Les vieux voisins du fond du jardin vont partir en « maison de repos et de soins ». Ça me fend le cœur pour eux de savoir qu’ils vont devoir quitter cette maison et ce jardin qu’ils aiment tant, et passer ce dernier chapitre de leur vie entre les murs étrangers d’une institution. Oh ils seront mieux lotis que la plupart, avec un petit appartement indépendant dans une résidence-services… mais rien ne sera plus pareil. J’aurais souhaité qu’ils puissent adapter leur maison, plutôt que devoir s’adapter eux.

Ça m’inquiète également pour nous, car ce voisinage discret, cultivé, amical était hautement appréciable et apprécié. Je pressens que les futurs propriétaires ne seront pas du même bois.

En regardant les maisons à vendre, nous sommes tombés par hasard sur une annonce concernant la maison de notre autre voisine ! Bon, nous n’avons aucun contact avec elle et ne sommes pas mécontents de savoir que son très bruyant chien va partir, mais ça fait drôle quand même. Et là encore, une inconnue concernant les futurs voisins.

Même la ruche est désertée, je crois bien qu’il n’y a plus qu’une poignée d’abeilles dedans. Bien que hier soir il se soit passé un épisode assez étrange, avec beaucoup de remue-ménage et des abeilles nerveuses envahissant jusqu’à l’intérieur de la maison. C’est la fin de la miellée, d’ailleurs je fais du bee-sitting avec les ruches de notre amie apicoleuse car elles manquent de réserves… peut-être que notre ruche s’est faite piller malgré le limiteur d’entrée ? (auquel cas je me demande si ce sont nos survivantes qui résistaient aux envahisseuses, ou bien deux colonies étrangères qui se battaient pour le pactole)

Il ne nous reste plus qu’à partir nous aussi !

Bande-son : Neil Halstead – High, Low, and In-Between