La route arrive à Roscoff (Rosko) par le côté mer. De part et d’autre du port, de grands parkings payants.

Les nuages vous donnent tout de suite le ton 😉

Roscoff est une « petite cité de caractère ». D’autres villes portant ce label nous feront parfois bien rire (ou pleurer), mais ici c’est mérité !

L’estran permet une grande diversité biologique. Ici des gravelots (4 au total sur les deux photos ci-dessous 😉 ) cherchent leur repas du soir.

Roscoff était à la fois un village de pêcheurs et un repaire de corsaires. Les paysans bénéficient d’un climat très doux et d’une terre fertile.

Une brochette de bateaux attend dans le port.

Au loin sur la colline on aperçoit la petite chapelle Ste Barbe, « protectrice contre les pirates et intercessrice pour les âmes défuntes sans absolution ». Elle date du début du 17e siècle.

Le ciel commence à prendre une couleur et une texture intéressantes, qu’on pourrait qualifier de, euh, menaçantes ?

Le caseyeur Dacani et ses casiers :

Les quais sont bondés, beaucoup de personnes avec des colis attendent l’embarquement pour l’île de Batz.

Une belle averse arrose copieusement tout le monde, nous nous mettons à l’abri près des guichets (fermés).

A la faveur d’une éclaircie, nous gagnons l’estacade. Il n’y a plus personne dessus, il faut dire qu’elle n’est pas bien drainée du tout !

Construite en 1968, l’estacade permet l’embarquement à marée basse. Elle fait 590m de long, soit un tiers de la distance jusqu’à l’île de Batz 😯 Elle serait actuellement en fin de vie.

Evidemment, une fois que nous sommes au bout de l’estacade, l’ondée revient de plus belle ! Merci Murphy !

Il faut avouer que l’ambiance est magnifique et ce n’est pas trop payer que de se retrouver trempés comme une soupe pour pouvoir admirer ce ciel d’encre.

Nous quittons le port pour nous diriger vers la ville proprement dite, dont le drôle de clocher ajouré se remarque de loin.

Ca fait un peu ‘go go gadgetofusée’, vous ne trouvez pas ? :mrgreen:

Repérons les crêperies, ça peut toujours servir !

Non, l’église Notre-Dame de Croaz-Batz n’est pas dédiée aux grenouilles et aux chauve-souris 😛

Croaz signifie ‘croix’ et Batz, nom de l’île, n’a semble-t-il pas encore d’explication satisfaisante concernant sa toponymie.

Je veux un escalier pareil sur mon toit ❤


Craignez la dernière

Cet impressionnant clocher de dentelle fut construit après l’église, à la fin du 16e siècle. Le style est un peu en décalage avec le reste !

Des caravelles sont sculptées sur chaque façade, rappelant l’origine des fonds ayant permis la construction de l’église. Les marchands et les armateurs n’y ont pas été avec le dos de la cuillère.

La nef est assez classique et lumineuse. La chaire date du début du 18e siècle, tout comme le dôme des fonts baptismaux (assez tape-à-l’oeil) :

Les orgues actuelles datent de la fin du 19e siècle, l’instrument initial était plus modeste. La tribune est d’origine (début 17e).

Cet ossuaire fait partie de l’enclos et date également du 17e siècle.

Les canons protègent toujours Roscoff, les Anglais n’ont qu’à bien se tenir 😉

Pour ceux qui souhaitent davantage de photos et d’explications sur cette église, consultez cette page bien documentée.

En face se trouve un hôtel Renaissance construit au 16e siècle par un armateur. Je n’en ai qu’une horrible photo de guingois et remplie de voitures, aussi je vous renvoie plutôt sur wikimedia pour en avoir une vue d’ensemble (même si c’est pas mieux niveau bagnoles).

Nous retrouvons ici un Johnny avec sa tresse d’oignons roses, sa pipe et ses sabots :

Nous n’aurons pas l’occasion de visiter la « maison des Johnnies », déjà fermée à cette heure.

Le phare est assez esthétique, il fait 24m de haut et est relativement récent (1934).

Les estomacs grondent famine, nous trouvons refuge à l’auberge des quais, recommandée par notre logeur. Nous sommes encore des chats mouillés, mais pas les seuls à l’être !

La salle est bien pleine et notre petite table est littéralement accolée à celle de deux autres personnes, une mère et son (grands) fils qui a pris… des crustacés, argh je défaille au secours !

AàG le surnomme « Jacques Douaenlaëric » et je dois avouer que ça lui va comme un gant 😆

Ce magnifique double arc-en-ciel était d’une intensité peu commune et il a duré assez longtemps, nous en avons donc profité pour le mitrailler !

Cet arc-en-ciel est trop fort, il parvient à arrêter le plus gros de la grisaille pour garder un ciel bleu en son sein !

L’arc-en-ciel presque complet, avec AàG en guise de trésor à son pied (pas la peine de vous précipiter, c’est moi qui l’ai trouvé 😉 ) :

Au revoir Roscoff, la visite fut brève mais charmante…