(suite du 2e épisode)

Je téléphone à une véto du village et lui explique la situation, racontant avoir consulté un de ses confrères mais souhaitant un deuxième avis tant que j’ai Miss dans la cage de transport. Nous discutons, elle n’est pas sûre d’avoir une plus-value car elle non plus n’a pas l’appareillage pour les radiographies, et sait son collègue expérimenté. Elle ne pense pas à un accident de circulation vu le côté évolutif. Je lui demande si elle a le fameux antibio longue durée, la réponse est oui. Elle conclut : écoutez, passez et on verra bien.

Quelle différence d’approche, dès le départ ! Elle ouvre la cage, s’enduit les mains d’un spray apaisant, les présente à Miss et attend qu’elle sorte d’elle-même. Comme ça ne vient pas malgré les encouragements, elle finit par ouvrir le haut de la cage et l’attraper doucement.

Bon sang la quantité de poils qu’elle perd, c’est hallucinant. Non, pas la véto, Miss, suivez un peu ! J’amène un chat de gouttière et je vais repartir avec un sphynx :mrgreen: (bon ok j’exagère un peu, il y a de la marge ^^)


Allez donc photographier un chat noir sous les buissons quand la nuit tombe…

Elle examine la tête en premier. Son avis est légèrement différent car elle ne semble pas penser que l’infection de l’oreille soit assez profonde pour justifier le trouble neurologique à l’œil (elle évoquera tout de même également les bulles tympaniques en fin de conversation). Elle la pèse : 3kg600. Elle prend sa température, qui est tout juste en dehors de la fourchette normale, ce qui n’a rien d’étonnant vu son état de stress.

Elle trouve que les réflexes du train arrière manquent un peu de tonicité, et qu’elle est légèrement déshydratée. Elle me montre comment saisir la peau du cou pour qu’elle puisse examiner les pattes et le bassin en détail. Tout se passe à merveille, elle effectue d’une façon très douce les mouvements d’extension, de rotation, de palpation et en mon fort intérieur j’espère que cela réconcilie Miss avec les vétérinaires.

Il n’y a aucune blessure, fracture, luxation ou abcès. Elle non plus n’ose pas laisser Miss libre dans le cabinet pour voir sa démarche, et il faut donc se baser sur ma seule description (Patsy m’a donné la bonne idée de la filmer, pour un prochain rendez-vous). Nous nous interrogeons longuement sur ce qui a bien pu lui arriver. Peut-être est-ce seulement un problème d’équilibre. Peut-être est-ce dû à un caillot, une thrombose. Comment savoir ?

Elle lui injecte l’antibiotique à long effet ainsi que de la prednisolone : c’est un corticostéroïde qui va bien l’aider s’il s’agit d’un thrombus et dans d’autres cas potentiels également. Elle me donne 5 comprimés de prednisolone pour continuer ce traitement, et me dit de repasser en prendre si je vois que ça l’aide. Je lui fais remarquer que je ne vois pas trop comment je pourrais faire la part des choses entre l’action de l’antibio et celui du dérivé de cortisone, mais bon…

(à suivre)


Roro tient compagnie à Miss


Bande-son : Neil Halstead – Sandy