Si on m’avait dit un jour que je parlerais de la taille de mes ovaires sur mon blog, je ne l’aurais jamais cru. Mais comme quoi, tout arrive !

Au rendez-vous annuel chez la gynéco, on a fait le point – enfin j’ai essayé car j’aurais bien aimé, mais à vrai dire il n’y a pas eu beaucoup de répondant en face… – sur cette première année passée avec un DIU au cuivre dans mon moi. Et je cause pas français si je veux, d’abord.

En bref, du positif et du négatif : les cycles qui sont généralement très longs (ma foi tant mieux) et toujours irréguliers (parfois un peu stressant), les saignements qui avaient quasiment disparu sous pilule et se sont à présent normalisés (sans se niagaratiser), le poids qui n’a pas varié (dommage), l’acné qui continue à faire des siennes avec un peu plus de vigueur (bon soit, même Diane 35 n’était pas la panacée), la pilosité qui semble augmenter (mais j’ai pas à me plaindre de ce côté, la génétique m’est favorable), la libido qui s’est améliorée, les douleurs menstruelles qui n’ont pas trop empiré (beaucoup moins pire que dans mes souvenirs d’adolescente), les nerfs qui sont à fleur de peau en cette période mais ni plus ni moins qu’avec la pilule contraceptive me semble-t-il.

Et au niveau mental, c’est une li-bé-ra-tion 🙂

Je n’ai pas eu l’occasion d’évoquer tous ces points de manière exhaustive avec la doctoresse car vu son manque apparent d’intérêt (ou en tous cas de réaction) et le minutage des séances, la partie communication s’est vue, comme toujours, réduite à la portion congrue.
Mettez vos pieds dans les étriers s’il vous plaît madame.

L’échographie, qu’elle pratique systématiquement, montre que le stérilet n’a pas bougé d’un poil. Cela me rassure. Quand je lui fais remarquer qu’elle me fait mal, elle répond distraitement « ah oui, je poussais un peu fort sur vos ovaires ».
Le mot fait soudain resurgir dans ma mémoire une discussion avec une collègue (quoi, vous causez jamais ovaires au bureau, vous ? 😛 ) et je lui demande à brûle-pourpoint : est-il possible que je souffre du syndrome des ovaires polykystiques ?

Sa réponse me laisse sur le cul, c’est le cas de le dire : « oh oui en effet c’est très possible » – et de me montrer à l’écran des petits machins ininterprétables (pour moi) en disant « vous voyez, vos ovaires sont multifolliculaires ». Elle précise que mon syndrome n’est pas « complet », car la taille de mes ovaires n’est pas anormalement grande.

Pour les explications, faut payer un supplément ?? Internet m’aura donc appris que le mot « kyste » était improprement utilisé et qu’il s’agit en réalité de follicules n’arrivant pas à maturité (anovulation) et s’accumulant dans les ovaires.

Ben merde alors, depuis des années que je la consulte, elle ne m’a jamais évoqué cela ! Pas un seul mot alors que j’en présente visiblement les symptômes et que cela aurait pu influencer mon choix de dire adios aux hormones. Je ne lui ai pas fait ce reproche car honnêtement je suis têtue et j’aurais certainement persisté dans ma volonté d’en finir avec la pilule, mais une attitude correcte de la part d’un médecin aurait été de m’informer afin que je puisse faire un choix éclairé ❗

Elle me dit que cela ne se traite pas vraiment, sauf quand cela entraîne des problèmes de fertilité (ce qui est fréquent, et de ça non plus elle ne m’en avait pas parlé, ni des complications en cas de grossesse), et que de toute façon je n’ai pas arrêté la pilule pour reprendre des hormones à côté hein ? Certes.

Elle ne m’aura pas dit un mot sur les autres conséquences possibles de ce syndrome. Par exemple qu’il y aurait 7 fois plus de risques d’avoir un diabète de type 2 (résistance à l’insuline). Ou que les troubles de l’humeur seraient courants. Ou qu’il y a un plus grand risque, si on ne se traite pas, de souffrir d’une maladie cardiaque, d’hypertension, de cancer de l’endomètre, etc. Pas un mot.

Quand je la questionne sur ce déséquilibre hormonal, elle me répond « ah ben oui mais alors il faut faire une prise de sang » comme si c’était une contrainte insurmontable et que cela n’allait rien apporter. Entre parenthèses, je ne connais pas un seul gynéco qui ait demandé une analyse de sang avant de prescrire la pilule par exemple. Ils doivent avoir la phobie des piqûres, pas possible autrement. Je n’ai pas insisté, cela aurait été inutile.

Cette fois, c’est fini. Même si l’idée m’est pénible, je crois que je vais reprendre ma quête du Graal : trouver un(e) gynéco compétent(e) et à l’écoute…