Comme d’hab pour la France, je ne fais pas un vrai compte-rendu jour par jour mais plutôt ville par ville – encore qu’ici ce soit un peu mixte (mais à quoi servirait d’établir des règles si ce n’était pour y déroger ensuite ?)

J’ai complété les appréciations concernant les chambres d’hôtes bretonnes testées sur cette page.

Tout d’abord nous avons franchi l’impressionnant pont de Normandie, avec plus de 2 km de longueur et des haubans qui font jusqu’à 460m. C’est la première fois que nous l’empruntions.

Je ne raconterai pas l’excellente première soirée que nous avons passée en bonne compagnie car ce moment n’appartient qu’à nous 😉

Ce doit être lié au climat si c’est toujours en coup de vent que nous visitons Dinan et St Malo !

Nous nous garons au matin près de la gare de Dinan, étrange construction de style soviétique dont la tour est censée rappeler un phare.

Nous déambulons un peu au hasard afin de retrouver l’office de tourisme (qui a déménagé depuis 2007, le fourbe !) et, attirés par une solennelle sonnerie qui n’en finit pas, tombons sur l’église St Malo avec son clocher court et massif.
Nous n’y entrerons pas à cette heure, messe oblige.

L’incontournable Tour de l’Horloge nous tend ensuite les bras.


Ancienne horloge

Y aurait-il un petit problème d’escalier ? :mrgreen:

Nous voici proche des cloches, gare aux oreilles !

Le beffroi a une sympathique charpente en bois.

Un beau panorama sur la vieille ville de Dinan s’offre à nous.

Vous reconnaîtrez ci-dessus l’église St Malo, silhouette trapue contrastant avec la basilique St Sauveur.

Les alignements de cheminées massives rythment le paysage urbain.

On aperçoit au loin le donjon de la duchesse Anne.

La plateforme sur laquelle nous évoluons étant très étroite, voici deux vues déformées (au grand angle) du sommet de la Tour.

Voici notre perchoir :

La Tour de l’Horloge comporte plusieurs cloches qui ne sont pas du tout mises en valeur : encagées dans un grillage qui ne leur laisse pas 1mm de libre 😦 Libérez les cloches !

Petite place piétonne au pied de la Tour de l’Horloge :

Vue plongeante sur la rue située de l’autre côté :

Un dernier regard au noir clocher de l’église St Malo et son fier coq…

…et nous voici en train de redescendre.

La Tour de l’Horloge a un petit air de champignon, vous ne trouvez pas ? Et de Tour de Pise aussi, oui 🙂

La basilique St Sauveur nous avait fait de l’oeil, nous allons donc pousser jusque là.
Dans la rue de l’Horloge, un musicien met une belle ambiance sonore en jouant de la vielle à roue… et ça fait toute une histoire ! 😯

Quelques plantes poussent sur les pierres rongées par le temps.

Des panneaux explicitent les textes en vieux français sculptés avec une calligraphie ornementée.

Les grilles en fer forgé s’allient aux vitraux pour donner un spectacle élégant et coloré.

Je suis comme Rorro, fasciné par les taches de lumière et essayant de les attraper !

Nous nous dirigeons ensuite vers la « terrasse » de la haute-ville car je veux dire bonjour à mon arbre.

Nous pouvons voir le viaduc en granit tristement connu, datant de 1852 (élargi en 1966), traverser la Rance.

Le Vieux-Pont en contrebas a été en grande partie reconstruit dans l’après-guerre, son histoire en dit beaucoup et c’est émouvant de savoir ce qu’il renferme.

Nous voulions emprunter le chemin de ronde mais son accès est fermé, nous rejoignons alors le donjon (14e siècle) du château de Dinan, qui est beaucoup plus impressionnant vu du pied des remparts.

Un rapide tour pour voir l’intérieur de l’église St Malo, qui nous a moins charmés :

Nous avons à présent la mystérieuse mission de trouver la statue de Du Guesclin…

Trouvée ! :mrgreen:

On gagne le droit d’aller se sustenter au Thé Gourmand 😉

Ensuite, cap sur la ville de St-Malo.

Après avoir survécu à la circulation et aux parkings, nous entrons dans l’intramuros et allons droit vers la mer, aimantés.

La plage de l’Eventail nous appelle, juste le temps de déchausser nos pieds pour profiter de la sensation du sable fin…

Les pieds (et un peu plus !) dans l’eau, nous rejoignons l’îlot du Fort National construit par Vauban en 1689. Il est accessible à sec à marée basse.


Diable, nous étions observés !

Le fort est fermé à cette heure, nous ne pourrons le visiter.
La marée monte, faisons-nous un peu peur ! (mais pas trop non plus) 🙂

C’est avec le plaisir de sentir les dalles lisses et chaudes sous nos pieds nus que nous continuerons la promenade des remparts, contribuant à leur patine par notre passage.

On se laisse bercer par le vent du large, le soleil nous sèche peu à peu, on admire le ballet agile des goélands en écoutant un air d’accordéon, tout cela donne juste une envie : se poser là et se laisser vivre, profitant de chaque sens…

Autrefois la réalité était plus rude !

Le blason de la ville nous le rappelle également :

Durant 6 siècles, à la nuit tombée, les portes de la ville étaient fermées et les redoutables chiens du guet étaient lâchés sur la grève… gare à ceux qui n’avaient pas entendu sonner la cloche annonçant l’imminence de leur lâcher !

Pour tout remerciement, ces malheureux finirent empoisonnés en 1770, au prétexte qu’ils n’avaient pas su distinguer les mollets nobles des mollets plébéiens.

Nous voici parvenus à l’exact opposé du Fort National, au niveau de la jetée protégeant le port.

Embarcadère vers un ailleurs…

Nous quittons ensuite le bord de mer pour rencontrer la vieille ville. Il est tard déjà et nous n’en verrons pas grand-chose, bonne excuse pour y revenir un jour.

La flèche de la cathédrale St Vincent est visible de très loin.

Même ici, nous retrouvons des canons sculptés.

Rue du chat qui danse

Une grande déception nous attendait ensuite : rupture de stock de poutine ! Nous avions repéré ce stand depuis notre arrivée et nous réjouissions d’enfin y goûter… (pensée pour Francy)

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, nous en profiterons pour aller voir Dinard – un tout tout petit aperçu, étant surtout à la recherche d’odeurs alléchantes et plus si affinité.

C’est une vraie malédiction puisqu’au premier resto, ils sont en rupture de frites… et au suivant, en rupture de moules ! Pour celles qui espéraient un moule-frites, c’est râpé :mrgreen:
Il nous restera les couleurs du couchant en lot de consolation 🙂