Nous sommes enfin dans le Finistère !

Première visite, la cathédrale Saint-Paul-Aurélien à St-Pol-de-Léon. Nous arrivons par le chevet.

Cette basilique-cathédrale a été construite entre les 13e et 16e siècles.

Les deux tours ont des clochers différents.

Tout est en granit, excepté la nef qui est en pierre de Caen. Elle fait 16m de haut.

Les peintures de la croisée du transept sont mises en valeur par un éclairage particulier.

Quelques détails sur les pierres sculptées :

Les styles disparates semblent indiquer plusieurs époques (voire, pour certaines, des reconstitutions modernes ?)

L’orgue est anglais et porte la date de 1658.


Saint Antoine et son cochon

Les fonts baptismaux et la rosace :

Ne me demandez pas qui c’est, en tous cas il n’a pas l’air sympa et ses dents sont acérées !

Le choeur possède 66 stalles en chêne du 16e siècle.

Détail sur le dais :

Ces sculptures sur bois sont de vrais chefs-d’oeuvre.

Le nez des personnages est souvent cassé.

Les miséricordes (voir l’origine de ce nom) s’inspirent de sujets très variés, religieux comme profanes.

Un ours enchaîné :

Certains s’emmerdaient pendant les offices et faisaient des graffitis (ah ces jeunes, j’vous jure !).

Le premier appuie-main ressemble, je trouve, à un canard musicien.

Le second, ci-dessus, est un « Johnny ». Les johnnies partaient, de Roscoff, vendre leurs oignons en porte-à-porte en Angleterre. Nous sommes ici dans la ceinture dorée propice aux cultures maraîchères.

Les dragons se retrouvent souvent dans les décorations (avis aux chasseurs, il y en aurait 41) car Saint Pol Aurélien aurait débarrassé l’île de Batz d’un de ces spécimens… Merde et la biodiversité alors ?

Selon certaines hypothèses, ces colonnades (ci-dessus et ci-dessous) seraient des lithophones

Les vitraux présentent aussi bien des thèmes classiques que marins (la pêche miraculeuse).

Détails sur un échassier (grue cendrée ?) et sur les poissons agonisant oO’

Voici les étagères de la nuit :

Des crânes sont contenus dans ces 34 « boîtes à chef » en bois peint. Les autres os étaient rassemblés dans un charnier. Cette coutume permettait de faire de la place pour les nouveaux défunts.

Voici une copie de la cloche celtique Hir-glaz que St Paul Aurélien aurait trouvée dans le ventre d’un poisson.

Il n’y a rien à faire, ces affiches me font toujours sourire… (désolée pour les reflets)

Nous finissons par la tombe de Marie-Amice Picard, dont la curieuse histoire de « martyrologe vivant » est racontée sur un panneau explicatif.

Nous retournerons pique-niquer près de la voiture puis irons nous promener dans les rues de St-Pol. Le temps s’est couvert. Voici les lavoirs alimentés par la fontaine de la gloire (Lenn-Ar-Gloar).

La ville est riche en patrimoine architectural mais ni le ciel nuageux ni les rues étroites et pleines de voitures ne sont propices à la photographie.

Cette échauguette d’angle est celle de la maison prébendale de la Grand Rue. Elle date du 18e siècle et est aussi appelée hôtel de Kermenguy.

Nous allons ensuite à la chapelle Notre-Dame du Kreisker, qui n’a rien d’une chapelle au sens usuel ! Sa flèche de 78m est la plus haute de Bretagne. Ce n’est pas la façade la plus aisée à prendre en photo, mais on voit bien la tour de granit.

Malheureusement pour nous, les visites du clocher (qui n’a plus de cloches) ne sont possibles que jusque fin août 😦

En fait l’intérieur est vide et assez délabré. C’est déprimant.

Ce retable date du 17e siècle, comme la chaire.

Détails :

Le triforium dans lequel j’aurais bien été me balader ^^

Ces vitraux modernes ne sont pas du tout à mon goût…

Nous partons déposer les bagages dans notre nouvelle chambre d’hôtes à Sibiril, avant d’aller visiter Roscoff qui sera le sujet de la prochaine note.

Et d’ici là, n’oubliez pas ! 😆