Nous partons voir le phare de Ploumanac’h et la côte de granit rose. Vu la proximité du parking, cela promet assez bien de touristes !

Nous resterons pantois devant un conteneur à toilette « camouflé » grâce à un pelliculage représentant du lierre 😆

Il semble cependant que ce camouflage marche trop bien puisque certains promeneurs en arrivent à utiliser ce poste d’observation, situé à quelques dizaines de mètres, pour leurs besoins naturels 🙄

Juste à côté, les ruines d’une poudrière :

Ce matin le ciel reste voilé et c’est une lande mélancolique, presque dépressive, qui s’offre à notre regard.

La nuance chaude du sable et des rochers compense la désaffection de la marée.

Depuis plus d’un siècle, cette rampe permet la mise à l’eau des canots de sauvetage de la SNSM dans l’anse de Pors Kamor.

Sur le web certains l’appellent la « maison Eiffel » mais d’après ce que je vois par ailleurs, je suis quasiment certaine que cette identification est fausse, cfr. carte postale ancienne et vue actuelle concordante.

Quoi qu’il en soit et aussi charmante qu’elle soit, je n’aimerais pas habiter là : bonjour le défilé !

Ici on voit bien que mon compact n’aime vraiment pas les rouges, contrairement au réflex d’AàG ^^

Un chemin contourne la maison pour s’approcher du phare de Men Ruz, construit juste après la guerre pour remplacer l’ancien que les Allemands ont bombardé.

Passage secret ne menant plus nulle part sinon à des chiottes sauvages 🙄

Nous sommes environnés de rochers aux formes farfelues qui prêtent corps à l’imaginaire.

Nous ne sommes pas fâchés de quitter le phare de Ploumanac’h et sa foule pour reprendre le sentier côtier.

Après une visite à la Maison du Littoral, nous nous dirigeons vers la « chapelle du diable » (An Diaoul), surnom lié à ses gargouilles et sa statue centrale – un diablotin qui tire la langue.

Ce ne serait en réalité pas une chapelle mais une remise à bateau !

Nous continuons à marcher vers Perros-Guirec. Il y a beaucoup moins de monde dès qu’on s’éloigne du phare.

Voici un joli puits couvert perdu dans un bois :

Je vous présente « mon » île :mrgreen:

J’aurais bien aimé la rejoindre à pied (c’est possible à marée basse) mais nous n’en eûmes pas l’occasion. La porte de ce « château-fort » m’inspirait pourtant beaucoup 🙂

Ce manoir néo-médiéval fut édifié à la fin du 19e siècle sur l’île de Costaérès. Auparavant l’îlot était utilisé pour sécher poissons et lichens de mer (goémon).

Le presque millénaire oratoire de Saint Guirec n’était pas en très bonne posture pour être photographié, tant point de vue mer que soleil.

Cliquez ici pour voir à quoi il ressemble à marée haute avec une belle lumière.

Au loin vous pouvez apercevoir une digue avec un moulin à marée :

Pour le rejoindre, nous devons passer par une première digue : le quai Bellevue. Il s’y trouve un autre moulin à marée (14e siècle ?).

Et voici le second, situé sur le boulevard des Traouïero (mot signifiant « vallées » en breton).

Ce qu’il reste de sa roue à aubes : le moyeu !

Vue de plus près :

Il aurait encore servi au 20e siècle… à piler de la glace !? (pour la conservation des poissons)

Quelques épaves sur la plage.

Nous pique-niquerons dans les environs de Trégastel et entamerons ensuite le chemin du retour.

Nous avions prévu d’aller à pied jusqu’à l’île Renote mais vu l’heure ce serait déraisonnable.

AàG aurait bien voulu qu’on passe là plutôt que de faire tout le tour, mais allez savoir pourquoi, je ne le sentais pas :mrgreen:

Vous remarquerez qu’il y a des toits en tuile… alors que l’ardoise domine largement en Bretagne.

L’explication que je trouve sur internet est qu’il s’agirait de tuiles anglaises, permettant d’éviter que les navires ne reviennent à vide.

J’ai adoré ce surprenant Ker Caouet 😀 (sans doute du breton Kaoued, « cage » ?)

AàG reprend les mêmes photos qu’au matin car à présent la couverture nuageuse a disparu.

Un ciel bleu donne une toute autre atmosphère aux lieux.

Il y a toujours du monde au phare de Ploumanac’h.

Nous allons reprendre la voiture et achever notre après-midi à l’île Grande, qui sera le sujet de la note suivante.