L’île Grande n’est pas si grande que ça, et pas si île non plus : elle est reliée au continent par un pont depuis 1891.

Nous traversons l’île et nous garons près des anciennes carrières de granit, où se trouve la station ornithologique de la Ligue pour la protection des oiseaux. Le centre n’est pas visitable mais on peut approcher les volières extérieures.

Une longue langue de roches s’enfonce dans la mer, c’est la pointe de Toul-ar-Staon – enfin je pense, car selon les cartes c’est parfois elle ou parfois sa voisine du sud-ouest qui porte ce nom !

Nous allons aussi loin que nous le pouvons pour admirer de plus près la force des vagues.

A un moment je m’arrête, je ne suis pas tranquille car la mer est montante or un passage bas va se faire envahir dans notre dos si nous continuons. Pis je suis pieds-nus et tous les mini-coquillages incrustés sur les rochers commencent à me faire mal.

AàG me laisse son sac et continue, tandis que moi… je fais le guet !

C’est hypnotisant de regarder la mer progresser insensiblement, vague après vague.

Je remonte les affaires au fur et à mesure, à un moment avec trop de précipitation ou trop peu d’attention je ne sais, en tous cas mon pied heurte soudain un rocher… Ouatcha ! Mon petit orteil a dégusté, on se sent vivre !

Bientôt il va falloir se mouiller les pieds pour repasser. Je crie pour qu’AàG m’entende mais c’est peine perdue avec le fracas des vagues. Heureusement il revient bientôt et parvient à faire un beau saut, presque à sec !

J’examine mon pied pour voir les dégâts, il n’y a pas grand chose d’apparent, ça saigne juste un peu. Je remets mes sandales et revient en grommelant claudiquant.

Une fois de retour près de la station, nous allons photographier les maints et maints cairns.

Il y en a à perte de vue, c’est impressionnant.

Autant dire qu’après les récentes tempêtes, il ne doit pas y en avoir un seul qui soit resté debout 😦

J’enlève à nouveau mes chaussures, ça me fait moins mal pieds-nus finalement.

Certains ont essayé des formes de land art plus… horizontales, dirons-nous.

Ca fait un peu « géoglyphes de Nazca » version miniature, ne trouvez-vous pas ? :mrgreen:

Tous les mêmes et pourtant chacun si différent…

Bon stop, là ça devient de l’abus, faut parvenir à s’arrêter 😆

Juste une petite dernière ? Bon allez, d’accord !

Nous allons jusqu’à la plage pour mettre les pieds dans l’eau.

Ca vous tente une partie de dé ? Ne le lancez pas sur mon pied siouplé !

Ces ruines furent initialement une maison de goémoniers, qui servit ensuite d’abri pour les carriers et fut finalement transformée en auberge de jeunesse.

Il semble que ce bâtiment fut utilisé comme cible d’entraînement par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.

Nous nous installons aussi confortablement que possible sur les rochers, et c’est parti pour le ballet !

Ca va, vous n’avez pas le mal de mer ? Le blog ne tangue pas trop ?

J’espère que vous entendez le bruit des vagues et goûtez l’air salé par les embruns…

Bon, il faut bien décider à s’arracher de là à un moment ou un autre…

Nous repassons devant les volières de revalidation de la LPO.

Les copains viennent rendre visite aux jeunots, sympa non ?

Nous allons au centre-ville de Perros-Guirec. Je trouve une pharmacie encore ouverte et montre mon petit orteil gonflé, rouge avec une belle barre violette. Il est au mieux contusionné, au pire cassé. De toute façon ça ne change rien au traitement.

La pharmacienne est de très bon conseil étant donné qu’elle-même s’est cassé deux orteils récemment en allant sur l’île de Bréhat !

Nous cherchons ensuite un restaurant ouvert, « normal » et avec des prix décents. Eh bien, nous n’aurions jamais cru que ce serait une telle galère 😯

Nous en profitons au passage pour visiter l’intéressante église de Saint Jacques.

Nous commençons à descendre des rues au hasard et on finit par se paumer complètement. On arrive sur un gros boulevard que l’on suit et qui tourne… Résultat, on revient à notre point de départ une heure plus tard ! C’est mon orteil qui est content ! (et l’estomac d’AàG :mrgreen: )

Finalement nous décidons avoir assez vu Perros-Guirec comme ça, et malgré l’heure tardive nous reprenons la voiture pour – espérer – manger à Tréguier. Nous y trouverons une petite pizzeria qui a au moins le mérite d’avoir innové dans le nom de ses pizzas : voulez-vous commander un virement ? un IBAN ? une « parrain » ? 😆

Nous arrivons juste à temps dans notre chambre d’hôte pour voir un brouillard engloutir la cathédrale St-Tugdual dans la nuit 🙂