retrouvons deux colonnades réputées, vu leurs différences de diamètre, former un lithophone :

Vue arrière depuis le cimetière :


1699

Pour en savoir plus sur cet enclos, cliquez ici ou .